Les jardins de l’abbaye de Combelongue.

Nous sommes le 3 juin 2017, jour de notre voyage retour de la côte méditerranéenne vers l’Ariège. C’est la période de la manifestation « rendez-vous aux jardins », et j’ai repéré sur Internet (avant de partir) que sur notre trajet se trouve le village de Rimont, et que sur la commune de Rimont se trouve la très ancienne abbaye de Combelongue, fondée au XIIe siècle pour des chanoines prémontrés, qui l’ont ensuite occupée 7 siècles durant. Cette abbaye se trouve entourée d’un jardin, et ce jardin est justement ouvert aux visiteurs pour la circonstance, voilà donc une bonne occasion pour aller voir à quoi ressemblent à la fois le monument et son jardin.

Nous voilà arrivés ! Le temps est gris, mais il ne pleut pas, heureusement. A Combelongue, ce n’est pas la foule, et nous serons d’ailleurs les seuls à visiter à ce moment-là, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Du coup, le maître des lieux est très disponible et nous accueille avec beaucoup de gentillesse, il nous explique ses difficultés avec la pyrale du buis et la constante surveillance qu’il est obligé d’exercer pour la conservation de ces arbustes, très présents dans le jardin comme nous pouvons déjà le voir sur la photo ci-dessus. Je vous invite donc à nous suivre dans notre visite des lieux.

Sans doute plus pour la déco que pour l’utilité, les instruments du jardinier traditionnel sont disposés à des endroits stratégiques.

Près de l’entrée, nous commençons par le jardin médiéval, avec ses plantes médicinales et ici, au centre d’un buisson bien taillé, la coupe d’eau qui symbolise la fontaine du paradis.

On y trouve aussi des phlomis de Russel, dont je n’ai pas vu trace d’une possible utilisation médicinale, mais bien jolis en tous cas.

Les bâtiments occupant presque le centre du jardin, notre visite se poursuit en contournant l’ancienne église de l’abbaye, une rare (pour la région) construction de briques, romane de style mudéjar, c’est-à-dire d’influence arabe.

C’est là que nous découvrons le jardin Renaissance, jardin du savoir et de la pensée, carré au centre duquel une sphère armillaire représente le système solaire.

Une vue, en perspective, de la façade sud des bâtiments.

En vis-à-vis, la nef de verdure, un ensemble de marronniers et tilleuls centenaires habillés de manchons de lierre, j’ai trouvé ça très chic et retenu le concept.

En passant, nous découvrons en enfilade la perspective de la cour intérieure s’ouvrant sur un arbre situé de l’autre côté de la route sur les terres du domaine, et dont la présence isolée à cet endroit ne doit rien au hasard.

Nous sommes maintenant devant l’ancien logis abbatial.

Là aussi, un point d’eau et des accessoires de jardinage.

Puis la terrasse des buis, dans le prolongement ouest des bâtiments.

A l’angle sud-ouest du jardin, le verger, agencé en forme de croix et qui servait de cimetière à l’époque médiévale, s’ouvre sur la campagne environnante. Il est limité par un petit ruisseau.

Les « arums », en réalité des Zantedeschias (!) se plaisent dans les endroits humides… Une fleur très utilisée dans la décoration des églises. Pas sûr cependant que leur présence ici remonte à l’époque des chanoines.

De jolis champignons un peu translucides poussent sur un vieux tronc.

En sortant du verger, la perspective des buis taillés en direction de la façade ouest de l’abbaye est très réussie.

Notre visite s’achève en bouclant le tour de la propriété. Une chaise a été placée là pour assouvir un éventuel besoin de solitude ou de méditation, pour lequel ces lieux semblent très favorables.

Il est alors temps pour nous de prendre congé pour rejoindre notre retraite estoursienne, avec ses jardins escarpés et sauvages, tellement différents de ceux que nous venons de parcourir.

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Balade culturelle.

Avoir des visiteurs, c’est vraiment formidable, car ça oblige à s’extraire un peu du bricolage pour leur proposer des activités plus ciblées localement, sous peine de ne plus les revoir. Du coup, on découvre des lieux que l’on ne s’est jamais donné la peine d’aller voir. Merci donc à Nanou et Serge grâce à qui, le 13 mai, nous avons enfin découvert le charmant village médiéval de Castelló, avant de les emmener découvrir Sant Quirze, où nous n’étions pas revenus depuis quelques années.

