Week-end à la sarladaise.

On est le 4 juin ! Et nous sommes invités à rejoindre nos amis Chantal et Guy et leur famille près de Sarlat, en Dordogne, une région que nous connaissons fort peu, malgré sa relative proximité : les Pyrénées nous retiennent fermement, en général.

C’est de septembre 1979 sur le « Roussillon », qui nous emmenait tous les quatre, plus notre petit Jérôme et déjà un petit peu Fanny, vers nos aventures tunisiennes, que date notre première rencontre. Et une amitié au long cours qui nous conduit, en ce mois de juin, à nous réunir pour fêter les 60 ans de Chantal, elle en avait 23 pour notre première traversée de la Méditerranée, et on a l’impression que c’était hier.

le gîte

Le samedi en fin de matinée, nous arrivons sur les lieux, et voici notre gîte ; accueillant, non ?

entrée

Évidemment, tout est superbement prévu et organisé. Après l’apéritif, le repas : en entrée, le saumon fumé par Guy s’avère exceptionnel.

le gâteau

Quel boulot pour allumer toutes ces bougies !

on souffle avec Lou

Lou est convoquée pour aider Manou à souffler tout ça.

Papy et Flavie

Flavie est trop petite pour souffler, mais elle aime bien le gâteau aux fraises, mmmm !….

le chat

Pendant ce temps, le permanent du gîte, un gros chat tigré et fort sympathique, a accaparé le portefeuille de Daniel pour s’en faire un oreiller.

jardin d'eau de Carsac

L’après-midi, on s’en va aux jardins d’eau de Carsac, au bord de la Dordogne, et pas très loin du gîte. L’endroit est bucolique…

les lotus

Les lotus n’ont pas de fleur encore mais les feuilles sont belles.

nénuphar

Là c’est un nénuphar rose.

Aurélie et Flavie

Flavie a déjà plongé dans la piscine du gîte, on la surveille de près.

la grenouille

Tous les plans d’eau sont remplis de grenouilles qui se cachent dès qu’on arrive, il faut être très discret pour les surprendre !

dans le labyrinthe

La visite s’achève avec un labyrinthe d’eau, où Aurélie ne lâche pas ses petites.

les prêles

De jolies prêles au bord de l’eau.

la famille

La famille est au complet !

Sylvie et ses nièces

Taty Sylvie avec ses nièces.

Lou

La « grande », c’est Lou…

Flavie

…et la petite, c’est Flavie.

Chantal et Guy

Et tout ça fait des grands-parents heureux, visiblement.

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La digue, la digue

Petite sortie bien différente le lendemain : une promenade en mer, mais sans bateau ni se mouiller (sauf un peu les pieds en marchant dans les flaques). Voilà ce que permet la grande digue de Tarnos, qui protège l’entrée nord du port de Bayonne, en s’avançant d’un kilomètre dans l’Océan.

embouchure de l'Adour

On avance, et en se retournant on voit l’entrée du port de Bayonne et embouchure de l’Adour, avec ses deux balises, rouge et verte.

le bout de la digue

Arrivés au bout de la digue, on découvre le début de la longue fresque écrite sur le mur de béton qui nous sépare de la haute mer.

blocs de béton

Du côté opposé, ce sont des centaines de blocs de béton qui sont là pour briser les assauts des vagues, ils sont au repos aujourd’hui : c’est le grand calme.

lecture

Tine avance en s’efforçant de lire, ce qui n’est pas toujours facile car les vagues ont effacé quelques lettres, par endroits.

le kayak

Près de nous passe un navigateur solitaire dans son frêle esquif. Arrive-t-il de Polynésie ?

trois promeneurs

Pour finir, nous arriverons à lire ou à deviner la totalité de la fresque, réalisée en 2014 et signée Nicolas. Malheureusement, le site indiqué nicodigue.fr ne fonctionne pas ou plus, mais la toile fournit encore les articles de presse (Sud-Ouest, la Semaine du Pays Basque) publiés sur le sujet.

Bon retour en Vendée, Tine et David !

An englishman in Jaizkibel.

Tine et David

Coucou !

Pour notre grand plaisir, le 31 mai nous arrivaient d’Espagne nos deux amis globe-trotters tranchais, en route pour leur coming back home après une virée touristique chez nos voisins du Sud. Une photo désormais historique d’un britannique AVANT le Brexit, on le reconnaît aisément au drapeau dessiné sur son T-shirt, j’ignore s’il en possède un avec le drapeau européen.

