Arcouzan-core une fois.

C’est le 13 août 2017 qui fut choisi pour cette balade ultra-classique désormais, mais toujours appréciée, avec sa longue montée en pente douce le long du ruisseau d’Estours jusqu’à la cabane d’Artigue, en face de la belle cascade d’Arcouzan.

Voici une partie des marcheurs, les pêcheurs devant nous rejoindre en cours de route. En marche !

Une fois n’est pas coutume, la photographe photographiée, sur le sentier ombragé.

Le parcours se fait généralement à l’ombre, mais le soleil perce çà et là et vient parfois mettre un coup de projecteur sur une plante qui se trouve ainsi mise en valeur. Ici c’est l’ombelle d’une berce en fleur, exceptionnellement sans insecte.

Dans le torrent que nous remontons, il y a quelques jolis jacuzzi.

Peu de risque de souffrir de la chaleur sur le chemin. On est constamment à couvert.

Ici, une passerelle moderne en a remplacé une ancienne bien plus rustique, et qui a fini par être emportée par le torrent.

C’est de là que l’on a une jolie vue sur le sommet du mont Valier, 2000 m plus haut.

Petite pause pour prendre la pose…

Un bouquet de hêtre déraciné barre le chemin !

Un promeneur a pensé à faire profiter les autres de son expérience, merci !

Nous sortons enfin de la forêt sur le replat de l’Artigue, et pouvons admirer sur notre droite la cascade d’Arcouzan.

Les braises sont déjà prêtes à l’emploi, et on peut commencer les grillades, mmmmm !

Un bloc erratique sert de siège et de table.

De petits papillons bleus (des argus ? ) viennent lécher la transpiration ou le parfum de Danièle.

Notre emplacement de pique-nique est tout près de la cabane forestière de l’Artigue.

Les vaches en estive sont juste à côté, on les surveille du coin de l’œil.

Mimi restera seule à aller se faire doucher par la cascade ! Bravo !

Petit arrêt en redescendant pour profiter d’un bel éclairage sur l’autre cascade de la balade, celle du Bibet, dont la situation est bien moins spectaculaire que celle d’Arcouzan.

Au pays des géants.

Revenons maintenant en Nouvelle-Zélande pour les derniers épisodes de notre séjour au pays des kiwis, en mars 2017. Et puisque ces derniers sont bien trop timides pour se montrer à de vulgaires touristes, allons rendre visite à quelques survivants d’une population autochtone très ancienne, les kauris, selon leur nom Maori, ou Agathis australis, selon leur nom botanique : des conifères parmi  les plus vieux du monde, et capables de devenir parmi les plus gros et les plus âgés.
Victimes des incendies et d’une intense exploitation, les forêts de kauris ont été quasiment réduites à néant en moins d’un siècle après le début de la colonisation. Quelques lambeaux en subsistent encore, uniquement dans la partie nord de l’île du Nord, qui est leur aire naturelle de répartition (au nord de la latitude de 38°S). Et comme la péninsule de Coromandel en contient un morceau, allons donc rendre visite à quelques spécimens remarquables, et désormais très protégés.

Les derniers kauris sont maintenant attaqués par une maladie qui les conduit à la mort. Pour éviter la transmission, qui se fait notamment par les chaussures des randonneurs, l’accès au sentier commence par une désinfection des semelles, et les passages à proximité des kauris se font sur des passerelles empêchant le contact avec les racines.

Le parcours dans la forêt est très agréable, agrémenté de bien jolis ruisseaux.

« Silver fern », les fougères argentées sont nombreuses.

Pour bien voir le dessous blanchâtre, il faut retourner la feuille.

Une feuille toute neuve nous rappelle que c’est vraiment une fougère, malgré le tronc de plusieurs mètres de haut. A moins qu’il ne s’agisse de la famille d’un escargot ?

C’est un chouette sentier très nature qui conduit vers la zone des « gros ».

On aperçoit déjà quelques individus assez imposants.

L’accès aux arbres les plus volumineux se fait par une passerelle protectrice.

On se sent bien petits …

L’écorce d’un kauri se détache en écailles avec le temps, protégeant ainsi l’arbre contre l’invasion des plantes grimpantes.

Les arbres aiment être câlinés… peut-être. Mais pour en faire le tour, il va falloir trouver plus de monde !

Un plus gros ruisseau, une plus grande passerelle.

Ici, deux arbres ayant poussé tout proches se sont rejoints et soudés en grossissant avec le temps. Ils sont (il est ?) connus sous le nom de « siamese kauri ».

