Autrefois les mines (13 août 2018)

Maintenant que de nouveaux projets d’exploitation minière se précisent dans la haute vallée du Salat (mines de Salau), il est temps de s’intéresser aux anciens sites abandonnés, nombreux dans nos montagnes, et c’est avec cette idée que nous partons ce 13 août accompagnés de Jean-Marie vers la haute vallée du Lez, un peu à l’ouest de celle d’Estours. Nous rejoignons d’abord le village de Seintein, puis nous poursuivons encore vers le sud jusqu’à Eylie, et même plus exactement le Bocard d’Eylie, où on se gare près des anciens bâtiments miniers abandonnés.

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L’idée est de suivre en remontant le fond de la vallée, jusqu’au cirque de La Plagne. Allons-y !

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Toute exploitation ayant cessé depuis les environs de 1960, les bâtiments se dégradent tranquillement depuis cette époque.

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Un artiste piloté (ou peut-être seulement autorisé ?) par la mairie de Seintein est venu déposer sur un de ces murs lépreux une image naïve de sa montagne rêvée, exempte d’installations minières et de dépôts polluants.

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Au départ du chemin, nous voici avertis ! Les sols sont impactés, sans que l’on aille jusqu’à nous dire par quoi.

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Cette enfilade de bâtiments est l’ancienne laverie de minerai. Facile, on utilise l’eau des ruisseaux ! Puis les eaux usées s’en vont toutes seules vers l’aval…

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Une ancienne carte postale nous montre la même chose une centaine d’années plus tôt.

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Nous commençons à avancer sur le chemin. Le long de la crête à notre droite, une conduite descend (et parfois remonte) d’un bout à l’autre, sans que l’on sache quelle est (ou a été) son utilité.

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Sur le bord du chemin, des fleurs ordinaires, comme cette belle scabieuse.

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Et sur les flancs de la vallée, des poteaux peu ordinaires, moches et désormais, pour la plupart, inutiles.

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On franchit le ruisseau !

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Il y a des œillets, qui sentent bon, mmmmm….

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Des dépôts miniers, au bas du ruisseau d’Urets, sur l’autre rive.

 

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Le chemin continue vers le cirque que l’on aperçoit maintenant plus loin.

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Une belle carline bien piquante attire mon attention : mon amie Itxaro aimerait en avoir une pour la porte de sa maison. Pousse-toi, l’abeille !

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Sur l’autre versant, une grande saignée toute droite essaye de se donner un air naturel, mais je n’y crois pas beaucoup.

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Le porteur de carline examine la situation…

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…ou peut-être seulement la scène familiale de l’autre côté du ruisseau ?
Quelles teneurs en métaux lourds dans la viande de ces animaux ?….
Mais trêve de mauvais esprit, il est temps de redescendre au Bocard ! Le ciel devient menaçant !

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Pas de photo de la descente, le ciel menaçant étant passé à exécution et nous ayant copieusement arrosé. L’appareil était donc à l’abri. Merci Jean-Marie pour cette image finale, on a l’air vraiment malins sous nos protections de fortune.

 

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Le Tuc de Peyre Mensongère (7 août 2018)

Ce 7 août est un grand jour : première ascension d’une montagne (modeste, 1741m seulement, mais une vraie montagne tout de même…) pour Caroline.

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Une longue piste qui escalade en lacets successifs le versant de la vallée d’Ustou nous a amenés jusqu’à notre point de départ à 1542m d’altitude, et nous voilà prêts à démarrer.

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C’est Julie qui marche devant ! On a décidé de rejoindre d’abord le col de la Serre du Cot un peu plus loin, mais guère plus haut (1546m) qui marque la limite avec la vallée du Salat.

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Le panneau dit tout ou presque.

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Sur notre gauche, la longue crête herbeuse qui rejoint le pic de la Tèse, nettement plus haut (2254m).

