Le retour.

Fin juin 2019, de retour de notre parenthèse tropicale et familiale au Brésil, nous voilà très vite de retour en Ariège où tout en a profité pour pousser… ou pas ! En effet, il s’avère très vite que campagnols, limaces et peut-être bien même chevreuils se sont ligués pour l’extermination des plantations de haricots, dont il ne reste quasiment rien (moins de 1% d’après mes souvenirs !) Alors, c’est le branle-bas de combat pour refaire des semis bien trop tardifs déjà. Bref, les aléas de l’agriculture …

Alors, on se console un peu en regardant ce qui a poussé, car bien sûr Estours n’est pas devenu un désert en notre absence ! Les nigelles, qui maintenant se ressèment toutes seules, ont commencé à s’épanouir un peu partout dans les pots.

Les papillons butinent les vesces qui poussent un peu partout.

Une rose trémière blanche, ce n’est pas si fréquent, en tous cas chez nous !

Les hampes florales des blettes de l’année précédentes attirent des punaises en costumes variés.

Le tout nouveau pommier d’Oscar prépare déjà trois pommes, c’est le stress de la transplantation ! Finalement, il nous en restera deux, énormes et délicieuses.

C’est aussi le moment de récolter les groseilles blanches de l’éclipse, ainsi nommées en raison du jour et du lieu de prélèvement de la bouture à Compiègne.

Sur la rive droite, une apicultrice a déposé ses ruches joliment colorées, juste au-dessus de nos pommiers.

Et j’ai surpris mon débroussailleur fatigué en train de se reposer un moment dans les bras de Camille la chenille. Et oui, ça avait vraiment beaucoup poussé, pendant nos vacances exotiques !

Nature et jardin.

Après cette petite crise mystique, nous sommes de retour en Ariège pour une semaine très agricole, à partir du 20 mai.

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Le temps est au beau, on va pouvoir s’activer.

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Les renoncules sont en pleine forme ! On aperçoit aussi quelques véroniques et autres orties qui traînent au milieu. La débroussailleuse ne va pas avoir beaucoup le temps de refroidir.

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Il y a aussi quelques fleurs civilisées : les iris (vous avez vu la mouche ?)

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la rose rouge (comme c’est bizarre, d’être en même temps rose et rouge…)

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les céraistes cotonneux, à tendance invasive, mais qui font de jolies bordures, surtout à cette saison

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les ancolies communes, des natives locales que je favorise et transplante régulièrement

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et aussi les coquelicots, que je ne sais pas cultiver, juste les aider par des désherbages sélectifs. Ce sont des vagabonds qui poussent où ça leur plaît.

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Côté cultures, ce n’est pas la grande saison des récoltes, même si quelques salades ou oignons verts peuvent fournir un peu de verdure.

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C’est la grande saison des plantations. Voilà, on a installé les plants de tomates dans la nouvelle serre. Pour les semis, c’est encore moins spectaculaire, puisque ça se passe sous terre, les photos seront pour plus tard, éventuellement.

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Pas de mois de Mai sans muguet. Celui d’Estours n’en fait qu’à sa tête, il fleurit à la fin du mois si ça lui plaît. Qu’il vous porte bonheur quand même, ce muguet de 2019, on en a bien besoin par les temps qui courent !

Avril 2019, en Couserans.

 

49709985592_9c0d813524_c5 avril, 7h25, nous sommes arrivés hier soir, et le soleil qui se lève tout juste commence à éclairer les nuages de l’est par en-dessous. On dirait qu’il va faire beau.

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Quelques minutes plus tard, c’est déjà bien différent. On déjeune, on s’habille, et hop ! dehors…

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Première inspection utile, les planches à morilles des environs.

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Le cerisier est en fleurs, déjà, c’est tôt pour lui, mais comme il ne fait jamais de cerises, ce n’est pas grave s’il gèle de nouveau.

