Fin juin, début de l’hiver.

Maintenant que notre hiver à nous vient de commencer, souvenons-nous que, pour notre part, cela fait la deuxième fois cette année. Alors que nous étions déjà arrivés au Brésil depuis le 18 juin, voilà que le 23 nous partons encore plus au sud, pour Buenos Aires. Et nous voilà soudain avec le vent, la pluie froide, les trottoirs jonchés de feuilles de platanes, le vrai hiver comme chez nous, mais en juin.

les yeux de l'arbre

Comme nous sommes tout de même en Amérique du Sud, il n’y a pas que des platanes, à en juger par ce ceiba (fromager) bien local qui nous regarde avec ses petits yeux d’arbre.

pigeons

Les pigeons, eux, ressemblent tout à fait à ceux de chez nous, même allure, mêmes occupations.

la porte colorée

Dans notre quartier, la plupart des maisons sont déjà assez anciennes, certaines bien arrangées extérieurement.

chez nous

Chez nous, c’est très grand, et on se contente des deux appartements du haut. Theo se plaît bien, il peut se tenir debout avec la table basse comme appui, il ne sait pas encore marcher cependant.

au retau

Il adore aller au restaurant, où il essaie d’entrer en contact avec tous les gens autour de lui. La plupart du temps, ça marche très bien !

au jardin japonais

Nous voilà partis au jardin japonais. Près de l’entrée, il y a plein de petits papiers suspendus dans des cadres ou sur des bambous.

tanzaku

Ce sont des tanzaku ! La nuit du 7 juillet (7ème jour du 7ème mois) les japonais célèbrent la fête des étoiles ou tanabata. En prévision de cela, ils inscrivent leurs souhaits, parfois sous forme de poèmes, sur des tanzaku, papiers colorés qu’ils suspendent aux feuilles des bambous. Cette seule nuit-là chaque année, la déesse Orihime et le mortel Hikoboshi peuvent se rencontrer malgré la rivière infranchissable (la Voie Lactée) qui les sépare, et alors les vœux inscrits sur les tanzaku se réalisent.

Certains porteños (c’est ainsi que s’appellent les habitants de Buenos Aires) semblent avoir adopté cette tradition orientale.

cardinal

Entrons maintenant dans le jardin. Comme ils sont beaux, ces oiseaux, avec leur masque rouge vif ! Ce sont des cardinaux à tête rouge, nettement plus exotiques que les pigeons !

pins taillés

Là, c’est une plantation de pins taillés à la japonaise.

le déguisement

On peut faire d’étranges rencontres dans les allées de ce jardin…

le caillou

…et même voir de gros cailloux flotter sur l’eau.

les poissons

Les poissons rouges sont énormes et semblent apprécier une petite douche bien fraîche.

la poubelle à asticots

Serait-ce le lieu de stockage de la nourriture des poissons ? 🙂

fleurs d'aloès

Malgré la saison froide, nous passons près d’un joli buisson d’aloès fleuris.

panneau explicatif

On s’attarde à lire un panneau qui explique qu’ont été plantés là trois arbres issus des survivants du bombardement d’Hiroshima.

les trois arbres

Les voici, avec leurs numéros. C’est vraiment l’hiver, ils n’ont aucune feuille.

déguisée

Une gamine costumée traîne dans les allées en compagnie d’une femme qui est peut-être, ou pas, sa mère. Le but semble d’être de se faire photographier…

intérieur japonais

En démonstration,un intérieur japonais typique, reconstitué là.

le calendrier

Nous étions donc le 25 juin 2016 à Buenos Aires, comme l’indique le calendrier du jardin, réactualisé tous les jours.

en regardant les poissons

Et Theo aurait bien aimé attraper un joli poisson !

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Le Brésil en couleurs.

