Deux bornes dans la lucarne.

Mais non je ne vais pas parler de foot ! La lucarne, c’est une lucarne météo, même pas une fenêtre donc, qui éclairait soudain le ciel du dimanche matin malgré les sombres prévisions de météo France.
Or notre collection de bornes ayant justement un trou, pas très grand mais un trou quand même, entre les bornes 36 et 39, l’occasion était belle de partir pour Sare et le col de Lizuniaga où la borne 36 se trouve au bord de la route , après quelques incantations rituelles destinées à repousser les intempéries.

Cette fois, nous contournons Sare par l'Ouest, où la vieille route si étroite entre ses deux rangs serrés de platanes a enfin été doublée, ce qui évite les grandes marches arrière d'autrefois. J'apprécie que les vieux platanes aient été conservés !

Cette fois, nous contournons Sare par l’Ouest, où la vieille route si étroite entre ses deux rangs serrés de platanes a enfin été doublée, ce qui évite les grandes marches arrière d’autrefois lorsque quelqu’un arrivait en face. J’apprécie que les vieux platanes si beaux aient été conservés !

Peu de cyclistes ce dimanche matin, les sorties programmées ont dû être victimes de la météo. Nous stationnons près de la table des faceries et de la borne 36, tout en constatant la disparition de la stèle plus ancienne mentionnée sur le panneau...

Peu de cyclistes ce dimanche matin, les sorties programmées ont dû être victimes de la météo. Nous stationnons près de la table des Faceries et de la borne 36, tout en constatant la disparition de la stèle plus ancienne mentionnée sur le panneau…

...que voici, tout au moins pour sa version française. Mais il est temps d'attaquer la montée, qui est directe à travers la pente, et dans laquelle les bâtons du Père Noël se révéleront fort efficace car leur extrémité s'ancre dans la terre mouillée  (la boue, çà s'appelle).

…que voici, tout au moins pour sa version française.
Mais il est temps d’attaquer la montée, qui est directe à travers la pente, et dans laquelle les bâtons du Père Noël se révéleront fort efficace car leur extrémité s’ancre dans la terre mouillée (la boue, çà s’appelle).

Nous parvenons rapidement à la première borne ancienne, il y en a pas mal dans cette zone, elle est directement au-dessus de notre parking, on voit encore la voiture en bas.

Nous parvenons rapidement à la première petite borne ancienne, il y en a pas mal dans cette zone, elle est directement au-dessus de notre parking, on voit encore la voiture et la table en bas.

Malgré la forêt, la saison et la mauvaise exposition, une Daphnée lauréole fleurit tout de même à côté. Plante toxique, elle semble quand même avoir été goûtée.

Malgré la forêt, la saison et la mauvaise exposition, une Daphné lauréole fleurit à côté. Plante réputée toxique, elle semble quand même avoir été goûtée.

A travers le rideau des arbres dépouillés, on aperçoit le brouillard dans la vallée de la Bidassoa.

A travers le rideau des arbres dépouillés, on aperçoit le brouillard dans la vallée de la Bidassoa.

La borne 37 est là, bien visible dans ce couloir où passe la frontière, une ancienne petite borne à ses côtés.

La borne 37 est là, bien visible dans ce couloir sans arbres où passe la frontière, une ancienne petite borne à ses côtés.

Un peu plus haut, une trouée dans les arbres permet de voir les peñas de Haya ou Trois-Couronnes, coiffées d'un nuage.

Un peu plus haut, une trouée dans les arbres permet de voir les peñas de Haya ou Trois-Couronnes, coiffées d’un nuage ; elles dominent le brouillard qui occupe le fond de la vallée.

La trouée semble avoir été ménagée pour l'usage de cette palombière géante.

La trouée semble avoir été ménagée pour l’usage de cette palombière géante.

On continue à monter tout droit dans la pente, en se retournant de temps en temps pour regarder le paysage et souffler un peu. Revoilà notre belle palombière, dans le décor environnant.

On continue à monter tout droit dans la pente, en se retournant de temps en temps pour regarder le paysage et souffler un peu. Revoilà notre belle palombière, dans le décor environnant : le col de Lizuniaga au-dessous, et à droite la Rhune et ses bâtiments du sommet.