Castelló, c’est la plaine de l’Ampurdán. Et à côté coule une rivière, la Muga. Elle doit pouvoir devenir vraiment énorme , en cas de fortes précipitations, car le Pont Vell (le pont vieux) possède pas moins de 7 arches, alors qu’en temps ordinaire la seule arche centrale suffit très largement à enjamber le petit cours d’eau. D’ailleurs les archives locales mentionnent divers remaniements apportés à cet ouvrage au fil du temps, pour réparer les dégâts causés par les inondations successives.

Regardez ce petit cours d’eau innocent capable de se muer pour quelques heures en fleuve redoutable.

Nous allons maintenant visiter le vieux village, dont la pièce maîtresse est sans nul doute l’église Santa Maria, deuxième de la province par sa taille après celle de Gérone. Sa construction a débuté au XIIIe siècle, sur l’emplacement de l’ancienne église romane.

Le tympan de son porche est vraiment admirable, malgré les dégradations subies au fil du temps.

De chaque côté, les statues des apôtres. Enfin, c’est ce que j’ai lu, ne croyez pas que je sois capable de les reconnaître.

A l’intérieur, c’est la hauteur qui impressionne. Et l’architecture aussi, bien sûr.

Filtrant à travers les vitraux, un rayon de soleil vient éclairer singulièrement ce que j’imagine être une statue de Saint Pierre, à cause de la clé qu’il a l’habitude de trimballer.

Impressionnants, ces fonts baptismaux taillés dans un seul bloc de roche !!!! J’ai lu qu’ils avaient été récupérés de l’ancienne église romane, ils ont donc largement plus d’un millier d’années sans doute.

Pfiou ! Tout ça est bien fatigant, les amis.

L’église est gothique, mais le clocher roman de l’édifice précédent a été conservé, et il est magnifique avec ses colonnes blanches.

Une petite place sympathique, en se promenant dans la vieille ville.

Après ça, en route pour Espolla où nous cherchons en vain le restau que l’on nous avait indiqué, pour finir par en adopter un autre, pas mal quand même.

On n’est plus très loin du monastère de Sant Quirze, désormais bien restauré. Sur la gauche, c’est la façade de l’église, avec son campanile cassé.

Vu dans l’autre sens, avec une tour défensive et les enceintes.

Tout près, la petite chapelle romane Santa Maria, comme sa grande sœur de Castelló. Superbe voûte !

De retour à la maison, et à l’esclavage domestique. Ils sont résignés…

Pendant ce temps, je peux aller traîner dehors et étudier les meilleurs angles pour capter la nature environnante.

Et réussir finalement à surprendre le chanteur que j’entendais depuis un moment sans réussir à le localiser.

Dernier matin, je me glisse dehors doucement pour surprendre le lever du soleil sur la mer, petit instant magique suspendu entre la nuit et le jour.

Du côté de l’Adour.

De retour du bout du monde le 19 mars (2017 !), il nous fallut, malgré l’arrivée du printemps, un peu de temps pour nous remettre à vivre le jour et dormir la nuit ; en effet, les néo-zélandais font ces choses-là exactement à l’inverse de nous, et nos organismes rechignaient un peu à un nouveau renversement. Quoi qu’il en soit, le 23, le beau temps et l’air frais du printemps nous boutent hors de nos pénates pour une première petite balade de saison sur la commune d’Urt, une boucle de quelques kilomètres parcourant successivement des chemins de campagne et les bords de l’Adour. En route !

Départ au port d’Urt, près de l’auberge de la Galupe, qui n’est plus désormais (et depuis longtemps) le restaurant étoilé que nous avions connu, mais un restaurant-café-épicerie-librairie que nous n’avons pas encore testé. L’ancien port possède maintenant un embarcadère moderne, et nous apercevons sur l’autre rive le château classé de Roll-Montpellier, édifié au XVIIIe siècle pour une riche famille de négociants bayonnais.

Nous commençons par tourner le dos à la rivière et traverser la route départementale, pour suivre un chemin de terre qui longe ici un ancien champ de maïs où l’herbe recommence à pousser abondamment.

Les fleurs de saison sont déjà là ! Ces clochettes, que je ne connaissais pas, s’avèrent après enquête être très probablement des fleurs de consoude tubéreuse.

Et celle-ci est une scille, sans que je puisse préciser vraiment la variété exacte.

Il faut sortir un peu du chemin pour accéder à un étang sur le côté droit, et y surprendre un héron en train de guetter la grenouille ou le goujon qui pourra lui servir de repas.

Au bout du chemin, c’est l’Ardanavy, un affluent de l’Adour. J’imagine que la borne indique la distance jusqu’au confluent.

Un chemin longe la rivière, nous le prenons vers la droite et voyons soudain passer un train sur le pont à quelques dizaines de mètres.

