Vacances d’hiver.

Nous avançons comme tout le monde en âge, et en ce qui nous concerne dans les années de retraite ; malgré tout nous voici encore concernés par les congés scolaires ! Ceux de l’Académie de Toulouse maintenant, et ce n’est pas le meilleur plan pour profiter de l’éventuelle neige ariégeoise, mais il faut bien faire avec, puisqu’on ne peut pas délocaliser Estours.

Pour ces congés 2017, qui commençaient le samedi 4 février, nous avions donc un droit de garde des enfants d’une semaine à partir de cette date, avant que toute la famille toulousaine s’en aille vers les Alpes comme elle en a maintenant l’habitude. Il était donc prévu que les petits s’en aillent avec Papy dévaler les pentes enneigées de Guzet, mais c’était sans compter sur une malencontreuse glissade au pied des falaises de Zumaia, avec pour conséquence un pauvre Papy avec une côte cassée, et pour lequel il n’était plus question d’aller faire le malin avec les jeunes sur les pistes.

Sans solution de rechange pour les petits, nous voici donc tout de même partis pour l’Ariège avec quelques jours d’avance sur les vacanciers, histoire de rendre les lieux confortablement habitables pour nos hôtes.

Nous y voilà !

Pas de neige à notre arrivée, si ce n’est le reste de l’avalanche au bas du toit de la Mairie, que les employés municipaux n’ont pas jugé utile de déblayer.

Il faut donc franchir ou contourner l’obstacle pour se rendre jusqu’aux quartiers Sud.

On peut aussi emprunter la rocade Est, bien dégagée.

Le ruisseau de Fonta, comme d’habitude à cette saison, coule abondamment en jolies petites cascades.

Les perce-neige sont au rendez-vous des premières fleurs de l’année.

Le Chat, gardien du village, profite d’un rayon de soleil fugitif pour réchauffer son épaisse fourrure. On notera qu’il s’est installé sur la plancha, peu utile à cette saison, mais que nous ne l’avons pas fait cuire.

Il fait un temps bien de saison…

… et les oiseaux s’approchent, attirés par la mangeoire et ses graines de tournesol : les mésanges charbonnières

les petites mésanges nonnettes

des mésanges noires, pas souvent vues par ici

…et un superbe bouvreuil gourmand, et pas trop farouche !

Première montée à Guzet le lundi, les petits ont leur cours ! Après avoir envisagé de s’occuper à la lecture du Canard, Papy-handicapé se laisse tenter pour se joindre aux racketteurs (oh pardon, aux raquetteurs !), à savoir Nanou, Serge et la blogueuse de service. Il ne fait pas bien beau, mais la neige ne manque pas, et ça fait du bien de s’aérer un peu.

Le mercredi, la perturbation neigeuse atteint notre fond de vallée, et ça peut être amusant quand on se couvre bien.

Jeux de société de rigueur !

Le temps change vraiment vite en montagne ! Regardez ce beau ciel bleu à Guzet le lendemain !

Et regardez qui dépoussière sa planche de surf et le matériel qui va avec !

On récupère Jérémy aux pioupious, qui n’a pas l’air de trouver ça fantastique…

On lui donnera quand même son flocon, et à Gabriel son étoile.

Vacances d’hiver, en effet, mais on voit déjà les signes qui annoncent le printemps…

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La frontière dans les Albères.

De la Méditerranée à l’Océan, puis de l’Océan à la Méditerranée, le 11 décembre nous sommes de retour à Argelès, non plus pour cause de signature mais pour cause de déménagement cette fois. Alors, autant en profiter pour faire une expédition à la frontière et ajouter quelques bornes à notre collection des pays de l’Est.

Un superbe horizon Canigou pour commencer cette journée, qui s’annonce sous de bons auspices. Les premières neiges ont revêtu de blanc les sommets du massif, et c’est ainsi que je le préfère.

Nous avons pris la route du Perthus, puis tourné à gauche en direction du col de l’Ullat. Depuis la route, on bénéficie de quelques superbes échappées sur la plaine du Roussillon, où l’on peut constater l’importance grandissante de l’urbanisation.