En toute logique, pour la sortie du lendemain, c’est vers le littoral Pyrénéen que nous choisissons de les emmener, sur les pentes du Jaizkibel que nous commençons à bien connaître dans ce blog. Pour une autre vision, en anglais dans le texte, mais surtout en images, rendez vous sur http://anenglishmaninlatranche.blogspot.fr/2016/10/jaizkibel.html, le blog de David.

la descente

Descendons vers l’Océan pour commencer, forcément à pied car aucune route ne s’en approche par ici. C’est d’ailleurs l’un des grands intérêts de ce secteur.

les moutons

Il y a quelques moutons sur la mer, mais il y en a aussi pas mal autour de nous, le nez dans l’herbe et le manteau dans le vent.

le bain

Nous rejoignons le sentier littoral. Un premier ruisseau à franchir (Iturraingo erreka, on est quand même au Pays Basque) offre aux oiseaux marins l’opportunité d’un bain en eau douce, dans les petites retenues formées par les ressauts rocheux.

les marcheurs

Le sentier traverse ensuite une grande zone plane où, paraît-il, se posa en catastrophe Roland Garros lors de la course aéronautique Paris-Madrid en 1911.

morceaux de falaise

Côté Océan, les falaises tombent en morceaux.

lecture

On lit sur le panneau l’histoire de l’aviateur.

la pointe

Côté mer, une pointe résiste aux assauts des vagues.

punta Biosnar

Celle-ci, la plus grande de tout ce littoral du Jaizkibel, c’est la punta Biosnar, seulement entourée de moutons de mer, elle.

deuxième ruisseau

Nous franchissons un deuxième ruisseau, dont je n’ai pas trouvé le nom. Il court sur un joli fond sableux, agrémenté de quelques iris jaunes.

la crique Arlatz

Ici, c’est la crique Arlatz, formée par le ruisseau. Pas d’embouchure spectaculaire, ce dernier ruisselle jusqu’à l’Océan en passant sous les cailloux qu’il a lui-même amenés.

rochers

Les formes et les couleurs font déjà penser à la vallée des couleurs, qui n’est pas tellement éloignée.

pique-nique

On s’écarte un peu du chemin pour pique-niquer…

fleurettes

…et on peut aussi compter fleurettes !

Biosnar

Nous arrivons maintenant à la punta Biosnar.

le trou

En la dépassant un peu, on rencontre une zone de roches très sculptées par l’érosion, avec des formes organiques, des taffonis.

la pente

Ici, les Pyrénées plongent dans l’Océan.

les yeux

J’ai l’impression qu’on me regarde !

le littoral

C’est le lieu de la rencontre entre la montagne et la mer, et on voit les traces du combat.

le retour

Et nous voilà sur le chemin du retour !

Vagabondages de mai.

Le mois de mai s’est ensuite achevé sans grande ni petite expédition, hormis les allées et venues entre l’Ariège et le Pays Basque. Il a été accompagné de son habituel cortège de soleil, de pluies et de brumes, de fleurs et même de bestioles.

Premier passage par l’Ariège au retour du Roussillon :

Le Mirabat apparaît entre les brumes

apparition du Mirabat entre les écharpes de brumes tandis que le soleil perce à travers les nuages.

une pervenche

Quelques fleurs de pervenches sur le rocher du fond de la terrasse.

les jardins

Dans les jardins côté Nord, les pommes de terre commencent à montrer leurs feuilles, et les courges essayent de s’adapter à leur vie en pleine terre. Il est loin, le vieux temps où tout cela n’était qu’un grand champ de ronces !

les arctothèques

Autres lieux, nouvelles fleurs à découvrir : celles-ci s’avèrent originaires d’Afrique du Sud, l’époque est aux migrations. Ce sont des arctothèques, qu’on se le dise.

le jardin de Michou

C’est aussi la grande saison des fleurs dans le jardin de Michou à Anglet.

Biriatou

Une petite virée gastronomique à Biriatou, là aussi les fleurs apparaissent, mais il faut laisser la place du chat.

les iris d'Estours

De retour en Ariège, les iris sont au sommet de leur floraison, une période que j’apprécie particulièrement. Les grosses limaces noires les adorent aussi, mais je ne les laisse pas faire. Enfin… je fais ce que je peux.

fleur de lamier

Moins appréciés des mollusques, les lamiers tapissent les bords du chemin dit « la pierre plate » qui permet de monter au hameau depuis la route.

les ancolies

C’est aussi la pleine saison des ancolies, qui bleuissent abondamment les bords des chemins et des routes en mai et juin.

iris après la pluie

Les perles de pluie se posent sur les iris et leur font courber la tête, elles brillent dans le soleil.

les mésanges

Un couple de mésanges bleues s’est installé dans le mur nord, l’entrée du logis se trouve au-dessous de l’extrémité d’une poutre. Je les ai repérées aux piaillements de la marmaille lorsqu’un des parents arrive avec le ravitaillement. Mais il a fallu attendre longtemps avant de réussir à fixer la scène…

géranium livide

Plus discrets que les ancolies, les géraniums livides sont de plus en plus nombreux chaque année. J’aime leur délicatesse.

la rose rouge

L’une des roses rouges, jamais très nombreuses, a capté des centaines de gouttes, ça brille dans le soleil.

le lézard vert

C’est l’époque où les lézards verts, préoccupés par leur reproduction, deviennent un peu bleus (les mâles uniquement, paraît-il), et surtout bien moins farouches car leur attention se concentre sur la course à la lézarde.

encore le Mirabat

Dernier salut au Seigneur Mirabat avant de repartir vers l’Ouest…

couchant sur l'Océan

…et dernier salut au Soleil qui s’en va éclairer au-delà de l’Océan avant de revenir par l’Est le lendemain matin.

