Au pays des Mallos.

Suite du voyage après les Aguarales : nous nous dirigeons vers le village de Riglos, toujours en Aragon. A l’arrivée, nous ne sommes pas déçus par le spectacle attendu : le village est bien là, au pied des célèbres Mallos, c’est de toute beauté…

Riglos au pied des Mallos 19700288925_c089effa71_c

L’église domine le village, elle est presque collée au pied de la paroi ! La confiance en Dieu est indispensable, ici.

l'église de Riglos

Depuis le parvis, la présence du Mallo est impressionnante.

En redescendant dans les rues du village pour revenir au parking à l’entrée, nous apercevons également un petit détail :

el puro

Une sorte de doigt a échappé à l’érosion et est resté dressé le long de la paroi ! Cette curiosité, appelée « el Puro », semble très attractif pour les amateurs d’escalade, et nous en verrons plusieurs en atteindre le sommet, le lendemain.

Mais puisque nous avons maintenant repéré notre logis du soir, reprenons la voiture et dirigeons-nous vers le village d’Agüero, quelques kilomètres à l’Ouest de Riglos.

Ici aussi, le spectacle est grandiose :

Agüero et ses Mallos Agüero

Variations sur un même thème, comme on dirait en musique. Les Mallos d’Agüero sont plus sombres et plus massifs que ceux de Riglos, ils sont beaucoup moins connus mais valent aussi le déplacement. Il nous reste un peu de temps pour faire une petite balade au pied des parois, dont un sentier permet de faire le tour.

La Peña Sola, complètement détachée du massif.

La Peña Sola, complètement détachée du massif.

Nous passons à son pied.

Nous passons à son pied.

Vue de l'autre côté, maintenant.

Vue de l’autre côté, maintenant.

le potager

Tandis que nous cheminons au pied des parois verticales des Mallos, à notre gauche se trouve une petite vallée, au fond de laquelle nous pouvons admirer un beau potager, irrigué par un petit canal amenant l’eau de la rivière.

la grotte

Au-dessus de nous, une grotte aux formes évocatrices témoigne du travail continu de l’érosion qui effectue son patient travail de sculpture.

En continuant, nous trouvons notre chemin presque entièrement barré par des déjections de pierre sans doute causées par des intempéries récentes.

En continuant, nous trouvons notre chemin presque entièrement barré par des déjections de pierres sans doute causées par des intempéries récentes.

Plus à l'Ouest encore, de l'autre côté de la vallée, une sorte de menhir géant attire mon regard et m'incite à zoomer vers lui. Étrangetés de la nature...

Plus à l’Ouest encore, de l’autre côté de la vallée, une sorte de menhir géant attire mon regard et m’incite à zoomer vers lui. Étrangetés de la nature…

Agüero2

Nous quittons maintenant Agüero et ses Mallos pour rejoindre Riglos où nous devons passer la nuit. Encore un petit détour cependant…

Murillo de Gállego

En remontant encore un peu le long du rio Gállego, nous parvenons au village de Murillo de Gállego. En le dépassant encore un peu, la vue sur les Mallos de Riglos est superbe, avec les champs d’amandiers au premier plan

les Mallos de Riglos

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre ce très beau village où nous aurons encore le temps, avant le repas du soir, d’aller faire un petit tour à pied et d’y découvrir une extraordinaire oliveraie dont plusieurs spécimen sont plus que millénaires

les oliviers

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Los Aguarales de Valpalmas

Départ vers l’Espagne le 16 juin dernier, par un temps comme cela arrive plutôt fréquemment au Pays Basque : pluie, froid, brouillard, vent. De pire en pire en se dirigeant vers Pampelune, à se demander si on allait finir par trouver la moindre éclaircie même en Aragon, où se trouvait notre objectif du jour. Et puis soudain, une fois passée Pampelune, basculement magique du climat océanique au climat méditerranéen :

entrée en Aragon

Nous voilà arrivés aux portes du l’Aragon, les couleurs, la végétation, la lumière, plus rien ne ressemble à ce que nous traversions quelques kilomètres avant seulement.

les éoliennes

Des séries d’éoliennes se succèdent dans le paysage, visibles à des kilomètres. Quelques nuages traversent encore le ciel, mais ils semblent porteurs de beau temps et de belles lumières. A perte de vue, des étendues de céréales presque à maturité, déjà.

panneau los aguarales

Première étape, los Aguarales de Valpalmas, ainsi que nous l’indique ce panneau un peu inattendu après les kilomètres de piste.

un petit oiseau

Un petit oiseau peu farouche vient se percher dessus, tout près de nous. Mais suivons la flèche…

los aguarales

Quelques marches nous permettent de descendre dans le lit à sec d’une rivière, dont les bords sont incroyablement ravinés dans le sol environnant.

détail

Lorsque rien ne donne une idée de l’échelle, on pourrait imaginer qu’il s’agit de falaises de plusieurs dizaines de mètres de haut…

rive gauche

En fait, la hauteur totale ne dépasse pas quelques mètres, les herbes donnent l’échelle.

haut de la formation

Un beau soleil, un beau ciel bleu, tout ça un peu inespéré en quittant Anglet le matin.

un îlot

Ici c’est un bloc resté en relief au milieu du lit de la rivière.

chute prévisible

Là c’est une partie en surplomb qui semble prête à tomber, il y a déjà une fissure. Trois trous bien ronds sont sans doute les entrées des logis de quelques oiseaux, par ici nichent des guêpiers qui me rappellent la Tunisie.

poste d'observation

A la fin du cheminement délimité, il y a un poste d’observation un peu surélevé, puis il faut revenir sur ses pas.

vue d'ensemble

Revenus au point de départ, on remonte et on peut suivre un sentier aménagé le long de la limite des aguarales.

le bord du champ

L’agriculteur qui plante son blé ici n’a pas l’air d’avoir peur de s’approcher du bord !

vue du haut

La vue depuis le haut est étonnante aussi.

bractée de sparte

Les grandes herbes dures qui poussent là en quantité ont de jolies bractées poilues. Il s’agit d’une plante qui s’appelle le sparte, autrefois récoltée pour en faire des cordes ou du papier.

Et après cette étonnante visite, cap sur Riglos et ses célèbres « mallos », où nous devons passer la nuit. A paraître, bientôt !