Quelques centaines de mètres après le col de l’Ullat, nous quittons la route pour prendre une piste sur la gauche, dont nous espérons qu’elle pourra nous amener au-delà du pic Neulos, qu’elle contourne par le flanc nord, mais… nous voilà prévenus !

Après des débuts faciles, nous voici confrontés à l’incertitude de la viabilité annoncée sur le panneau. Pour effectuer les sondages de terrain nécessaires, il faut se chausser en conséquence, avant même le début de la balade.

On est passé ! Nous voilà donc parvenus au pied du pic Neulos, côté Sud-Est, on se stationne au pied d’un réservoir d’eau, au lieu dit « pla de la Tanyareda ».

A notre droite, le puig Neulós, 1256m, point culminant du massif de l’Albère, et son inévitable pylône émetteur TDF de 67 m de haut. Je laisse à mes lecteurs curieux le petit exercice de calcul mental qui leur donnera l’altitude au sommet de ce joli pylône.

Pas besoin d’aller bien loin pour trouver notre première croix frontière, gravée sur un rocher et portant le numéro 583.

Ici, la frontière suit la crête, ce qui est la configuration que je préfère du point de vue de la balade. Après avoir admiré la vue aérienne sur le Roussillon vers le Nord, nous profitons donc de la même situation côté Sud avec, au-dessous de nous, la mer de nuages qui recouvre la plaine de l’Ampurdán.

Nous suivons ici le GR10 transpyrénéen, comme l’indique la marque rouge et blanche. Nous passons près du refuge de la Tanyarède, sur lequel le soleil du matin projette les ombres des arbres environnants.

En direction de la mer, les derniers contreforts pyrénéens s’offrent à notre regard en plans successifs émergeant des nuages, du grand spectacle !

Nous trouvons la croix 584 au « coll del faig », c’est-à-dire au col du hêtre, où se trouve également cet énorme spécimen. J’ignore si c’est lui qui a donné son nom, mais il semble désormais en mauvais état, sans doute trop fragilisé par l’âge pour résister encore à la violence de la tramontane.

Plus loin sur la crête, ce sont je pense des aubépines qui nous indiquent très clairement par leur coiffure la direction du vent dominant.

Encore deux croix frontière et nous arrivons au « coll de l’Estaca », notre dernière croix (gravée 586) de la journée s’en trouve d’ailleurs très près. La clôture qui grimpe tout droit depuis le col en direction du puig de Pradets marque très probablement elle aussi la limite entre les deux pays.

La piste sur laquelle nous sommes garés arrive elle aussi au coll de l’Estaca, nous choisissons donc l’option piste, qui n’a pas l’air beaucoup plus longue, pour l’itinéraire de retour. Ce sera donc nettement plus boisé, et attention car certains arbres nous ont à l’œil !

On s’écarte un peu de la piste pour casser la croûte, car le parcours en forêt nous fait découvrir que les chasseurs ont investi le territoire, la viabilité de la piste étant bien suffisante pour leurs gros 4×4.

Un arbre au féminin ?

Au bord du chemin, une source captée et signalée, mais quel scandale ! Deux fautes en trois mots sur ce panneau ! On ressent bien l’énervement du correcteur !

Les hêtres sont l’essence dominante ici, et comme ils ont déjà perdu leurs feuilles le soleil peut pénétrer dans le sous-bois, c’est beau.

Quelques vaches paissent tranquillement dans une petite clairière. Ce sont des massanaises, une race locale dont il ne reste que quelques dizaines de spécimen. Prévenus qu’elles avaient une tendance avérée à s’attaquer aux promeneurs, nous passons notre chemin sans faire les malins.

Dernière curiosité le long de notre parcours, nous découvrons ici un de ces puits à glace où l’on stockait autrefois la neige pendant l’hiver pour l’utiliser ensuite pendant la période chaude. Une glacière géante pour pouvoir mettre un glaçon dans son pastis du soir, déjà au XVIIe siècle !

Nous n’avons plus beaucoup de chemin à faire pour rejoindre la voiture et retourner à Argelès pour passer à la maison notre avant-dernière nuit… c’est la fin d’une longue et heureuse époque.

