Aventures australes (15).

Chapitre 15 : dernière journée en Patagonie.
Vendredi, déjà ! Demain ce sera le début du grand voyage de retour, alors après le submarino de mise en forme tâchons de profiter pleinement de cette dernière journée autour d’El Chalten.
A priori, le ciel n’est pas vraiment avec nous, mais au moins il ne pleut pas ; on se décide pour la piste carrossable jusqu’au Lago del Desierto (37km, ce n’est pas tout à fait à côté…) en remontant la vallée vers l’ouest, direction la montagne.

Premier arrêt à quelques kilomètres d'El Chalten, quelques arbres avec des cabanes au bord de la route, un lama qui tire sur sa corde pour aller brouter un peu plus loin (on n'a pas su s'il s'appelait Serge).

Premier arrêt à quelques kilomètres d’El Chalten, quelques arbres avec des cabanes au bord de la route, un lama qui tire sur sa corde pour aller brouter un peu plus loin (on n’a pas su s’il s’appelait Serge).

Au même endroit, un pont suspendu assez inquiétant franchit le rio de las Vueltas, mais le passage y est interdit.

Au même endroit, un pont suspendu assez inquiétant franchit le rio de las Vueltas, mais le passage y est interdit.

Deuxième arrêt pour aller voir cette croix de bois près d'un passage dans la clôture.

Deuxième arrêt pour aller voir cette croix de bois près d’un passage dans la clôture.

Encore une signalisation pour ces fameux huemules qui n'ont pas croisé notre chemin.

Encore une signalisation pour ces fameux huemules qui n’ont pas croisé notre chemin.

Ici c'est le pont sur le rio Eléctrico, un ancien pont de chemin de fer récupéré sur une ligne désaffectée et placé là en 1992.

Ici c’est le pont sur le rio Eléctrico, un ancien pont de chemin de fer récupéré sur une ligne désaffectée et placé là en 1992.

Végétal en continuons à remonter cette belle et large vallée, toujours sous la même grisaille parfois percée d'un rayon de soleil.bas, minéral en haut, nous

Végétal en bas, minéral en haut, nous continuons à remonter cette belle et large vallée, toujours sous la même grisaille parfois percée d’un rayon de soleil.

On s'arrête encore pour aller voir de près une belle cascade.

On s’arrête encore pour aller voir de près une belle cascade.

Puis une deuxième.

Puis une deuxième.

Nous arrivons enfin au bout de la piste, à l'extrémité du Lago del Desierto, qui donne naissance au rio de las Vueltas.

Nous arrivons enfin au bout de la piste, à l’extrémité du Lago del Desierto, qui donne là naissance au rio de las Vueltas.

C'est d'ici que partent les bateaux qui permettent de se rendre à l'autre bout du lac, ou simplement d'y faire une promenade.

C’est d’ici que partent les bateaux qui permettent de se rendre à l’autre bout du lac, ou simplement d’y faire une promenade.

Le voici, le Lago del Desierto ; les chiliens et les argentins se sont un peu disputé le secteur, il y a quelques années.

Le voici, le Lago del Desierto ; les chiliens et les argentins se sont un peu disputé le secteur, il y a quelques années.

Un sentier longe la berge du côté gauche, alors que le sentier "officiel" est de l'autre côté.

Un sentier longe la berge du côté gauche, alors que le sentier « officiel » est de l’autre côté.

Cela nous permet de trouver un bel endroit pour pique-niquer, sur une petite plage.

Cela nous permet de trouver un bel endroit pour pique-niquer, sur une petite plage, avec un banc naturel.

Nous voyons revenir le bateau avec ses promeneurs.

Nous voyons revenir le bateau avec ses promeneurs.

Un artiste en balade a sculpté les mousses des arbres.

Un artiste en balade a sculpté les mousses des arbres.

L'herbe est vraiment très verte sous ces arbres, pourtant assez denses.

Nous poursuivons sur le même sentier. L’herbe y est vraiment très verte sous les arbres, pourtant assez denses.

C'est une forêt magnifique, les couleurs et les lumières y sont exceptionnelles.

C’est une forêt magnifique, les couleurs et les lumières y sont exceptionnelles.

Nous continuons à longer le lac, le moindre rayon de soleil le fait complètement différent.

Nous continuons à longer le lac, le moindre rayon de soleil le fait complètement différent.

Nous finissons par arriver à une belle plage pleine de bois flottés, où notre sentier s'achève, et où nous faisons demi-tour.

Nous finissons par arriver à une belle plage pleine de bois flottés, où notre sentier s’achève, et où nous faisons demi-tour.

Avant de reprendre la route, il faut aller voir la passerelle qui permet de franchir le rio de las Vueltas pour rejoindre le chemin qui longe le lac de l'autre côté.

Avant de reprendre la route, il faut encore aller voir la passerelle qui permet de franchir le rio de las Vueltas pour rejoindre le chemin qui longe le lac de l’autre côté.

Tel père, telle fille...

Tel père, telle fille…

Le panneau au bord de la piste...

Le panneau au bord de la piste…

Le ciel est bien plus dégagé que le matin, le soleil révèle les couleurs de la montagne.

Le ciel est bien plus dégagé que le matin, et le soleil révèle les couleurs de la montagne.

Une petite troupe de chevaux en liberté sur le bord de la route, on s'arrête un moment pour les admirer.

Une petite troupe de chevaux en liberté sur le bord de la route, on s’arrête un moment pour les admirer.

Nous voilà de retour à El Chalten pour notre dernier soir ; on avait un peu envie d'aller marcher du côté de la passerelle sur le rio de las Vueltas, mais le vent avait bien forci et nous en a chassés.

