Estours en décembre.

Finie la Bretagne et toutes les belles découvertes, voilà 2019 qui s’achève doucement. En ce début décembre, il faut bien revenir faire un petit tour en Ariège, d’ailleurs il reste encore quelques pommes à ramasser. Pour notre arrivée, la montagne s’est déjà mise un peu en mode « hiver », avec une poudrée de neige fraîche du côté du Fonta.

À deux et sans visiteurs attendus, on décide de s’installer à l’annexe, plus facile à chauffer.

C’est un peu le bazar, mais ça ira quand même !

En tous cas, dehors, il fait sérieusement froid !

Le givre dessine des contours blancs aux feuilles tombées.

Ou même dépose un « granizado » sur d’autres.

Il fait froid, mais le temps s’est remis au beau.

Le passage du soleil génère des bancs de brume dans la vallée.

Tiens ! Voilà que mon café me regarde, maintenant !

Bien au chaud derrière la porte vitrée, j’observe les oiseaux qui viennent se ravitailler à la mangeoire. Et même, pas si fréquente, une mésange huppée avec sa superbe coiffure de punk.

Passage au vert.

Après la mer, la montagne.

Après la chaleur, la fraîcheur.

Après la garrigue, les forêts.

Après Portbou, Estours.

Sur notre chemin du piémont pyrénéen, la halte à Estours est rafraîchissante, avant de rejoindre les Pyrénées-Atlantiques.
C’est aussi le moment de faire le point sur l’agriculture de l’année et les perspectives de récoltes.

Rubrique innovation : nous avons piégé une musaraigne ! Toute petite, avec un grand nez pointu, c’est l’un des plus petits mammifères existants. On s’empresse d’aller la relâcher un peu plus loin, comme d’habitude.

Le pommier d’Oscar, planté de l’année, va nous faire DEUX pommes (si tout va bien). C’est incroyable.

Une graine de tournesol destinée aux oiseaux de l’hiver a germé dans un pot et fleuri. Quelle beauté !

Lumière sur des fougères…

Nuances de vert dans les sous-bois…

Et là, un insecte avec un joli T-shirt, non ?

N’oublions pas les grosses marguerites, devant l’entrée, elles sont en pleine floraison fin juillet. C’est le milieu de l’été !

Le retour.

Fin juin 2019, de retour de notre parenthèse tropicale et familiale au Brésil, nous voilà très vite de retour en Ariège où tout en a profité pour pousser… ou pas ! En effet, il s’avère très vite que campagnols, limaces et peut-être bien même chevreuils se sont ligués pour l’extermination des plantations de haricots, dont il ne reste quasiment rien (moins de 1% d’après mes souvenirs !) Alors, c’est le branle-bas de combat pour refaire des semis bien trop tardifs déjà. Bref, les aléas de l’agriculture …

Alors, on se console un peu en regardant ce qui a poussé, car bien sûr Estours n’est pas devenu un désert en notre absence ! Les nigelles, qui maintenant se ressèment toutes seules, ont commencé à s’épanouir un peu partout dans les pots.

Les papillons butinent les vesces qui poussent un peu partout.

Une rose trémière blanche, ce n’est pas si fréquent, en tous cas chez nous !

Les hampes florales des blettes de l’année précédentes attirent des punaises en costumes variés.

Le tout nouveau pommier d’Oscar prépare déjà trois pommes, c’est le stress de la transplantation ! Finalement, il nous en restera deux, énormes et délicieuses.

C’est aussi le moment de récolter les groseilles blanches de l’éclipse, ainsi nommées en raison du jour et du lieu de prélèvement de la bouture à Compiègne.

Sur la rive droite, une apicultrice a déposé ses ruches joliment colorées, juste au-dessus de nos pommiers.

Et j’ai surpris mon débroussailleur fatigué en train de se reposer un moment dans les bras de Camille la chenille. Et oui, ça avait vraiment beaucoup poussé, pendant nos vacances exotiques !

Nature et jardin.

Après cette petite crise mystique, nous sommes de retour en Ariège pour une semaine très agricole, à partir du 20 mai.

49796555386_421cee8fed_c

Le temps est au beau, on va pouvoir s’activer.

49802298351_ba037bf02c_c

Les renoncules sont en pleine forme ! On aperçoit aussi quelques véroniques et autres orties qui traînent au milieu. La débroussailleuse ne va pas avoir beaucoup le temps de refroidir.

49796555451_0119d53924_c

Il y a aussi quelques fleurs civilisées : les iris (vous avez vu la mouche ?)

