L’ouverture de la pêche.

C’était le 12 mars, cette année, aussi dès le week-end suivant nous nous retrouvions en Ariège avec les toulousains, Jérôme étant toujours tenté de taquiner la truite, et avec, raison de plus, le retour du printemps, qui s’accompagne désormais chaque fois de l’anniversaire de Jérémy, le troisième en l’occurrence.

l'orme fleurit

Les premiers signes de l’arrivée du printemps sont déjà là, la discrète floraison de l’orme en témoigne.

la mise en place

Triple ouverture de la pêche cette année ! Jérôme a investi dans des vraies cannes pour les garçons, les voilà donc partis pour leur première expérience halieutique. Quand j’arrive sur les lieux, la mise en place n’est pas encore tout à fait terminée…

les petits pêcheurs

…mais on finit par y arriver !

près de la centrale

Bizarre, bizarre, ça ne mord pas ! Essayons près du pont de la centrale.

le ruisseau en amont

L’eau est bien claire, un peu trop, peut-être, et les truites sont méfiantes.

tussilage

Autres signes du printemps, les fleurs de tussilage dans les éboulis de la carrière.

on jette des cailloux

Les poissons ne sont pas rigolos, ils n’ont pas envie de se faire attraper. Revenons à une activité plus simple et une valeur sûre : jeter des cailloux dans la rivière.

le ruisseau en aval

Le printemps reste encore discret, par ici, la vue générale de la vallée reste très hivernale.

le gros caillou

Chouette ! Papa veut bien jeter cet énorme caillou, qui va faire un gros splatch ! dans la rivière.

le cadeau

Et voilà, on est le 20 mars, et il y a plein de cadeaux d’anniversaire. Maman aide à déballer.

le toboggan à billes

Un toboggan à billes avec plein de parcours compliqués à rattacher un peu comme on veut, mais il faut respecter une pente. C’est intéressant…

Les pentes du Jaizkibel.

C’est 4 jours seulement après la promenade à Pasajes, le 15 mars, que nous voilà de retour dans le même secteur, ou en tous cas pas bien loin, pour essayer de rejoindre le bord de mer où nous espérons aller voir un « dolmen » qui, je l’apprendrai plus tard, n’en est pas réellement un, mais une curiosité naturelle faisant penser (de loin en passant vite) à cette construction préhistorique.

paysage au Jaizkibel

On se gare au bord de LA route du Jaizkibel, qui relie Pasajes à Fontarrabie, pas très loin de Pasajes. Il fait très beau, la vue est magnifique tout le long de cette route, surtout avec un temps comme aujourd’hui. Cette partie de la côte restée complètement sauvage est un merveilleux terrain de jeux pour les amateurs de randonnée !

les trois pins

Les pins plantés par ici donnent au paysage une allure un peu méditerranéenne, bien que l’Océan soit rarement d’un bleu aussi intense que sa petite sœur de l’autre bout des Pyrénées.

le nuage

Derrière nous, il y a quand même quelques nuages, mais côté mer c’est le grand bleu.

Nous contournons prudemment le troupeau de bovins, où l’une des mères manifeste son désaccord de nous voir emprunter le chemin où son rejeton a choisi de s’endormir.

les pentes

Arrivant au bout du replat herbeux occupé par le troupeau, nous découvrons l’allure de la côte en direction de Pasajes, et même bien plus loin ; près de nous, la pente est exactement celle des couches géologiques, tout droit vers l’Océan.

la côte

De l’autre côté, en direction de Fontarrabie, la pente est bien moins accentuée, et on voit bien l’effet des assauts de l’Océan sur les couches côtières.

sortie du bateau

Un gros bateau sort maintenant du port de Pasajes, et je crois bien que c’est le dernier que nous avions vu rentrer quelques jours plus tôt !

entrée vers Pasajes

Nous sommes maintenant à la recherche d’un chemin indiqué sur la carte de Daniel, mais qui manifestement n’existe pas ou plus. On peut voir sur notre gauche (mais grossie avec le zoom) l’entrée du goulet de Pasajes, d’où vient de sortir le bateau.

la côte

Nouveau coup d’œil vers la droite, sur cette frontière absolument sauvage entre la terre et la mer.

Nous tentons une descente dans des pentes herbeuses en direction du ruisseau tout en bas.

le narcisse

Ici aussi il y a quelques narcisses, et vu la pente il ne faut pas trop se baisser pour les photographier.