Nous voilà de retour à El Chalten pour notre dernier soir ; on avait un peu envie d’aller marcher du côté de la passerelle sur le rio de las Vueltas, mais le vent avait bien forci et nous en a chassés.

Voilà, dernier soir en Patagonie, dans notre cabane douillette et bien chauffée, avec le vent qui souffle fort au dehors. Demain première étape du retour, jusqu’à Buenos Aires, avant le retour vers l’Europe ou le Brésil, selon les cas, dimanche. Hasta luego, amigos !

Aventures australes (14).

Chapitre 14 : Chorrillo del Salto et laguna Capri.
Retour à la formation en triplette le lendemain jeudi, nous allons pour commencer faire un saut jusqu’au « Chorrillo del Salto » (c’est de circonstance) , une cascade toute proche en remontant un peu la vallée, puis nous reviendrons à El Chalten pour prendre le sentier du Fitz Roy jusqu’à la laguna Capri, en espérant que le Seigneur Roy daignera se montrer à nous dans toute sa majesté, du haut de ses 3405m de hauteur.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le  petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans  un pays de glaciers, çà fond !

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans un pays de glaciers, çà fond !

Elle me rappelle notre cascade d’Arcousans, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années .

Elle me rappelle notre cascade d’Arcouzan, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années 🙂

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables  ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous  à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c'est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c’est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Vers l’amont, on a une belle série  de « vueltas » en perspective.

Vers l’amont, on a une belle série de « vueltas » en perspective.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe  la montagne.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe la montagne.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Inutile de chercher à aller plus loin, plus près : nous n’en verrions pas davantage. Les nuages, regroupés autour du massif, forment désormais une masse compacte et l’enveloppent fermement. Nous redescendons par le même chemin, contents quand même d’avoir pu apercevoir cette montagne mythique rencontrée il y a bien longtemps dans les récits de son conquérant Lionel Terray. (Première ascension du Fitz Roy par ce dernier en 1952).

Aventures australes (13bis)

Chapitre 13 bis par mon invitée blogueuse : Fanny
Chacun aura compris que j’avais provisoirement abandonné mes compagnons de voyage soudain pris par la fièvre glaciaire. Pour qu’il ne manque rien à ce récit de voyage, voici le compte-rendu de leurs aventures sur le glacier Viedma ; je laisse donc ici le clavier à Fanny :

Mercredi matin est le jour tant attendu du trekking sur le glacier Viedma avec papa. Maman préférera rester sur la terre ferme.

Départ sur le lac Viedma en bateau qui nous emmènera près du glacier du même nom.

Départ sur le lac Viedma en bateau qui nous emmènera près du glacier du même nom.

Les nuages ont l'air menaçants sur le glacier...

Les nuages ont l’air menaçants sur le glacier…

On démarre la randonnée dans les rochers aux couleurs métalliques.

On démarre la randonnée dans les rochers aux couleurs métalliques.

Proche de la glace, on apprécie les reliefs du glacier.

Proche de la glace, on apprécie les reliefs du glacier.

Après avoir chaussé les crampons métalliques, commence le début du trekking. On voit la glace et ses sculptures bleues de plus près.

Après avoir chaussé les crampons métalliques, commence le début du trekking. On voit la glace et ses sculptures bleues de plus près.

On passe à côté d'un gruyère de glace.

On passe à côté d’un gruyère de glace.

Le glacier est gris parce qu’il a ramassé les pierres de la vallée.

Le glacier est gris parce qu’il a ramassé les pierres de la vallée.

Le groupe de trekking suit le guide en file indienne.

Le groupe de trekking suit le guide en file indienne.

Toutes sortes de sculptures de glace apparaissent : ici des dents de glaces.

Toutes sortes de sculptures de glace apparaissent : ici des dents de glaces.

Le retour au bord du lac est ensoleillé.

Le retour au bord du lac est ensoleillé.

Une crevasse bleue.

Une crevasse bleue.

On peut voir de très près le front du glacier.

On peut voir de très près le front du glacier.

La fin du trekking est célébrée avec une liqueur de café rafraîchie avec un bout de glace... qui ne manque pas.

La fin du trekking est célébrée avec une liqueur de café rafraîchie avec un bout de glace… qui ne manque pas.

Dans une niche bleue...

Dans une niche bleue…

Le front du glacier ensoleillé.

Le front du glacier ensoleillé.

Le glacier donne aux paysage des couleurs surréelles : rochers oxydés et lac laiteux.

Le glacier donne aux paysage des couleurs surréelles : rochers oxydés et lac laiteux.

Les nuages lenticulaires ajoutent une touche artistique au tableau.

Les nuages lenticulaires ajoutent une touche artistique au tableau.

Les rochers tout doux, après polissage naturel, sont parfaits pour faire la sieste en attendant le bateau du retour.

Les rochers tout doux, après polissage naturel, sont parfaits pour faire la sieste en attendant le bateau du retour.

Malgré les vents violents, le bateau a réussi à s'arrimer.

Malgré les vents violents, le bateau a réussi à s’arrimer.

Voila une magnifique randonnée qui se termine dont les couleurs et les formes surréelles resteront à jamais gravées dans ma mémoire…

Aventures australes (13).

Chapitre 13 : autour d’El Chalten.
Le lendemain mercredi, c’était le jour prévu pour un trekking sur le glacier Viedma. La glace, c’est terriblement froid et çà glisse incroyablement, autant dire que j’allais rester tranquille autour du village et me contenter d’explorer quelques sentiers bien sableux, plutôt que d’aller me fourvoyer sur la glace. Bientôt, peut-être, aurai-je la chance d’accueillir sur ce blog le récit des exploits glaciaires du père et de la fille, en attendant il va falloir se contenter de mes petites promenades.