49802298261_475e840126_z

la rose rouge (comme c’est bizarre, d’être en même temps rose et rouge…)

49796555211_7f4d4d0105_c

les céraistes cotonneux, à tendance invasive, mais qui font de jolies bordures, surtout à cette saison

49796555311_8b99bb7296_c

les ancolies communes, des natives locales que je favorise et transplante régulièrement

49796011213_a6575db8fd_z

et aussi les coquelicots, que je ne sais pas cultiver, juste les aider par des désherbages sélectifs. Ce sont des vagabonds qui poussent où ça leur plaît.

49801746203_e3b1bc8ce2_c

Côté cultures, ce n’est pas la grande saison des récoltes, même si quelques salades ou oignons verts peuvent fournir un peu de verdure.

49796011528_00ee481a03_z

C’est la grande saison des plantations. Voilà, on a installé les plants de tomates dans la nouvelle serre. Pour les semis, c’est encore moins spectaculaire, puisque ça se passe sous terre, les photos seront pour plus tard, éventuellement.

49801783803_b6a2dc14c6_c

Pas de mois de Mai sans muguet. Celui d’Estours n’en fait qu’à sa tête, il fleurit à la fin du mois si ça lui plaît. Qu’il vous porte bonheur quand même, ce muguet de 2019, on en a bien besoin par les temps qui courent !

Vacances d’hiver (II)

49512661976_5c12667efd_z

Retour au bord du torrent, où l’eau dévale joyeusement, et où règne une luminosité inconnue jusque là en raison de la présence des buis, désormais réduits par les pyrales à des squelettes moussus.

49512510791_73fb3768cf_c

Les rayons du soleil arrivent même à se frayer un chemin jusqu’à l’eau, par endroits !

49512123548_2e823c0092_z

Les premières anémones hépatiques éclairent les sous-bois humides de leurs corolles blanches, ou même parfois bleues.

49512253963_49125624c2_c

De nouveaux visiteurs sont maintenant arrivés, pour le plus grand plaisir des petits toulousains qui adorent jouer aux cartes avec Caroline.

49512969532_3c7dcc0f5d_c

Contents, les garçons !

49512270308_9153a219da_z

Les premiers contacts de Julie avec la neige n’ayant pas été exactement idylliques, on est aussi bien à se promener dans la vallée, hein ?

49512549256_3e19e7ccde_z

En plus, il fait plutôt beau, ce qui ne gâte rien.

49512559943_0079365a93_c

Les perce-neige forment de véritables tapis, par endroits.

49513084546_00b2dbb27d_z

Papy en profite pour finaliser la récupération des anciens poteaux de la ligne à haute tension désormais enterrée (merci Joël).

49513332747_be437a296f_z

Observons au passage qu’ici aussi, même loin du Pays Basque réputé pour son climat humide, les fougères prospèrent sur les troncs des arbres dans ce fond de vallée…

49512102673_fc054ff905_z

…car ici, et pour longtemps encore je l’espère, coule une rivière.

Vacances d’hiver (I)

Elles étaient bien tardives cette année 2019, en débutant après le 20 février ! Et comme c’est souvent le cas, nous voilà de retour en Ariège pour l’occasion, avec la perspective d’avoir avec nous nos petits toulousains pour une semaine.

49513184842_c03f6d6630_c

Pour notre arrivée, voilà notre micro-région atteinte par le même mal que le Pays Basque : il y a le feu ! Pas au lac, mais au Mirabat !

49513237407_51c2db0517_z

Heureusement, Estours n’est pas menacé par les flammes. Devant chez Dany et Gérard, la congère témoigne que la neige a glissé du toit il n’y a pas si longtemps.

49512934842_45a7c447cc_c

Et en effet, en montant à la serre, on peut constater qu’il a dû neiger copieusement ! Pour la première fois que nous n’enlevions pas la bâche pour l’hiver, le poids de la neige a tout démoli, zut alors !

49512478223_013616eb7e_c

Et au milieu coule une rivière…

49513275902_c9161f6737_c

Et au bord de la rivière il y a une centrale (hydroélectrique).

49512444883_9df959fd30_c

Il y a aussi les bras tendus des buis dénudés, dévorés l’été précédent par les insatiables pyrales.

49513184462_4f8c5235e9_c

Et partout les petits lampadaires blancs des perce-neige.

49512969492_cc42b18659_c

Nos visiteurs sont arrivés ! Ils aiment toujours que Papy leur lise une histoire le soir…

49512959766_ba82cf4e86_c

…après s’être bien occupés à faire une montagne de neige autour de la glacière, pour l’aider à se tenir au frais.

