Côté culture.

Nous sommes toujours en juin 2019 à São Paulo, au Brésil. Ce formidable bâtiment, que l’on aperçoit depuis nos fenêtres, c’est l’Institut Tomie Ohtake. Tomie Ohtake est une artiste japonaise et brésilienne, née en 1913 à Kyoto et morte en 2015, âgée de 101 ans, à São Paulo. L’Institut présente toujours des expositions plutôt intéressantes, et il est facile de s’y rendre à pied depuis « chez nous », alors en route pour notre épisode culturel.

Nous voici arrivés à l’entrée !

Le hall est très vaste, il permet d’accéder aux différents espaces intérieurs. L’exposition 2019 est consacrée à l’artiste espagnol Julio González, ami de Picasso et de nombreux autres artistes, ayant vécu à Montparnasse à partir de 1900. Je ne le connaissais pas.

Pas facile évidemment de rendre avec des photos les impressions ressenties dans une exposition. Cette dernière photo représente une « Montserrat effrayée » datée de 1940, dont l’artiste a réalisée de nombreuses versions, en sculpture essentiellement. D’après Wikipédia, « La Montserrat, qui représente une simple paysanne effrayée, hurlante, et se protégeant le visage des bras, est pour González un cri d’horreur face à la barbarie qui croît dans son pays et en Europe. »

Et nous voilà repartis. Incroyable architecture, non ?

Crise de foi.

Depuis un certain temps, nous sommes très occupés et préoccupés par des considérations sur l’eau, élément premier de la vie sur Terre.
Il y a de très nombreuses sources le long des Pyrénées, des chaudes, des fraîches, des salées,  des sulfurées, des ferrugineuses, et que sais-je encore. Mais il y en a surtout une très spéciale, dont la renommée a largement dépassé les frontières de l’hexagone, c’est celle du sanctuaire de Lourdes. Quoi de plus naturel alors pour nous, ce 20 mai 2019, que de faire un petit détour de notre route habituelle entre le Pays Basque et l’Ariège pour aller jusqu’à la grotte de Massabielle, où Bernadette Soubirous reçut en 1858 de la Vierge Marie les instructions nécessaires pour mettre à jour une source miraculeuse.

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C’est lundi, nous n’avons donc pas eu trop de mal à trouver un parking proche du sanctuaire. Allons-y !

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Le site lui-même est complètement préservé de l’invraisemblable grouillement de commerces des ruelles avoisinantes. Il met en perspective deux des trois basiliques, celle de Notre-Dame du Rosaire, en bas, et celle de l’Immaculée Conception, en haut. Tout y est dédié à l’accueil des pèlerins.

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Nous sommes ici sur l’esplanade de Notre-Dame du Rosaire, qui est la basilique dite inférieure. Le lieu peut accueillir 80000 personnes !

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En poursuivant notre chemin le long du Gave (c’est le nom de la rivière), nous arrivons jusqu’à la grotte même où eurent lieu les apparitions. La statue est à la place où Bernadette a vu la Dame.

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La source est captée et on peut prendre de l’eau « miraculeuse ». C’est gratuit.

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Ce que nous faisons.

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Le Gave traverse le sanctuaire.

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Les deux premières basiliques se révélant insuffisantes pour l’accueil des pèlerins, une troisième basilique entièrement souterraine (dédiée à Saint-Pie X) fut bâtie, et inaugurée en 1958, lors du centenaire des apparitions.

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Elle peut accueillir 25000 personnes. Proche de la rivière, et au-dessous de son niveau, elle fut entièrement inondée en juin 2013.

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Nous ressortons des lieux en repassant le pont sur le Gave.

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Miracle ! De jolies fleurs roses ont poussé sur la rive…

Rodez

Pour le dimanche est prévue la visite du musée Soulages à Rodez. Il y a un bon bout de chemin, mais on va voir que ça en vaut la peine !