Quelques courses pour commencer la journée : la laverie, quelques cartes postales, le bureau de poste... Tout près de notre cabane se trouve un bel hôtel bleu.

Quelques courses pour commencer la journée : la laverie, quelques cartes postales, le bureau de poste… Tout près de notre cabane se trouve un bel hôtel bleu.

A peine plus loin, c'est la laverie où j'ai amené mes affaires le soir, çà n'a rien d'industriel...

A peine plus loin, c’est la laverie où j’ai amené mes affaires le soir, çà n’a rien d’industriel…

Me voilà maintenant partie, je me suis décidée pour aller aux miradors proches du village, le temps est plutôt incertain...

Me voilà maintenant partie, je me suis décidée pour aller aux miradors proches du village, le temps est plutôt incertain…

Il y a néanmoins une belle lumière sur les falaises de l'autre côté du rio de las Vueltas.

Il y a néanmoins une belle lumière sur les falaises de l’autre côté du rio de las Vueltas.

Il y a des chouettes fleurs jaunes qui poussent dans les galets au bord de la rivière.

Voilà des chouettes fleurs jaunes qui poussent dans les galets au bord de la rivière, je n’en avais pas encore vu.

Un premier panneau pour informer le passant de la présence éventuelle du huemul, une espèce ce cervidé très menacée présente dans le parc. Les seuls indices que nous verrons pendanr notre séjour ici sont les "bosteos", je vous laisse voir de quoi il s'agit...

Un premier panneau pour informer le passant de la présence éventuelle du huemul, une espèce ce cervidé très menacée présente dans le parc. Les seuls indices que nous verrons pendant notre séjour ici sont les « bosteos », je vous laisse voir de quoi il s’agit…

Voici le panneau pour mon premier sentier, 100m à grimper, çà ne devrait pas être insurmontable !

Voici le panneau pour mon premier sentier, 100m à grimper, çà ne devrait pas être insurmontable !

Des buissons à feuilles poilues sur le bord du chemin.

Des buissons à feuilles poilues sur le bord du chemin.

Pas de condor au mirador de los condores, mais une jolie vue sur El Chalten et la vallée du rio de las Vueltas.

Pas de condor au mirador de los condores, mais une jolie vue sur El Chalten et la vallée du rio de las Vueltas.

Maintenant je vais aller au mirador des Aigles (las Aguilas).

Maintenant je vais rejoindre le mirador des Aigles (las Aguilas), après quelques hésitations avec tous ces nuages qui ne me disent rien de bon.

Il y a quelques arbres (des lengas je pense) dans le creux du talweg.

Il y a quelques bosquets (de lengas je pense) dans le creux du talweg.

et aussi quelques jolies petites fleurs

et aussi quelques jolies petites fleurs

Ce mirador donne sur l'autre côté, vers l'est et ses plaines arides.

Ce mirador donne sur l’autre côté, vers l’est et ses plaines arides.

...et aussi sur le lac Viedma qui recueille les eaux du glacier.

…et aussi sur le lac Viedma qui recueille les eaux du glacier.

Il y a pas mal de vent, et les nuages défilent à toute allure, laissant échapper quelques gouttes

Il y a pas mal de vent, et les nuages défilent à toute allure, laissant échapper quelques gouttes

Si je me retourne je les vois tourner autour du Fitz Roy, qui ne se dégage que par petits morceaux aujourd'hui.

Si je me retourne je les vois tourner autour du Fitz Roy, qui ne se dégage que par petits morceaux aujourd’hui.

En redescendant je trouve une anémone bien tardive et bien seule, elle est quand même bien jolie.

En redescendant je trouve une anémone bien tardive et bien seule, elle est quand même bien jolie.

Ce sont les nuages qui font le spectacle aujourd'hui.

Mais ce sont surtout les nuages qui font le spectacle aujourd’hui.

Mais que font donc les trekkeurs sur glace pendant ce temps ? A toi, Fanny…

Aventures australes (12).

Chapitre 12 : d’El Calafate à El Chalten.
Après cette formidable journée découverte, une nouvelle séquence translation le lendemain mardi, jusqu’à la petite ville d’El Chalten au pied du célèbre Fitz Roy. Nouvelle tournée des « cajeros » avant de partir vers ce bout du bout du monde, après avoir découvert que les banques ne se décidaient pas à ouvrir, et réalisé que nous étions mardi gras, et donc jour férié en Argentine (comme je suppose dans tout le continent sud-américain ou presque). On finit par réussir à soutirer de quoi payer notre cabane à El Chalten et mettre un peu d’essence dans la voiture (bien moins chère que chez nous, heureusement), et en route pour la traversée du désert.

A la sortie d’El Calafate, à quelques kilomètres à peine, on peut profiter de notre nouvelle liberté avec la voiture de location pour s’arrêter voir d’un peu plus près ce groupe de petits autels à dominante rouge que nous avions déjà remarqué précédemment.

A la sortie d’El Calafate, à quelques kilomètres à peine, on peut profiter de notre nouvelle liberté avec la voiture de location pour s’arrêter voir d’un peu plus près ce groupe de petits autels à dominante rouge que nous avions déjà remarqué précédemment.

Celui-ci est le Gauchito Gil, une sorte de Robin des Bois argentin,  dans sa niche rouge recyclée, et les drapeaux rouges sont aussi pour lui.

Celui-ci est le Gauchito Gil, une sorte de Robin des Bois argentin, dans sa niche rouge recyclée, et les drapeaux rouges sont aussi pour lui.

Un autre saint, pas sûr qu’il ait vraiment existé, mais on peut le vénérer quand même ; il doit aimer le gros rouge.

Un autre saint, pas sûr qu’il ait vraiment existé, mais on peut le vénérer quand même ; il doit aimer le gros rouge.