Nous voilà à la borne 38 !  Mais il va falloir grimper encore pour trouver les anciennes bornes (on ne néglige plus rien désormais !)

Nous voilà à la borne 38 ! Mais il va falloir grimper encore jusqu’à la 39 pour trouver les anciennes bornes (on ne néglige plus rien désormais !)

Hum ! En regardant vers l'Ouest, j'ai bien l'impression de voir arriver des nuages...

Hum ! En regardant vers l’Ouest, j’ai bien l’impression de voir arriver des nuages…

Hé bien, ici aussi on est sur ehiza barruti publikoa, mais maintenant on sait ce que çà veut dire, grâce à la perspicacité de Daniel.

Hé bien, ici aussi on est sur ehiza barruti publikoa, mais maintenant on sait ce que çà veut dire, grâce à la perspicacité de Daniel.

Tiens ! Un œuf de hérisson ! Mais non, je blague, ce n'est qu'une bête châtaigne.

Tiens ! Un œuf de hérisson ! Mais non, je blague, ce n’est qu’une bête châtaigne.

Un nouvel arbre-monstre !

Un nouvel arbre-monstre !

La fin de la montée dans la forêt est particulièrement raide, toujours tout droit.

La fin de la montée dans la forêt est particulièrement raide, toujours tout droit.

vers l'Ouest c'est plus que menaçant, on le voit même à travers les mélèzes.

vers l’Ouest c’est plus que menaçant, on le voit même à travers les mélèzes.

On sort enfin des arbres pour constater qu'il y a encore du soleil côté français. La dernière borne ancienne est par là dans les fougères, pas bien loin de la borne 39, que nous rejoignons maintenant.

On sort enfin des arbres pour constater qu’il y a encore du soleil côté français. La dernière borne ancienne est par là dans les fougères, pas bien loin de la borne 39, que nous rejoignons maintenant.

Au moment où nous entamons la descente, la lucarne météo s'achève et la pluie se met à tomber, elle ne s'arrêtera pas beaucoup jusqu'au retour à la voiture.

Au moment où nous entamons la descente, la lucarne météo s’achève et la pluie se met à tomber, elle ne s’arrêtera pas beaucoup jusqu’au retour à la voiture.

Il n’y a pas de photo de la descente car l’appareil était à l’abri dans le sac à dos. Dommage, l’itinéraire était différent mais très joli aussi. Daniel était très content car il a pu tester son nouvel équipement de pluie en prévision de la Patagonie, et le résultat était concluant. Pour ma part, j’ai pu vérifier que mon matériel était bien insuffisant, j’ai fini le pantalon bien trempé par l’eau qui s’égouttait de ma veste, et celle-ci bien imbibée déjà 😦

Cependant, même après 14h, le restaurant Lizuniaga au col tout proche nourrit volontiers ses clients (il faut dire qu'il se trouve en Espagne, les frontières n'existent pas que sur le terrain...)

Cependant, même après 14h, le restaurant Lizuniaga au col tout proche nourrit volontiers ses clients (il faut dire qu’il se trouve en Espagne, les frontières n’existent pas que sur le terrain…) et nous en avons donc profité pour aller casser la croûte bien au chaud.

Lorsque nous sommes sortis du restaurant, il pleuvait encore. La lucarne s’était définitivement refermée…

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Vendredi ou les bornes sauvages.

Quoi faire quand la météo annonce un temps pourri tout le week-end ? C’est facile, il n’y a qu’à sortir le vendredi ! Hé oui, pas de cours le vendredi cette année non plus, alors… En plus, le vendredi, point de vélocipèdes sur les routes du Pays Basque : les vélomaniaques aiment bien pédaler de concert, et se réunissent donc le week-end presque exclusivement (en hiver en tous cas) ; le risque d’en attraper un sur le capot de la voiture à la sortie d’un virage un peu serré est donc nettement moindre le vendredi. Nous voilà donc partis ce vendredi 17 janvier à la recherche de nouvelles bornes frontière pour compléter notre collection.
Afin d’éviter de refaire tout le chemin jusqu’à la borne 51 avant de trouver la 52 et les suivantes, nous bifurquons sur la gauche bien avant le col de Lizarrieta et suivons une bonne piste pendant plusieurs kilomètres avant de nous stationner à un carrefour d’où nous accéderons directement à la borne 52 sans faire trop de chemin.