49513130977_e85f2a2f1c_c

Les jours passent, mais le Mirabat brûle toujours.

49513118817_b7154ef6cd_c

Malgré l’hiver, la vie continue : le lierre forme ses baies …

49512359858_c25e9abe2d_c

…les noisetiers sont pleins de chatons…

49513032137_f5e39235cc_c

…et les tussilages commencent à pointer leurs fleurs jaunes.

49512333873_b75069dc7b_c

Curieusement, les falaises qui dominent le hameau ont gardé quelques buissons verts, qui ne doivent pas être des buis.

49513088802_83b05d2df2_c

Mais c’est toujours près du ruisseau que l’on revient se promener…

49513052442_43d6db1d62_c

…car, vous le savez bien, il suffit de passer le pont…

Le pommier d’Oscar.

La meilleure date officielle pour planter un arbre étant le 25 novembre (puisque comme chacun sait, « à la sainte Catherine, tout bois prend racine »), nous étions un peu en retard le 10 décembre en rejoignant Estours avec notre bébé-pommier destiné à notre bébé de l’année, Oscar de São Paulo du 18 janvier précédent.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le mois de décembre n’est certes pas la meilleure période de l’année dans la vallée d’Estours, le soleil n’y fait qu’une brève apparition, quand il paraît, et ce n’est pas tous les jours. Mais il fait beau aujourd’hui, ce sera donc plus facile de procéder aux travaux nécessaires.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le nouveau venu s’appelle Borowiski, et c’est peut-être bien un immigré, avec un nom pareil. Nous sommes allés le récupérer à Augirein, un peu plus à l’ouest en Ariège, il est donc au moins de la deuxième génération !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Premier travail, pour faire de la place au nouveau venu, il a fallu se résoudre à enlever un petit chêne qui avait envie de pousser là. C’est bien triste, mais on préfère les pommes aux glands, nous !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il n’y aura pas de quoi se chauffer tout l’hiver, avec ça !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et voilà le petit nouveau, bien arrosé et protégé des amateurs éventuels de pousses tendres.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On n’oublie pas d’aller récolter nos dernières pommes de l’année, les « belles de Boskop », tout au bout du verger, qui mûrissent plus tard que les autres.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le ruisseau, incontournable comme dans toute vallée, est maintenant redevenu complètement visible, avec la chute des feuilles, et aussi la disparition des buis, dévorés pendant l’été par ces saletés de pyrales.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il est maintenant temps, après avoir mis la grange en mode « hivernage », de quitter l’Ariège et de venir se mettre au chaud au Pays Basque. C’est pendant ces mois d’hiver que l’on peut quelquefois profiter des plus beaux levers et couchers de soleil de toute l’année !

La première neige.

Automne, saison des récoltes, encore fin octobre. Retour vers l’Ariège pour les pommes, les haricots en grains, les butternuts, les toutes dernières tomates peut-être. Et encore quelques blettes, herbes aromatiques… Mais la surprise, c’est que…

48896502162_f98d9ea7d6_c

…la neige est arrivée ! Zut alors, c’est un peu tôt, quand même ! On n’est que le 28 octobre, et même la Nature est prise par surprise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’affaire se calme dès le lendemain, mais le revêtement blanc ne disparaît pas instantanément !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Du coup, le niveau de l’eau est bien remonté dans le ruisseau. Avec la fonte des neiges, forcément…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Elle reste quand même d’une belle limpidité. Elle donnerait presque envie d’aller s’y plonger, s’il faisait un peu plus chaud.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au fond de la vallée, le Mirabat prend son air hivernal, alors que les feuilles des arbres commencent à peine à vraiment roussir.

Vous avez dit changement climatique ? Peut-être bien, en effet.

Le temps des récoltes.

Voici déjà venir la mi-octobre, il est temps de retourner aux jardins pour s’occuper des récoltes de saison.

48805595056_b9867bdb07_c

Là, c’est la grange, vue du jardin des butternuts.

48801109547_be9e1a0ee9_c

Couleurs et brumes d’automne mettent une ambiance particulière dans la vallée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans la serre, les tomates « cornues des Andes » ont enfin viré au rouge, sur leurs plants ravagés par le mildiou.

48805611816_202a60520a_c

N’empêche, malgré le mildiou, la dernière récolte est belle !

48805753192_39fab11a33_c

Quant aux pommes, 2018 fut une année exceptionnelle : plus de 70 kg au total, essentiellement des « Belchard » dont l’arbre croulait littéralement. J’en ai passé, des heures, à éplucher pour les compotes !