Ici le Gaucho est en compagnie de la Sainte Famille, encore avec le concept du lave-linge recyclé.

Ici le Gaucho est en compagnie de la Sainte Famille, encore avec le concept du lave-linge recyclé.

Mais qu’y a-t-il  tout près du sanctuaire ? Un buisson de paramela ! Une plante pas très spectaculaire, mais très odorante, et donc très intéressante en parfumerie !

Mais qu’y a-t-il tout près du sanctuaire ? Un buisson de paramela ! Une plante pas très spectaculaire, mais très odorante, et donc très intéressante en parfumerie !

On sort le matériel pour lui piquer son odeur.

On sort le matériel pour lui piquer son odeur.

Installation de la cloche en plastique, reliée à un petit tube qui va aspirer vers un capteur.

Installation de la cloche en plastique, reliée à un petit tube qui va aspirer vers un capteur.

1/2h à 3/4h d’aspiration…

1/2h à 3/4h d’aspiration…

Il faut aussi analyser et mémoriser l’odeur. Inspiration…

Il faut aussi analyser et mémoriser l’odeur. Inspiration…

Ces petites feuilles sont aussi très particulières, vues de près, un peu semblables à des feuilles de fougère.

Ces petites feuilles sont aussi très particulières, vues de près, un peu semblables à des feuilles de fougère.

Un peu plus loin, il y a un autre buisson avec encore quelques fleurs, bien que ce ne soit plus la saison.

Un peu plus loin, il y a un autre buisson avec encore quelques fleurs, bien que ce ne soit plus la saison. Voici donc une fleur de paramela.

Nous reprenons la route après encore une phase d'aspiration de l'air ambiant, qui doit servir de comparaison ; on aperçoit un nandou, et on s'arrête pour l'immortaliser : c'est quand même autre chose que nos perdreaux !

Nous reprenons la route après encore une phase d’aspiration de l’air ambiant, qui doit servir de comparaison ; on aperçoit un nandou, et on s’arrête pour l’immortaliser : c’est quand même autre chose que nos perdreaux !

Peu ou pas de végétation par ici ; cela permet de voir les différentes couches du relief.

Peu ou pas de végétation par ici ; cela permet de voir les différentes couches du relief.

Lorsqu'on s'arrête pour casser la croûte au bout du lac Viedma, c'est le seigneur Fitz Roy que l'on aperçoit dans le lointain.

Lorsqu’on s’arrête pour casser la croûte au bout du lac Viedma, c’est le seigneur Fitz Roy que l’on aperçoit dans le lointain. Wahouuuu !!!

Puis on reprend notre route, mais voilà une troupe de guanacos sur le bord, manifestement ils ont sauté la clôture pour voir si l'herbe était meilleure près de la route. On s'arrête pour les admirer...

Puis on reprend notre route, mais voilà une troupe de guanacos sur le bord, manifestement ils ont sauté la clôture pour voir si l’herbe était meilleure près de la route. On s’arrête pour les admirer…

Celui-ci n'a pas envie de poser pour nous, il franchit la clôture avec une aisance étonnante.

Celui-ci n’a pas envie de poser pour nous, il franchit la clôture avec une aisance étonnante. Hop !

Tout le monde est sur la photo de famille.

Tout le monde est sur la photo de famille.

Si tu t'approches encore, je crache !

« Si tu t’approches encore, je crache ! »

Notre route remonte ensuite vers l'ouest en longeant le même lago Viedma. Sur notre droite, une lagune où une troupe de flamants roses a élu domicile.

Notre chemin remonte ensuite vers l’ouest en longeant le même lago Viedma que l’on a vu précédemment. Sur notre droite, une lagune où une troupe de flamants roses a élu domicile.

Nous avons désormais le magnifique Fitz Roy en perspective au bout de la route.

Nous avons désormais le magnifique Fitz Roy en perspective au bout de la route.

Nous arrivons ! La petite ville d'El Chalten (c'est l'autre nom, plus local, du Fitz Roy) a été créée il y a quelques dizaines d'années seulement, et elle vit du tourisme lié au parc naturel. Après un premier arrêt à la maison du parc...

Nous arrivons ! La petite ville d’El Chalten (c’est l’autre nom, plus local, du Fitz Roy) a été créée il y a quelques dizaines d’années seulement, et elle vit du tourisme lié au parc naturel. Après un premier arrêt à la maison du parc…

...nous partons prendre possession de notre "cabaña" pour les 4 jours qui viennent, où nous allons pouvoir profiter de la partie cuisine pour laisser tomber un peu les restaurants. Et justement, c'est mardi gras, et notre sherpa-tour opérator-chauffeur est AUSSI un grand spécialiste de la cuisson des crêpes, alors....

…nous partons prendre possession de notre « cabaña » pour les 4 jours qui viennent, où nous allons pouvoir profiter de la partie cuisine pour laisser tomber un peu les restaurants. Et justement, c’est mardi gras, et notre sherpa-tour opérator-chauffeur est AUSSI un grand spécialiste de la cuisson des crêpes, alors….

Le Perito Moreno depuis les passerelles.

Chapitre 11, deuxième partie : les passerelles.
A peine de retour sur la terre ferme, nous bondissons dans la voiture et en route pour les passerelles du Perito Moreno. Une quarantaine de kilomètres à parcourir pour revenir au dernier glacier que nous avons visité en bateau, de l’autre côté de la péninsule Magallanes enserrée entre deux bras de lac.

Premier belvédère, intéressant car on surplombe le glacier. La vision est complètement différente de ce que l'on avait depuis le bateau.

Premier belvédère, intéressant car on surplombe le glacier. La vision est complètement différente de ce que l’on avait depuis le bateau.

