Le 22 décembre.

La table

Que se passe-t-il ? C’est l’atelier de Pierre, au Boulou, métamorphosé par Annie la magicienne pour recevoir ce jour Anita et TOUS ses descendants, sans exception.

apéro

Champagne à l’apéritif, bien sûr, une tradition familiale depuis l’exil rémois en… 1948 peut-être ?

le plus petit

Séquence admiration autour du petit dernier de la famille, 5 mois et demi. Arrivé la veille de São Paulo, il en est déjà à son troisième voyage transatlantique, ce poussin voyageur !

Camille et Theo

Camille pouponne un peu.

les ados catalans

Les garçons sont moins intéressés par Theo, et surtout contents de se retrouver.

Anita

Anita est heureuse, malgré la fatigue qu’elle dit ressentir.

la table des petits

Les plus petits ont aussi leur propre table, à leur hauteur. Qui est la plus dissipée ?

la tablée

Tout le monde à table !

côté droit

Côté droit (il est à gauche de la photo, mais à droite d’Anita !)

côté gauche

… et côté gauche, avec la remarque symétrique,

autour d'Anita

…et la table centrale où Anita est entourée de son fils aîné (à sa droite, donc à gauche sur la photo) et de son dernier petit-fils (à sa gauche, etc…)

Sandra, Isaac

Les parents de mes petits-fils : Sandra 🙂 :), Isaac 🙂

avec Damien

Quelques bavardages après le repas.

Steph et Manu

Les cousins se retrouvent ; reparlent-ils de leurs étés à Portbou avec Mamie et Papy ?

Annie et Mel

Mel-Annie

admiration

L’arrière-grand-mère est ravie de ce petit dernier.

Theo

Lui aussi a l’air bien content.

Fanny et sa Mamie.

Bonheur partagé.

Maïthé et Raf

Anita avait l’habitude de dire que boire du Champagne pendant la grossesse faisait friser les cheveux du bébé. Il me semble bien que Maïthé est née à Reims ?

tonton Raf

Mon petit dernier est devenu grand, et le petit dernier de la famille a l’air de se trouver bien avec lui.

Lili

Et voilà Lili quand elle ne fait pas de grimace ! Charmante…

Ainsi s’achève cette petite rétrospective de la réunion familiale de Noël 2015 autour de notre chère Anita, Maman, Mamie… Personne ne savait à ce moment-là que ce serait la dernière, même si tout le monde avait bien conscience d’un grand état de fatigue et d’une grande lassitude. Des souvenirs heureux et précieux…

Un grand merci à Sandra, Jérôme et Fanny, qui m’ont fourni une grande partie des photos de cet album-souvenir.

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Urculu.

En voilà un drôle de nom, en fait on prononce « ourcoulou » mais c’est drôle quand même. Nouvelle expédition au coeur du pays basque, vous l’aurez aisément deviné. Toujours le long de la frontière, en cherchant de nouvelles bornes, aux environs de cette montagne particulière nommée Urculu. Nous voilà déjà le 6 décembre, et puisque c’est ma fête j’ai bien le droit de choisir le but de la sortie du jour. C’est de nouveau la vallée de la Nive qu’il faut commencer par remonter, et aujourd’hui il est assez tôt pour que le pont de Bidarray soit éclairé par le soleil, on a donc droit à un arrêt-photo pour lui tirer enfin le portrait.

le pont Noblia

Il est magnifique, ce vieux pont Noblia, parfois appelé pont d’enfer, bien que cette appellation semble contestée. Construit au XIVe siècle, il a eu le temps de susciter plusieurs légendes, et comme cette photo montre bien la perfection du cercle formé par l’arche centrale avec son reflet, je peux vous dire que pour cette raison on en attribue la construction aux laminak, lutins de la mythologie basque.