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Nous voilà au col ! Vers l’ouest, c’est le mont Valier et son chaînon qui attirent les regards. Les névés sont encore nombreux en ce début de mois d’août, et on voit bien au-dessous du sommet le triangle blanc du glacier d’Arcouzan, le plus oriental des Pyrénées et l’un des plus petits du monde. Plus proche de nous sur la droite, le pic de Fonta qui nous sépare de la vallée d’Estours. Sa crête descend jusqu’au col de Pause où nous étions il y a quelques jours.

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Houla ! En voilà un troupeau qui descend vers nous ! Si elles veulent la place au col, on ne va pas se battre avec elles, on cédera la place. Justement, c’est à l’endroit d’où elles viennent que l’on veut aller. On attend qu’elles aient fini de passer.

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Une mère et son petit se dirigent vers nous, alors que la plupart des autres rejoignent le point d’eau.

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La surveillante observe la situation ; ce sont des vaches gasconnes, une race locale. De belles bêtes !

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Ça y est, le passage est libre ! On peut se mettre en route. Pour Julie c’est l’option « chaise à porteur » maintenant.

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On suit le flanc ouest du Tuc, avec à peu près la même vue sur la chaîne du Valier, le pic de Fonta et le col de Pause ; les lacets de la route sont mieux visibles maintenant.

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On arrive au sommet ! On passe tout près de ce que je suppose être une station météo, dotée de panneaux solaires. Mais peut-être s’agit-il de tout autre chose…

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La vie au sommet : un cirse laineux, magnifique…

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…une araignée en train de ficeler son rôti…

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…un beau chardon en étoile sur le point de s’épanouir…

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…et les vainqueurs du jour pour le premier sommet de Caroline et de Julie. Bravo les filles !

A la recherche des myrtilles perdues.

Portbou s’achève en 2018…

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…avec une éclipse de Lune !
Nous laissons la place à Damien et sa famille et rejoignons Estours après avoir restitué les garçons à leur Maman.

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Pendant notre absence, l’hortensia de la terrasse a poussé comme un fou.

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Et les premières fleurs de l’althéa régalent les abeilles de Gérard.
Nos premiers visiteurs ne tardent pas à arriver : Raphaël, Caroline et Julie. La première sortie, c’est pour aller voir au col de Pause si 2018 sera ou non une année à myrtilles, et profiter un peu aussi de la haute montagne.

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Depuis la vallée du Salat, on est monté par la route, puis la piste, en longs lacets à flanc de montagne.

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Vraiment en lacets !
Nous sommes maintenant à plus de 1500m d’altitude, et ça change tout.

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Caroline n’est jamais allée à la montagne. Il y a des pentes partout, et ça lui donne le vertige 😦

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Malgré sa peur, elle a réussi à parcourir le petit bout de chemin qui mène du parking au vrai col de Pause, où on espère ramasser quelques myrtilles. Julie, qui n’a pas le vertige, fait son premier apprentissage avec Raphaël.

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Mais il y a beaucoup d’araignées dans les pieds de myrtilles, et elle n’aime pas trop ça.

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Vers le nord-est, en face de nous, le pic de Fonta et ses 1934m. La vallée d’Estours est juste à sa gauche.

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Toute une troupe de chevaux occupe les lieux en liberté. Mérens ou Castillonnais, je ne suis pas capable de les distinguer, à cette distance, ni d’ailleurs de plus près 🙂

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Il n’y a encore une fois presque pas de myrtilles ! On a péniblement ramassé de quoi garnir une tarte, pas de confiture cette année, misère ! Le changement climatique arrive même à perturber cette production sauvage qui était d’une régularité remarquable.

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Alors on s’assied et on profite du paysage. Et il se passe quelque chose ! Petit à petit, tous les chevaux se sont rapprochés de nous et…

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… presque arrivés au col, ils accélèrent soudain l’allure pour aller rejoindre l’autre chemin qui va vers le parking.

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Comme c’est chacun son tour qu’ils font la dernière descente au galop, le spectacle dure un bon moment…

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…et il est magnifique.

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Après quoi il ne nous reste plus qu’à reprendre notre petit chemin avec nos récipients vides.

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Les chevaux se sont regroupés au-dessous du parking, où on leur a aménagé un abreuvoir.