 

Le col du Pourtalet.

Nous sommes maintenant le 3 novembre. C’est le jour où nous avons rendez-vous au garage Volvo de Pau pour la révision de la voiture. On nous prête un véhicule pendant que le nôtre est entre les mains des mécanos, et nous allons en profiter pour aller vagabonder dans la montagne environnante, avec d’autant plus de plaisir que la journée s’annonce magnifique. Cap au Sud, vallée d’Ossau. Daniel a repéré qu’au col frontière du Pourtalet se trouve une croix gravée, la 310, c’est donc elle que nous allons chercher ce jour-là.

La vallée que nous suivons pour accéder au col du Pourtalet est celle de Fabrèges, elle passe au pied du pic du Midi du côté Est, alors que celle qui passe à l’Ouest mène au col du Somport. C’est aussi celle de Brousset, qui est le nom du Gave qui l’a creusée. Nous y profitons pleinement des couleurs de l’automne par cette belle journée.

Le relief change avant d’atteindre le col, on traverse une zone de plateaux herbeux largement dominée par le géant que les béarnais appellent familièrement Jean-Pierre.

Nous y sommes ! Les passants sont nombreux à avoir laissé ici un souvenir de leur passage, en respectant tout de même la signalétique. On se gare sur un grand parking, vide à cette saison, et on se met à la recherche de la croix frontière.

La voilà ! Elle se cache derrière un grand bâtiment bien moche, discrète mais bien présente dans la paroi rocheuse où elle a été gravée.

Nous pouvons maintenant examiner le paysage qui nous entoure. Passons sur les bâtiments du côté espagnol (il y a ici une petite station de ski, donc c’est moche) et tournons-nous vers l’Ouest…

…puis vers le Nord, avec le centre pastoral dans sa tache de verdure…

…et enfin vers l’Est, où les parois du pic d’Estrémère surplombent le passage du col.

Pas difficile de trouver un restaurant côté espagnol, certains restent quand même ouverts malgré l’affluence réduite à cette saison.

Inspirée de la forme des sommets environnants, une oeuvre d’art improbable orne le chemin piéton entre le parking et les bâtiments côté espagnol.

Je lui préfère le panorama naturel 🙂
Ces vastes espaces sont bien tentants pour aller faire une petite promenade ! Redescendons un peu sur la route pour rejoindre un accès balisé.

Nous stationnons notre véhicule du jour.

On commence par emprunter la piste qui mène au centre pastoral, avant de prendre sur la droite. Il y a des passerelles pour franchir ce que j’imagine être la partie haute du gave de Brousset.

En se retournant, on devine à flanc de pente la route du Pourtalet, au-dessous de la cabane de l’Araille, et la piste du centre pastoral que nous avons empruntée.

Nous abandonnons les chemins qui montent sur la droite pour nous diriger vers une cabane en direction du cirque d’Anéou, dominé par l’élégante silhouette de la Pène de la Glère.

C’est la cabane de houns de Gabès !!!!! On ne s’attendait vraiment pas à trouver par ici une dépendance de notre ancienne résidence tunisienne ! Bizarre, bizarre…

Nous poursuivons vers le fond du cirque, en changeant de nouveau de rive du torrent.

Une belle traînée d’avion semble jaillir de la Pène de la Glère. Nous avions vu sur la carte la présence d’anciennes mines, mais nous n’en avons pas trouvé la place.

Nous ne sommes pas allés bien loin, mais il est temps de faire demi-tour pour arriver au garage à Pau avant la fermeture ! Superbe endroit tout de même, on reviendra, un de ces jours.

Balade en pays de l’Est : la borne 594.

9 octobre, nous revoilà côté catalan des Pyrénées. Les conditions sont favorables pour tenter une nouvelle expédition « borne », cette fois vers la croix frontière 594, à savoir la première qui manque à notre collection en partant à rebours depuis la fameuse (et ultime) borne 602 découverte dans sa grotte au mois de juillet dernier à l’aide de notre frêle esquif.

