L’arrivée…

C’était le 30 août, aéroport de Blagnac ; à même pas deux mois, Theo venait tout juste de traverser l’Atlantique pour venir nous voir ! Alors, tant pis, service minimum pour les photos, j’avais bien trop envie de le prendre dans mes bras, depuis tout ce temps !

theo et son papy

C’est d’abord Papy qui le récupère, tout endormi par le voyage ; on voit qu’il a mis un T-shirt brésilien, pour que le bonhomme ne soit pas trop dépaysé.

première sortie

Quel soleil dehors ! Les voyageurs arrivent de l’hiver (bon, pas trop rude, l’hiver brésilien…)  et des avions climatisés et sont surpris par la chaleur. Le pauvre petitou est tout ébloui pendant qu’on le remet dans le porte-bébé.

gros dodo

Et maintenant, le voilà arrivé chez tonton Jérôme et taty Sandra, et plouf, après avoir bien regardé tout le monde, et bien bu, il s’est endormi et on l’a posé sur le canapé.

Demain, il va faire une rencontre importante, laissons-le se reposer tranquillement.

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Fin août en Ariège.

Encore quelques visiteurs, quelques cueillettes, et le mois d’août allait finir sous le soleil. Finir, pas tout à fait, car il faudrait partir dès le 30 pour aller accueillir à Toulouse des visiteurs très attendus. Mais ceci sera une autre histoire.

En les attendant, parcourons encore un peu les pentes de notre belle vallée.

la lessive

Nous sommes le matin du 25 août, et un clair soleil réchauffe la lessive des randonneurs de la HRP (le chemin de Haute Randonnée Pyrénéenne) arrivés fourbus la veille de Montgarri. Après le départ de Benoît, ses deux compagnons de route, moins pressés, se laissent tenter par une petite virée en face pour voir s’il ne resterait pas quelques champignons.

les frênes

Il fait un temps splendide, et déjà au bord du torrent les feuillages des frênes prennent joliment la lumière.

champignons1

La saison est aux champignons, même si la plupart ne sont pas intéressants à ramasser. Il y a une grande variété.

fougère

Nous montons le long du ruisseau de Fonta, on l’entend qui coule un peu au-dessous de nous. L’endroit est humide, les fougères y sont nombreuses et grandes.

l'ancien chemin

Au bout d’un moment, nous rejoignons un ancien chemin muletier, bien moins raide et muni par endroits de murs de soutènement.

russules rouges

Beaucoup de champignons encore, mais malheureusement ceux qui nous intéressent ne sont pas très nombreux. Ici des russules émétiques, dont l’une a été gênée dans sa pousse par le rocher voisin.

sous-bois

Le chemin monte ensuite en décrivant de grands lacets, ouvrant par endroits de belles perspectives sur la vallée à travers les arbres

la vallée d'Estours

comme on peut le voir ici.

champignons2

Mes genoux ne me permettant pas d’aller et venir dans les pentes comme les autres, je me contente de photographier ce qui se trouve à ma portée, et il y a de quoi faire.

fougère détail

Dans presque chaque rayon de soleil, il y a une petite merveille.

champignon3

Celui-ci devait pourtant se croire bien caché, avec sa couleur de feuille morte !

Une fois nos visiteurs-randonneurs repartis vers leurs lointaines contrées, nous reprenons nos habitudes : petite virée à Seix pour des courses et un peu de communication avec le monde :

internet

pendant que l’un se connecte au web à l’aide de « Hotspot Seix »

Seix depuis la mairie

l’autre photographie le village, avec son pont tellement important

sous le pont

sous lequel on peut admirer quelques beaux spécimens de truites.

Justement, on arrive vite au week-end, les toulousains sont de retour, et…

les truites

le pêcheur est arrivé avec un grand sourire aux lèvres : cette fois, Jérémy ne sera pas le seul à manger du poisson, youpi ! On s’extasie sur cette pêche miraculeuse si peu habituelle.

Mais quand même, figurez-vous que…

les glaces

…les champignons, les truites, les légumes du jardin, très bien…

Mais une bonne glace en terrasse sur la place du village, ce n’est pas mal non plus 🙂

Les visiteurs venus de l’Est.