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Sur le chemin du retour, on remarque une belle maison écologique avec un toit végétalisé. Chouette !

Le retour.

Une fois atteint le redoutable sommet du Puig del Claper 🙂 , il nous reste encore à longer la crête avant de redescendre chez nous par la route.

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Et encore des antennes ! On doit pouvoir devenir riche en revendant à prix d’or aux télécommunicants des morceaux de crête balayés par la tramontane et où seuls les figuiers de Barbarie arrivent à prospérer.

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Ceux-ci sont magnifiques !

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Et les abeilles se régalent de bains de pollen au fond de leurs fleurs. Je me demande comment une plante aussi agressive peut développer des fleurs aussi fragiles et délicates…

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Difficiles à voir et surtout à photographier, les oiseaux sont tout de même bien présents, tel ce rouge-queue noir qui observe la situation depuis son perchoir.

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Les papillons ne manquent pas non plus. Cet amaryllis n’était pas trop farouche ! J’aime les deux points blancs dans le rond noir de l’aile, leur raison d’être me semble très mystérieuse.

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Ce n’est plus un sentier, mais une vraie piste, qui suit maintenant la crête. Grâce aux antennes, bien sûr !

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Malgré la sécheresse estivale, quelques plantes réussissent encore à développer des fleurs, et pas seulement les figuiers de Barbarie. Là c’est une clématite sauvage avec ses grappes blanches.

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Tout le trajet en crête nous permet encore de profiter de la vue vers la côte Sud, où Llançà étale ses maisons blanches qui escaladent la montagne. Les Pyrénées plongeant dans la mer…

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Une dernière antenne, encore bien chargée en engins de télécommunication. Une balade à déconseiller aux électrosensibles, absolument.

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On profite là-haut d’une vue d’ensemble de la gare internationale de Portbou, dont l’activité s’est considérablement réduite depuis que l’Espagne fait partie de l’Europe économique. C’est ce monstre incongru qui a fait la richesse du village, en son temps.

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Une nouvelle page pour la rubrique des choses qui piquent avec ce joli chardon vert où se promène une bête noire (enfin presque noire). Je ne sais pas si la bête pique, mais le chardon, oui, c’est sûr, j’ai vérifié.

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Encore un chardon ? N’ayant pas ma flore sous la main, je ne peux pas identifier cette sorte de plante-dinosaure rencontrée ce jour-là. Bizarre, non ?

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D’ici, on voit bien la différence entre les deux routes, la vieille et la nouvelle, la sinueuse et la rectiligne qui perce la montagne.

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Autre chardon, autre papillon. Satyre ou Mégère ? Tels sont les noms charmants qui lui ont été attribués, le premier pour le mâle et l’autre pour la femelle. Si j’ai bien compris le critère d’identification, je dirais qu’il s’agit ici d’un mâle, un Satyre par conséquent.

Promeneurs, soyez méfiants. Il y a des Satyres dans la garrigue catalane  ! J’en ai rencontré !

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C’est en rejoignant la route goudronnée (la vieille, donc) que nous trouvons ce panneau. J’imagine qu’il signale la fontière entre la commune de Portbou et celle de Colera… En regardant attentivement, on apercevra aussi en arrière-plan le coll dels Belitres, où se trouve la frontière entre la France et l’Espagne.

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Redescendons maintenant par la route. C’est un trajet agréable car presque plus personne ne passe par là en voiture, et les habitants du village en profitent pour venir s’y promener à pied. Si on coupe la partie gare, on a une jolie vue du village, avec au premier plan les terrasses agricoles réhabilitées récemment.

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Depuis le grand virage, on a une vue d’ensemble de « chez nous ». Les terrasses n’y sont pas passées au glyphosate, juste à la débroussailleuse 😉

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Le long du trajet, un promeneur facétieux a un peu transformé l’inscription « coto local » (réserve de chasse ou quelque chose comme ça) en « coito colocad » dont je vous laisse imaginer la signification…

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Nous passons finalement devant la propriété voisine de « can Tunicus », maintenant très entretenue.

