Paramoudras, la galerie.

49804232598_af7b6a6604_c

Nous voici donc arrivés sur la plateforme « playa de los fósiles « , sur les rivages du massif du Jaizkibel (voir l’épisode précédent). Nous cherchions les paramoudras, ils sont là ! ZOOOOOM !

49805081436_58a0380cf3_c

Celui-ci est presque sphérique, mais les formes à l’arrière-plan sont bien différentes.

49805461642_f0977ed4bd_c

Un modèle avec bouche.

49805154126_2205ccc7bb_c

Des formes mamelonnées.

49804599538_77cf4618f5_z

Un œuf dans un nid !

49805154036_a986c2abc3_c

Une tête avec un gros nez.

49804599358_f00163fae8_c

Mais on peut y voir une tête de tortue.

49805154491_914109c041_c

Une partie de pétanque fossilisée.

49808871303_3e3ee5e582_z

Des formes cylindriques, aussi. L’orifice central est le logement du ver bâtisseur, si j’ai bien compris.

49805154386_083398379e_c

Encore un œuf, avec deux petits yeux celui-ci.

49808871473_ae4d8d69c1_c

Un cylindre et une sphère, voisins.

49809727457_55a67562e8_c

Et encore des centaines d’autres, rien que sur cette plateforme rocheuse qui plonge dans l’Océan. Après avoir fureté un peu partout, on se regroupe pour le casse-croûte.

49808871233_9da2a7e457_z

L’apéro est servi !

49809426871_060f545341_c

Pique-nique avec vue, pour cette fois. La côte espagnole s’étend vers l’ouest à perte de vue.

49808871183_c5307ec6b7_c

Et un rocher voisin, coloré et sculpté par l’érosion, nous rappelle que les paramoudras ne sont pas les seules merveilles de cette côte exceptionnelle.

 

En route vers les paramoudras.

Haha ! Qui connaît les paramoudras ? C’est qu’on n’en croise pas à tous les coins de rue, des paramoudras. Moi-même, je ne les ai rencontrés pour la première fois que ce 1er juin 2019, il y a presque une année maintenant, où après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de rallye automobile ni aucune raison pour que la route soit coupée, nous avons fini par aller jusqu’à eux.

49811246782_9bffbebce9_c

Nous voilà partis. Nous sommes quatre, puisque Danielle et Michel se sont joints à nous, et certains auront peut-être reconnu les pentes verdoyantes du massif du Jaizkibel au Pays Basque espagnol. Nous commençons notre descente, car c’est sur le littoral que nous nous rendons.

49810947746_11653a6ba1_c

Une fois rejoint le sentier côtier, il faut évidemment suivre les aléas du terrain, avec les passages à gué suivis de grimpettes.

49810947676_cdf07db1a9_z

Une belle orchidée en passant.

49811246462_c374ce4d30_c

On approche, visiblement. En effet, on peut déjà constater que la roche contient des inclusions ovoïdes qui ressemblent bien à ce que nous cherchons.

49811247202_6b83018a63_c

En regardant vers l’amont, c’est la même chose.

49811247002_b1e506a9ed_c

Ici il reste les emplacements vides.

49811246957_a3b9f17065_c

Et là les reliefs sont plus accentués.

49811247067_7df851ca11_c

Certaines formes font penser à… c’est comme vous voulez, suivant votre imagination, ou votre état d’esprit.

49810947641_342474e7d6_c

Par endroit, on retrouve les formations de la « vallée des couleurs », qui n’est pas bien loin.

49810396388_6df0e0017e_c

Nous voilà arrivés à la « playa de los fósiles », qui est cette plateforme rocheuse couverte de centaines de « paramoudras ».

49810396033_9e8d9d8fd3_c

On prend le temps de poser les sacs, de se désaltérer un peu et d’une petite halte contemplative avant d’aller farfouiller dans les détails de cet étrange décor.
Les paramoudras sont des concrétions qui se sont faites autour de terriers de vers dans les fonds marins, il y a plus de 45 millions d’années.

49804599678_d9ed425baf_c

Certaines ont disparu, laissant parfois quelques traces, comme celle-ci en forme de cœur. Quant à la galerie des paramoudras eux-mêmes, je vous en montrerai un échantillon… mais ce sera pour la prochaine fois.

Note : pour ceux qui voudraient voir ou revoir la merveilleuse vallée des couleurs, c’est ici : https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/

Autour du lac d’Irabia (2)

Après une halte réparatrice, nous reprenons notre chemin.