Mais oui, Lyon, la Provence, pour nous ce sont des pays de l’Est ! On pourra facilement me faire remarquer que je suis un peu à l’ouest, mais ça ne fait rien. Voyons donc quelques images de cette semaine estivale où nous avons eu le plaisir et l’honneur d’accueillir cette belle jeunesse dans notre repère d’Ariège.

Programme à la carte pour nos invités, Bérenger s’étant blessé en début d’été en faisant le malin en vélo, et ne pouvant prétendre à effectuer de grandes balades, tandis que Tiphaine et J-Ed allaient se laisser tenter par l’appel des cimes, et donc par la balade incontournable de la région, à savoir l’ascension du Mont Valier, qui domine notre vallée de ses 2838m.

Mais pour se dégourdir un peu les jambes, commençons par une petite balade familiale : en suivant l’itinéraire qui conduit au Port de Salau (je jure que c’est le vrai nom !), et en s’en écartant juste un peu à la fin, rendons-nous tous ensemble jusqu’à la cascade de Bégé.

les marcheurs

Voici l’équipe du jour, à l’exception, évidemment, du photographe (ou peut-être faut-il dire la photographe ?)

le chardon

Nous constatons très vite la présence d’animaux sauvages, ici une abeille très poilue, peut-être issue du croisement d’une abeille ariégeoise avec un ours slovène ?

sous-bois de sapins

Une plantation d’épicéas au bord du chemin, il fait sombre là-dedans !

rencontre

Un peu plus loin, une petite troupe d’ânes derrière une clôture électrique, Tiphaine tente d’engager la conversation.

intéressé

Mais celui qui fouille dans son sac à dos a l’air plus intéressant, voyons un peu ce qu’il va en sortir ?

cascade de Léziou

Comme on n’est pas parti de très bonne heure, on s’arrête pour le pique-nique près de la cascade de Léziou, où l’on est loin d’être les premiers. Il y a même un courageux qui s’apprête à prendre sa douche ! En l’absence de Jean-Marie, personne dans notre équipe n’a envie de le rejoindre.

la cascade

Après notre repas, le baigneur est parti, et un rayon de soleil éclaire joliment le bas de la cascade.

la cascade de Bégé

Poursuivant notre route sans beaucoup de soleil, car les nuages venus d’Espagne débordent un peu par-dessus les crêtes, nous parvenons à la cascade de Bégé, elle est très haute, mais partagée en une succession de chutes.

fatigue

Tout le monde est un peu fatigué, à l’exception de Gabriel qui ramasse et lance des bâtons en direction du torrent, mais il n’a pas la permission de s’approcher très près du bord en pente.

éclairée

Un léger rayon de soleil traverse fugacement les nuages et éclaire un peu plus la cascade, mais nous n’aurons pas mieux pour cette fois. Il est temps de redescendre.

le gué

Un gué à traverser, voilà une bonne occasion de jeter quelques cailloux, et si on pouvait éclabousser un peu papy, ce serait vraiment rigolo !

le chemin du retour

En s’éloignant du pied des montagnes et des vilains nuages espagnols, on récupère quelques rayons de soleil bienvenus.

Titi et J-Ed

Photo-souvenir….

depuis le col de Pause

Pendant que les montagnards sont partis pour le Valier, opération myrtilles pour le reste de l’équipe, au col de Pause, d’où l’on peut en même temps admirer la célèbre et splendide montagne. Gabriel, lui, est reparti avec ses parents, tout triste de quitter le gentil Bérenger.

le lac de Bethmale

Ils sont rentrés bien fatigués, les deux pyrénéistes ! Il faut dire qu’ils ont rajouté un petit supplément aux 1800m de dénivelé du Valier, en allant faire la via ferrata, à la descente. Alors le lendemain, les jambes sont raides, et on se contente de les emmener au lac de Bethmale, où on peut accéder en voiture et faire le tour bien à plat. Mais les couleurs de ce petit lac sont comme toujours somptueuses…

le lac

…particulièrement à travers les arbres qui l’entourent.