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Le propiétaire se réserve désormais l’usage de l’eau que l’on pouvait autrefois aller puiser au fond de la grotte. Il a même replanté quelques pieds de vigne !

Notre petite boucle matinale s’achève là dans la chaleur de la journée. Vive les vacances !

Une journée en Aragon. Suite et fin.

On sait bien que tout a une fin (sauf le saucisson qui en a deux).
Il fallut donc quitter Agüero, Murillo et leur petit pays pour retourner vers le Pays Basque.

On jette un dernier regard sur le fascinant village de Riglos, de l’autre côté de la rivière.
Notre chemin de retour prend la route du nord, avant de s’arrêter une première fois.

Au niveau de la retenue de la Peña, avant de prendre le pont qui permet de la traverser, garons-nous sur le côté pour aller voir à quoi ressemble le barrage.

C’est un bel ouvrage arrondi qui a la particularité d’être formé de deux parties rattachées à un piton rocheux central. On peut passer dessus à pied, et même en voiture.

Voilà la vue d’ensemble.

Les eaux du déversoir traversent le rocher central avant de dévaler dans un fracas impressionnant et d’aller reformer le rio Gállego

tandis que de l’autre côté du barrage le lac s’étale paisiblement, avec une belle couleur de fonte des neiges.

Continuant notre route, on s’écarte un peu pour une incursion dans la vallée du rio Asabón

avant de poursuivre encore vers le nord. Quand la vue se dégage, on peut alors profiter d’un panorama magnifique sur la chaîne des Pyrénées, avec le pic du Midi d’Ossau qui se détache du lot comme il en a l’habitude. Mais dans l’autre sens.

Il faut alors poursuivre un peu plus à l’est, par une petite route sauvage et sinueuse, pour rejoindre l’antique monastère (lui aussi roman) de San Juan de la Peña. Les lieux sont quasiment déserts, et la neige de la nuit n’a pas encore fondu, ici. On s’attarde un moment à contempler cet étrange site, blotti sous sa falaise en surplomb qui sert en partie de toit à l’édifice.

En continuant encore la route, on finit par arriver au nouveau monastère de San Juan, construit à partir du XVIIe siècle à la suite d’un incendie dans les vieux bâtiments. Les lieux, qui accueillent habituellement des foules de visiteurs, sont déserts. Un vent glacial souffle, et il est temps de reprendre la route pour rejoindre tranquillement nos pénates après cette journée vraiment bien remplie.

Une journée en Aragon. Première partie.

Nous étions venus pour les amandiers en fleurs. Et ils l’étaient, effectivement. Mais l’Aragon possède de telles richesses naturelles et historiques que cette deuxième journée se retrouva bien plus remplie que par la seule contemplation des arbres.
Notre logement, royal, se trouvait sur la rive droite du rio Gállego : la Casona de la Reina Berta (indiqué par Sandra). La reine Berta, c’était autour de l’an 1100, il y a donc un bout de temps qu’elle n’est plus propriétaire de la Casona, si elle l’a jamais été. Ce qui n’est pas très grave, puisque nous sommes républicains. Mais la Casona est un hébergement bien agréable dans le village de Murillo de Gállego, en particulier pour la vue depuis la fenêtre de notre chambre :

Riglos au pied des Mallos au lever du soleil, les premiers rayons illuminent les parois des impressionnants Mallos de Riglos juste en face de nous, et baignent déjà une partie du village blotti à leurs pieds. Un spectacle de toute beauté.

le petit déjeuner

Il est alors temps de descendre pour le petit déjeuner. Quand on découvre ce que nous ont préparé nos hôtes, on peut bien le qualifier de « royal » ! Et encore, pas sûr que la petite Berta, en l’an 1100, ait été aussi gâtée.

le chat de muraille

Avant de partir à l’aventure, allons tout de même faire un tour jusqu’à la place du village. Avec le beau temps, les matous sont déjà de sortie.