Cette borne 594 est celle qui semble la plus difficile à atteindre pour moi et mes genoux à handicap dans ces parages, vu la distance qui la sépare de la zone carrossable la plus proche. Annie nous fait le plaisir de se joindre à nous…

On a même fait un bout de piste en voiture pour raccourcir le plus possible le trajet à marcher. Préparatifs…

Autour de nous, côté français, le vignoble de Banyuls est dominé par la tour de la Madeloc.

De vignes en garrigues, la vue s’étend jusqu’à la mer.

La végétation offre un beau nuancier de verts, des lavandes papillon aux bruyères en passant par les cistes et autres plantes plus ou moins agressives pour les mollets du randonneur.

Sur le versant espagnol, les formes du relief sont encore plus douces, mais la mer n’est pas encore visible, elle se trouve plus sur la gauche.

Notre chemin monte maintenant rudement, et en nous retournant nous apercevons en contrebas le col de Banyuls, et même notre voiture un peu plus près de nous.

On a préféré le chemin le moins escarpé, qui passe à flanc côté français en évitant les crêtes. Il est aussi plus long, et pas toujours très déroncé (un néologisme que tout le monde comprendra je l’espère).

On m’attend en devisant gentiment.

Nous avons maintenant de nouveau rejoint les crêtes et découvrons au-dessous de nous vers le Sud les restes de l’abbaye bénédictine de Sant Quirze de Colera, construite entre les IXe et XIIe siècles.

Côté français, le village de Banyuls est maintenant bien visible, et la Grande Bleue mérite bien son nom.

Après le passage au coll del Torn et la croix frontière 593 que nous connaissions déjà, nous poursuivons vers le Puig d’en Jordà, puis le coll del Teixó. Nous restons encore impressionnés par la précision de l’altitude communiquée sur le panneau !…

La croix 594 ne peut plus être bien loin, elle n’est même pas à 1 cm sur la carte, mais elle se cache bien…

A quelques mètres du sentier, gravée sur un rocher plutôt insignifiant et enfoui dans les buissons de genêts, il a fallu la souligner à la craie pour la rendre bien visible sur les photos. Notre but atteint, nous pouvons pique-niquer sereinement avant d’entamer le chemin du retour.

Pas si large que ça, le sentier, dans le secteur !

Les chardons sont bien secs à cette saison, mais ils gardent bien leur piquant !

Notre chemin de retour suit davantage les crêtes, c’est beau.

Par ici, tous les chemins mènent au coll del Torn !

Une belle lumière sur le côté français…

Au-delà du balcon de la Madeloc, c’est la côte du côté d’Argelès.

Lorsque nous rejoignons la voiture, la lumière s’est faite plus dorée et donne des couleurs plus chaudes au paysage environnant. Mission accomplie, la croix 594 a été débusquée, au prix d’une superbe balade ; mais il nous en reste encore bien d’autres à découvrir !

 

Cagateille.

Fin du mois d’août à Estours, les derniers visiteurs sont repartis.

Enfin… presque tous. Le Chat, désormais adopté par les voisins, se console de leur absence en venant squatter nos chiliennes et mendier croquettes et caresses.

Dans la serre, les tomates ont commencé à donner depuis quelques temps déjà, mais le mildiou est là et il faut quotidiennement éliminer les feuilles touchées par la maladie.

Les piments sont légion mais n’ont toujours pas commencé à rougir !

Le 27 août, l’après-midi est déjà bien entamée lorsque nous nous décidons pour une petite balade que nous n’avons plus faite depuis bien longtemps : le cirque de Cagateille. Pour cela, il faut déjà se rendre en voiture jusqu’au parking de La Peyre, au fond de la vallée d’Ustou. De là, nous apercevons les parois du cirque.

Nous prenons le chemin indiqué, un bon sentier qui grimpe doucement et rejoint vite une partie boisée.

Le trajet se fait ensuite en sous-bois.

Ce sont les hêtres qui dominent, nous croisons quelques vieux spécimens.

Enfin nous sortons du bois et débouchons sur ce que j’imagine être le reste d’une moraine, ou un verrou rocheux, qui donne une vue d’ensemble du cirque, avec son fond plat et ses parois abruptes.