48981317486_d5699a9a69_c

Le barrage est maintenant tout proche et il y a un accès pour les véhicules, depuis l’Espagne. Nous avons d’ailleurs croisé nos premiers promeneurs.
Après avoir contourné les bâtiments, nous prenons la route qui descend jusqu’au mur du barrage.

48980757238_c0b1cef903_c

Il faut passer dessus pour continuer le tour du lac, bien sûr. C’est l’occasion d’observer un peu les installations de production électrique.

48981501732_b0a6f60e77_c

Les mécanismes qui doivent permettre d’actionner des vannes pour réguler les sorties d’eau.

48981500687_ffc7366b95_c

Au-dessous, c’est l’usine hydro-électrique elle-même.

48980806733_d00031fbf9_c

Sur l’autre berge, deux constructions en assez mauvais état qui pourraient servir de trop-plein au lac, (en fait je n’en sais absolument rien, j’avoue), accessibles par des petites passerelles souples, bien sûr interdites aux promeneurs curieux. A vrai dire, pour ma part, je n’étais pas vraiment tentée…

48981576037_4a94c74491_z

Nous suivons maintenant un sentier plus étroit, à travers une hêtraie qui semble encore plus jeune que celle du matin.

48981575537_85d0ffacc8_z

« Prohibido el paso » ! Bah, tant pis…

48980830058_7c0defc048_z

Une feuille morte, parmi tant d’autres… mais celle-ci n’est pas de hêtre, c’est bizarre.

48982251653_2361da35c1_c

Par ici, le chemin est du côté de l’ombre, et c’est la berge éclairée qui se reflète dans l’eau du lac.

48983001972_435cd6cb2e_c

Il y a plus de mousses sur les troncs, aussi.

48982876426_e0393871f7_c

Une échappée entre les arbres permet de saisir les reflets sur l’eau tranquille.

48982876271_25ff72ea54_z

Nous arrivons à une passerelle qui permet de franchir un autre ruisseau qui vient alimenter le lac.

48982315588_5cc4e72c73_c

Le niveau est bas mais il y a quand même un peu d’eau au fond du ravin.

48982876606_dc50bc96c2_c

Changement de couleurs : nous avons retrouvé le soleil, tandis que la rive d’en face est maintenant à l’ombre. Il reste le bleu de l’eau, entre les deux.

48983117892_f6d1f1dab4_c

Et là, c’est un arbuste qui n’a pas encore perdu toutes ses feuilles qui vient apporter une touche dorée dans le tableau.

48982927316_b02debe1c8_c

Le sentier, pour finir, rejoint un chemin plus large, carrossable, au bord duquel ce double panneau nous indique, moyennant un calcul pas trop compliqué, que le tour complet du lac doit faire 10 km .

48982388673_33c0329a0f_c

La dernière partie de la balade ressemble assez à la première, mais la lumière n’est plus la même maintenant.

48983138872_3b1be88c47_c

Avant de retrouver la voiture, au bord du ruisseau, nous traversons une plantation de thuyas, on se met un peu au vert.

48982388873_848303e509_c

Retour vers la côte à travers les pâturages et les cabanes de bergers de la montagne basque…

48983179002_8ff8dfae61_c

… en profitant encore un peu d’une splendide vue panoramique sur notre bout de Pyrénées avant de plonger vers la vallée de la Nive qui nous ramènera jusque chez nous.

Autour du lac d’Irabia (1)

En route pour un tour de lac, comme promis.

48980188398_080a692c80_c

Suivons la flèche ! 4 kilomètres jusqu’au barrage, si elle dit vrai. Quant au panneau supérieur, dont la partie en espagnol signale que là est la limite d’accès des véhicules, mes minces connaissances de la langue basque ne me permettent pas de vous dire s’il signale la présence de champignons, le seul mot que j’y reconnais étant « ez » qui veut dire non.

48944411057_9323ef52f1_c

A première vue, les hêtres semblent très majoritaires dans le boisement. Ils ont maintenant perdu presque toutes leurs feuilles, laissant passer les rayons filtrés du soleil du matin.

48980746571_0c631c50d3_c

Sur la droite, une montagne dont je n’ai pas réussi à déterminer le nom avec certitude. Les curieux resteront donc encore un peu sur leur faim.