Aujourd'hui, grande première, j'inaugure les bâtons que le Père Noël m'a apportés comme j'avais été bien sage.

Aujourd’hui, grande première, j’inaugure les bâtons que le Père Noël m’a apportés, puisque j’avais été bien sage.

Il y a un fort vent de sud-est qui forme dans le ciel pyrénéen des nuages très spéciaux, celui-ci m'a l'air d'un lenticulaire effiloché.

Il y a un fort vent de sud-est qui forme dans le ciel pyrénéen des nuages très spéciaux, celui-ci m’a l’air d’un lenticulaire effiloché (ce ne doit pas être la dénomination officielle…)

Et en effet, nous arrivons rapidement à la borne 52, sur cette crête aujourd'hui balayée par le vent.

Et en effet, nous arrivons rapidement à la borne 52, à Bagacelareta (hééé oui), sur cette crête aujourd’hui balayée par le vent.

Un peu plus loin nous trouvons la borne 53 (une excellente année, 53, soit dit en passant). Un petit caillou est posé dessus.

Un peu plus loin nous trouvons la borne 53 (une excellente année, 53, soit dit en passant). Elle se trouve près d’un petit ruisseau, et un petit caillou est posé dessus.

Le chemin est très agréable, peu accidenté et avec une vue toujours dégagée.

Le chemin est très agréable, peu accidenté et avec une vue toujours dégagée.

Ah, non, celui-ci n'est pas le bon chemin, il faut prendre celui qui descend.

Ah, non, celui-ci n’est pas le bon chemin, il faut prendre celui qui descend.

En bas de la descente, c'est la 54 au bord du ruisseau, ou plus exactement au confluent de deux ruisseaux, qui forment ensuite Ourioko Erreka (erreka, çà ne veut pas dire j'ai trouvé, çà veut dire ruisseau en basque).

En bas de la descente, c’est la 54 au bord du ruisseau, ou plus exactement au confluent de deux ruisseaux, qui forment ensuite Ourioko Erreka (erreka, çà ne veut pas dire j’ai trouvé, çà veut dire ruisseau en basque).

Ici la frontière fait un angle, dessiné sur la face supérieure de la borne.

Ici la frontière fait un angle, dessiné sur la face supérieure de la borne.

Notre chemin remonte ensuite en direction de l'Atxuria, on passe près d'un grand chêne qui semble marcher les bras écartés.

Notre chemin remonte ensuite en direction de l’Atxuria, on passe près d’un grand chêne qui semble marcher les bras écartés.

Il est temps de casser la croûte et nous essayons de profiter des murets qui prolongent cette bergerie pour nous abriter du vent incessant, mais finalement à chaque bourrasque on est entouré d'un tourbillon de feuilles mortes qui essaient de se jeter dans nos verres ou dans la boîte de thon à la catalane (sacrilège !)

Il est temps de casser la croûte et nous essayons de profiter des murets qui prolongent cette bergerie pour nous abriter du vent incessant, mais finalement à chaque bourrasque on est entouré d’un tourbillon de feuilles mortes qui essaient de se jeter dans nos verres ou dans la boîte de thon à la catalane (sacrilège !) Il y a aussi de la boue, on s’éloigne en regardant où on met les pieds…

Nous poursuivons en direction du col des trois bornes, la frontière est déterminée par le ruisseau que nous voyons ici en contrebas, derrière les pottoks.

Nous poursuivons en direction du col des trois bornes, la frontière est déterminée par le ruisseau que nous voyons ici en contrebas, derrière les pottoks.

Voilà le col des Trois-Bornes ! Mais... c'est la 56 ! On aurait loupé la 55 ?

Voilà le col des Trois-Bornes ! Mais… c’est la 56 ! On aurait loupé la 55 ?

Mais non, la voici, un peu plus loin dans l'axe du fameux ruisseau, elle aussi est à un angle de la frontière, et possède d'ailleurs sur sa face supérieure le même tracé gravé.

Mais non, la voici, un peu plus loin dans l’axe du fameux ruisseau, elle aussi est à un angle de la frontière, et possède d’ailleurs sur sa face supérieure le même tracé gravé que la 54.

