Reconstruction.

Année 2019, zone C : les vacances désormais dites « de printemps », autrefois appelées « vacances de Pâques », commençaient pour le weekend de Pâques. Aussi Gabriel et Jérémy nous furent-ils livrés à Anglet, sans doute que quelqu’un dans la famille avait une petite envie d’Océan et de vagues.

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L’occasion pour Gabriel de trouver son premier trèfle à quatre feuilles, et dire que je n’ai jamais été capable d’en trouver un seul !

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Le weekend achevé, pas question de traîner à Anglet, il y a du travail qui nous attend à Estours : il faut rebâtir la serre écroulée par la neige de l’hiver.

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Papy a de l’aide !

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Gérard donne un coup de main aussi.

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C’est un vrai chantier.

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En même temps, c’est la saison où les fraisiers commencent à fleurir

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…et où on peut trouver encore quelques morilles !

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En fin de saison, elles sont plus parfumées, mmmmm !….

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Bonne nuit les garçons !

Balade printanière.

Hé oui, c’était le 16 mars 2019 seulement, mais comme le printemps météorologique commence déjà le 1er mars, ai-je appris en écoutant la miss météo dans le poste, je peux donc sans mentir parler d’une balade printanière.

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Qui a reconnu le début de la balade ? Quand « il suffit de passer le pont » ?

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Nous revoilà au Pays Basque, au pied de la Rhune, en train de profiter de cette belle journée pour grimper jusqu’à Yasola et aller y prendre notre casse-croûte avec vue.

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Et en effet, les signes du printemps sont là !

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Les violettes…

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…les premières asphodèles…

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…les ajoncs en grande floraison.

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Même les mélèzes commencent à retrouver leur couleur verte.

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Nous y voilà ! Et pas seuls, comme vous voyez.

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Le 16 mars était un samedi, bien calculé !

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Un houx et un roux, mais pas de hibou ni de chou.

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On salue le pottok avant de redescendre.

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La Rhune a encore ses couleurs rousses, elle aussi. Elle attend sûrement le printemps astronomique pour se rhabiller de vert !

A la loupe…

Et si on observait un peu mieux les détails sans importance, ou supposés tels ? Nous revoilà début mars 2019 de nouveau en Ariège.

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Et non, ce n’est pas une feuille attardée sur une branche ! La mésange charbonnière est à son poste d’observation.

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Les arbres n’ont pas encore refait pousser leurs feuilles, mais les chatons doux éclairent la ramure des saules de leurs reflets argentés.

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Dans le coin des grenouilles, le calme est revenu. Les œufs innombrables déposés là il y a quelques jours ne devraient pas tarder à éclore.

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Une colonie de champignons achève de dévorer un tronc de bois mort.

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Les mousses font leur petit jardin au sommet d’un bout de rocher.

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Et en y regardant bien, voici Madame Bouvreuil, bien moins voyante et plus discrète que son mari, qui cherche quelques graines tombées au milieu des tiges de framboisiers.

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Et les délicates fleurs de tussilage mettent quelques touches vives dans un décor encore bien terne.

Le printemps arrive !

Vacances d’hiver (II)

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Retour au bord du torrent, où l’eau dévale joyeusement, et où règne une luminosité inconnue jusque là en raison de la présence des buis, désormais réduits par les pyrales à des squelettes moussus.

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Les rayons du soleil arrivent même à se frayer un chemin jusqu’à l’eau, par endroits !

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Les premières anémones hépatiques éclairent les sous-bois humides de leurs corolles blanches, ou même parfois bleues.

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De nouveaux visiteurs sont maintenant arrivés, pour le plus grand plaisir des petits toulousains qui adorent jouer aux cartes avec Caroline.

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Contents, les garçons !

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Les premiers contacts de Julie avec la neige n’ayant pas été exactement idylliques, on est aussi bien à se promener dans la vallée, hein ?

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En plus, il fait plutôt beau, ce qui ne gâte rien.

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Les perce-neige forment de véritables tapis, par endroits.

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Papy en profite pour finaliser la récupération des anciens poteaux de la ligne à haute tension désormais enterrée (merci Joël).

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Observons au passage qu’ici aussi, même loin du Pays Basque réputé pour son climat humide, les fougères prospèrent sur les troncs des arbres dans ce fond de vallée…

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…car ici, et pour longtemps encore je l’espère, coule une rivière.

Tree hunting en Pays Basque.

Nous voilà encore au mois de février, et encore en 2019. Il fait beau, et nous sommes au Pays Basque.
Mes lecteurs fidèles auront sans doute remarqué, à travers les choix de photos qui illustrent ce blog, que j’aime bien les arbres. Ce jour-là, ayant cherché sur le site « les têtards arboricoles » s’il se trouvait des arbres remarquables dans notre coin des Pyrénées, j’y avais trouvé mention d’un certain nombre des spécimens intéressants du côté de Saint-Jean-Pied-de-Port. Et si on allait y regarder de plus près ?