hêtre têtard

Ici c’est un hêtre « têtard », de petites pancartes les signalent.

maison Souquet

Et un peu de culture pour finir la journée, avec la visite du musée des colporteurs à Soueix, établi dans la maison Souquet, dont la boutique est restée dans l’état où elle était au moment de sa fermeture, dans les années 1960. Souquet était le fournisseur attitré des colporteurs issus des environs dès le XIXe siècle, à une époque où le moindre aléa de la vie plongeait rapidement une famille d’agriculteurs dans la misère, obligeant certains d’entre eux à prendre la route.

caisse de colporteur

Ici une caisse de colporteur (ou de colporteuse, il y avait aussi des femmes) ; les objets de piété étaient souvent la base de leur commerce.

sur la place

Un peu de bricolage (difficile, pour moi) pour cette dernière image d’un pot familial sur la place du village. Mais non, pas tout à fait la dernière, car en fouillant dans mes archives j’ai retrouvé des photos datant de 1990, où les plus perspicaces retrouveront peut-être deux des personnages ci-dessus…

la balançoire

la terrasse

Petits toulousains en Ariège.

Nous voici maintenant au mois d’août, traditionnellement ariégeois en ce qui nous concerne. Cette fois, après un rapide passage au Pays Basque, nous voilà de retour en Couserans, conformément à l’habitude, mais accompagnés des petits toulousains, ce qui n’est pas encore tout à fait usuel.

transport en commun

Dès le premier jour, Camille la chenille entre en action, et les petits peuvent profiter des voyages à vide.

terrain accidenté

Le terrain est inégal, il faut s’accrocher !

Gabriel

Gabriel a déjà l’habitude…

pas tranquille

…mais Jérémy n’est pas trop rassuré, visiblement.

sur le terrain de sport

Sortie à Seix le lendemain ; Jérémy est descendu tout seul sur le terrain de sport, fasciné par des plus grands en train de jouer au ballon ; mais il n’ose pas aller vers eux.

le rocher d'escalade

Pendant ce temps, Gabriel escalade le rocher, mais parvenu en haut, il va lui falloir de l’aide pour redescendre.

le robinet

Après les jeux, on s’en va boire un petit coup au robinet, attention ça mouille !

encore le robinet

Gabriel a plus d’expérience, mais ça mouille quand même !

Gabriel grimace

Concours de grimaces le lendemain, Gabriel est vraiment fort !

Jérémy grimace

Jérémy essaie aussi, mais il doit encore progresser…

la truite

On est déjà le 14, et les parents viennent d’arriver. Regardez la belle truite que le papa vient d’attraper dans l’Estours ! Les fougères mises au fond du panier se sont dessinées sur sa peau. Elle fera le régal de Jérémy, le lendemain.

premier cèpe

La nature ariégeoise est bien généreuse cette année : les cèpes sont de sortie pour le 15 août !

les cueilleurs

Il y en a pour tout le monde.

la récolte

Jérôme en a même trouvé un format béret… Il n’y a plus qu’à les faire cuire, avant de se régaler !

les randonneurs

Puis revoici, comme en 2014, le départ des participants pour la randonnée avec Gabriel, l’équipe a été reconduite à l’identique pour 2015. Ce sera à l’étang d’Ayes, cette fois.

la laguna

Bonne balade !

la courgette

Jean-Marie n’ayant fait qu’un passage très rapide, et nous ayant laissé en héritage la plus grosse courgette de sa production, voici comme promis les dernières images de ce qu’il advint du légume : lavage rapide à l’eau de source…

cuisson courgette

…suivi du découpage en cubes et de la cuisson vapeur en cocotte…

le gratin

…pour finir par la dégustation du gratin obtenu après avoir ajouté une bonne béchamel et une bonne dose de fromage (ariégeois, bien entendu).

la rudbeckia

Et pour terminer sur une image moins terre à terre, la première (pour 2015) fleur de rudbeckia, obtenue à partir des plants donnés par Nanou il y a déjà deux ou trois ans.