Nous repassons forcément par le col et la borne 56 avec ses deux compagnes ; le paysage environnant a des couleurs très particulières avec le temps qu'il fait, et ce vent qui donne aux nuages des allures de coups de pinceaux.

Nous repassons forcément par le col et la borne 56 avec ses deux compagnes ; le paysage environnant a des couleurs très particulières avec le temps qu’il fait, et ce vent qui donne aux nuages des allures de coups de pinceaux.

Il faut encore monter pour rejoindre la borne 57 et dernière pour ce jour.

Il faut encore monter pour rejoindre la borne 57 et dernière pour ce jour.

Nous y voilà ! Au pied de l'Atxuria.

Nous y voilà ! Au pied de l’Atxuria. Avec la coiffure « dans le vent »…

Nous voilà sur le chemin du retour, plus besoin de suivre la frontière , on passe donc par la piste côté espagnol, l'Atxuria est maintenant derrière nous.

Nous entamons alors le chemin du retour, plus besoin de suivre la frontière , on passe donc par la piste côté espagnol, l’Atxuria est maintenant derrière nous.

On bifurque vers la droite au niveau du champ de taupes.

On bifurque vers la droite au niveau du champ de taupes.

Sur le chêne en face est posé un panneau qui doit en dire long, mais pas à moi. Si quelqu'un peut traduire...

Sur le chêne en face est posé un panneau qui doit en dire long, mais pas à moi. Si quelqu’un peut traduire…

C'est en arrivant près de la voiture que se trouvait cet arbre-monstre, bouh qu'il est vilain ! Fuyons vite avant qu'il ne nous dévore.

C’est en arrivant près de la voiture que se trouvait cet arbre-monstre, bouh qu’il est vilain ! Fuyons vite avant qu’il ne nous dévore.

Lizarrieta mon amour.

Le recensement des bornes frontières, c’est clairement une addiction ! Après plusieurs mois d’abstinence, on replonge vite. Nous voilà repartis dès le lendemain, cette fois vers le col frontière de Lizarrieta et ses célèbres palombières, pour continuer l’inventaire à partir de la 44. Le temps est au beau ce dimanche matin, la vélomania bat son plein, et il nous faudra donc croiser ou doubler quelques centaines de cyclistes avant d’atteindre le parking du col. Nous voilà arrivés aux confins de la Navarre !
panneau
Pour chercher les bornes, c’est plus facile que les champignons : il y en a en toute saison, et on peut savoir à l’avance exactement ce que l’on va trouver et à quel endroit. Cependant, on peut trouver des changements, ou des marques anciennes ayant échappé à la vigilance des autres, et apporter ainsi notre contribution à la petite communauté des bornophiles.

Nous laissons la voiture au parking (sur lequel deux plaques frontière sont encore visibles) et attaquons la montée sur la pente herbeuse au sud pour entamer la récolte du jour.

Nous laissons la voiture au parking (sur lequel deux plaques frontière sont encore visibles) et attaquons la montée sur la pente herbeuse au sud-est pour entamer la récolte du jour.

Cette zone est particulièrement riche, en effet 12 bornes intermédiaires ont été disposées entre les bornes 44 et 45, pour préciser le tracé exact qui serait en forme de S ! Et en effet, ces petite bornes sont bien là :

Au pied d'un panneau signalétique, que certains semblent avoir confondu avec une palombe (un peu inquiétant ces problèmes de vue chez les chasseurs), voici la borne intermédiaire 44E, un peu envahie par la végétation.

Au pied d’un panneau signalétique, que certains semblent avoir confondu avec une palombe (un peu inquiétant ces problèmes de vue chez les chasseurs), voici la borne intermédiaire 44E,  envahie par la végétation.

On chemine aisément à cette saison, car les fougères ont été fauchées et mises en meules.

On chemine aisément à cette saison, car les fougères ont été fauchées et mises en meules.

Un peu de ménage autour et sur les bornes avant de leur tirer le portrait.

Un peu de ménage autour et sur les bornes avant de leur tirer le portrait.

Ici il y a eu un rapprochement peu respectueux des traités d'abornement ! Elle devait se trouver sur un bon emplacement de palombière... il y a des priorités !

Ici il y a eu un rapprochement peu respectueux des traités d’abornement ! La déplacée devait se trouver sur un bon emplacement de palombière… il y a des priorités !