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Nous voilà au village d’Hosta. Ce n’est pas une métropole, mais il y a tout de même une église, comme il se doit.

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Des maisons basques, aussi, avec une belle porte d’entrée, celle-ci.

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On arpente des petites routes à la recherche de nos arbres. Pour les moutons, il semble que ce soit l’heure de la sieste.

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Voilà notre premier spécimen ! D’après mon site de référence, il s’agit d’un érable champêtre très gros (plus de 5m de tour si je me souviens bien), mais nous n’avons pas sauté la clôture pour aller le mesurer.

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Il partage son pré avec des brebis basques Manech aux cornes exceptionnelles.

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Nous sommes sur la petite route qui mène au pic de Belchou. Mais en allant plus loin, nous finissons par nous trouver très près des écobuages en cours, et donc dans un nuage épais de fumée, et nous faisons demi-tour pour retrouver un endroit respirable pour pique-niquer. On s’arrête au pied d’un gros hêtre dans lequel est bâtie une palombière.

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4,36m, pas mal !

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Février, c’est encore l’hiver, mais les jours allongent déjà sérieusement, et les hellébores sont déjà en fleurs.

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Il fait beau, mais ça fume de partout !

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Autour de nous, les vieux hêtres têtards sont nombreux. On va les mesurer !

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Combien, celui-ci ?

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Haha ! Il dépasse les 5m !

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Le cyclope est magnifique, mais un peu moins gros.

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En redescendant vers la vallée, on voit des feux de tous les côtés !

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Il y même des panneaux. Une pratique ancestrale, ouais… légèrement polluante, peut-être ?

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Nous voici maintenant sur le chemin du retour, en passant par le col des palombières où se trouve un autre arbre signalé sur le site. Encore un hêtre.

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Ah oui, c’est un bel arbre !

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En 2012, son tour de taille était de 5,20m…

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Et pour finir, retour vers la côte dans des paysages bien enfumés…
Le lendemain, la presse racontait que les pompiers avaient dû intervenir à plusieurs endroits pour sécuriser des bâtiments menacés par les flammes…

Aaaah, les pratiques ancestrales !

Autour du lac d’Irabia (2)

Après une halte réparatrice, nous reprenons notre chemin.

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Le barrage est maintenant tout proche et il y a un accès pour les véhicules, depuis l’Espagne. Nous avons d’ailleurs croisé nos premiers promeneurs.
Après avoir contourné les bâtiments, nous prenons la route qui descend jusqu’au mur du barrage.

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Il faut passer dessus pour continuer le tour du lac, bien sûr. C’est l’occasion d’observer un peu les installations de production électrique.

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Les mécanismes qui doivent permettre d’actionner des vannes pour réguler les sorties d’eau.

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Au-dessous, c’est l’usine hydro-électrique elle-même.

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Sur l’autre berge, deux constructions en assez mauvais état qui pourraient servir de trop-plein au lac, (en fait je n’en sais absolument rien, j’avoue), accessibles par des petites passerelles souples, bien sûr interdites aux promeneurs curieux. A vrai dire, pour ma part, je n’étais pas vraiment tentée…

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Nous suivons maintenant un sentier plus étroit, à travers une hêtraie qui semble encore plus jeune que celle du matin.

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« Prohibido el paso » ! Bah, tant pis…

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Une feuille morte, parmi tant d’autres… mais celle-ci n’est pas de hêtre, c’est bizarre.

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Par ici, le chemin est du côté de l’ombre, et c’est la berge éclairée qui se reflète dans l’eau du lac.

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Il y a plus de mousses sur les troncs, aussi.

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Une échappée entre les arbres permet de saisir les reflets sur l’eau tranquille.

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Nous arrivons à une passerelle qui permet de franchir un autre ruisseau qui vient alimenter le lac.

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Le niveau est bas mais il y a quand même un peu d’eau au fond du ravin.

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Changement de couleurs : nous avons retrouvé le soleil, tandis que la rive d’en face est maintenant à l’ombre. Il reste le bleu de l’eau, entre les deux.

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Et là, c’est un arbuste qui n’a pas encore perdu toutes ses feuilles qui vient apporter une touche dorée dans le tableau.

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Le sentier, pour finir, rejoint un chemin plus large, carrossable, au bord duquel ce double panneau nous indique, moyennant un calcul pas trop compliqué, que le tour complet du lac doit faire 10 km .

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La dernière partie de la balade ressemble assez à la première, mais la lumière n’est plus la même maintenant.

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Avant de retrouver la voiture, au bord du ruisseau, nous traversons une plantation de thuyas, on se met un peu au vert.

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Retour vers la côte à travers les pâturages et les cabanes de bergers de la montagne basque…

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… en profitant encore un peu d’une splendide vue panoramique sur notre bout de Pyrénées avant de plonger vers la vallée de la Nive qui nous ramènera jusque chez nous.