Après avoir stationné la voiture, nous accédons à l'extrémité des passerelles, d'où l'on voit déjà le front du glacier. De cet endroit, on commence déjà à entendre les craquements de la glace et les grondements des chutes de blocs.

Après avoir stationné la voiture, nous accédons à l’extrémité des passerelles, d’où l’on voit déjà le front du glacier. De cet endroit, on commence déjà à entendre les craquements de la glace et les grondements des chutes de blocs.

Le cheminement se fait par des kilomètres de passerelles sur pilotis, jamais au sol. Ainsi le milieu naturel reste préservé.

Le cheminement se fait par des kilomètres de passerelles sur pilotis, jamais au sol. Ainsi le milieu naturel reste préservé.

Notre cheminement nous amène de plus en plus près de la muraille de glace.

Nous avançons de plus en plus près de la muraille de glace.

On se rapproche de plus en plus de la pointe de la langue glaciaire.

On se rapproche de plus en plus de la pointe de la langue.

Depuis les passerelles du haut, on peut découvrir l'immensité de l'étendue de glace.

Depuis les passerelles du haut, on peut découvrir l’immensité de l’étendue de glace.

Il reste en ce moment un petit espace entre le glacier et la péninsule où nous nous trouvons. dans ce passage libre entre les deux bras de lac, l'eau s'écoule et les chutes de blocs de glace sont fréquentes, toujours précédées de grands craquements et accompagnées d'un bruit de tonnerre.

Il reste en ce moment un petit espace entre le glacier et la péninsule où nous nous trouvons. Dans ce passage libre entre les deux bras de lac, l’eau s’écoule et les chutes de blocs de glace sont fréquentes, toujours précédées de grands craquements et accompagnées d’un bruit de tonnerre.

Parfois, ce sont des pans entiers de glace qui tombent d'un seul coup, voici les photos que Fanny a eu la chance de prendre : ici le pan de glace se détache et commence à tomber...

Parfois, ce sont des pans entiers de glace qui tombent d’un seul coup, voici les photos que Fanny a eu la chance de prendre : ici le pan de glace se détache et commence à tomber…

PLOUF !!! Énorme bruit, des blocs de glace volent à plusieurs dizaines de mètres, nous étions derrière un rideau d'arbres pour notre part et n'avons pas vu grand-chose.

PLOUF !!! Énorme bruit, des blocs de glace volent à plusieurs dizaines de mètres, nous étions derrière un rideau d’arbres pour notre part et n’avons pas vu grand-chose.

Une vague se forme à l'endroit de la chute, puis l'iceberg va remonter à la surface et dériver doucement.

Une vague se forme à l’endroit de la chute, puis l’iceberg va remonter à la surface et dériver doucement.

On pourrait encore rester des heures en face de ce spectacle fascinant ; Le Perito Moreno avance jusqu'à 2mètres par jour, ce qui explique l'intensité des phénomènes observés. Mais le soleil décline rapidement...

On pourrait encore rester des heures en face de ce spectacle fascinant ; le Perito Moreno avance jusqu’à 2mètres par jour, ce qui explique l’intensité des phénomènes observés. Mais le soleil décline rapidement…

Les ombres s'allongent de plus en plus.

Les ombres s’allongent de plus en plus.

Une petite photo souvenir...

Une petite photo souvenir…

avant de rejoindre la voiture au parking en refaisant le parcours des passerelles et de leurs nombreux escaliers.

avant de rejoindre la voiture au parking en refaisant le parcours des passerelles et de leurs nombreux escaliers.

On est un peu hors limite pour sortir du parc, heureusement ils ne ferment pas la route ; avec les lumières du soleil couchant, les montagnes alentour sont bien belles aussi...

On est un peu hors limite pour sortir du parc, heureusement ils ne ferment pas la route ; avec les lumières du soleil couchant, les montagnes alentour sont bien belles aussi…

et nous profitons encore des lumières du décor pendant tout le retour vers El Calafate.

et nous profitons encore des lumières du décor pendant tout le retour vers El Calafate.

Hé bien, quelle journée ! Et quelle chance avec la météo, encore une fois ! Cette Patagonie est vraiment une pure merveille, pour les amateurs de spectacles naturels. Grandiose…

Et bravo et merci Fanny pour le reportage exclusif sur la naissance d’un iceberg !

Aventures australes (11)

Chapitre 11 : les glaciers du lago Argentino.

Youpi, encore une balade en bateau ! Presque toute la journée, cette fois, à parcourir les bras du lago Argentino pour aller voir ses glaciers, dont le très célèbre Perito Moreno. On se lève de bonne heure pour rejoindre en voiture  l’embarcadère à Punta Bandera.

On commence par longer le lago Argentino vers l'ouest, en direction des montagnes. Le soleil se lève.

On commence par longer le lago Argentino vers l’ouest, en direction des montagnes. Le soleil se lève.

Après avoir fait la queue avec quelques centaines d'autres touristes, on se dirige vers les catamarans qui vont promener tout ce monde.

Après avoir fait la queue avec quelques centaines d’autres touristes, on se dirige vers les catamarans qui vont promener tout ce monde.

Nous voilà installés, il faut que tout le monde ait une place assise. En route, maintenant !

Nous voilà installés, il faut que tout le monde ait une place assise. En route, maintenant !

Le lago Argentino ressemble un peu à un gros chipiron, avec on corps allongé vers El Calafate et plein de bras vers la montagne. Notre périple commence par explorer le bras Nord, plus le bras Upsala qui se termine au front du glacier, que nous apercevons là-bas au loin.

Le lago Argentino ressemble un peu à un gros chipiron, avec un grand corps allongé vers El Calafate et plein de bras tentaculaires côté montagne. Notre périple commence par explorer le bras Nord, puis le bras Upsala qui se termine au front du glacier, que nous apercevons là-bas au loin.