Nous voilà au sommet de l'Idoikobizkarra (hé oui, on est au Pays Basque...) la vue alentour est magnifique, côté espagnol...

Nous voilà au sommet de l’Idoikobizkarra (hé oui, on est au Pays Basque…) près de la borne 45. La vue alentour est magnifique, côté espagnol…

...comme côté français.

…comme côté français.

Nous poursuivons notre cheminement le long de la crête, côté français on voit dépasser les miradors à palombes, avec les poulies qui servent à manœuvrer les pantières (filets à palombes).

Nous poursuivons notre cheminement le long de la crête, côté français on voit dépasser les miradors à palombes, avec les poulies qui servent à manœuvrer les pantières (filets à palombes).

Au col suivant, il y a un grand carrefour ! A noter le passage du GR11, équivalent ibère de notre GR10.

Au col suivant, il y a un grand carrefour ! A noter le passage du GR11, équivalent ibère de notre GR10.

Près de la borne 46, qui se trouve juste au bord du chemin carrossable, on trouve un panneau explicatif sur la chasse à la palombe. On peut se rappeler qu'à la période de la chasse il est impossible d'accéder à ces endroits, réservés aux seuls chasseurs, parents et alliés.

Près de la borne 46, qui se trouve juste au bord du chemin carrossable, on trouve un panneau explicatif sur la chasse à la palombe. On peut se rappeler qu’à la période de la chasse il est impossible d’accéder à ces endroits, réservés aux seuls chasseurs, parents et alliés.

Juste un peu après se dresse au bord du chemin cette immense tour de pierre, qui commande toute la chasse. Il faut être grand pour atteindre la porte !

Juste un peu après se dresse au bord du chemin cette immense tour de pierre, qui paraît-il commande toute la chasse. Il faut être grand pour atteindre la porte !

C'est ensuite au sommet de Gastanarrikogana  (on est toujours au Pays Basque) que se trouve la borne 47 ainsi que son ancêtre sans numéro. On aperçoit dans le lointain les falaises de l'Atxuria.

C’est ensuite au sommet de Gastanarrikogana (on est toujours au Pays Basque) que se trouve la borne 47 ainsi que son ancêtre sans numéro. On aperçoit dans le lointain les falaises de l’Atxuria.

Les palombières au sol ont été démontées après la saison de chasse, mais des milliers de douilles jonchent partout le sol.

Les palombières au sol ont été démontées après la saison de chasse, mais des milliers de douilles jonchent partout le sol.

Il y a de temps en temps une petite violette qui nous annonce que le printemps va venir bientôt.

Il y a de temps en temps une petite violette qui nous annonce que le printemps va venir bientôt.

Nous voilà à la borne 48 au sommet de Lakaingana (encore...) On peut voir qu'elle sert aussi de stèle commémorative.

Nous voilà à la borne 48 au sommet de Lakaingana (encore…) On peut voir qu’elle sert aussi de stèle commémorative.

Nous voilà maintenant près de la borne 49 au sommet de Nabarlatzkogana (hihi !) Nous découvrons qu'elle est cassée, tout au moins la partie haute.

Nous voilà maintenant près de la borne 49 au sommet de Nabarlatzkogana (hihi !) Nous découvrons qu’elle est cassée, tout au moins la partie haute.

Puis la frontière redescend jusqu'à la borne 50, qui sert apparemment de point de rassemblement à un groupe de randonneurs.

Puis la frontière redescend jusqu’à la borne 50 au col de Nabarlatz, qui sert apparemment de point de rassemblement à un groupe de randonneurs,

Et nous voilà parvenus à la dernière pour aujourd'hui, la borne 51 au sommet de Iguztietakogana  :)

et nous voilà enfin à la dernière pour aujourd’hui, la borne 51 au sommet de Iguztietakogana 🙂

Pour le retour au col et à la voiture, inutile de refaire toutes les montées et descentes de la crête ; nous prenons la piste côté français, elle nous conduit auprès de ce point d'eau près d'une cabane de chasseurs...

Pour le retour au col et à la voiture, inutile de refaire toutes les montées et descentes de la crête ; nous prenons la piste côté français, elle passe auprès de ce point d’eau près d’une cabane de chasse…

...et nous permet d'admirer de plus près quelques spécimens remarquables de chênes ou, comme ici, de hêtres têtards.