En nous retournant, nous constatons qu’une jolie passerelle permet de franchir la rivière, mais ce sera pour une autre fois, en ce qui nous concerne.

La rivière tourne vers la gauche, et nous vers la droite, après avoir admiré les beaux reflets dans l’eau tranquille.

C’est la pleine floraison des pissenlits.

Sur la gauche du chemin s’alignent en une belle enfilade de vieux platanes têtards.

Dans le bosquet un peu plus loin à droite, un banc nous invite au repos. Pour ceux qui n’arriveraient pas à lire, la pancarte invite : « ici, marcheur, tu peux faire une petite pause », avec tout de même, en bas, en plus petit : « laisse propre, merci ! »

Le colza est en fleurs!

Nous rejoignons l’Adour et son chemin de halage, au niveau d’une petite île appelée le Sablot.

Derrière nous, dans ces zones inondables appelées par ici des « barthes », les peupliers poussent bien, les pieds dans l’eau.

Sur l’autre berge, nous retrouvons le château de la première image. Alors que nous marchons sur le chemin de halage rive gauche, dans le département des Pyrénées Atlantiques, celui-ci se trouve dans le département des Landes, car c’est l’Adour qui sert de limite entre les deux départements à cet endroit.

Au bord du chemin, témoignage de temps révolus, un ancien cabestan utilisé autrefois par les pêcheurs pour enrouler la corde qui permettait de ramener l’extrémité du filet barrant une partie de la rivière.

Le soleil descend vite et la lumière change, donnant à l’eau un aspect un peu métallique.

Nous arrivons au bout du chemin, achevant la boucle.

Un peu plus loin, c’est le pont de la D12 qui nous permettrait de franchir l’Adour si nous souhaitions rentrer par l’autre côté. Mais ce ne sera pas pour cette fois.

Errance gersoise.

Bien que née dans le Gers et y ayant passé toute ma jeunesse, je connais très peu les monuments et les curiosités du département, les balades dominicales de mon enfance nous ayant amenés la plupart du temps vers des endroits de cueillettes sauvages ou vers les Pyrénées qui fascinaient tant mon père. Aussi, le 14 décembre, après avoir déjeuné dans un restaurant de Gimont avec notre ancien voisin du Tapis Vert, nous avons profité du beau temps de l’après-midi pour découvrir un peu le village, puis faire un arrêt un peu plus loin à l’Isle-Jourdain.

Pour commencer par ce que j’ai toujours connu à Gimont, voici la halle, traversée par la rue principale et ancienne route de Toulouse à Auch, ce qui n’est pas une configuration très fréquente à ma connaissance. Elle date du XIVe siècle, et depuis cette époque elle a dû en voir passer, des clients et des marchandises .

Les dates gravées sur ce pilier doivent correspondre à des dates clés du bâtiment, et je suppose donc que 1331 (haha ! Une année palindrome !) doit être celle de sa construction.

Un peu plus loin, c’est l’ancienne halle aux blés qui abrite maintenant la Poste. Le bâtiment est bien plus récent mais il a un certain cachet.

Enfin il faut bien sûr aller voir l’église Notre-Dame, de famille toulousaine avec ses briques et son clocher octogonal.

Une belle nef spacieuse de style gothique méridional.

Et la vue vers le haut n’est pas mal non plus…

Repartant vers Toulouse, nous nous arrêtons à l’Isle-Jourdain, où bien que son nom l’indique il n’y a ni île ni Jourdain, le cours d’eau local étant simplement la Save.

L’idée, c’est de visiter la maison Claude Augé, qui possède paraît-il de remarquables vitraux Art Nouveau. Mais la maison est fermée, ce n’est pas aujourd’hui que nous la visiterons.

Nous remarquons en passant la collégiale Saint-Martin, bâtisse imposante datant de juste avant la Révolution, construite sur l’emplacement de plusieurs églises plus anciennes, dont elle conserve encore le clocher-tour du XIVe.

C’est vraiment tout à fait différent de l’église de Gimont !

La toiture sert de base aérienne à une escadrille de pigeons qui soudain prennent leur envol…

…puis reviennent se poser tous ensemble.

Quant à nous, il est temps de repartir nous poser à Toulouse ce soir encore.

Le prieuré de Marcevol.

Après le retour à Anglet, nous voilà hélas de nouveau à Argelès le 17 octobre pour l’adieu à Gaby.