Nous poursuivons le chemin jusqu’au fond du cirque, où se trouve une passerelle qui permet de franchir le ruisseau à pied sec et de continuer, pour ceux qui le souhaitent, vers l’étang au-dessus, et même vers l’Espagne.

En cette fin d’après-midi, le soleil éclaire joliment le piton rocheux qui domine les parois du cirque.

et le ruisseau s’écoule paisiblement. Il ne nous reste plus qu’à rebrousser chemin pour revenir au parking…

… chemin faisant, nous découvrons un arbre « féminisé » par le patron de l’affabuloscope Claudius de Cap Blanc, il y a quelques années sans doute d’après l’aspect de la blessure.

J’ai déjà consacré un article à cet établissement et à son créateur, que les curieux pourront toujours aller visiter en suivant le lien  http://www.affabuloscope.fr/

Artigue 2016

Une des balades incontournables de l’été, au moins une fois en principe, c’est la montée jusqu’à la cabane d’Artigue, avec saucisse ou côtelettes à faire griller, et à l’été 2016 ce fut pour nous le 25 août.

Pour cela, il suffit de remonter la vallée d’Estours en direction du Valier à partir de la centrale d’Arros (ou même du hameau d’Estours si on a le courage), en suivant le tracé du GR10 qui longe le torrent en sous-bois, ce qui en fait une promenade très agréable même par une journée très chaude comme cela peut arriver en été.

C’est peu avant d’arriver au pied de la cascade de Bibet, au niveau de la passerelle trop moderne qui ne plaît pas à Gérard, que l’on découvre notre sommet tutélaire du mont Valier, et son petit glacier d’Arcouzan qui résiste encore à la fonte généralisée constatée sur tous ses semblables, et notamment ceux des Pyrénées. Comme on peut constater, c’est vraiment du beau temps aujourd’hui !

Chaque année qui passe permet de constater des changements le long du torrent, comme cet arbre tombé en travers du lit, cette fois.

Les rayons du soleil à travers les arbres mettent en valeur les bouillonnements de la rivière. Un spectacle mouvant et toujours fascinant.

Au bout de presque 2 heures de marche, nous sortons du couvert et découvrons sur notre droite la belle cascade d’Arcouzan au fond de son écrin de roche. Le débit n’y est pas très fort en cette fin d’été.

En grimpant encore un peu sur la gauche, nous découvrons aussi avec intérêt que l’on vient (en nous voyant arriver) de mettre la saucisse à griller, le feu ayant été préparé efficacement par les trois éclaireurs, partis en avant-garde tandis que j’attendais l’arrivée tardive des toulousains.

Ici, comme cela arrive parfois en altitude, les papillons azurés ne sont pas farouches, et ils aiment bien se poser sur nous pour se délecter de quelques gouttes de sueur ou autre délice sécrété par la peau du randonneur.

Petite séquence digestion…

Nous sommes tout près de la cabane d’Artigue et de la vallée du même nom (à cet endroit). Nous y avons souvent vu des chevaux, mais ce jour-là ils ne sont pas présents.

De l’autre côté du ruisseau, la cascade est bien belle, et si certains se laissent tenter par un bain rafraîchissant, le choix des autres se porte sur elle.

Au moment de reprendre mon bâton, je suis obligée d’en chasser toute une équipe de papillons en train de suçoter la poignée.

Nous voilà presque arrivés !

Et me voilà au pied du mur ! A cette saison, ça mouille un peu mais il est tout de même possible de s’approcher avec l’appareil photo sans trop le tremper. On ressent tout de même bien le souffle froid de la chute d’eau.

Photo souvenir…

…et la vue de l’autre côté, en se retournant vers Artigue, et le bois de Japtoï.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le GR10 pour redescendre le long du ruisseau, où les derniers rayons de soleil éclairent encore quelques berces, avant qu’il ne disparaisse derrière les hautes parois.

 

La frontière entre le col d’Eyharza et celui de Berdaritz.