Sant Llorenç del Munt.

Rencontre familiale à Argelès, le 12 mai, et petite promenade familiale à la découverte du patrimoine argelésien.

Le temps est maussade, beaucoup de nuages ; mais j’ai repéré sur la carte TOP 25 une « chapelle Saint Laurent » au Sud-Ouest du château de Valmy, facilement accessible dans le genre promenade digestive, et que nous ne connaissons pas. Maïthé, toujours prête pour une petite marche, se joint à nous pour l’occasion.

fleur rose

Le printemps est là, et malgré les nuages menaçants de jolis petits soleils roses s’épanouissent au bord du chemin.

église Sant Llorenç del Munt

Un bout de piste, un bout de sentier forestier, et nous y voilà ! Nous avons la surprise de reconnaître un bâtiment déjà vu parmi les dessins de Sauveur, sans que nous sachions le situer. Peu d’indications sur place, mais un petit tour sur wikipédia nous apprend qu’il s’agit d’un édifice roman (ça, on l’avait bien vu, avec les beaux arcs plein cintre) construit au XIIe siècle, et même consacré le 8 mai 1164 !

abside

« Le chevet est orné d’un rang d’arcatures lombardes sur modillons, d’un rang de dents d’engrenage et d’une corniche à gorge. »

…je n’aurais pas pu mieux l’exprimer 🙂

la fenêtre

La fenêtre est bien jolie, mais ne doit pas donner beaucoup de lumière à l’intérieur.

Le site de l’office du tourisme d’Argelès nous apprend aussi que l’endroit servit d’abri aux réfugiés espagnols.

fraternité

Une petite photo de famille avant de redescendre.

le château de Valmy

Dans ce sens, le chemin offre une belle vue sur le château Art nouveau de Valmy, construit à la fin du XIXe siècle pour l’industriel perpignanais Pierre Bardou (les papiers à cigarette JOB) par l’architecte danois Dorph-Petersen.

orobanche

Des fleurs un peu étrange le long du chemin, on dirait presque des orchidées, mais il s’agit d’orobanches, plantes parasites et qui possèdent la curieuse propriété d’être dépourvues de chlorophylle.

un p'tit coin de parapluie

L’Albère sans Einstein.

…mais toujours avec le même guide confirmé, surtout depuis qu’il utilise un GPS !

Ayant quitté la Provence le 8 mai, nous voici le 10 mai de retour dans le Roussillon et en route pour une petite expédition sur la frontière où nous cherchons cette fois la croix 582. Elle se trouve à un col appelé « coll Fourcat », et pour la rejoindre nous allons partir du hameau de Saint Martin d’Albère.

panneau d'entrée

Nous y voilà! Saint Martin est l’un des quelques hameaux de la commune de L’Albère, qui comptait, en 2013, 82 habitants. Aucun de ces hameaux ne s’appelle L’Albère, c’est le nom du massif montagneux sur lequel se trouve la commune. A Saint Martin, il n’y a pas grand chose : à première vue, juste une vieille église romane fortement privée, avec clôtures et panneaux, et une grosse ferme à côté. C’est là notre point de départ : nous devons emprunter le chemin qui longe la ferme et monter vers le col à travers la forêt.

les vaches de St Martin

Près de la ferme, un beau troupeau de vaches est occupé à tondre le gazon.

vue vers Céret

Au loin, la vue porte vers Céret et les villages de la vallée du Tech.

le chemin

Nous commençons par suivre une piste, en faisant bien attention au chien comme il est indiqué. En fait il devait être occupé à autre chose.

le ruisseau

Après quelques dizaines de mètres, un ruisseau traverse notre chemin sur un passage bétonné, et retombe en cascade vers son lit naturel.

rameaux d'épicéa

Les nouvelles pousses des conifères sont d’un joli vert tendre.

aire de repos

Nous montons maintenant par un sentier à travers la forêt. Nous passons à côté de deux terrasses aménagées, avec table et bancs de pierre.

inscription

Une pierre gravée nous indique qu’il s’agit là d’une aire de repos : « asseyez-vous, c’est que ça fatigue, la montagne » ! dit-elle à peu près.

coeur et flèche

Même Cupidon est un jour passé par là !

montée dans la forêt

Nous montons, entre les arbres, en suivant les balises rouges et blanches.

coll Fourcat

Nous voici au coll Fourcat. La croix frontière ne doit pas être bien loin, voyons un peu sur le GPS de quel côté elle se trouve.

la croix 582

Et voilà, on l’a vite trouvée. Pourtant, ces croix gravées sont bien moins faciles à voir que les bornes !

fleurs blanches

Dans l’herbe, des fleurs blanches que je ne connais pas.

barrière - frontière

Pour franchir la frontière et continuer vers l’Espagne, il faudrait sauter la barrière, ce que nous ne ferons pas.

les genêts en fleurs

Nous redescendons vers Saint Martin par le même chemin, en admirant au passage les genêts en fleurs…

ancolie

et de nombreuses ancolies ; ces somptueuses fleurs sauvages, que l’on rencontre au printemps tout le long des Pyrénées, sont parmi mes préférées.