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Le lilas se prépare activement à fleurir.

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Quant à l’orme, lui, il en est déjà au stade de la formation des graines. chacune munie de sa petite voilure personnelle, appelée samare.

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Samedi, me voilà en balade avec Jérémy. Abandonnés par Sandra et Gabriel partis au Portugal, lui et son père sont venus nous rejoindre pour le weekend.

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C’est bien, les bottes en caoutchouc !

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Au niveau de la résurgence du ruisseau où nous avions vu les grenouilles précédemment, ( https://coxigrue.wordpress.com/2020/02/21/vacances-dhiver-iii-les-bestioles/ ) il y a maintenant des myriades de têtards en train de nager. J’en attrape un pour Jérémy, pour qu’il puisse constater que c’est doux, un têtard. Que l’on se rassure, il a été rapidement remis à l’eau !

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Cette promenade pleine de flaques est très intéressante.

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Au retour, on passe près du grand sapin récemment abattu, en bas du hameau.

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On peut découvrir comment c’est à l’intérieur.

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Et la façade de la maison d’Odette est maintenant bien visible depuis la route.

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Lundi matin, comme nous nous préparons à repartir, un charmant petit couple profite des premiers rayons du soleil.

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Ils ne sont pas mignons ?

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C’est le printemps, figurez-vous.
Enfin, c’était le printemps avant le confinement. Nos lézards amoureux prennent-ils encore aujourd’hui le soleil sur le pas de la porte ? C’est ce qu’on leur souhaite, bien sûr !

 

 

Le pommier d’Oscar.

La meilleure date officielle pour planter un arbre étant le 25 novembre (puisque comme chacun sait, « à la sainte Catherine, tout bois prend racine »), nous étions un peu en retard le 10 décembre en rejoignant Estours avec notre bébé-pommier destiné à notre bébé de l’année, Oscar de São Paulo du 18 janvier précédent.

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Le mois de décembre n’est certes pas la meilleure période de l’année dans la vallée d’Estours, le soleil n’y fait qu’une brève apparition, quand il paraît, et ce n’est pas tous les jours. Mais il fait beau aujourd’hui, ce sera donc plus facile de procéder aux travaux nécessaires.

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Le nouveau venu s’appelle Borowiski, et c’est peut-être bien un immigré, avec un nom pareil. Nous sommes allés le récupérer à Augirein, un peu plus à l’ouest en Ariège, il est donc au moins de la deuxième génération !

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Premier travail, pour faire de la place au nouveau venu, il a fallu se résoudre à enlever un petit chêne qui avait envie de pousser là. C’est bien triste, mais on préfère les pommes aux glands, nous !

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Il n’y aura pas de quoi se chauffer tout l’hiver, avec ça !

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Et voilà le petit nouveau, bien arrosé et protégé des amateurs éventuels de pousses tendres.

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On n’oublie pas d’aller récolter nos dernières pommes de l’année, les « belles de Boskop », tout au bout du verger, qui mûrissent plus tard que les autres.

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Le ruisseau, incontournable comme dans toute vallée, est maintenant redevenu complètement visible, avec la chute des feuilles, et aussi la disparition des buis, dévorés pendant l’été par ces saletés de pyrales.

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Il est maintenant temps, après avoir mis la grange en mode « hivernage », de quitter l’Ariège et de venir se mettre au chaud au Pays Basque. C’est pendant ces mois d’hiver que l’on peut quelquefois profiter des plus beaux levers et couchers de soleil de toute l’année !

La première neige.

Automne, saison des récoltes, encore fin octobre. Retour vers l’Ariège pour les pommes, les haricots en grains, les butternuts, les toutes dernières tomates peut-être. Et encore quelques blettes, herbes aromatiques… Mais la surprise, c’est que…

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…la neige est arrivée ! Zut alors, c’est un peu tôt, quand même ! On n’est que le 28 octobre, et même la Nature est prise par surprise.