Mais continuons notre route, jusqu’à Saint Jean Pied de Port, puis vers le sud en suivant la D428, pour finir par atteindre le col d’Arnostéguy à 1236m d’altitude, et au pied de l’Urculu avec ses 1419m.

col d'Arnostéguy

Nous voilà arrivés !

la borne 205

Notre première borne du jour, c’est la 205, elle est juste là au col, au pied du poteau signalétique.

les ornières

D’après la carte, la 204 n’est pas bien loin côté ouest, allons-y donc, les ornières nous montrent le chemin.

près d'Arnostéguy

En se retournant, on peut voir apparaître le pic d’Orhy au sommet enneigé, c’est le premier sommet qui dépasse l’altitude 2000 en partant de l’Océan.

le col et l'Urculu

Un peu plus à gauche, c’est le col, dominé par l’Urculu surmonté de sa tour romaine, dont seule la base subsiste.

la borne 204

Voilà la borne 204 que nous cherchions, la clôture y est adossée, et il a fallu passer par dessus pour prendre cette photo.

montée vers l'Urculu

Après être repassés au col, nous attaquons la montée vers l’Urculu, car c’est de ce côté-là que nous trouverons la borne suivante.

le col vu d'en haut

Là encore, en se retournant, on peut surveiller le col et les routes qui y mènent. On voit une petite troupe de chevaux suivie d’une voiture, peut-être un éleveur qui déplace ses bêtes, ou juste un promeneur qui patiente pour arriver au col.

près du sommet

En approchant du sommet, l’itinéraire prend des airs de haute montagne, avec tous ces rochers. Il reste même un peu de neige…

les chevaux et la tour

Mais une fois les rochers franchis, on retombe sur une zone herbeuse occupée par des chevaux.

un cheval

Ils ne sont guère farouches, ils continuent tranquillement leur repas tandis que nous passons à côté d’eux.

les grues

De grands cris attirent soudain notre regard vers le ciel : un vol de grues qui s’en va vers le Sud, bonnes vacances les filles !

près du sommet

Beaucoup de zones rocheuses autour de ce sommet. Les chevaux semblent s’en accomoder.

l'orhy et le cheval

De là aussi on voit le pic d’Orhy, vers l’Est.

la borne 206

La borne 206 se voit de loin !

la croix 207

La croix 207 est moins facile à trouver, et sa situation m’a obligée à utiliser le gros zoom pour la photographier. Concernant les lettres ELAH peintes au-dessous, je n’ai trouvé aucune explication !

panorama

On profite encore un peu du panorama, et du soleil qui éclaire encore les sommets au loin.

Nabahandi

Nous décidons de revenir au col en coupant à flanc de montagne, plutôt que de repasser par le sommet. Nous découvrons, au-dessous de nous, la cabane pastorale Nabahandi, au bord de la route.

la Vierge d'Orisson

Nous reprenons la voiture au col et reprenons la route en sens inverse pour le retour ; au passage, un petit arrêt au niveau de la Vierge d’Orisson que les tout derniers rayons du soleil éclairent encore pour un instant.

De Berdaritz à Pago-Zelhay.

Avec un titre pareil, pas trop difficile de deviner que nous allons nous promener au pays basque ! Nous voici maintenant le 1er décembre 2015 (eh oui, j’ai un sacré retard !) et par cette belle journée d’automne nous voilà partis vers la vallée des Aldudes pour … devinez quoi ?… aller visiter quatre bornes le long de la frontière, de la 114 à la 117, mais par ordre décroissant pour cette fois.

Pour se rendre là-bas, il faut commencer par remonter la vallée de la Nive, jusqu’à Saint Étienne de Baigorry, puis vers les Aldudes, et bifurquer vers la droite avant ce village pour aller se stationner près de la maison Chiloenea.

les chevaux de Chiloenea

Tandis que nous nous stationnons, les chevaux nous ignorent superbement, à l’exception d’une mère qui surveille qu’on ne vient pas pour lui piquer son rejeton, c’est vrai qu’il est bien mignon.

les Aldudes

De là, nous dominons la vallée et le village des Aldudes, petit paradis perdu dans les montagnes, bien entouré par la frontière qui, à cet endroit, redescend carrément vers le sud-ouest pour le garder en France.

arbre-harpe

Un chemin agricole part de là, qui va nous amener jusqu’au col de Berdaritz. Je remarque un bel arbre-harpe, plié par les intempéries et dont les nouvelles branches verticales figurent les cordes de l’instrument. Merci au passage à « La Hulotte », que je lis régulièrement dans mon terrier !

pâturage vert

Au-dessus de notre chemin, une prairie à l’herbe appétissante, en s’imaginant animal à poil laineux 🙂

bergerie

Un peu plus loin, c’est le toit de vieilles tuiles d’une bergerie que nous apercevons un peu au-dessous.

en montant à Berdaritz

On finit par sortir du bois…

au creux du hêtre

Au bord du chemin, une petite sculpture au creux d’un gros hêtre.