Au vu des deux noms propres figurant dans le titre, le lecteur attentif et un peu averti aura immédiatement deviné que le présent épisode se situe de nouveau au Pays Basque. Nous voici aujourd’hui (enfin, ce jour-là, devrais-je écrire, puisqu’au jour d’aujourd’hui on est est déjà fin septembre et que je suis encore et toujours bougrement en retard pour raconter nos modestes aventures) nous voici donc aujourd’hui, disais-je, le 27 avril, et c’est un bon jour pour aller recenser quelques bornes frontière dans la belle vallée des Aldudes, tout juste au sud de Saint-Étienne de Baigorry.

la niche

Nous devons, pour la balade du jour, rejoindre le col d’Eyharza. Pour cela, il faut quitter la D948 en tournant à droite au niveau du village des Aldudes, où tout est calme ce mercredi matin. Pas d’alerte en cours sur la surveillance des brebis, d’après la scène ci-dessus 🙂

col d'Eyharza

Après avoir suivi notre chemin en regardant à la loupe la carte IGN, nous parvenons sans encombre au col d’Eyharza, où nous pouvons sans difficulté garer notre carrosse (il n’y a pas foule…), et où la borne 125 nous attend, comme prévu.

parterre d'euphorbes

Nous sommes ici à 854m d’altitude, et l’herbe n’est pas encore bien haute. Les euphorbes vert fluo attirent le regard, et l’objectif du photographe.

monolithe d'Eyharza

La borne suivante, ou plutôt précédente, puisqu’elle porte le numéro 124, n’en est pas une : c’est une croix numérotée, gravée sur un énorme monolithe gisant depuis des siècles au sommet d’Eyharza. Compte à rebours, aujourd’hui, puisque nous partons de la borne 125 pour terminer à la borne 118, la dernière avant la 117 située au col de Berdaritz, et que nous connaissons déjà.

pente douce

Les pentes sont plutôt douces à proximité de la crête frontière, par ici, et curieusement, certains hêtres ont déjà déployé toutes leurs feuilles alors que d’autres sont encore presque nus.

lamelles

Quelques petits champignons poussent dans l’herbe tendre, en cachant leurs jolis dessous !

toilettage

On a trouvé la croix frontière 123 ! Un petit toilettage s’impose, car elle n’est guère visible.

la croix 123

Débarrassée des lichens et mousses et repassée à la craie, voilà qui est plus lisible !

arbre en fleurs

De jolies fleurs sur les arbustes, il s’agit de prunelliers, je pense, qui fourniront à l’automne le fameux patxaran.

la borne 122 bis

Ici, regardez bien : ce n’est pas la borne 122, c’est la 122bis ! Une belle borne de pierre dressée sur un petit sommet, alors que la borne 122 est en réalité une croix gravée sur un rocher, un peu plus loin.

le chemin sur la crête

Nous continuons à suivre la crête frontière, par des chemins plus ou moins marqués, mais sans aucune difficulté.

bulbocodium

C’est la saison des narcisses bulbocodium ou trompettes de Méduse.

en contrebas

Côté vallée des Aldudes, les pentes sont nettement plus marquées ; suivre la crête, c’est presque comme survoler la vallée.

solitude

Mon guide est loin devant moi, mais je peux quand même le surveiller. Pas de risque de se perdre dans la foule, par ici…

la plume au dos

Sur ces crêtes peu fréquentées, les vautours fauves abandonnent parfois une belle plume d’aile.

les bornes 121

La borne 121 est double, on en a deux pour le prix d’une ! Au loin, en bas, c’est la vallée et le village des Aldudes, où un écobuage est en cours.

fleurs roses

Dans l’herbe, de mignonnes toute petites fleurs roses au ras du sol, je ne les connais pas, il va falloir que je fasse quelques recherches, à moins que quelqu’un puisse m’aider ?

feuillage neuf

Un hêtre et son feuillage tout neuf tout tendre.

les moutons

A un détour du sentier de retour, une petite troupe de brebis qui lèvent la tête pour nous regarder passer.

arbre

Et un bel arbre doté d’une fenêtre d’observation pour finir cette agréable et fructueuse balade sur les crêtes frontière.