…et nous permet d’admirer de plus près quelques spécimens remarquables de chênes ou, comme ici, de hêtres têtards.

Retour vers les bornes frontière.

Entre l’Ariège, Toulouse, les fêtes, voilà des mois que nous ne nous sommes pas relancés sur la piste des bornes, autrement dit le long de la frontière franco-espagnole. Mais samedi dernier, avec le beau temps et la grande douceur qui règne actuellement sur notre région, l’idée était vite là : « et si on allait se faire quelques bornes ? »
Petit inventaire rapide pour savoir où se trouvent les premières qui manquent à notre collection : elles sont sur la Rhune, dans la partie où le tracé de la frontière s’infléchit vers le Sud en direction du col de Lizuniaga, où passe la route. Nous avons déjà recensé celles qui sont les plus proches du col, ainsi que celles du sommet, et les restantes ne sont pas les plus rapides à atteindre : elles portent les numéros 27 à 30. Pour cette première sortie de 2014, nous allons tenter de rejoindre la 30 depuis le col de Lizuniaga.

Un paysage d'hiver classique au pays basque, près du col : les clôtures pour le bétail, la prairie bien verte et les arbres dépouillés. Quant au soleil, on en profite quand il est là...

Un paysage d’hiver classique au pays basque, près du col : les clôtures pour le bétail, la prairie bien verte et les arbres dépouillés. Quant au soleil, on en profite quand il est là…

Il y a de nouveaux aménagements autour du restaurant du col : nous prenons place sur un parking récemment aménagé.

Il y a eu des aménagements autour du restaurant du col : nous prenons place sur un parking tout nouveau.

Une fleur de pissenlit, déjà !

Une fleur de pissenlit, déjà !

Pour une palombe qui a envie d'aller passer l'hiver au chaud, l'endroit est redoutable, celles qui choisissent ce passage n'ont pas de grandes chances d'en réchapper.

Pour une palombe qui a envie d’aller passer l’hiver au chaud, l’endroit est redoutable, celles qui choisissent ce passage n’ont pas de grandes chances d’en réchapper.

Ici comme ailleurs, on tente de se défendre des frelons asiatiques, les pièges sont à peine différents de ceux de Gérard.

Ici comme ailleurs, on tente de se défendre des frelons asiatiques, les pièges sont à peine différents de ceux de Gérard.

Quel raffinement chez les chasseurs, on repeint même les palombières !

Quel raffinement chez les chasseurs, on repeint même les palombières, ici !

Mais on ne va tout de même pas jusqu'à ramasser les douilles ! Il y en a partout...

Mais on ne va tout de même pas jusqu’à ramasser les douilles ! Il y en a partout…

En arrivant au premier plateau, deux pottoks montent la garde près de la borne frontière 34 ; on peut remarquer qu'ils sont presque entièrement en Espagne.

En arrivant au premier plateau, deux pottoks montent la garde près de la borne frontière 34 ; on peut remarquer qu’ils sont presque entièrement en Espagne. Ils ont revêtu leur pelage d’hiver.

Un peu plus loin, il y a un nouveau panneau de balisage, je m'amuse de l'ibardingo basque.

Un peu plus loin, il y a un nouveau panneau de balisage, je m’amuse de l’ibardingo basque. On n’a pas vu de contrebandier, dommage.

Les panneaux près de la venta noire abandonnée étaient déjà là, mais cette fois je peux traduire : Usategieta, çà veut dire "palombière" (merci Itxaro).

Les panneaux près de la venta noire abandonnée étaient déjà là, mais cette fois je peux traduire : Usategieta, çà veut dire « palombière » (merci Itxaro).

Encore des pièges à frelons asiatiques sur un vieux chêne près de la venta abandonnée.

Encore des pièges à frelons asiatiques sur un vieux chêne près de la venta abandonnée.

Après avoir profité de l'ancienne borne 32 comme siège pour le pique-nique, nous entreprenons de grimper la pente jusqu'à la borne 30 que nous ne connaissons pas ; mais arrivés en haut, quelle déception ! La nouvelle borne 30 a été détruite, probablement par quelque militant de la cause basque à la recherche d'une action éclatante. Et l'ancienne est toujours couchée dans l'herbe à côté. Plutôt déçus, et vu l'heure encore raisonnable, nous décidons de poursuivre jusqu'à la borne 29 une centaine de mètres plus haut.