le chemin

Notre chemin au soleil.

arrivée au col de Berdaritz

Nous arrivons au col de Berdaritz, où plusieurs chemins se rejoignent.

la borne 117

La borne 117 est bien là, comme prévu. Plus facile de chercher les bornes que les champignons !

le chien du berger

Tandis que nous expertisons la borne, nous voyons arriver du côté espagnol un homme accompagné de deux chiens ; il est à la recherche de ses brebis, et après avoir un peu caressé le chien aux yeux bleus, manifestement plus jeune et inexpérimenté que l’autre, nous allons assister à une superbe démonstration du travail des chiens qui, guidés par la voix du berger, vont s’en aller tous seuls fort loin dans la montagne et finir par revenir avec le troupeau des brebis baladeuses.

l'arbre qui marche

Sans attendre le retour des chiens, nous entamons nous aussi notre montée vers le sommet d’Urrichka, en direction des autres bornes. Nous passons tout près d’un arbre à deux troncs, en fait deux arbres soudés, qui semble en train de gravir la pente.

les brebis enfermées

Tandis que nous gravissons ce premier versant d’Urrichka, le troupeau vagabond arrive en sens inverse, habilement poussé par les deux chiens, et nous nous dissimulons un peu derrière les arbres pour ne pas effaroucher les bêtes. Ici nous les apercevons dans l’enclos voisin du col, où le berger les a emprisonnées, avant de redescendre.

la pierre dans l'arbre

Encore une facétie des arbres de cette montagne, celui-ci a enserré et pour finir soulevé du sol cette énorme pierre, dont on pourrait faire un banc !

les taupinières

Les taupes sont au travail par ici.

la borne 114

Après avoir cassé la croûte près de la borne 116 (très moche, en parpaings !) et répertorié la 115 près du sommet d’Urrichka, nous arrivons enfin au col de Pago-Zelhay et à la 114, la dernière de la journée.

les sommets enneigés

Pour le retour, nous allons suivre les chemins à flanc de montagne, au lieu de remonter par le sommet. Dans le lointain, nous pouvons voir des sommets plus élevés, déjà blanchis par les premières neiges ; je suppose qu’il s’agit du pic d’Orhy, au centre, le premier à dépasser les 2000m d’altitude en partant de l’océan.

Daniel

In situ, mon guide-accompagnateur préféré, qui organise tout cela magnifiquement, avec grand soleil presque garanti.

le sous-bois moussu

Un joli sous-bois couvert de mousse, dont le vent a balayé les feuilles mortes.

la branche dragon

Sur ces crêtes souvent balayées par le vent, les hêtres organisent décidément partout le spectacle ! Ici, une immense branche cassée ressemble à un énorme serpent rampant à terre, la tête dressée.

le chemin vert

C’est par ce chemin bien vert que nous allons rejoindre de nouveau le col de Berdaritz.

les brebis égarées

En redescendant vers la voiture, nous croisons une petite troupe de brebis en vadrouille, des françaises cette fois, mais ne doutons pas qu’elles aussi doivent parler en basque.

Otsamunho

De l’autre côté de la vallée, c’est l’Otsamunho (901m) qui se dore au derniers rayons du soleil alors que nous récupérons la voiture pour rentrer chez nous.

En flânant à Biarritz.

Encore une belle journée d’automne, quelques images prises en se promenant le long du littoral biarrot, il y a longtemps que je ne vous en avais pas montré, pourtant c’est toujours bien agréable de flâner par là. C’était le 30 novembre 2015…

une villa

En descendant depuis la pointe Saint-Martin où se trouve le phare, il reste encore de nombreuses villas du début du XXe siècle, bien que beaucoup aient été détruites  pour laisser place aux immeubles des promoteurs, mais des associations de défense du patrimoine ont fini par se mettre à l’œuvre et ont réussi à ce que quelques-unes soient sauvegardées.