Ces grands arbres qui dominent la forêt n’ont pas une forme générale qui rappelle l’un quelconque de nos conifères. Ils ont aussi des feuilles, d’ailleurs, et non pas des aiguilles.

Autre végétal autochtone, ce « nikau palm » en train de fleurir, le long du sentier.

Le voyez-vous sur sa branche ? Ce petit oiseau fugitif est un « fantail », ainsi nommé pour sa capacité à étaler sa longue queue comme un éventail un peu à tout propos, mais pas pour moi à ce moment, tant pis !

Dans une forêt de kauris, il y a aussi beaucoup d’autres arbres, généralement plus petits.

Un dernier arrêt pour aller admire la cascade de « Waiau falls », en pleine forêt, mais pas trop loin de la route.

Artigue 2016

Une des balades incontournables de l’été, au moins une fois en principe, c’est la montée jusqu’à la cabane d’Artigue, avec saucisse ou côtelettes à faire griller, et à l’été 2016 ce fut pour nous le 25 août.

Pour cela, il suffit de remonter la vallée d’Estours en direction du Valier à partir de la centrale d’Arros (ou même du hameau d’Estours si on a le courage), en suivant le tracé du GR10 qui longe le torrent en sous-bois, ce qui en fait une promenade très agréable même par une journée très chaude comme cela peut arriver en été.

C’est peu avant d’arriver au pied de la cascade de Bibet, au niveau de la passerelle trop moderne qui ne plaît pas à Gérard, que l’on découvre notre sommet tutélaire du mont Valier, et son petit glacier d’Arcouzan qui résiste encore à la fonte généralisée constatée sur tous ses semblables, et notamment ceux des Pyrénées. Comme on peut constater, c’est vraiment du beau temps aujourd’hui !

Chaque année qui passe permet de constater des changements le long du torrent, comme cet arbre tombé en travers du lit, cette fois.

Les rayons du soleil à travers les arbres mettent en valeur les bouillonnements de la rivière. Un spectacle mouvant et toujours fascinant.

Au bout de presque 2 heures de marche, nous sortons du couvert et découvrons sur notre droite la belle cascade d’Arcouzan au fond de son écrin de roche. Le débit n’y est pas très fort en cette fin d’été.

En grimpant encore un peu sur la gauche, nous découvrons aussi avec intérêt que l’on vient (en nous voyant arriver) de mettre la saucisse à griller, le feu ayant été préparé efficacement par les trois éclaireurs, partis en avant-garde tandis que j’attendais l’arrivée tardive des toulousains.

Ici, comme cela arrive parfois en altitude, les papillons azurés ne sont pas farouches, et ils aiment bien se poser sur nous pour se délecter de quelques gouttes de sueur ou autre délice sécrété par la peau du randonneur.

Petite séquence digestion…

Nous sommes tout près de la cabane d’Artigue et de la vallée du même nom (à cet endroit). Nous y avons souvent vu des chevaux, mais ce jour-là ils ne sont pas présents.

De l’autre côté du ruisseau, la cascade est bien belle, et si certains se laissent tenter par un bain rafraîchissant, le choix des autres se porte sur elle.

Au moment de reprendre mon bâton, je suis obligée d’en chasser toute une équipe de papillons en train de suçoter la poignée.

Nous voilà presque arrivés !

Et me voilà au pied du mur ! A cette saison, ça mouille un peu mais il est tout de même possible de s’approcher avec l’appareil photo sans trop le tremper. On ressent tout de même bien le souffle froid de la chute d’eau.

Photo souvenir…

…et la vue de l’autre côté, en se retournant vers Artigue, et le bois de Japtoï.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le GR10 pour redescendre le long du ruisseau, où les derniers rayons de soleil éclairent encore quelques berces, avant qu’il ne disparaisse derrière les hautes parois.

 

Les visiteurs venus de l’Est.

Mais oui, Lyon, la Provence, pour nous ce sont des pays de l’Est ! On pourra facilement me faire remarquer que je suis un peu à l’ouest, mais ça ne fait rien. Voyons donc quelques images de cette semaine estivale où nous avons eu le plaisir et l’honneur d’accueillir cette belle jeunesse dans notre repère d’Ariège.

Programme à la carte pour nos invités, Bérenger s’étant blessé en début d’été en faisant le malin en vélo, et ne pouvant prétendre à effectuer de grandes balades, tandis que Tiphaine et J-Ed allaient se laisser tenter par l’appel des cimes, et donc par la balade incontournable de la région, à savoir l’ascension du Mont Valier, qui domine notre vallée de ses 2838m.