Lundi 20 juin, quartier libre pour nous : les parents travaillent, l’enfant est à « l’école ». Nous en profitons pour aller flâner un peu dans les alentours, et pour revenir parcourir les deux rues qui forment le « Beco do Batman », que les artistes locaux (et quelquefois venus de plus loin) utilisent désormais comme une galerie à ciel ouvert : ici le street art s’expose et se renouvelle en permanence. D’ailleurs les quelques images déjà publiées l’an dernier (https://coxigrue.wordpress.com/2015/10/13/en-attendant-theo/) montrent des œuvres différentes de celles-ci.

entrée du Beco

Cette année, un mannequin nous accueille à l’entrée de la première rue, depuis son balcon.

sous le tapis

Sur le mur d’en face, un homme en costume et cravate tente de mettre les détritus sous le tapis, mais ça déborde terriblement de l’autre côté.

la femme aux lunettes

Appelons celle-ci « la femme aux lunettes », j’ignore s’il s’agit de quelqu’un de connu.

apesanteur

Deux personnages en apesanteur, il semble que le courant passe entre eux !

la rue en perspective

La perspective…

regard

Un visage aux yeux vairons, et qui laisse voir son paysage intérieur.

les oiseaux

Une bande d’oiseaux tristes.

jusqu'en haut

Certains viennent peindre avec des échafaudages, visiblement.

garagem

La porte du « garagem » ne se remarque presque pas.

l'homme vert

L’homme-poteau brun aux cheveux verts a ici un jumeau vert aux cheveux roses.

dans l'eau

Mathieu chevauchant son chat, ou son chien, ou son ours… (référence : ya qu’un cheveu sur la tête à Mathieu…)

la porte

Une porte bien gardée par deux nanas avenantes.

la maison carrée

L’univers du graffiti ne s’arrête pas au seul Beco do Batman. Au bas de l’escalier, peut-être un cabinet dentaire ?

en descendant

Un escalier tout vert si on veut le descendre…

en montant

…et entièrement décoré si on doit le monter : des carreaux de céramique posés sur les contre-marches forment l’ensemble, en profitant du jeu de perspective.

Dimanche au jardin.

Après le départ des visiteurs, il ne nous restait plus que quelques jours pour nous préparer à notre propre départ pour le Brésil ! Arrivés à Guarulhos le samedi 18 juin vers 6h du matin, nous étions suffisamment remis en état le dimanche pour aller pique-niquer et nous promener au jardin botanique de São Paulo.

entrée du jardin

Une double rangée d’immenses palmiers borde l’allée principale, du côté de l’entrée.

le ruisseau

Du côté gauche, le ruisseau, canalisé et aménagé, traverse une végétation luxuriante et variée.

grande aigrette

Une grande aigrette pose avec complaisance…

une des serres

posée sur le rebord d’un bassin, devant les serres botaniques.

le pique-nique

On s’installe un peu plus loin sur l’herbe pour pique-niquer. Ils sont mignons tous les deux…

Theo

Surtout le plus petit, bien sûr. Une année en arrière, nous étions venus attendre son arrivée…

le tatou

Tandis que nous mangeons notre casse-croûte, une drôle de bestiole se balade dans l’herbe à une vingtaine de mètres de nous, escortée de quelques photographes. Ma parole, mais c’est un tatou ! Il y avait une carapace qui traînait au grenier à la maison, mais je n’avais jamais vu l’animal en chair et en corne. Il farfouille dans la terre boueuse en enfonçant son nez presque jusqu’aux oreilles, à la recherche de bestioles comestibles, sans doute. Il faut saisir le moment pour le photographier en entier ! En tous cas, la présence humaine ne semble pas l’inquiéter, cet étrange animal.

Theo et Daddy

Une petite pause avec daddy, maintenant…

reflets

…puis on repart en continuant à remonter le cours du ruisseau, qui s’étale ici en un plan d’eau bien calme, où les palmiers se reflètent parfaitement.

fougère

On admire les jeux de lumière dans les fougères arborescentes.

la crosse

Au centre, elles forment d’abord des crosses, comme toutes les fougères.

la promenade

C’est un vrai régal pour la photographe.

le singe

Pas faciles à prendre, les singes qui se baladent en haut des arbres : ils sont en général à contre-jour, et bien dissimulés par la végétation, et il faut beaucoup de chance pour réussir un cliché à peu près correct. Ce sont des singes hurleurs bruns, (bugio ruivo en portugais), ils ont une grande barbe et la queue préhensile, et on pourrait rester des heures à les observer.

roue à aubes

Installée dans l’un des plans d’eau, une roue à aubes tourne inlassablement, mue par le filet d’eau capté qui tombe dans les godets.

père et fille

On dirait qu’il y a quelque chose à voir !

quero quero

Au bord de l’eau, voici un quero quero, ou vanneau téro.

pandanus

et un beau pandanus maintenu par ses racines aériennes.

dans la serre

Dans la serre, de drôles de fleurs tubulaires aux belles couleurs.

famille

Et voici l’une des très nombreuses femmes enceintes qui viennent ici en famille, et avec une foule d’accessoires, pour des séances de pose photo prénatale assez étonnantes pour nous.

merle à ventre roux

Quittons pour finir le jardin avec ce bel oiseau pas trop farouche, un merle à ventre roux ou sabiá-laranjeira, oiseau emblème de l’état de São Paulo depuis 1966.