Souvenirs de vacances.

Juillet à Portbou, c’était l’été, et c’est déjà loin maintenant. Pas de grosse chaleur, pas mal de nuages, et surtout les problèmes électriques qui nous ont bien occupés, avec la tension dans les batteries dont la faiblesse chronique faisait monter la nôtre (artérielle, celle-ci). Mais ce sont aussi, comme d’habitude, beaucoup de bons moments partagés, dont voici quelques images :

les tambours de la fête

Comme d’habitude, c’était la « festa major » du village pour la Sant Jaume, le 25 juillet, donc pour cette année du 23 au 26. Nous découvrons ici les acteurs de la « batukada », qui viennent d’arpenter le village en tapant très fort sur leurs tambours, ce qui est difficile à restituer dans un blog de photos, mais vous n’y perdez pas tellement. En tous cas, ils avaient de jolis T-shirts !

la plage

La plage est bien sûr l’attraction principale en été, rien à voir avec celles de la côte basque et leurs énormes rouleaux, ici, on nage, on ne surfe pas.

Anita et sa fille

Petit repas de famille avec Anita, contente de retrouver sa maison de la vigne, malgré cette peste de tramontane.

les trois cousins

Charles nous a fait le plaisir de se joindre à nous, il n’était pas venu là depuis …ans (bon, j’ai oublié le nombre exact, mais c’était beaucoup).

barque catalane

Le lendemain matin, nous voyons arriver plusieurs barques catalanes avec leur belle voile latine en triangle. Il fait très beau, une chance pour ce dernier jour de fête.

les catalanes

Les barques sont là, tout au bord de la plage, superbes. Elles sont venues de France, leur immatriculation en atteste : PV, c’est pour Port-Vendres.

Pol et Roger

L’ami Pol est là aussi, avec le petit Roger. Après le bain rituel, l’apéro rituel, et une glace pour l’enfant.

histoire avec papy

Le mardi 28, c’est l’arrivée des petits et de leurs parents, on remarquera qu’ils arrivent juste après la fin de la « festa major ». Un bon calcul, quand on ne supporte pas les flonflons de la fête, très sensibles depuis la maison, et qui ne cessent qu’au lever du jour.

les deux zozos

Sandra a eu peur en les voyant là-bas, mais non, ils ne sont pas au bord du vide ! Ils jettent quelques cailloux supplémentaires dans la garrigue inextricable qui se trouve au-dessous d’eux, dans la pente.

l'endormi

Gabriel s’est endormi, il faut dire que le pauvre est bien fatigué, et un peu malade aussi.

la glace au chocolat

Mais il aime et apprécie toujours une bonne glace au chocolat, ce gourmand.

la glace à la vanille

Jérémy, c’est vanille, aujourd’hui.

avec papy

C’est bon d’avoir un Papy pour pouvoir marcher sur le bord du mur sans risquer de tomber.

soleil couchant

La journée a été plutôt grise, mais le soir ça donne un magnifique coucher de soleil derrière le Querroig.

Gabriel l'écureuil

Chaque année, ici, Gabriel aime faire l’écureuil avec les pignons que l’on récupère dans les pignes du grand pin de la terrasse. Mais cette année, il n’y en a pratiquement pas, alors on se rabat sur les amandes cueillies derrière la maison.

Sandra et Jérémy

Il y a quelque chose à manger par ici ?

avec Anita

Le temps a passé bien vite, c’est déjà le jour du départ pour les petits. On s’arrête un moment à Perpignan pour voir un peu Mamie Anita. Elle est toujours contente avec les petits.

Anita, Daniel et Jérémy

Un beau sourire de Jérémy pour terminer, que demander de plus ?

Els Aiguamolls de l’Empordà.