Mais pour se dégourdir un peu les jambes, commençons par une petite balade familiale : en suivant l’itinéraire qui conduit au Port de Salau (je jure que c’est le vrai nom !), et en s’en écartant juste un peu à la fin, rendons-nous tous ensemble jusqu’à la cascade de Bégé.

les marcheurs

Voici l’équipe du jour, à l’exception, évidemment, du photographe (ou peut-être faut-il dire la photographe ?)

le chardon

Nous constatons très vite la présence d’animaux sauvages, ici une abeille très poilue, peut-être issue du croisement d’une abeille ariégeoise avec un ours slovène ?

sous-bois de sapins

Une plantation d’épicéas au bord du chemin, il fait sombre là-dedans !

rencontre

Un peu plus loin, une petite troupe d’ânes derrière une clôture électrique, Tiphaine tente d’engager la conversation.

intéressé

Mais celui qui fouille dans son sac à dos a l’air plus intéressant, voyons un peu ce qu’il va en sortir ?

cascade de Léziou

Comme on n’est pas parti de très bonne heure, on s’arrête pour le pique-nique près de la cascade de Léziou, où l’on est loin d’être les premiers. Il y a même un courageux qui s’apprête à prendre sa douche ! En l’absence de Jean-Marie, personne dans notre équipe n’a envie de le rejoindre.

la cascade

Après notre repas, le baigneur est parti, et un rayon de soleil éclaire joliment le bas de la cascade.

la cascade de Bégé

Poursuivant notre route sans beaucoup de soleil, car les nuages venus d’Espagne débordent un peu par-dessus les crêtes, nous parvenons à la cascade de Bégé, elle est très haute, mais partagée en une succession de chutes.

fatigue

Tout le monde est un peu fatigué, à l’exception de Gabriel qui ramasse et lance des bâtons en direction du torrent, mais il n’a pas la permission de s’approcher très près du bord en pente.

éclairée

Un léger rayon de soleil traverse fugacement les nuages et éclaire un peu plus la cascade, mais nous n’aurons pas mieux pour cette fois. Il est temps de redescendre.

le gué

Un gué à traverser, voilà une bonne occasion de jeter quelques cailloux, et si on pouvait éclabousser un peu papy, ce serait vraiment rigolo !

le chemin du retour

En s’éloignant du pied des montagnes et des vilains nuages espagnols, on récupère quelques rayons de soleil bienvenus.

Titi et J-Ed

Photo-souvenir….

depuis le col de Pause

Pendant que les montagnards sont partis pour le Valier, opération myrtilles pour le reste de l’équipe, au col de Pause, d’où l’on peut en même temps admirer la célèbre et splendide montagne. Gabriel, lui, est reparti avec ses parents, tout triste de quitter le gentil Bérenger.

le lac de Bethmale

Ils sont rentrés bien fatigués, les deux pyrénéistes ! Il faut dire qu’ils ont rajouté un petit supplément aux 1800m de dénivelé du Valier, en allant faire la via ferrata, à la descente. Alors le lendemain, les jambes sont raides, et on se contente de les emmener au lac de Bethmale, où on peut accéder en voiture et faire le tour bien à plat. Mais les couleurs de ce petit lac sont comme toujours somptueuses…

le lac

…particulièrement à travers les arbres qui l’entourent.

hêtre têtard

Ici c’est un hêtre « têtard », de petites pancartes les signalent.

maison Souquet

Et un peu de culture pour finir la journée, avec la visite du musée des colporteurs à Soueix, établi dans la maison Souquet, dont la boutique est restée dans l’état où elle était au moment de sa fermeture, dans les années 1960. Souquet était le fournisseur attitré des colporteurs issus des environs dès le XIXe siècle, à une époque où le moindre aléa de la vie plongeait rapidement une famille d’agriculteurs dans la misère, obligeant certains d’entre eux à prendre la route.

caisse de colporteur

Ici une caisse de colporteur (ou de colporteuse, il y avait aussi des femmes) ; les objets de piété étaient souvent la base de leur commerce.

sur la place

Un peu de bricolage (difficile, pour moi) pour cette dernière image d’un pot familial sur la place du village. Mais non, pas tout à fait la dernière, car en fouillant dans mes archives j’ai retrouvé des photos datant de 1990, où les plus perspicaces retrouveront peut-être deux des personnages ci-dessus…

la balançoire

la terrasse