l'église de Murillo

C’est une grande esplanade sur laquelle se dresse l’église ; de l’autre côté, derrière moi, il y a la mairie. Tout ce qu’il faut pour se mettre en règle avec les hommes et avec Dieu.

fleurs d'amandier

Comme nous quittons les lieux, nos premiers amandiers sont au bord de la route.

paysage d'Aragon

On se dirige pour commencer vers le Sud, où un grand lac de retenue (embalse de la Sotonera) sert de halte à des milliers de grues cendrées qui y attendent une période favorable pour franchir les Pyrénées et aller se reproduire vers le nord de l’Europe.

les grues

Il y a  des groupes de plusieurs centaines d’oiseaux, mais il n’est pas facile de les approcher à une distance suffisante pour faire des photos intéressantes. Il faut profiter de celles qui nous survolent bruyamment.

herbes

Les abords du lac sont des zones humides où poussent de grandes herbes. Idéal, pour se cacher, quand on est un oiseau aquatique.

les cigognes

Les grues veulent s’en aller, mais des cigognes se sont établies ici, profitant des perchoirs fournis par le réseau électrique.

les amandiers et les Mallos

Nous voilà de retour du côté de Riglos, où nous profitons des superbes vergers d’amandiers, sur fond de Mallos.

Agüero

Le village d’Agüero, au pied de ses propres Mallos, n’est pas bien loin de là. En patientant un peu, on peu même y voir arriver un rayon de soleil.

Agüero et ses Mallos

Incroyable travail de l’érosion visible dans les Mallos.

cheminée aragonaise

Avant d’entamer le chemin du retour, nous repassons par Murillo pour monter jusqu’au sommet du village et y découvrir le panorama environnant. On y trouve une cheminée aragonaise typique, bien restaurée.

toiture

De belles toitures en vieilles tuiles canal, lestées de pierres pour contrer les effets du vent.

la gargouille

Une gargouille moderne.

Murillo de Gállego

Et finalement une chouette vue d’ensemble du village et de la campagne environnante. On y découvre des vergers, des prairies, mais aussi des bois. Des bois ? Mais alors, y aurait-il des champignons, quand l’automne vient ?

coto de setas

Apparemment, oui ! On a découvert pas tellement loin ce panneau qui indique une réserve… non pas de chasse, mais de champignons !!!! Dans ce pays d’avant-garde, on doit acheter un permis de ramasser si on veut aller chercher de quoi garnir son omelette !  Et encore, je n’ai pas l’impression que la récolte soit garantie.

Décidément, nous vivons une époque moderne… 😦

Que faire en février au Pays Basque ?

Hé bien, ces derniers temps, on peut se caler dans un fauteuil et lire le journal en écoutant tomber la pluie et souffler le vent. Mais quand il arrive que s’ouvre une fenêtre météo (ce n’est parfois qu’une lucarne !) on peut, tel une chenille processionnaire, mais pas forcément en procession, sortir de son cocon et aller voir ce qui se passe aux alentours.
Revenons maintenant en février 2018, pour se souvenir que l’on pouvait alors :

aller à pied jusqu’à la Chambre d’Amour un peu avant le coucher du soleil, et vérifier qu’à cette saison il ne se couche pas sur l’Océan, mais tout près du phare.

En revenant, toujours à pied, photographier pour la première fois l’église Sainte-Marie, dont j’ai le plaisir de vous apprendre qu’elle a été construite en 1932.

Retourner se promener sur le chemin de halage de la Nive,

où les rameurs de l’Aviron Bayonnais font leur entraînement,

avec éventuellement d’autres promeneurs venus du Béarn.

Ou même encore s’en aller du côté du col d’Ibardin à la rencontre des petits chevaux du paléolithique qui se promènent encore dans la montagne basque, les pottoks.

Il paraît qu’il y aurait aussi des dinosaures théropodes, mais ils sont très timides et nous n’en avions pas vu. Mais des traces de pattes ont été vues en Espagne, même pas bien loin.

Avec un peu de chance, depuis le même endroit, on peut voir la côte basque et jusqu’à celle des Landes

et même peut-être la Rhune poudrée de neige entre les gros nuages.