48944238071_9353b1fe71_z

Les brumes matinales ont déposé partout de fines gouttelettes, qui alourdissent, en les rendant aussi bien visibles, les toiles d’araignées.

48980187433_7694a7afb4_c

Mon poisson pilote chemine devant moi, comme toujours.

48980926802_bf2fc5edc5_c

Tandis qu’il trace la route, j’en profite pour admirer les effets des rayons de soleil sur les fines branches des arbres toutes chargées de gouttes d’eau.

48980969651_77f61433a2_c

En avançant, on peut maintenant découvrir le bras du lac que nous longeons sur notre chemin.

48980969026_b2480273e5_c

L’eau est turquoise, dans le soleil.

48981202027_9bbf4d1cb8_z

Deux hêtres jumeaux, serrés l’un contre l’autre pour affronter ensemble les intempéries.

48981201572_5c09289eec_z

En ce mois de décembre 2018, les ajoncs aussi ont mis leurs gilets jaunes, mais c’est juste pour attirer l’attention des insectes pollinisateurs.

48981203247_5194eb932f_z

En regardant vers le haut, on est surpris par la taille de ces arbres, dont les troncs sont encore bien minces.

48981331307_788314e0bd_z

Sur le bord du chemin, un panneau présente les 5 sortes de pics que l’on peut rencontrer ici.

48981332712_e2af0eb0f7_z

On peut d’ailleurs observer leurs travaux sur les arbres proches.

48981146306_b01020812d_c

On arrive maintenant à un belvédère aménagé, où une belle rampe toute neuve a été placée.

48980586898_6294ff51a1_c

De là, on a une vue dégagée sur le lac, dont le niveau est bien bas.

48981331192_4878d1698f_z

Une carte installée près du barrage nous permet de découvrir le chemin parcouru, ainsi que ce qu’il nous reste à parcourir. C’est la petite flèche verte qui montre la position de la carte. Elle me permet aussi de supposer que ma précédente photo de montagne sans nom pourrait être le Mozoloandi. Mais je n’en ai pas trouvé de confirmation par ailleurs.

48980586358_3e08a18e12_c

De là, en direction du nord-est, nous découvrons les pentes légèrement enneigées du pic d’Orhy, première montagne à dépasser 2000 mètres d’altitude à partir de l’Océan.

48980757778_4209617f46_c

Nous découvrons aussi qu’il faudrait une permission écrite de la commissaire des eaux pour naviguer sur cette retenue, et que nous avons bien fait de ne pas amener d’embarcation avec nous 😉

Et maintenant, une petite pause avant de poursuivre la balade.

Errozaté, Egurgi et quelques bornes.

Par cette belle journée de début décembre 2018, nous voilà partis vers les confins du Pays Basque français. Il y a bien longtemps que nous n’avons plus visité de nouvelle borne frontière (enfin, nouvelle pour nous je veux dire), et j’ai repéré un lac côté espagnol auquel on peut accéder en longeant une partie de la frontière, ce qui va nous permettre, en une seule journée de balade, de découvrir quelques bornes et de faire le tour du lac. Allez, en route !

48941062723_99484b1958_c

Comme nous arrivons dans le secteur d’Errozaté, le soleil n’est pas encore très haut et les ombres dessinent nettement les reliefs de la montagne.

45470622124_9909cca6d8_c

Un pottok au bord de la route s’enfuit pour ne pas nous voir, nous troublons sa tranquillité manifestement.

48941736876_2127b3e346_c

Les fonds de vallées sont encore tout embrumés à cette heure-là.

48941220571_fc5c0df01e_c

C’est sur le bord de la route que nous trouvons notre première borne, elle porte le numéro 221.

48941564688_3e606f7c25_c

La route continue dans le même genre de décor : pentes herbeuses et quelques cabanes pastorales, inoccupées à cette saison.

48941617183_18ff4ed8cd_z

Voilà la borne 222, pas bien loin de la route non plus. Un modèle à étages.

48942476952_6e6864e201_c

On the road again….

48942403841_38dcb0a013_c

… et encore une borne ! Numéro 223, celle-ci. Plantée près d’une source…

48942958027_173df45f32_c

…et tout près de la route, encore.

48942768226_acd147a2fd_z

La route longe le ruisseau, qui marque la frontière avec l’Espagne,et devient maintenant plus large, au fur et à mesure qu’il reçoit les eaux des affluents. C’est près d’un confluent justement que se trouve la borne 224.