Après avoir profité de l’ancienne borne 32 comme siège pour le pique-nique, nous entreprenons de grimper la pente jusqu’à la borne 30 que nous ne connaissons pas ; mais arrivés en haut, quelle déception ! La nouvelle borne 30 a été détruite, probablement par quelque militant de la cause basque à la recherche d’une action d’éclat. Et l’ancienne est toujours couchée dans l’herbe à côté. Plutôt déçus, et vu l’heure encore raisonnable, nous décidons de poursuivre jusqu’à la borne 29 une centaine de mètres plus haut.

Cela en valait la peine car le plateau est magnifique, avec une vue dégagée de tous les côtés. La carte espagnole de Daniel nous signale que la grosse pierre que nous voyons au premier plan est un menhir couché, le lieu a dû aussi inspirer nos ancêtres.

Cela en valait la peine car la borne 29 est bien là debout, et le plateau est magnifique, avec une vue dégagée de tous les côtés. La carte espagnole de Daniel nous signale que la grosse pierre que nous voyons au premier plan est un menhir couché, le lieu a dû aussi inspirer nos ancêtres.

Un peu à l'Est la carte indique également un cromlech, mais on n'est pas très certains que ces quelques pierres en fassent partie. Après avoir bien profité de la vue et de l'endroit, et au vu de l'heure, nous décidons de prendre le chemin du retour, et entamons la descente.

Un peu plus à l’Est sur le plateau la carte indique également un cromlech, mais on n’est pas très certain que ces quelques pierres en fassent partie. Après avoir bien profité de la vue et de l’endroit, et au vu de l’heure, nous décidons de prendre le chemin du retour, et entamons la descente.

Pour éviter la partie la plus pentue, nous bifurquons vers l'Ouest en direction d'une construction où aboutit une piste carrossable ; nous passons près de quelques superbes hêtres aux longues branches horizontales...

Pour éviter la partie la plus pentue, nous bifurquons vers l’Ouest en direction d’une construction où aboutit une piste carrossable ; nous passons près de quelques superbes hêtres aux longues branches horizontales…

...puis d'un arbre mort majestueux.

…puis d’un arbre mort majestueux.

Le bâtiment près duquel nous passons est un grand machin en parpaings et ciment bien moche, probablement un abri de chasseurs.

Le bâtiment près duquel nous passons est un grand machin en parpaings et ciment bien moche, probablement un abri de chasseurs.

Le chemin qui en descend longe une hêtraie superbe.

Le chemin qui en descend longe une hêtraie superbe

Avec de belles échappées vers les montagnes de Navarre par moments.

avec de belles échappées vers les montagnes de Navarre par moments. Et une dernière rencontre pour finir :

Tu la veux, ma photo ???

Tu la veux, ma photo ???

Pour revoir le début de nos découvertes autour de Lizuniaga, c’est ici : https://coxigrue.wordpress.com/2013/03/01/17-fevrier-une-sortie-inesperee/

Images choisies en décembre…

Au mois de décembre 2013, j’ai vu…

un chat noir qui espérait que je remplisse la mangeoire des oiseaux

un chat noir qui espérait que je remplisse la mangeoire des oiseaux

un loup sans dents qui avait aimé le gâteau au chocolat

un loup sans dents qui avait aimé le gâteau au chocolat

un chemin de lumière sur le lac de l'Ayguelongue

un chemin de lumière sur le lac de l’Ayguelongue

Peter Pan venu du pays imaginaire

Peter Pan venu du pays imaginaire

un œillet rouge dans mon bouquet de fête

un œillet rouge dans mon bouquet de fête

Fanny arrivant du lointain Brésil

Fanny arrivant du lointain Brésil

une carte de l'Afrique dans l'écorce d'un arbre

une carte de l’Afrique dans l’écorce d’un arbre

un bébé sur les genoux de son arrière grand-mère

un bébé sur les genoux de son arrière grand-mère

et une belle table dressée pour fêter Noël en famille !

et une belle table dressée pour fêter Noël en famille !