Nous arrivons au niveau d'un énorme iceberg bleu, on s'arrête pour l'admirer sous toutes les coutures.

Nous arrivons au niveau d’un énorme iceberg tout bleu, on s’arrête pour l’admirer sous toutes les coutures.

Sur notre gauche, je pense qu'il s'agit du glacier Onelli, il doit se terminer dans le lac Onelli qui est disjoint du lago Argentino.

Sur notre gauche, je pense qu’il s’agit du glacier Onelli, il se termine dans le lac Onelli qui est disjoint du lago Argentino.

Nous tournons entre les énormes blocs de glace, sans pouvoir accéder au front du glacier ; il semble qu'un gigantesque éboulement rocheux se soit produit dans ce bras l'an dernier, et ait largement perturbé le secteur en provoquant une énorme vague.

Nous tournons entre les énormes blocs de glace, sans pouvoir accéder au front du glacier ; il semble qu’un gigantesque éboulement rocheux se soit produit dans ce bras l’an dernier, et ait largement perturbé le secteur en y provoquant une énorme vague.

Nous faisons ensuite demi-tour, puis empruntons sur notre droite le canal Spegazzini, qui se termine au glacier du même nom. Le glacier seco, à notre droite, ainsi nommé car il ne s'achève pas dans le lac.

Nous faisons ensuite demi-tour, puis empruntons sur notre droite le canal Spegazzini, qui se termine au glacier du même nom. Le glacier Seco, à notre droite, ainsi nommé car il ne s’achève pas dans le lac.

Nous commençons à apercevoir au loin le glacier Spegazzini.

Nous commençons à apercevoir au loin le glacier Spegazzini.

Sur notre droite, les glaciers sont bien présents aussi, ils génèrent de nombreuses petites cascades.

Sur notre droite, les glaciers sont bien présents aussi, et génèrent de nombreuses petites cascades.

Nous approchons !

Nous approchons ! Il y a plusieurs langues qui alimentent le front du glacier.

Le long de notre trajet pour le Perito Moreno, qui nous fait repasser tout près de notre point de départ, nous pouvons admirer les plissements de terrain bien visibles dans cette partie, du côté opposé aux glaciers.

Puis nous faisons de nouveau demi-tour. Le long de notre trajet pour le Perito Moreno, qui nous fait repasser tout près de notre point de départ, nous pouvons admirer les plissements de terrain bien visibles dans cette partie, du côté opposé aux glaciers.

Le bras qui nous amène au Perito Moreno s'appelle canal de los Témpanos. Les autres bateaux sont aussi sur le même trajet.

Le bras qui nous amène au Perito Moreno s’appelle canal de los Témpanos. Les autres bateaux font aussi le même trajet.

Le bateau avance vite, il y a un vent bien frisquet dehors ; pour ne même pas avoir pas aux yeux, il y a une solution...

Le bateau avance vite, il y a un vent bien frisquet dehors ; pour ne même pas avoir froid aux yeux, il y a une solution…

Voilà le Perito Moreno au loin.

Voilà le Perito Moreno au loin. La langue s’avance jusqu’à barrer le bout du lac.

On s'approche du front du glacier, on y voit quelques blocs qui se détachent par moments.

On s’approche du front du glacier, on y voit quelques blocs qui se détachent et tombent dans l’eau.

Deux grottes se sont formées dans la glace, comme les yeux d'un monstre qui nous regarde.

Deux grottes se sont formées dans la glace, comme les yeux d’un monstre qui nous regarde.

L'autre bateau s'est approché plus que nous ! Mais avec le recul, on voit mieux les masses de glace d'où est issu le glacier.

L’autre bateau s’est approché plus que nous ! Mais avec le recul, on voit mieux les masses de glace d’où est issu le glacier.

Sur le chemin du retour, Fanny est touchée par la contagion des poses avantageuses de nos camarades de croisière.

Sur le chemin du retour, Fanny est touchée par la contagion des poses avantageuses de nos camarades de croisière.

La journée est déjà bien avancée, la distance parcourue est importante, plus de 100 km si je me souviens bien. Tout le monde rentre au port !

La journée est déjà bien avancée, la distance parcourue est importante, plus de 100 km si je me souviens bien. Tout le monde rentre au port !

Certains sont bien fatigués, les voisines en profitent pour s'amuser un peu...

Certains sont bien fatigués, les voisines en profitent pour s’amuser un peu…

Mais attention, la journée n’est pas finie : à peine débarqués, nous remontons en voiture avec un chauffeur frais et dispos pour parcourir les kilomètres qui nous séparent des passerelles du Perito Moreno, et profiter encore un peu de notre entrée du matin dans le parc ! A très vite…

Aventures australes (10)

Chapitre 10 : retour en Argentine.

Après une nouvelle nuit au Nikkos II à Puerto Natales, départ vers la gare routière dans la fraîcheur du matin.

Là-bas, quelques chiens semblent avoir choisi l'endroit pour y finir leur nuit, un blanc dort roulé à droite

Là-bas, quelques chiens semblent avoir choisi l’endroit pour y finir leur nuit, en voilà un blanc qui dort enroulé vers la droite

un noir roulé à gauche, celui-ci me rappelle notre vieille Chipie.

un noir enroulé à gauche, celui-ci me rappelle notre vieille Chipie.

et enfin celui-ci qui ne dort que d'un oeil car quand une pomme s'échappe du sac d'une japonaise il se lève et s'en empare rapidement, Daniel joue les sauveurs en plongeant sa main dans la gueule de l'animal pour rendre la pomme toute baveuse à la dame... Le chien est bien déçu qu'on lui ait piqué sa baballe, et Fanny nous informera plus tard avoir vu la dame japonaise offrir gentiment la pomme du chien à une copine.

et enfin celui-ci qui ne dort que d’un œil car quand une pomme s’échappe du sac d’une japonaise il se lève et s’en empare rapidement ; Daniel joue les sauveurs en plongeant courageusement sa main dans la gueule de l’animal pour rendre la pomme toute baveuse à la dame… Le chien est bien déçu qu’on lui ait piqué sa baballe, et Fanny nous informera plus tard avoir vu la dame japonaise offrir gentiment la pomme du chien à une copine du bus.