48943382793_e13beefaf5_c

Au-delà, le ruisseau et la route continuent leurs parcours parallèles.

48943382608_6bd2b3ede2_c

Un peu en retrait, une grande bâtisse en pierre, fermée. Nous sommes maintenant dans le secteur d’Egurgi. Cela semble être le nom du ruisseau, et aussi des montagnes autour.

48943930241_da8c0d4f39_c

En reprenant la route, on retrouve vite le soleil, et les brumes en train de fondre.

48944306547_b0b749d7a7_z

Comme nous atteignons notre parking final, à l’endroit où la frontière va cesser de suivre notre ruisseau pour continuer vers l’est, un panneau multiple nous indique les différentes possibilités de balade.

48944325282_c39cb69e38_c

Un petit pont enjambe la rivière pour permettre de changer de pays.

48944339452_35e6c5a401_c

Une grosse aubépine hirsute borde le parking, où notre voiture est la seule. Il est vrai que notre route est plus ou moins interdite à la circulation à cette époque…

48944167461_02305c5b4a_z

Notre dernière borne du jour est là près du ruisseau, elle aussi. Après l’avoir mise en boîte, nous allons démarrer pour faire le tour du lac qui commence un peu en amont sur le ruisseau. A bientôt pour la suite de nos aventures !

Arditurri.

Revenons maintenant au Pays Basque. Au Pays Basque sud, comme on dit quand on est un vrai nationaliste pour qui le Pays Basque espagnol n’a pas le droit d’exister, même juste dans le langage. Ce n’est pas mon cas.
Pour rejoindre Arditurri et ses mines désormais abandonnées, il faut prendre des petites routes tortueuses dans les vallées, un peu vers l’intérieur, et on finit par arriver du côté sud des Peñas de Haya, alias les Trois Couronnes en français, et qui ont aussi un nom basque bien sûr mais que je n’ai pas retenu pour le moment.

48917161931_078d48aa15_c

L’accès se fait depuis le parking par un petit tunnel dont la voûte a été doublée, sans doute pour éviter les chutes de morceaux sur les passants, ça le fait ressembler à un chemin de Saint Jacques, avec la perspective.

48914318713_32e4399d55_z

A la sortie du tunnel, le soleil !

48917368477_e4d233cdf9_c

Une belle barrière en bois comme j’en rêve…

48930349892_50222bfd4c_z

Nous sommes là au pied des Peñas de Haya (Aiako Harria, en basque, j’ai retrouvé !), dont on ne reconnaît pas exactement la forme dans ce sens. Ce sont les roches les plus anciennes du Pays Basque.

48930163681_76864db019_c

On s’avance dans un espace qui était occupé par l’industrie minière, qui a cessé ses activités en 1984. Ici cela semble être une entrée de galerie restaurée.

48929622518_19d74a494d_z

Là on découvre un wagonnet de transport du minerai.

48929622393_4f54fe43be_c

Sur la gauche, un espace muséal consacré au site. Il y a de quoi faire, car ces mines étaient déjà exploitées par les romains, pour le plomb, l’argent, le fer, le cuivre. 44 galeries retrouvées, dont la plupart avaient été détruites par les exploitations ultérieures, plus un aqueduc souterrain de 400m de longueur, encore actif aujourd’hui !

48930164086_884ee87524_c

L’un des sentiers proposés à la visite remonte le cours du ruisseau.

48929709033_be162069b7_z

On aperçoit même des petites cascades plus loin.

48929708833_af4aea5197_c

Une retenue permet d’alimenter un canal artificiel.

48930435027_9fcdb89376_z

On passe près de l’entrée d’une galerie.

48929850013_233fcb0a5d_c

Le chemin traverse le ruisseau à gué.

48930578152_bc10f76b71_c

Il passe près d’un ancien four.

48929850558_c420ef8e90_c

L’eau est limpide…

48930392851_c901e16755_z

…et la forêt dissimule désormais sous son manteau végétal les blessures infligées par les siècles d’exploitation.

 

Festival maritime, Pasaia 2018 (I).