Mais pas de chemin de ce côté-ci, nous remontons vers le plateau des vaches.

la clôture

On a trouvé un chemin ! Balisé, même ! Il descend le long de cette clôture, hou, c’est sacrément en pente !

les pentes vers l'ouest

Sur notre gauche, les mêmes pentes toutes droites que nous apercevions précédemment un peu plus loin.

le bas de la clôture

Nous voilà arrivés au bas de la clôture, le chemin continue encore plus bas.

dans la pente

C’est très raide, glissant par endroits, et maintenant il y a au-dessous de nous une grande dalle lisse…  Je n’aimais déjà pas beaucoup, mais là je commence à me sentir vraiment mal, je n’irai pas plus loin aujourd’hui. Daniel me prend l’appareil pour aller prendre en photo le fameux « dolmen », visible en descendant de quelques mètres supplémentaires seulement.

le "dolmen"

C’est donc là que j’ai appris, en regardant la photo, que ce n’était pas un vrai dolmen préhistorique, mais un des nombreux caprices de la nature répertoriés dans ces parages.

Retour vers la voiture en remontant la pente sans plus se retourner, ouf ! Les pentes à plus de 50%, ce n’est plus pour mes genoux, vraiment.

Pasai Donibane

Le 11 mars, c’est encore l’hiver, mais on voit déjà les premiers signes du printemps. Pour se promener un peu, puisque le temps n’est pas à la pluie, et mieux découvrir des lieux que nous connaissons mal encore, allons donc du côté espagnol et rejoignons le village de Pasajes, ou Pasaia en basque, et plus précisément la partie Donibane – San Juan de cette petite ville qui encercle la grande ria naturelle qui lui sert de port.

Au mois de mars, nous sommes encore loin de la saison touristique, et nous trouvons de la place sans problème sur le parking.

drapeau basque

Nous sommes ici au cœur du Pays Basque, on le voit au premier coup d’œil.

la cheminée

Une vieille cheminée de briques a été conservée sur la place où nous sommes stationnés, vestige d’un passé industriel. Nous nous engageons dans la rue principale.

san juan bautista

Passant à côté de l’église San Juan Bautista (l’église paroissiale), on s’amuse du petit foulard rouge ajouté à la statue blanche et qui lui donne un air de festayre.

le bac

Puis nous arrivons à l’embarcadère du « bac », ce petit bateau permet de rejoindre le quartier de Pasai San Pedro de l’autre côté du chenal sans faire tout le tour du port.

maison à balcon

Nous débouchons sur une place bordée de maisons à balcons, dont la première attire particulièrement l’attention car les poutres utilisées sont taillées en conservant deux branches du même arbre, formant un Y naturel.

maisons de Pasaia

C’est la place Santiago, et la maison de gauche en pierres taillées est l’ancienne mairie.

vers le village

Nous continuons notre chemin, en se retournant on peut voir l’alignement de maisons le long de l’eau, dominé par l’ermitage Santa Ana.

au loin un bateau

Devant nous, nous pouvons maintenant voir l’ouverture du chenal naturel qui permet de communiquer avec le large, cette partie Sud du Golfe de Gascogne que l’on appelle la mer Cantabrique.

le banc ombragé

Nous passons près d’un banc ombragé, enfin c’est sûrement comme ça en été quand le platane porte ses feuilles. En attendant, la place est libre.

rochers

Au bord de l’eau, les rochers présentent le même genre de cavités naturelles que ceux qui se trouvent derrière le banc.

falaise en travaux

Puis la côte forme une crique au fond de laquelle nous découvrons un énorme engin permettant à des ouvriers d’aller travailler dans la falaise sans matériel d’escalade. Il semble qu’il y ait eu un éboulement récent, ici.

séance de lecture

Il n’est donc pas question de suivre le chemin du bas qui aurait pu nous amener près de la balise rouge d’entrée du port, s’ensuit une petite séance de lecture pour choisir le chemin à suivre.

narcisses

Il y a quelques narcisses en fleurs, je les reconnais bien avec leur grosse trompe, ce sont des autochtones.

le phare

Comme nous gravissons la route qui monte vers le sémaphore, nous découvrons de l’autre côté le phare de Seneko Zuloa, avec l’escalier qui y mène.

sortie de bateau

Chouette ! Voilà un bateau qui va sortir en mer, maintenant ! Il est guidé par deux remorqueurs, l’un devant et l’autre derrière (je cois que je devrais dire un à la proue et l’autre à la poupe, pour faire mieux) et escorté par le pilote.

le sémaphore

Nous voilà arrivés près du sémaphore, décoré par des artistes locaux.

suspendus

Tandis que nous redescendons après avoir regardé l’entrée au port d’un deuxième bateau… suisse, celui-ci !… les ouvriers, leur journée terminée, sont en train de quitter leur travail. Impressionnant !…

l'entraînement

Après la journée de travail, ou d’école pour les plus jeunes, les sportifs se rendent à l’entraînement : ici ce sont les futurs coureurs de régates de traînières, qui commenceront en juillet prochain.

ruelle envahie par la marée

Tandis que nous marchions, la mer a continué à monter, elle envahit cette rigole destinée à l’évacuation des eaux.

le gros bateau

Encore un bateau qui passe ! La marée haute est sûrement le moment favorable. Le bateau du bac paraît minuscule à côté.

marée haute

Il ne faut pas qu’il fasse trop de vagues, les balcons pourraient être envahis !