Le soleil se lève sur Puerto Natales ; de l'autre côté de la rue, une maison typique de l'endroit, tôles et bois léger ; quelques fils électriques aussi.

Le soleil se lève sur Puerto Natales ; de l’autre côté de la rue, une maison typique de l’endroit, tôles et bois léger ; quelques fils électriques aussi.

Nous voilà partis ; mon voisin le pelut (il est bien coiffé ce matin !) a sorti ses lunettes pour bouquiner.

Nous voilà partis ; mon voisin le pelut (il est bien coiffé ce matin !) a sorti ses lunettes pour bouquiner.

Nous repassons la frontière dans l'autre sens, ce qui est beaucoup plus simple car les argentins sont moins pointilleux sur les transferts de marchandises alimentaires, pas de chien renifleur pour inspecter nos affaires dans le bus ; la frontière est un peu sur les hauteurs, il y a même un semblant de station de ski, et plein de lupins dans les bordures de route.

Nous repassons la frontière dans l’autre sens, ce qui est beaucoup plus simple car les argentins sont moins pointilleux sur les transferts de marchandises alimentaires, pas de chien renifleur pour inspecter nos affaires dans le bus ; la frontière est un peu sur les hauteurs, il y a même un semblant de station de ski, et plein de lupins dans les bordures de route.

Derniers paysages chiliens avant la frontière.

Derniers paysages chiliens avant la frontière.

Nous revoilà maintenant en Argentine ! Ici c'est la province de Santa Cruz, et si vous voulez savoir où on se trouve il faut suivre la flèche "usted esta aqui", en bas à gauche.

Nous revoilà maintenant en Argentine ! Ici c’est la province de Santa Cruz, et si vous voulez savoir où on se trouve il faut suivre la flèche « usted esta aqui », en bas à gauche.

Nous traversons ensuite la petite ville minière de Rio Turbio, créée en 1942 pour l'exploitation du charbon.

Nous traversons ensuite la petite ville minière de Rio Turbio, créée en 1942 pour l’exploitation du charbon.

La route va ensuite traverser quelques centaines de km de pampa pour rejoindre El Calafate. Après Rio Turbio, on peut reconnaître l'ensemble du massif del Paine dans le lointain.

La route va ensuite traverser quelques centaines de km de pampa pour rejoindre El Calafate. Après Rio Turbio, on peut encore reconnaître l’ensemble du massif del Paine dans le lointain.

Ensuite c'est l'immensité de cette steppe patagone, avec de temps en temps une éolienne...

Ensuite c’est l’immensité de cette steppe patagone, avec de temps en temps une éolienne…

un portail dans la clôture qui borde la route en permanence, permettant l'accès au chemin d'une estancia...

un portail dans la clôture qui borde la route en permanence, permettant l’accès au chemin d’une estancia…

les troupeaux de guanacos, on se demande ce qu'ils mangent...

les troupeaux de guanacos, on se demande ce qu’ils mangent…

et parfois aussi quelques nandous, pas facile de les prendre depuis le bus !

et parfois aussi quelques nandous, pas facile de les prendre depuis le bus !

Pas un brin d'herbe verte dans ce décor, sauf à proximité des rares estancias situées près de la route.

Pas un brin d’herbe verte dans ce décor, sauf à proximité des rares estancias situées près de la route.

Arrivés à El Calafate, il nous faut encore nous rendre à l'aéroport pour y récupérer notre voiture de location pour la fin du séjour ; on se fait racketter au passage d'une soit-disant "taxe d'aéroport" proportionnelle au nombre de jours de location ! Là, c'est la vue depuis notre nouveau logement à El Calafate, on est un peu à l'écart de la ville cette fois, et on a vue sur le lago Argentino.

Arrivés à El Calafate, il nous faut encore nous rendre à l’aéroport pour y récupérer notre voiture de location pour la fin du séjour ; on se fait racketter au passage d’une soi disant « taxe d’aéroport » proportionnelle au nombre de jours de location ! Là, c’est la vue depuis notre nouveau logement à El Calafate, on est un peu à l’écart de la ville cette fois, et on a vue sur le lago Argentino.

Le reste de la journée n'a rien de photogénique, si ce n'est les réjouissances de Carnaval : après d'innombrables échecs et avoir écumé les distributeurs de billets de tout El Calafate, nous réussissons enfin à obtenir quelques pesos, et choisissons une agence qui accepte les cartes bancaires pour notre expédition du lendemain au "Perito Moreno".

Le reste de la journée n’a rien de photogénique, si ce n’est les réjouissances de Carnaval : après d’innombrables échecs et avoir écumé les distributeurs de billets de tout El Calafate, nous réussissons enfin à obtenir quelques pesos, et choisissons une agence qui accepte les cartes bancaires pour notre expédition du lendemain au « Perito Moreno ».

On n'avait pas encore réalisé que les deux prochains jours seraient encore fériés, et donc sans approvisionnement dans les "cajeros"...

On n’avait pas encore réalisé que les deux prochains jours seraient encore fériés, et donc sans approvisionnement dans les « cajeros »…

Et donc, que la fête continue, et, comme on est en Argentine : « Futbol para todos » sera notre devise du jour.