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Nous y voilà. L’entrée du bâtiment est protégée par un immense auvent suspendu, assez étonnant.

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Dans l’entrée, et malgré ma faible culture artistique, je reconnais tout de suite une sculpture de Christian Lapie, nous en avions vu plusieurs au musée de « la Caverne du Dragon » sur le chemin des Dames.

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Les tableaux de Soulages, à l’intérieur, ont une capacité étrange à capter les lumières, ils changent complètement suivant l’angle de vision. On pourrait donc faire une infinité de photos différentes du même tableau !

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Bien sûr, le noir est partout.

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Les incidences de la lumière ne doivent rien au hasard.

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Et le bâtiment lui-même est une réussite, en acier corrodé.

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Une fois achevée notre visite, il nous reste un peu de temps pour aller jusqu’à la cathédrale, toute proche.

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Contrairement à celle d’Albi, elle n’est pas en briques mais en pierres, du grès rose plus précisément. On arrive par le côté ouest, qui donne sur une grande place bien dégagée.

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C’est haut !

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Ici aussi il y a des gargouilles sculptées, j’aime bien…

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Elle est de style gothique, la construction ayant débuté au XIIIe siècle comme à Albi. Ici c’est le chœur, du XVIIIe.

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Un bel orgue, bien sûr.

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Et la rosace, vue depuis l’intérieur.

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La voilà de plus près. Mais la photo ne rend pas bien l’effet produit par les vitraux, dommage.

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Toujours sur la cathédrale, une jolie sculpture qui, me semble-t’il, pourrait bien représenter un membre de la famille de corona, non ?

Albi.

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Ce dernier weekend d’avril, nous voilà maintenant partis pour Albi et ses environs : Marie-Paule et Jean, amis de longue date des parents de Daniel, souhaitaient depuis longtemps nous recevoir, et nous avions enfin pu trouver une date qui convenait à tout le monde. Nous arrivons chez eux.

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Notre séjour est très bien organisé, Jean a prévu pour nous les visites aux environs. Commençons par Albi, et le musée Toulouse-Lautrec que voici, installé dans le palais médiéval de la Berbie, autrefois résidence des évêques.

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Il y a une exposition temporaire sur Giacometti. Et bien sûr tout ce qui concerne Toulouse-Lautrec.

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La place où se trouve le musée est aussi celle de la cathédrale.

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Ce qui frappe, c’est sa hauteur ! Le choix de la brique, également. Le début de sa construction remonte au XIIIe siècle.

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L’entrée est surmontée d’un baldaquin de pierre.

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Tout l’intérieur est décoré de peintures datant du XVIe siècle.

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Là, c’est le Jugement Dernier qui est représenté.

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Le grand orgue, restauré tel qu’il était au XVIIIe siècle.

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On m’attend patiemment pendant que je traîne à faire des photos, hum…

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Une contorsionniste d’antan.

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Une cour intérieure, au hasard des rues de la vieille ville.

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Une maison à encorbellements.

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Et le marché couvert, dans  un pavillon de style « Baltard » bâti en 1903.

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Pour finir, la belle vue classique avec le Tarn, les ponts et la cathédrale dont la stature imposante domine l’ensemble.

Dernier jour, dernière balade.

Nous voilà maintenant le 29 septembre (2018 toujours), et dernier jour de notre séquence laborieuse pour cette année. La matinée s’est passée à fignoler les dernières bricoles, un peu de mortier par ci, un coup de pinceau par là.

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Une petite séquence plage pour conclure, ça n’est pas trop déplaisant. En plus, il reste un peu de temps l’après-midi pour une petite balade. C’est la tour Madeloc,  au-dessus de Banyuls et Collioure, qui est choisie.

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Mais un petit vent frisquet s’est levé, et des vilains nuages en profitent pour arriver. Certains tentent de se réchauffer par rapprochement et partage de calories.

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Mais la tour n’est pas si près que ça de l’endroit où on peut se stationner !