48808850748_617e3a5fbf_c

Mais comme on a un peu plus de temps cette fois, allons nous balader sur le chemin, et regarder ce qui s’y passe.

48804294076_7b70910aa7_c

Certains arbres perdent leurs feuilles avant les autres, ce qui crée quelques fenêtres dans la végétation.

48804357346_ace881f202_z

Côté fleurs, ce n’est pas l’abondance, il faut fureter pour en voir une ou deux. Toujours belles néanmoins en s’approchant suffisamment.

48805813272_7ba5917ac5_c

Nous voilà arrivés aux granges de Combe d’Ile. Les quelques arbres sont déjà bien dénudés ici.

48809128381_649a26b47a_c

Nul ne peut dire combien de temps durera encore cette vieille toiture d’ardoises. Je la trouve toujours magnifique, avec ses mousses et ses lichens.

48809212261_178fe042f5_z

Une fleur de centaurée, en passant.

48808792308_523fe94a3d_c

Tout le long du chemin, les vieux buis ne sont plus que des squelettes moussus, dévastés par les pyrales.

48809191896_92f035f5cc_z

Nous voilà près de la vieille passerelle de bois, en continuant à descendre le chemin.

48809324192_c874f85bee_z

Les ponts et passerelles sont des endroits magiques où on pourrait passer des heures à regarder couler un ruisseau. Mais moi, je dois retourner à mes récoltes ! A bientôt…

La vie quotidienne à Estours en août 2018

Images ordinaires de l’été 2018…

48257435701_362dc8ecd1_c

Raphaël n’est pas venu en Ariège depuis plusieurs années. Et les joints extérieurs de la grange, même côté nord, n’ont pas du tout avancé…

48257434731_c6eee11108_c

C’est donc lui qui relance le processus auquel il avait déjà participé. Ouf ! Un petit coup de jeune, ça fait du bien ! L’œil du lynx inspecte les éventuels trous de souris…

48257432721_c48e155668_c

Sur les pommiers, les pommes ont bien grossi et menacent même par endroits de faire casser les branches ! On se rapproche doucement de l’échéance d’une belle récolte, toujours incertaine tant qu’elle reste dans le futur.

48257433801_e71ed68dfc_c

Les haricots grimpants ont atteint et même pour certains dépassé le sommet de leurs perches. Malgré les aléas de la germination, on espère avoir une petite récolte.

48257432511_748326f037_z

Ce n’est plus une ruche, c’est un gratte-ciel à abeilles !

48257448936_6ea3d545e3_z

A la  rubrique des calamités de l’été, je vous présente la pyrale du buis, version ailée. Leurs millions de chenilles ont exterminé la totalité des buis de la vallée en l’espace de quelques semaines seulement ! Charmante bestiole, au demeurant…

48257521842_f56f8f8aeb_z

Les ombellifères ne sont pas touchées.

48257521617_e2850e605a_c

Comme le temps est au beau, on en profite pour aller pique-niquer à la cabane de Tariole avec les jeunes.

48257522962_60b09abcd3_z

Julie aime bien les tartines de pâté…

48257448081_18410efc06_z

…et s’intéresse à la barbe de Papy !

48257461221_a5e0214afe_c

Zut ! Maman a envie de faire la sieste !

48257462331_1a108db730_c

On quitte la cabane après l’avoir bien refermée, comme d’habitude. Voyons un peu ce qui pousse alentour en ce moment…

48257533467_10eebac4bb_c

Quelques digitales bien avancées mais tellement merveilleuses.

48257460676_b10874ea18_z

Et tout plein de jolis chardons bien piquants, en fait il me semble me souvenir que ceux-ci sont des cirses laineux.

48257460491_f7cb312961_z

Et même une rose trémière !
Ah, mais non, c’est une blague, on est de retour à la maison ici 🙂

48257552147_06ca3b418b_z

Le jointoiement de la face nord se poursuit avec un changement de casting. Admirez les costumes des acteurs !

48257554147_3d05aaf446_c

On lutte aussi (chimiquement !) contre une autre calamité de l’été, l’installation d’une colonie de guêpes sous les ardoises, au niveau de la salle de bains.

48257551932_947beaf643_z

Quant à la pyrale du buis, je vous présente sa forme dévoreuse de buis. Il semblerait que pour changer de garde-manger, elle se laisse pendre au bout d’un fil de soie et emporter plus loin par les courants d’air. C’est malin !

48257480701_fa5c2e2748_c

Allons ! Ne terminons pas sur une image de ce monstre exterminateur, mais sur une belle rose trémière qui épanouit sa beauté fragile au soleil de l’été.