Aventures australes (9).

Chapitre 9 : du refuge Chileno à Puerto Natales.
Hé bien, voici venu le moment de quitter le petit monde du parc des Torres del Paine, on commençait à peine à s’habituer. Pas de voiture, pas de réseau téléphonique, pas d’Internet ; bon, j’exagère, quelques pistes permettent de ne pas se déplacer qu’à pied, mais le massif montagneux lui-même est totalement dépourvu de moyen d’accès autre que le catamaran du lac Pehoe et le bateau du lac Grey. Nous sommes samedi matin, et nous pouvons descendre sans nous presser jusqu’à l’hôtel las Torres où nous avons un transport jusqu’à l’entrée du parc en début d’après-midi seulement.

En reprenant le sentier dans le sens de la descente, je suis de nouveau surprise par ces pentes d'éboulis tellement rectilignes et tellement pentues.

En reprenant le sentier dans le sens de la descente, je suis de nouveau surprise par ces pentes d’éboulis tellement rectilignes et tellement inclinées.

On a le temps de regarder les petites fleurs au bord du chemin

On a le temps de regarder les petites fleurs au bord du chemin

et d'admirer les sculptures naturelles des racines d'arbres.

et d’admirer les sculptures naturelles des racines d’arbres.

El condor pasa...

El condor pasa…

Une petite pensée jaune, viola amarilla dit-on par ici.

Une petite pensée jaune, viola amarilla dit-on par ici.

Dans notre descente, nous apercevons en bas un convoi de chevaux qui s'éloigne vers la droite, sans doute l'approvisionnement du refuge des Cuernos où nous ne sommes pas allés.

Dans notre descente, nous apercevons en bas un convoi de chevaux qui s’éloigne vers la droite, sans doute l’approvisionnement du refuge des Cuernos où nous ne sommes pas allés.

Comme nous arrivons presque à l'hôtel, on peut encore se retourner pour revoir le monte Almirante Nieto

Comme nous arrivons presque à l’hôtel, on peut encore se retourner pour revoir le monte Almirante Nieto

dont le sommet possède lui aussi son glacier.

dont le sommet possède lui aussi son glacier.

Pendant que certains roupillent au soleil ("vas-y, je garde les sacs !"), je furète dans les buissons pour trouver quelques zoziaux à paparazzier, ces Pics du Chili étaient très près, mais très mobiles et donc pas trop faciles à tirer.

Pendant que certains roupillent au soleil (« vas-y, je garde les sacs ! »), je furète dans les buissons pour trouver quelques zoziaux à approcher, ces Pics du Chili étaient très près, mais très mobiles et donc pas trop faciles à prendre.

Un dernier condor qui survole le sommet, profitant sûrement de quelques ascendances intéressantes.

Un dernier condor qui survole le sommet, profitant sûrement de quelques ascendances intéressantes.

Puis je retrouve un carancho, le fameux caracara huppé de la lagune Nimez à El Calafate. Celui-ci a une bien belle branche.

Puis je retrouve un carancho, le fameux caracara huppé de la lagune Nimez à El Calafate. Celui-ci a une bien belle branche, et il porte vraiment bien le béret.

Nous revoilà maintenant à l'entrée du parc où l'on doit reprendre le bus pour Puerto Natales. Encore quelques belles vues sur les Torres Central et Norte, et le Nido de Condor.

Nous voilà maintenant revenus à l’entrée du parc, qui est aussi la sortie, où l’on doit reprendre le bus pour Puerto Natales. Encore quelques belles vues sur les Torres Central et Norte, et le Nido de Condor.

Le glacier du Monte Almirante Nieto ressemble un peu à une couche de meringue glacée.

Le glacier du Monte Almirante Nieto ressemble un peu à une couche de meringue glacée.

De l'autre côté du parking, pendant ce temps, voilà deux guanacos qui broutent tranquillement au-dessus de la falaise. Ils ne sont pas sauvages.

De l’autre côté du parking, pendant ce temps, voilà deux guanacos qui broutent tranquillement au-dessus de la falaise. Ils ne sont pas très sauvages.

La verticalité de ces tours qui semblent jaillir du sol est impressionnante.

La verticalité de ces tours qui semblent jaillir du sol est impressionnante.

Ici aussi il y a un petit oiseau de la même espèce qu'hier au refuge, il est très occupé avec les graines du buisson.

Ici aussi il y a un petit oiseau de la même espèce qu’hier au refuge, il est très occupé avec les graines du buisson.

Au moins celui-ci ne va pas nous cracher dessus...

Au moins celui-ci ne va pas nous cracher dessus…

Sur le chemin du retour, on a encore de bien belles vues sur l'ensemble du massif, mais les photos sont vite très floues quand on roule.

Sur le chemin du retour, on a encore de bien belles vues sur l’ensemble du massif, mais les photos sont vite très floues quand on roule.

les guanacos sont vraiment nombreux par ici, bien que les pumas en dégustent une bonne quantité.

les guanacos sont vraiment nombreux par ici, bien que les pumas en dégustent une bonne quantité.

Pour la deuxième fois en quelques jours, j'ai l'impression qu'un avion a décrit un tracé sinusoïdal...

Pour la deuxième fois en quelques jours, j’ai l’impression qu’un avion décrit un tracé sinusoïdal…

Retour sans problème jusqu’à Puerto Natales, où nous avons bien retrouvé nos affaires et notre chambre aux murs de carton. Repas au restaurant de l’hôtel Indigo où l’on n’avait pas pu manger la dernière fois faute d’un timing approprié : le Chili semble avoir des horaires assez différents de l’Argentine. Encore une nuit, et la suite de nos aventures va redevenir argentine. N’oubliez pas vos bouchons d’oreilles, on ne sait jamais…