Une autre belle découverte cette année en Ampurdan, et dont l’ami Pol nous avait maintes fois parlé, c’est le parc naturel des Aiguamolls. Nos difficultés techniques à la maison nous ayant amenés plusieurs fois jusqu’à Figueras, il devenait possible de réclamer un petit détour pour aller voir sur place. Découverte en deux temps, après avoir d’abord suivi un itinéraire en partie extérieur au parc, et repéré une meilleure option pour la fois suivante.

les canards à la toilette

La plupart de ces photos ont été prises depuis des postes d’observation aménagés, il y en a beaucoup dans le parc. Mais, bien sûr, la présence des animaux n’y est pas assurée. Ici, notre premier poste visité l’est à l’heure de la toilette des canards. A cette saison, fin juillet, qui n’est plus celle des nids, on les trouve souvent réunis par grands groupes de la même espèce, se déplaçant le matin et le soir vers le lieu de repos nocturne.

avec le héron

Un peu plus loin, il y a un héron cendré en train de chasser.

boeufs et garde-boeufs

De l’autre côté du chemin suivi le premier jour, il y a un important troupeau de bovins, bien gardés par des hérons garde-bœufs, justement.

fleurs mauves

De jolies touffes de fleurs mauves, je ne peux pas dire de quoi il s’agit.

attroupement de canards

L’après-midi est déjà bien avancée, et nous découvrons un rassemblement de canards, déjà regroupés pour la nuit dans les champs alentours.

canard herbivore

Mais il en reste encore quelques-uns dans l’eau, en train de brouter les herbes aquatiques.

 

Empuriabrava

Au-delà des champs et de la rivière, Empuriabrava et ses immeubles, et la colline de Rosas.

au couchant

Dans la lumière du couchant, l’eau ressemble à de l’or liquide.

l'écrevisse

Il fait tout à fait nuit lorsque nous rejoignons la voiture ; à cette heure-là, le chemin est envahi d’écrevisses que nous avons du mal à distinguer, mais qui nous montrent leurs pinces lorsque nous les approchons !

l'arbre aux cigognes

De retour le lendemain pour en découvrir un peu plus, en suivant un itinéraire entièrement à l’intérieur de la réserve intégrale, nous commençons par longer le secteur d’habitat des cigognes blanches, dont la réintroduction s’avère un grand succès.

les daims

Il y a aussi un important troupeau de daims, qui semblent faire bon voisinage avec les cigognes.

héron et cigogne

On partage le même terrain de chasse…

les anciens silos

Au bout du chemin que nous parcourons aujourd’hui, il y a d’anciens silos à riz aménagés en miradors, qui offrent une vue intéressante sur l’ensemble du site.

les aiguamolls et la mer

On aperçoit la mer, là-bas, au bout des marais.

les chevaux

Plus à gauche, il y a un troupeau de chevaux, eux aussi avec les garde-bœufs, qui osent même se jucher sur leur dos !

bisous de cigognes

Certains postes sont placés très près des nids de cigognes, et permettent de surprendre quelques petits bisous.

le petit oiseau

Avec un peu de patience, on peut arriver à surprendre des habitants bien moins spectaculaires…

cigogne à la pêche

Mais les cigognes sont bien jolies et plus facile à attraper, avec leur grande taille.

envol de goélands

Il se fait tard de nouveau, les oiseaux doivent commencer à se regrouper dans les champs voisins comme la veille, mais ce n’est pas sur notre chemin aujourd’hui.

la vigie

En quittant les lieux, nous pouvons apercevoir, telle une sentinelle, l’une des cigognes du parc juchée au sommet d’un grand pylône électrique, étrange rencontre de la nature et de la technologie, aux frontières de cet espace préservé… pour longtemps encore, on espère.

La borne 593 (22 juillet 2015).

De retour du Brésil, peu de temps pour souffler avant de repartir un peu plus à l’Est pour notre séjour rituel à Portbou. Après notre début juillet en hiver austral, nous retrouvons l’été, mais les grosses chaleurs ont eu lieu pendant que nous étions au loin et la canicule n’est plus de mise en cette deuxième quinzaine du mois. Le millésime 2015 est émaillé de nombreux problèmes techniques à la maison de la vigne, entre problèmes de pompe et problèmes électriques. Nous trouvons tout de même le temps de faire une petite rando-frontière le 22 juillet, malgré un temps assez incertain, en route donc pour la borne 593 !

molinas

Pour l’accès à notre point de départ, après avoir reconnu le terrain la veille et constaté que la piste du haut était en très mauvais état, nous décidons de prendre celle du bas qui passe par le village abandonné de Molinas, berceau d’une partie de la famille. Mais la piste de Molinas est bien ravinée par endroits, elle aussi.