Je ne me souviens plus par quel hasard j’ai appris que l’ « Hermione » devait venir à Pasajes (ou Pasaia, selon que l’on choisit le basque ou l’espagnol), mais je me rappelle bien que c’est à cause d’elle que nous nous sommes rendus là-bas le 20 mai, avec l’idée de voir ce superbe bâtiment.
Jean-Marie était justement arrivé la veille pour faire connaissance avec baby Oscar, et la fréquentation d’un rassemblement de bateaux nous semblait bien adaptée pour notre vieux loup de mer, mille sabords !
Pressentant les problèmes de stationnement, nous avions astucieusement choisi d’aller en voiture jusqu’à la frontière, puis de prendre le « topo », ce petit train bien pratique qui dessert les principaux centres urbains de la côte jusqu’à San Sebastian, et même au-delà.

Theo et Mamie

Mais même là, ce n’est pas si facile de trouver une place pour la journée ! Nous deux, on attend patiemment le reste de la troupe en train de chercher du stationnement de longue durée.

Fanny et Oscar

Voilà Fanny et Oscar ! Il ne s’en fait pas trop, celui-ci…

Je pousse !

Et nous voilà arrivés à Pasajes. Theo veut jouer avec la poussette, mais dans un moment il sera bien content de s’y asseoir pour marcher un peu moins.

les bateaux de plaisance

Il a fallu parcourir quelques centaines de mètres avant d’arriver à longer les premiers bassins du port.

le bac

Les bacs qui assurent le passage d’une rive à l’autre sont complètement blindés.

flèche moderne

Sur notre gauche, une grande flèche moderne dont j’ignore l’utilité. Le bâtiment a l’air d’avoir été enfilé dessus.

l'église

Un peu plus loin, le clocheton de l’église est plus modeste et plus sympathique.

panneau du fastival

Quant aux panneaux de l’événement, ils pointent eux aussi une flèche vers le ciel, en évoquant clairement un mât et des voiles.

le biche

Notre premier vieux gréement est le « Biche ». Wikipédia dit de lui que c’est un thonier-dundée (?), et aussi qu’il s’agit d’un cotre aurique à tapecul, ce que je trouve assez rigolo. Mais bon, à part thonier, tout ça ne me parle pas vraiment…

le facal dieciocho

Le « Facal dieciocho » est un remorqueur de Pasajes. La configuration tortueuse du goulet d’entrée nécessite la présence de deux remorqueurs pour les bateaux un peu longs, le deuxième manoeuvrant l’arrière du bateau.

les quais

Nous continuons à avancer sur les quais, où une tente est disposée pour l’accueil sur l’ « Hermione », mais où se cache-t-elle donc ?

le "Kaskelot"

C’est le trois-mâts « Kaskelot » que nous découvrons maintenant, plutôt que l’ « Hermione ». L’image est déjà historique, puisque, vendu en septembre 2018 à un nommé Bob Escoffier, il aurait été rebaptisé « le Français » et aurait désormais pour port d’attache Saint-Malo. Bof, Kaskelot, ça me plaisait bien, à moi. Bateau danois à l’origine, son nom Kaskelot signifierait « cachalot » dans cette langue, dont j’ignore tout. « Le Français », franchement…

arrivée du bac à San Juan

En face, de l’autre côté de la passe, c’est le quartier « San Juan » de Pasajes. Le bac y déverse une foule de visiteurs. C’est le bon côté, pour les restaurants, il faut dire…

la Sainte Vierge

Notre côté, lui, bénéficie de la protection de la Sainte Vierge.

ruelle

Les ruelles sont moins pittoresques ici que côté San Juan.

San Juan

En face de nous, on reconnaît bien la place avec ses maisons typiques, collées les unes aux autres.

le pique-nique

Pour casser la croûte, on a trouvé un banc avec une partie à l’ombre et une partie au soleil. Il y en a pour tous les goûts, alors!

Theo sur le banc

Theo marche en haut de la falaise.

la fenêtre

Dans la ruelle adjacente, il y a quand même une jolie fenêtre, avec des fleurs qui s’évadent à travers les barreaux.

le chat qui vole

Et nous, on se promène avec un chat qui vole !
Allons, c’est fini pour aujourd’hui, à bientôt pour la suite de ce festival de la mer…

 

 

Une journée en Aragon. Suite et fin.

On sait bien que tout a une fin (sauf le saucisson qui en a deux).
Il fallut donc quitter Agüero, Murillo et leur petit pays pour retourner vers le Pays Basque.

On jette un dernier regard sur le fascinant village de Riglos, de l’autre côté de la rivière.
Notre chemin de retour prend la route du nord, avant de s’arrêter une première fois.