Et maintenant, en route pour 2014 !

Pau, le château et le Gave.

Encore du grand beau temps le lendemain, formidable, non ? Alors, pourquoi ne pas aller se promener à Pau, c’est exotique pour nous. Jolie promenade, avec un grand ciel bleu et de belles couleurs d’automne sur les arbres là aussi.

On commence par la vieille ville, et la Place de la Déportation où se trouvent les bâtiments de l'ancien Parlement de Navarre, actuel siège du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques.

On commence par la vieille ville, et la Place de la Déportation où se trouvent les bâtiments de l’ancien Parlement de Navarre, actuel siège du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques.

La place est très ensoleillée et très dégagée vers le Sud, avec une magnifique vue sur les Pyrénées.

La place est très ensoleillée et très dégagée vers le Sud, avec une magnifique vue sur les Pyrénées. Il y a aussi un zinzin qui gesticule tout seul avec un grand bâton…

Une belle fontaine en occupe le centre, dans un bassin en forme de trèfle.

Une belle fontaine en occupe le centre, dans un bassin en forme de trèfle.

En face du Parlement, c'est le Château qui a vu naître Henri IV en 1553.

En face du Parlement, c’est le Château qui a vu naître Henri IV en 1553.

En contrebas des bâtiments sont les jardins potagers en carré.

En contrebas des bâtiments sont les jardins potagers en carré. Peu de légumes à cette saison.

et il y a aussi une tonnelle de vigne, peut-être du fameux "petit Manseng" qui sert à élaborer le vin de Jurançon.

Il y a aussi une tonnelle de vigne, peut-être de ce fameux « petit Manseng » qui sert à élaborer le vin de Jurançon.

De l'autre côté du château, il y a la statue de Gaston III de Foix-Béarn, mieux connu sous le nom de Gaston Fébus, occupant du lieu bien avant Henri IV, et qui y fit bâtir au XIVe siècle le donjon en briques, haut de trente-trois mètres, et y graver l'inscription :  « Febus me fe ».

De l’autre côté du château, la statue de Gaston III de Foix-Béarn, mieux connu sous le nom de Gaston Fébus, occupant du lieu bien avant Henri IV, et qui y fit bâtir au XIVe siècle le donjon en briques, haut de trente-trois mètres, et y graver l’inscription : « Febus me fe ».

On se dirige ensuite vers les jardins, mais l'accès au chemin qui longe le Gave est fermé pour travaux. Finalement, comme il y a usuellement peu de chantiers en action le dimanche, on fait comme les autres et on rejoint le joli chemin boisé qui domine la rivière.

On se dirige ensuite vers les jardins, mais l’accès au chemin qui longe le Gave est fermé pour travaux. Finalement, comme il y a usuellement peu de chantiers en action le dimanche, on fait comme les autres et on rejoint le joli chemin boisé qui domine la rivière.

Au prix de quelques acrobaties, on enjambe ensuite le portillon et on rejoint la promenade au bord du Gave.

Au prix de quelques petites acrobaties, on enjambe ensuite le portillon et on rejoint la promenade au bord du Gave.

Il ne manque plus que Gabriel ! (Voir un précédent article avec une photo de Gabriel et Papy).

Il ne manque plus que Gabriel ! (Voir un précédent article avec une photo de Gabriel et Papy).

Les pêcheurs béarnais ont de l'humour, j'ai bien aimé le nom de leur association.

Les pêcheurs béarnais ont de l’humour, j’ai bien aimé le nom de leur association.

Nous sommes bien à Pau, Jean-Pierre veille sur nous !

Nous sommes bien à Pau, Jean-Pierre veille sur nous ! (Le Pic du Midi d’Ossau, pour les non initiés).

Fin de la boucle par le pont du 14 juillet, dominé par le château dont on voit bien ici le donjon de briques. On voit aussi, dans le lit du Gave, les troncs d'arbres charriés lors des crues qui ont fait tant de dégâts en juin dernier.

Fin de la boucle par le pont du 14 juillet, dominé par le château dont on voit bien ici le donjon de briques de Gaston. On voit aussi, dans le lit du Gave, les troncs d’arbres charriés lors des crues qui ont fait tant de dégâts en juin dernier, à Lourdes notamment.