Miramar

Ici c’est la plage Miramar, la première après les falaises de Saint-Martin, et sur la droite la villa Begonia construite en 1909 sur des lots de l’ancien domaine impérial, autrefois résidence d’été de l’impératrice Eugénie, l’épouse de Napoléon III.

la frégate

En face de la plage Miramar, le rocher de la frégate, l’un des nombreux écueils du littoral biarrot.

villa Cyrano

Un peu en retrait de l’océan, le long de l’avenue de l’impératrice, la villa Cyrano et ses splendides mansardes. Celle-ci, initialement bâtie en 1900 à l’initiative de Félix Labat, un peu au-dessous de l’église orthodoxe, fut rachetée, entièrement démontée, jusqu’à sa clôture, et rebâtie à une cinquantaine de mètre de là dans la même rue en 1908, son propriétaire Labat récupérant l’emplacement pour y construire l’hôtel Carlton.

le phare de Biarritz

Une vue très classique sur le phare de Biarritz depuis la plage Miramar.

mélange de styles

Sur le front de mer de la grande plage, les styles d’architecture voisinent plus ou moins heureusement, le style néo-basque fait un peu figure de bastion de résistance…

le rocher de la Vierge

L’Océan est en effervescence ce jour-là, comme souvent. Là-bas, c’est le rocher de la Vierge et sa passerelle.

les étourneaux

Les oiseaux marins sont rois ici, bien sûr, mais les étourneaux ont quand même trouvé un poste de surveillance à leur convenance…

La frontière sans bornes.

Encore une belle journée incitant à la promenade en cette fin novembre, profitons-en pour aller marcher un peu le long de cette frontière liquide que forme la Bidassoa entre Hendaye et Irun, entre l’Espagne et la France, dans sa partie située à l’ouest de la borne 1 où commence la frontière terrestre des Pyrénées. Nous nous stationnons côté espagnol, un peu plus bas que la très célèbre île des Faisans où fut négocié le Traité des Pyrénées en 1659. Il est alors possible de longer la rivière vers l’aval, en cet endroit où le lit s’élargit de nouveau autour de trois îles, dont l’une encore reste cultivée à l’heure actuelle.

le long de la Bidassoa

Nous commençons notre promenade, et en regardant devant nous vers l’aval du fleuve, nous apercevons une partie d’Irun, et dans le lointain les premiers contreforts du Jaizkibel avec le sanctuaire de Guadalupe.

une barque

Le long de notre parcours, nous verrons de nombreuses barques à fond plat, dont certaines servent encore aux jardiniers pour rejoindre leur lopin sur l’île iru kanale en face de nous.

triplette de mouettes

J’ignore à quoi peut ou pouvait servir ce portique, mais les oiseaux semblent bien l’apprécier. Ils sont nombreux à trouver refuge dans cette zone tranquille entre terre et mer.

la barque verte

Une autre barque, il y a le choix, et les reflets dans l’eau sont très photogéniques.

vers l'amont

En regardant vers l’amont, on aperçoit la rive française et ses falaises.

les 3 canards

Trois canards qui fendent l’eau, ils ont l’air pressés, il faut dire qu’un peu plus loin il y a une distribution de pain…

le premier canal

Une passerelle nous permet de franchir un premier canal, qui longe l’usine Pasquier (hé oui, des brioches bien françaises fabriquées en Espagne, c’est l’Europe…)

la mouette sur l'eau

Une mouette rieuse, elle a déjà son plumage d’hiver, avec la tête blanche.

bagarre

La distribution de pain génère quelques prises de bec !

le chenal et les barques

Encore des barques…

faubourgs d'Irun

Derrière nous, ce sont les faubourgs de la ville, l’habitat y est dense.

le moineau

Les restes d’un bâtiment ancien ont été préservés, un moineau observe la situation depuis le haut d’un vieux mur de pierres.

la sculpture

Une sculpture métallique a été placée là, en face de l’île qui est encore cultivée ; je crois me souvenir que la forme est supposée rappeler celle des outils agricoles spécifiques utilisés ici.

le cygne noir

Un très beau cygne noir.

les resquilleurs

Derrière nous, un stade bien clos avec des spectateurs resquilleurs sur leurs perchoirs improvisés.

le pont international

Nous arrivons maintenant au pont routier international, dont le nom (et le dessin de la coquille) indique qu’il est sur le chemin de Saint-Jacques.

le canal dumboa

Le canal Dumboa, nous sommes dans une zone humide urbanisée, ne l’oublions pas.

le cygne blanc

Ici c’est un cygne blanc, dans la lumière du soir.

le canal Pasquier

Il fait déjà presque nuit lorsque nous franchissons de nouveau la passerelle du canal « Pasquier » pour aller retrouver la voiture un peu plus haut. Il est temps de rentrer.