Au niveau de la retenue de la Peña, avant de prendre le pont qui permet de la traverser, garons-nous sur le côté pour aller voir à quoi ressemble le barrage.

C’est un bel ouvrage arrondi qui a la particularité d’être formé de deux parties rattachées à un piton rocheux central. On peut passer dessus à pied, et même en voiture.

Voilà la vue d’ensemble.

Les eaux du déversoir traversent le rocher central avant de dévaler dans un fracas impressionnant et d’aller reformer le rio Gállego

tandis que de l’autre côté du barrage le lac s’étale paisiblement, avec une belle couleur de fonte des neiges.

Continuant notre route, on s’écarte un peu pour une incursion dans la vallée du rio Asabón

avant de poursuivre encore vers le nord. Quand la vue se dégage, on peut alors profiter d’un panorama magnifique sur la chaîne des Pyrénées, avec le pic du Midi d’Ossau qui se détache du lot comme il en a l’habitude. Mais dans l’autre sens.

Il faut alors poursuivre un peu plus à l’est, par une petite route sauvage et sinueuse, pour rejoindre l’antique monastère (lui aussi roman) de San Juan de la Peña. Les lieux sont quasiment déserts, et la neige de la nuit n’a pas encore fondu, ici. On s’attarde un moment à contempler cet étrange site, blotti sous sa falaise en surplomb qui sert en partie de toit à l’édifice.

En continuant encore la route, on finit par arriver au nouveau monastère de San Juan, construit à partir du XVIIe siècle à la suite d’un incendie dans les vieux bâtiments. Les lieux, qui accueillent habituellement des foules de visiteurs, sont déserts. Un vent glacial souffle, et il est temps de reprendre la route pour rejoindre tranquillement nos pénates après cette journée vraiment bien remplie.

Un château en Espagne.

Voici venu le mois de mars. Les signes précurseurs de l’arrivée du printemps officiel commencent à se multiplier. Ne serait-il pas temps de partir voir du côté de l’Aragon si les champs d’amandiers sont déjà en fleurs ? Après une enquête approfondie sur les dates auxquelles se produit le phénomène, c’est à dire finalement sur un créneau assez large, c’est le 6 mars 2018 que nous partons vers la région des Mallos, pas très loin de Huesca.

embalse de Yesa

Après avoir affronté des éléments déchaînés pour rejoindre Pampelune, le ciel se dégage soudain et c’est entre soleil et nuages que nous longeons la grande retenue de Yesa.

château de Loarre

Arrivés à destination, il est encore temps de se rendre au château de Loarre tout proche, pour essayer de le visiter. Il ne faudra pas trop traîner, mais c’est encore possible, chouette ! On ne tergiverse pas, et c’est sous l’averse de neige (on aperçoit quelques flocons en train de traverser la photo) que l’on rejoint les lieux.

l'escalier de l'entrée

L’entrée se fait par un grand escalier couvert aux marches bien humides, sombre et inquiétant.

chapiteau sculpté

Pourtant l’entrée en est bien décorée de motifs finement sculptés, comme par exemple ce beau chapiteau sur son côté gauche.

l'enceinte

Le temps de visiter la salle de garde, la crypte, l’église, le tout très sombre et donc pas très photogénique, le nuage de neige s’en est allé et le soleil est revenu. Il éclaire l’enceinte du château avec ses tours incomplètes (je n’oserai pas les appeler des demi-tours !).

le haut du donjon

Au sommet du donjon principal flotte le drapeau de l’Aragon.

autour de la place d'armes

Depuis la place d’armes, on peut voir le donjon de la reine et à droite le toit qui abrite la coupole de l’église.

serrure

Loquet et serrure ne sont sûrement pas d’origine, mais sans doute pas non plus « made in China » !

la vue alentour

Un vrai château fort, ça doit dominer la situation. Celui-ci est vraiment parfait. Vous voyez les champs d’amandiers fleuris, en contrebas ?

les fenêtres de la reine

Les plus jolies fenêtres sont celles de la tour de la reine. Le roi bâtisseur s’appelait Sancho III de Navarre, mais j’ignore le nom de la reine. Dommage…

la tour flanquante

En ressortant nous retrouvons encore le soleil malgré les nombreux nuages qui encombrent le ciel. Il éclaire la tour extérieure que Wikipédia appelle « tour flanquante ».

vers la plaine

Là-bas loin sur la plaine, il n’a pas l’air de faire beau du tout.

vue d'ensemble du château de Loarre

Comme nous regagnons le parking, le ciel s’est maintenant complètement dégagé et fait bien ressortir la silhouette de ce bel ensemble médiéval.