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Chacun enfile donc ses vêtements de pluie et vent, et en route pour la Madeloc !

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La petite route que nous suivons domine la côte toute proche, et si ce n’était ce fichu mauvais temps, on y verrait jusqu’à Perpignan et même au-delà.

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Au bord de la route, un bâtiment abandonné, daté de 1886. Baraquement militaire ? Qui d’autre pour venir s’installer ici ?

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La position est stratégique pour surveiller la côte, on a une vue plongeante sur le village de Banyuls.

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En s’approchant de la tour, on s’aperçoit qu’elle est bardée de toutes sortes d’engins bizarres. C’est vraiment moche !

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Vers le bas, on découvre les lacets d’une piste qui dessert les vignes de Collioure-Banyuls replantées ces dernières années, ainsi que le fort Dugommier, bâti puis désaffecté au cours du XIXe siècle.

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Le vent souffle bon train lorsque nous atteignons finalement la tour, amenant avec lui de bonnes rafales de pluie. Nous découvrons la vieille tour complètement défigurée par les engins de télécommunications, il y en a partout. Cela semble un peu étrange, alors que le moindre coup de pinceau sur un volet est soumis à autorisation spéciale pour tout habitant dans le voisinage d’un monument historique. Selon que vous serez puissant ou misérable…
Quant à nous, il ne nous reste plus qu’à redescendre jusqu’à la voiture et à rejoindre la maison que nous quitterons le lendemain pour de nouvelles aventures.

Le temps des balades.

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Chaque matin, le soleil sort de la mer tout brillant et tout propre : il va faire beau.

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Le grand mur de l’Ouest est bien blanc et bien net, on a bien travaillé, on a donc bien droit à quelques loisirs.

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Alors on musarde le long de la côte, au gré d’une petite route sinueuse qui nous fait découvrir quelques jolies petites plages tranquilles (mais elles le sont toutes à cette saison…)

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Après l’action, un peu d’inaction ne nous fait pas de mal.

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Encore des petites routes sinueuses pour aller découvrir le très vieux et très impressionnant monastère de Sant Pere de Rodes.

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De là, on domine la côte que l’on peut surveiller jusqu’au Cap Cerbère, à la frontière française, plus loin que Portbou.

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Redescendant dans la plaine, nous voici maintenant à Peralada : pour la première fois, nous allons visiter le musée du château.

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Le cloître, pour commencer. Gothique, il date du XIVe siècle, comme l’église.

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La porte de l’église, dont les statues qui ornent le tympan datent de la même époque.

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L’intérieur, maintenant.

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Le sol, visiblement bien plus récent.

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Le plafond à caissons de bois, splendide.

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Les dragons, que l’on retrouve à divers endroits dans la région, comme motifs de fers forgés notamment. Hou !

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Une dalle gravée d’une tête de mort. Ça, on l’a déjà vu aussi, mais chez les Mayas…

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Le musée renferme aussi une grande collection d’objets en verre.

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Et une splendide bibliothèque du XIXe siècle.

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Ainsi qu’un musée du vin, le domaine de Peralada étant bien connu pour ses Cavas, autrefois appelés, un peu abusivement, Champañas.

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Et justement, avec la visite du musée, nous avons droit à une coupe offerte au « cafe del centre » voisin. Elle est pas belle, la vie ?

Vals.

21 septembre 2018, nous quittons l’Ariège pour la côte catalane. Mais nous avons prévu de nous y rendre via un petit détour amical par le Minervois, ce qui fait que nous allons passer très près du village de Vals et de son église. Certes, il y a de nombreuses églises intéressantes dans tout le Sud-Ouest et bien au-delà, mais celle-ci mérite bien un petit détour, suivez-moi donc !