Les visiteurs.

C’était au mois de juin, quand les beaux jours arrivent. Grands et petits toulousains étaient venus passer le week-end…

amateurs de vagues

Les amateurs de vagues…

le foot

…les amateurs de foot…

le supporter

…et aussi le supporter !

le gourmet

…et pour finir, l’amateur de nourritures terrestres   🙂

Sarlat en Périgord.

Passons maintenant à la séquence culturelle du dimanche matin (le 5 juin, par conséquent) : inévitable, en étant si près de Sarlat, avec le beau temps en prime.

Sarlat-la-Canéda s’enorgueillit d’être la capitale du Périgord Noir, dont j’ignore pourquoi on le qualifie de cet adjectif. Sûrement pas en raison de la couleur de la pierre dont sont faites les bâtisses médiévales et renaissance qui forment le remarquable ensemble constitué par la vieille ville, qui sont plutôt dorées. Est-ce à cause de la célèbre truffe, ou des forêts ? Peut-être l’un de mes lecteurs m’éclairera-t-il à ce sujet…

Suivons donc, avec quelques entorses à la chronologie, la visite guidée proposée par l’office du tourisme local.

cathédrale Saint-Sacerdos

Voici pour commencer la tour de la cathédrale Saint-Sacerdos, qui est sa partie la plus ancienne, puisqu’à l’exception de l’étage supérieur elle est romane et date du XIIe siècle, alors que le reste du bâtiment est de style gothique.

intérieur de Saint-Sacerdos

La nef et les vaisseaux collatéraux, gothiques donc.

orgue de Saint-Sacerdos

L’orgue du XVIIIe, dit « en nid d’hirondelle ».

Mais poursuivons notre visite dans les ruelles de la vieille ville…

maison de La Boétie

Cette belle arche de pierres, dont certaines semblent un peu disjointes au niveau de la clé de voûte, c’est le rez-de-chaussée de la maison natale d’Étienne de La Boétie, célèbre pour son amitié avec Montaigne, et aussi pour avoir écrit, à l’âge de 18 ans, le « Discours de la servitude volontaire », un texte encore cité comme référence à l’heure actuelle.

maison de La Boétie

Le haut de la maison.

maison de La Boétie, détail

Un détail de la façade ouvragée.

boutique de produits locaux

A proximité, l’une des nombreuses boutiques qui proposent aux visiteurs un choix de spécialités locales, dont bien sûr la célèbre truffe.

la dame de minage

A un angle de rues, une statue que j’appellerai la Dame du minage 🙂

Sainte-Marie

Nous voilà maintenant au pied de l’ancienne église Sainte-Marie, réhabilitée par l’architecte Jean Nouvel, et qui abrite maintenant le marché couvert, tandis que dans la tour a été installé un ascenseur qui permet paraît-il d’avoir une vue splendide sur la vieille ville et les environs, mais qui était malheureusement en panne à ce moment-là.

hôtelde Vassal

Tout près de là, l’hôtel particulier de Vassal, construit au XVe siècle.

place du marché aux oies

Il donne sur la place du Marché-aux-oies, où on peut admirer une statue de ces animaux réalisée par le sculpteur François-Xavier Lalanne.

manoir de Gisson

Un autre bâtiment remarquable donnant sur cette place, le manoir de Gisson, dont l’origine remonte au XIIIe siècle.

portes de Jean Nouvel

En passant maintenant devant la façade Est de l’ancienne église Sainte-Marie, nous découvrons les très impressionnantes portes imaginées par Jean Nouvel, elles mesurent plus de 15 mètres de haut !

vers le Sud

Vers le Sud, nous pouvons voir la tour de la cathédrale qui dépasse au-dessus des toits.

détails sculptés

Et toujours, autour de nous, des façades richement décorées.

le marché couvert

Dernier regard sur les portes du marché couvert : bien intégrées au décor, tant par leur forme que par leur couleur, elles surprennent par leur démesure, en attirant l’attention sur celle , bien plus ancienne, de l’arche gothique qu’elles épousent.