C’est Iparla où ça se passe.

Chers lecteurs, j’espère que vous appréciez à sa juste valeur (deux balles, ou peut-être devrais-je dire deux bornes) l’excellent jeu de mots contenu dans ce titre, pour ma part j’en suis plutôt satisfaite, ce qui est bien le principal.

Nous voici le 22 novembre, toujours en 2017, et par cette belle journée il est temps de nous rendre enfin sur les pentes d’Iparla pour y visiter quelques-unes des bornes qui manquent à notre collection.

Lorsque nous arrivons, le soleil ne touche pas encore le bas de la vallée, nous sommes partis tôt pour profiter de toute la journée, elles sont courtes en novembre.

La première borne, que nous connaissons déjà, porte le numéro 86 et se trouve près de ce gîte. A notre dernière visite, l’éolienne était en petits morceaux autour de son mât, elle a été remplacée depuis : l’énergie renouvelable se renouvelle !

La deuxième borne de la journée nous est déjà connue, elle aussi, et se trouve au bord du chemin que nous voyons ici, c’est la 87. A partir de là, le chemin commence à grimper sérieusement, et nous offre une vue plongeante sur cette bergerie un peu atypique : elle a deux parties bien séparées, chacune avec sa propre entrée.
Là non plus, le soleil n’est pas encore arrivé, ce qui n’est pas plus mal car la montée suffit à réchauffer le randonneur matutinal.

Déjà, les vautours, nombreux dans le secteur, ont commencé leur séance quotidienne de vol à voile.

Voilà que le soleil commence à raser la pente, faisant ressortir l’or des feuillages d’automne.

Il baigne maintenant les chachis et la barrière à moutons, ou peut-être à chevaux.

En me retournant, je revois la bergerie Larantonaldeko Borda (dont je vous avais dans un premier temps épargné le petit nom) devenue bien plus petite.

Après avoir franchi le col de Lacho, la vue se dégage sur notre gauche vers la vallée de la Nive près de Bidarray.

Nous passons près d’une stèle ornée d’une croix basque, nous en verrons plusieurs autres ce jour, sans savoir pour aucune à quoi elles font référence. Le sommet pyramidal qui dépasse derrière est celui de l’Irubelakaskoa.

Nous bifurquons vers la droite pour aller rejoindre la croix numéro 88. Un enclos de pierres sèches, puis un groupe de bordes en ruine jalonneront notre chemin.

Un mur bien droit et encore en bon état épouse la pente, plutôt raide.

La croix frontière numéro 88 est là, gravée sur un rocher. Comme elle n’est visiblement pas visitée tous les matins, il faut lui faire un brin de toilette avant les photos de collection.

Côté espagnol, le soleil fait ressortir les feuillages d’automne des quelques arbres qui ont réussi à pousser dans les pentes.

Les chevaux qui vivent là-haut jouissent d’une totale liberté.

Après avoir trouvé la borne 89 (couchée), ainsi que la croix correspondante, nous nous dirigeons vers un groupe de bordes en ruine et y trouvons un petit creux abrité pour casser la croûte. Pendant que je photographie nos ombres, on me fait d’amusantes facéties.

Après le casse-croûte et quelques recherches, nous y trouvons une borne sans numéro couchée, ainsi qu’un crâne de brebis du meilleur effet, une fois posé sur la borne.

Il est maintenant temps de redescendre, la borne ou croix suivante sera pour une prochaine visite. Encore une borde en ruine sur notre chemin, un arbre y a poussé entre les murs !

Nous passons près d’un point d’eau où les bêtes peuvent venir se désaltérer. Dans le fond, c’est le massif du Baigura.

Dans le lointain, les sommets de plus de 2000m sont déjà enneigés, le premier d’entre eux étant le pic d’Orhy, le plus à droite, vu de plus près dans un article récent.

Et voilà, c’est le bout du chemin ; le soleil éclaire encore les peñas de Itsusi en face de nous. Nous reviendrons forcément un de ces jours pour aller visiter la borne 90 ainsi que les plus anciennes croix qui se trouvent au sommet du pic d’Iparla. Espérons que nous aurons une aussi belle journée !