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Bâtie sur et en partie dans le rocher, elle est dite « semi-rupestre ». Le site très particulier de ces amas de « poudingues » découpés par de larges fentes semble avoir été occupé depuis fort longtemps, puisque des fouilles ont révélé une sépulture collective datant de la fin du néolithique, soit 2500 ans avant notre ère. Quant au bâtiment actuel, ses parties les plus anciennes remontent sans doute au Xe siècle, ce qui leur donne plus d’un millier d’années d’occupation, pas mal déjà !

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Commençons par inspecter les extérieurs : un terre-plein permet, par la gauche, d’accéder au cimetière. Le rocher y est soutenu par des contreforts maçonnés.

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Un passage dans la masse rocheuse est bouché au fond par un grand mur de pierre.

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Et au bout, c’est la porte du cimetière.

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Revenons maintenant à la porte d’entrée. On y accède par quelques marches…

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…bientôt suivies d’une vingtaine d’autres, aménagées dans un étroit passage entre deux parois naturelles…

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…qui nous amènent jusqu’à une deuxième porte, celle de l’église proprement dite.

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On pénètre dans la partie la plus ancienne, très sombre, où se trouve une cuve taillée dans la pierre qui doit ou a dû servir pour les baptêmes.

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Puis on monte jusqu’à l’abside, du XIe siècle (au centre de la photo). C’est là que des fresques romanes, du début du XIIe siècle, ont été mises à jour et restaurées.

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Les couleurs ne sont pas très fidèles, mais cela donne une idée de la beauté et de la finesse des tracés.

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Je crois bien que celui-ci est l’ange Gabriel pendant l’Annonciation. N’a t’il pas un petit air sarcastique ??? Pauvre Saint Joseph…

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Tout en haut, au troisième niveau, il y a encore une chapelle dédiée à Saint-Michel (encore un archange…), avec une porte donnant sur une terrasse, au pied de la tour.

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Et sur la tour, savez-vous ce qu’il y a ? Il y a une stèle discoïdale en provenance du cimetière, qui ressemble beaucoup à celles que l’on voit au Pays Basque… et je me demande bien pourquoi elle se trouve à cet endroit.

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De l’autre côté, on a une jolie vue sur les toits de tuiles du village, dont on profite un petit moment avant de reprendre la route.

Et pour ceux qui voudraient profiter encore un peu de ce lieu fascinant, je recommande une petite vidéo de quelques minutes en compagnie de notre conteur ariégeois Olivier de Robert :  Vals

 

 

La pente d’eau.

Encore un titre à la n’importe quoi ? Une pente d’eau, voilà qui semble bizarre, le liquide étant bien connu pour donner l’horizontalité. Hé bien non, je ne suis pas coupable, cette fois, regardez plutôt :

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Ce panneau est probablement antérieur à l’arrêt du fonctionnement de ce dispositif en 2009. D’autres panneaux plus récents évoquent une prochaine remise en état, qui à l’heure actuelle reste encore hypothétique.

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Le 15 septembre 2018, date de notre visite, voilà dans quel état se trouvait le système, après 9 années d’inactivité.

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Au bas de la pente, la rigole artificielle qui permettait l’accès des bateaux. Le niveau de l’eau y est celui du canal dans la partie basse des cinq écluses que la pente permettait d’éviter.

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Malgré l’intérêt technique de la pente d’eau, le canal lui-même, avec ses ombrages, reste bien plus agréable pour le promeneur.

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Les anciens chemins de halage sont des itinéraires très appréciés des marcheurs et cyclistes.

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L’écluse-pont est celle des Peyrets ; c’est là que la route traverse le canal, au niveau de la porte aval.

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Apparemment, il y a toujours un éclusier dans la maison.

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En perspective, le canal et sa double palissade d’arbres, un spectacle dont il est difficile de se lasser.

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Celle-ci, c’est l’ écluse de Pellaborie, à quelques centaines de mètres seulement.

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La maison de l’éclusier est du même modèle que la précédente, mais elle semble inhabitée, au moins pour le moment.