Comme il n’est pas question de faire un aller-retour trop rapide, et qu’il y a encore de l’occupation dans la maison d’Argelès pour Daniel, j’étudie la carte de la région pour me trouver une petite balade culturelle le lendemain après-midi. Mon choix se porte sur un monument dont je n’ai même jamais entendu parler, le prieuré de Marcevol, sur les hauteurs de la vallée de la Têt, à peu près à mi-chemin entre Ille-sur-Têt et Prades. En route !

Le prieuré se trouve sur la commune d’Arboussols, un joli village que voici, et que je dois traverser avant de poursuivre vers mon but. La route, le village, les montagnes alentour où s’accrochent des nuages potentiellement menaçants, et même la lumière qui baigne le tout, cela n’est pas sans me rappeler mes vagabondages en Corse autour de Corte, pendant que Daniel tentait d’apporter la bonne parole statistique à des étudiants bien peu motivés. Mais poursuivons notre chemin.

Me voilà arrivée ! Une seule autre voiture sur le grand parking, ce n’est pas la foule des grands jours, et pourtant c’est bien ouvert. Mais je commence par m’intéresser à cette étonnante façade de l’église, que l’on peut approcher en pénétrant dans le petit cimetière.

Vraiment incroyable, ce portail de marbre rose ! Il est dit qu’il provient de la carrière de Villefranche-de-Conflent, c’est à 6km de Prades, soit à une douzaine de km d’ici. Le contraste entre les pierres qui forment ce portail ainsi que la fenêtre qui le surplombe et le reste de l’appareillage du mur est saisissant.

Juste au-dessus du portail, la fenêtre est de la même facture, surmontée d’une archivolte ornée de dents d’engrenage. Le décalage du campanile vers la droite serait dû à sa reconstruction à la suite du tremblement de terre de 1428, ayant occasionné ici comme en beaucoup d’autres endroits de Catalogne d’importants dégâts.

La porte, avec ses pentures ornées de spirales, est elle aussi étonnante.

L’ensemble, comme les détails, est très sobre et très géométrique, et met en valeur la beauté de la pierre.

Ce n’est pas seulement une différence de couleur !

Mais entrons maintenant à l’intérieur du prieuré ; pour cela, il faut faire assez vite, car la tramontane s’engouffre vivement dans la porte ouverte dans la façade ouest. L’accès permet surtout d’entrer à l’intérieur de l’église, le reste des constructions étant d’une époque plus récente, rien ne subsiste des anciens bâtiments du prieuré.

L’église, romane, a été bâtie entre 1129 et 1160 par les chanoines du Saint-Sépulcre. On voit ici la nef centrale, couverte d’une voûte en plein cintre, et ouverte sur l’abside.

La nef latérale côté Nord : elle aurait été reconstruite elle aussi à la suite du tremblement de terre.

Ultime témoignage du décor ancien de peintures qui recouvrait l’église, un Christ Pantocrator entouré d’anges a été restauré dans l’absidiole sud, on voit ici son visage que j’ai trouvé d’une grande beauté.

Après cette visite, finalement assez rapide, je ressors dans la tramontane pour faire le tour des bâtiments.

Il me reste encore le temps d’aller jeter un œil au hameau de Marcevol tout proche.

Il est dominé par la petite église romane Nostra Senyora de las Grades (Notre-Dame des Escaliers), datant des XIe et XIIe siècles.

Pour y accéder, il faudrait passer derrière le mur, mais la porte est fermée et le panneau bleu indique que la restauration est en cours ; mais il n’y a pas de restaurateur à l’horizon.

Dépitée, je redescend les marches qui m’ont permis d’accéder à la porte fermée. Est-ce là l’escalier de Nostra Senyora ?

Pas facile d’avoir une vue d’ensemble du bâtiment, avec la végétation environnante.

Un passage entre deux vieux murs me permet de rejoindre la route. Une grande vigne vierge le pare de ses couleurs d’automne.

Un dernier regard vers Arboussols avant de reprendre la voiture…

…et aussi vers la vallée de la Têt, juste en contrebas, où le soleil porte un coup de projecteur sur un village que j’imagine être Vinça.

Balade à Montmartre et autres visiteurs.

Après la réunion familiale du samedi, le 11 septembre est notre journée « off » et nous décidons de partir nous balader à Montmartre.

Voilà qui commence bien ! Mais un peu plus loin…

Zut alors ! 😦

Oh, une limousine !

Transporte-t-elle des amoureux ? Ou des désabusés ? Nous ne le saurons pas.

L’énorme basilique du Sacré-Cœur domine la situation, par ici.

On lui préfère le charme des rues avoisinantes, elles ont un petit air de village.

Au Cimetière Saint-Vincent, il y a le kit d’arrosage près de l’entrée.