église Sant Miquel de Colera

Après le hameau, notre itinéraire s’élève jusqu’à la vieille chapelle romane de Sant Miquel de Colera, récemment restaurée. Il n’y a pas âme qui vive, ici, nous nous sentons bien loin de l’animation de la côte.

le porche d'entrée

Le soleil fait bien ressortir les différences de couleur des pierres du porche d’entrée.

le drapeau catalan

Au bout du terre-plein de l’église, le drapeau de la Catalogne flotte dans un vent léger, pas de tramontane aujourd’hui.

Colera

Nous dominons le village côtier de Colera, bien visible d’ici.

coll de les Artigues

Après la halte à Sant Miquel (et le casse-croûte !), nous reprenons des pistes par endroits bien défoncées pour finir par rejoindre notre point de départ au « coll de les Artigues ». Pas de problème pour le stationnement là-haut, nous sommes absolument seuls.

signalisation

Pour bien lire la signalisation, il faut ramasser le morceau de panneau qui traîne par terre et le tenir au bon endroit ; le résultat me rappelle notre moulin de l’enfer visité précédemment, mais à l’autre bout des Pyrénées (https://coxigrue.wordpress.com/2014/02/13/le-moulin-de-lenfer/). On dit bien que les extrêmes se rejoignent parfois…

départ du sentier

Voilà le début du chemin, allons-y.

vallée du torrent de Jordana

Nous remontons à flanc la vallée du torrent de Jordana, complètement sauvage.

le sentier

Nous suivons un sentier bien tracé dans la garrigue, quoiqu’un peu rétréci par la végétation en certains endroits, on en verra plus tard les effets…

le ciel menaçant

Vers le Sud, du côté de Figueras, que nous apercevons au-delà de l’autre versant de la vallée, le temps est à la pluie, et peut-êttre même à l’orage, espérons que cela ne viendra pas jusqu’à nous !

le chardon bleu

Un beau chardon bleu sur notre passage.

Font Jordana

Nous arrivons maintenant au bout de cette vallée, et en descendant un petit peu nous découvrons la Font Jordana, source captée.

Sant Quirze

Puis le tracé s’élève doucement, et nous pouvons maintenant découvrir sur notre gauche, dans le fond de la vallée suivante, le très ancien monastère de Sant Quirze de Colera.

coll del Torn

Et voici enfin le coll del Torn, où nous devons trouver la borne 593, si tout va bien. Je ne la vois pas…

croix 593

En fait, il s’agit d’une croix gravée dans un rocher, mais elle est bien là, quoiqu’un peu envahie par les ronces.

ma jambe

Je profite de la halte pour examiner mes jambes et constater que le short n’était sans doute pas la meilleure option pour le parcours choisi. Et le retour reste encore à faire !

la cabane de font Jordana

Sur le chemin du retour, une légère variante nous permet de découvrir une espèce d’orrhy, la cabane de Font Jordana, un peu au-dessus de la source. Nous ne l’avions pas vue à l’aller. Nous découvrons qu’un petit enclos et un banc carrelés sont aménagés devant l’entrée. La pluie nous a maintenant rattrapés…

entrée de la cabane

Cependant, vu la taille de l’entrée, nous n’envisageons pas de nous en servir d’abri sous cette petite pluie.

après la pluie

D’ailleurs, ça ne dure pas, et le ciel commence vite à se dégager, le gros de l’averse était sur la plaine autour de Figueres.

l'anse de Garbet

Depuis la piste du haut que nous empruntons pour le retour, nous pouvons admirer au passage la belle anse de Garbet sous le soleil du soir ; au loin, le cap Creus s’étire vers l’Est, où il est le point extrême de l’Espagne continentale, protégeant les maisons blanches du village de Port de la Selva.