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On s’informe…

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Cela permet de revoir une photo du fonctionnement de la pente, et d’apprendre qu’un projet de remise en état est dans les tiroirs, avec les premiers travaux prévus pour commencer en 2018, mais ce n’était pas encore le cas au 15 septembre. Qui sait, peut-être un jour ?

L’Hermione est arrivée !…

…sans se presser… avec quatre jours de retard (suite à des problèmes techniques, en fait).
C’est donc le mardi suivant, le 22 mai, que la grande dame qui aurait dû être la star du festival maritime fit son entrée dans le port de Pasajes.
J’y étais… tout juste, car j’avais cette fois fait la route en voiture, et le problème de la voiture, c’est le parking. J’ai bien cru que j’allais devoir repartir sans m’arrêter faute de trouver une place.
Donc, pour l’image du grand bateau sur l’eau arrivant du lointain toutes voiles dehors, c’est raté.

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Et voici ma première vision de la frégate l’Hermione, réplique de celle de 1779, et construite elle aussi à Rochefort comme son modèle…

l'Hermione à Pasajes

Elle est sans commune mesure avec tout ce que nous avons vu le dimanche.
Impressionnante !

en haut du grand mât

Perché tout en haut du grand mât, à quelque 50 mètres de haut, un gabier salue la foule.

mât de beaupré

Un autre est à la manœuvre sur le mât de beaupré.

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Le bateau s’approche du quai.

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L’accueil des marins basques à leurs visiteurs se fait en musique : ils chantent.

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Un lion comme figure de proue, voilà qui aurait plu à Theo, qui aime tant les Peugeot.

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L’équipage est en costume pour le débarquement. Et moi, il est grand temps que je retourne à Anglet m’occuper de mon propre équipage.

Une journée en Aragon. Suite et fin.

On sait bien que tout a une fin (sauf le saucisson qui en a deux).
Il fallut donc quitter Agüero, Murillo et leur petit pays pour retourner vers le Pays Basque.

On jette un dernier regard sur le fascinant village de Riglos, de l’autre côté de la rivière.
Notre chemin de retour prend la route du nord, avant de s’arrêter une première fois.

Au niveau de la retenue de la Peña, avant de prendre le pont qui permet de la traverser, garons-nous sur le côté pour aller voir à quoi ressemble le barrage.

C’est un bel ouvrage arrondi qui a la particularité d’être formé de deux parties rattachées à un piton rocheux central. On peut passer dessus à pied, et même en voiture.

Voilà la vue d’ensemble.

Les eaux du déversoir traversent le rocher central avant de dévaler dans un fracas impressionnant et d’aller reformer le rio Gállego

tandis que de l’autre côté du barrage le lac s’étale paisiblement, avec une belle couleur de fonte des neiges.

Continuant notre route, on s’écarte un peu pour une incursion dans la vallée du rio Asabón

avant de poursuivre encore vers le nord. Quand la vue se dégage, on peut alors profiter d’un panorama magnifique sur la chaîne des Pyrénées, avec le pic du Midi d’Ossau qui se détache du lot comme il en a l’habitude. Mais dans l’autre sens.

Il faut alors poursuivre un peu plus à l’est, par une petite route sauvage et sinueuse, pour rejoindre l’antique monastère (lui aussi roman) de San Juan de la Peña. Les lieux sont quasiment déserts, et la neige de la nuit n’a pas encore fondu, ici. On s’attarde un moment à contempler cet étrange site, blotti sous sa falaise en surplomb qui sert en partie de toit à l’édifice.

En continuant encore la route, on finit par arriver au nouveau monastère de San Juan, construit à partir du XVIIe siècle à la suite d’un incendie dans les vieux bâtiments. Les lieux, qui accueillent habituellement des foules de visiteurs, sont déserts. Un vent glacial souffle, et il est temps de reprendre la route pour rejoindre tranquillement nos pénates après cette journée vraiment bien remplie.