Beaucoup de tombes portent des noms connus, ici c’est celle du peintre Maurice Utrillo, avec encore un des inévitables pigeons parisiens.

Les maisons autour du cimetière.

La chanteuse Dalida a habité ici, et une place porte son nom. Il y a deux endroits bien nettoyés sur son buste de bronze, oooooh…

Nous voici à la Villa Léandre, une charmante impasse aux maisons envahies de verdure.

Marcel Aymé habitait également Montmartre, où il a mis en scène l’histoire du Passe-Muraille. Cette statue, réalisée par l’acteur Jean Marais, commémore la fin des aventures de Dutilleul.

Le dessinateur Poulbot, créateur des célèbres gamins à qui il adonné son nom, habitait lui aussi ce quartier.

Il y a toujours les inévitables peintres et portraitistes place du Tertre, mais les terrasses des restaurants s’y taillent désormais la plus grande part.

Revenons maintenant dans notre quartier où nous recevons nos dernières visites :

Chantal et Guy sont venus de Compiègne pour une petite visite de voisinage. Nous retournons au parc Monceau.

On sympathise vite avec ce bonhomme, il n’est pas sauvage.

Arrive enfin le 15 septembre, date fatidique pour moi…

…et voilà enfin notre invité surprise qui entre dans le restaurant où nous l’attendons depuis un moment déjà.

Il nous la joue façon Einstein, non, pas Frank, plutôt Albert !  🙂

Je ne sais pas pourquoi ces jeunes nous regardent d’un air tellement désolé…

En tous cas, j’ai réussi à souffler mon unique bougie sans difficulté. Trop facile…

Saint-Lizier avec les suisses.

Le 22 août au matin, beau temps constaté !

Nous optons pour la visite de Saint-Lizier avec son important patrimoine culturel, une valeur sûre.

Un peu plus bas que la place de la cathédrale, il y a un parking ombragé, avec de la place pour la voiture, et même une table pour pique-niquer, on en profite.

Après avoir réglé le problème des nourritures terrestres, nous rejoignons la place de la cathédrale. En fait, il y a carrément DEUX (anciennes) cathédrales à Saint Lizier, la première que nous voyons sur la gauche de la photo et qui est dédiée à Saint-Lizier, la deuxième se trouvant intégrée dans l’ensemble architectural du Palais des évêques, que nous apercevons à droite en arrière-plan.

Les murs sont imposants, on peut y apercevoir à plusieurs endroits des pierres de réemploi issues des constructions de l’antique cité gallo-romaine.

A l’intérieur, outre les fresques du choeur et l’orgue, une statue en bois de la Vierge à l’Enfant, qui aurait été restaurée et modifiée dans les années 1970.

Une porte permet de passer directement de l’église au cloître roman.

Il est orné de colonnes simples ou doubles, avec des chapiteaux sculptés…

certains très finement !

Jacques et Saint Jacques… lequel des deux est inspiré par l’autre ?

Nous passons ensuite à la visite de la pharmacie de l’Hôtel Dieu, du XVIIIe siècle. Celle-ci est obligatoirement et logiquement guidée.

Montons maintenant vers le Palais des évêques. Il domine la situation !

Nous voici maintenant dans la deuxième cathédrale, dédiée à Notre Dame de la Sède. On y admire, encore une fois, les admirables fresques Renaissance du plafond, avec les sibylles et les patriarches.

Photographier un plafond n’est pas chose facile, cela prend du temps, et les résultats ne sont pas toujours satisfaisants. Mes trois acolytes patientent sur le banc du fond.

Vue de l’extérieur, du côté opposé à la façade du Palais, Notre Dame de la Sède n’a rien de très impressionnant.

Nous passons ensuite par les différentes salles du musée, où sont exposés notamment des documents anciens, comme cette « carte du pays de Tendre ».

En sortant, il faut bien passer un moment à admirer le point de vue sur le village, la cathédrale Saint-Lizier bien reconnaissable avec sa tour octogonale, Saint-Girons un peu plus loin, et la barrière Pyrénéenne à l’horizon.

Comme il n’est pas encore trop tard, on peut se permettre d’aller jusqu’au village proche de Montjoie, que nous ne connaissons pas encore.

Et en effet, il y a dans cette petite bastide une église dont la façade, qui sert aussi de clocher-mur, est assez remarquable.

Ici une des têtes sculptées près de la porte.

Et une des maisons qui donnent sur la place de l’église. Il ne subsiste rien des maisons médiévales, mais j’ai bien aimé l’auvent couvert d’ardoises rustiques.