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L’affaire se calme dès le lendemain, mais le revêtement blanc ne disparaît pas instantanément !

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Du coup, le niveau de l’eau est bien remonté dans le ruisseau. Avec la fonte des neiges, forcément…

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Elle reste quand même d’une belle limpidité. Elle donnerait presque envie d’aller s’y plonger, s’il faisait un peu plus chaud.

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Au fond de la vallée, le Mirabat prend son air hivernal, alors que les feuilles des arbres commencent à peine à vraiment roussir.

Vous avez dit changement climatique ? Peut-être bien, en effet.

Le temps des récoltes.

Voici déjà venir la mi-octobre, il est temps de retourner aux jardins pour s’occuper des récoltes de saison.

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Là, c’est la grange, vue du jardin des butternuts.

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Couleurs et brumes d’automne mettent une ambiance particulière dans la vallée.

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Dans la serre, les tomates « cornues des Andes » ont enfin viré au rouge, sur leurs plants ravagés par le mildiou.

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N’empêche, malgré le mildiou, la dernière récolte est belle !

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Quant aux pommes, 2018 fut une année exceptionnelle : plus de 70 kg au total, essentiellement des « Belchard » dont l’arbre croulait littéralement. J’en ai passé, des heures, à éplucher pour les compotes !

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Mais comme on a un peu plus de temps cette fois, allons nous balader sur le chemin, et regarder ce qui s’y passe.

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Certains arbres perdent leurs feuilles avant les autres, ce qui crée quelques fenêtres dans la végétation.

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Côté fleurs, ce n’est pas l’abondance, il faut fureter pour en voir une ou deux. Toujours belles néanmoins en s’approchant suffisamment.

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Nous voilà arrivés aux granges de Combe d’Ile. Les quelques arbres sont déjà bien dénudés ici.

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Nul ne peut dire combien de temps durera encore cette vieille toiture d’ardoises. Je la trouve toujours magnifique, avec ses mousses et ses lichens.

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Une fleur de centaurée, en passant.

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Tout le long du chemin, les vieux buis ne sont plus que des squelettes moussus, dévastés par les pyrales.

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Nous voilà près de la vieille passerelle de bois, en continuant à descendre le chemin.

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Les ponts et passerelles sont des endroits magiques où on pourrait passer des heures à regarder couler un ruisseau. Mais moi, je dois retourner à mes récoltes ! A bientôt…

De la mer à l’Océan.

Voilà, c’est fini, nous quittons Portbou et la Méditerranée le 1er octobre.

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Dernier lever de soleil sur la mer

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et dernière photo du village au travers du cadre planté là récemment (on dirait que c’est à la mode !)

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Pas de disgression touristique cette fois, nous rallions directement le Haut-Couserans : au niveau du village d’Oust, on aperçoit, qui dépasse vers la droite, la forme caractéristique un peu aplatie du sommet du mont Valier, tandis que le creux de la vallée du Salat est barré par le massif de NOTRE pic de Fonta.

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Passage court et bien rempli d’activités agricoles : cela laisse peu de loisir pour les photos. Ici un silène…

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…là une branche d’une espèce de chardon que le soleil auréole…

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…et en route pour l’Atlantique !
Un peu plus loin que la Chambre d’amour, on va parfois se promener à la grande digue de Tarnos, la ville rouge (tous les maires élus de la ville depuis 1920 ont appartenu ou appartiennent au PCF).

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On aime bien marcher jusqu’au bout de la grande digue, qui protège l’entrée du port de Bayonne.

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C’est bien ça !

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Et à Bayonne, on peut maintenant traverser l’Adour avec un bac pour les piétons (et même peut-être les cyclistes) qui procure une belle vue sur les 7 arches du pont Saint-Esprit.

Autrefois les mines (13 août 2018)

Maintenant que de nouveaux projets d’exploitation minière se précisent dans la haute vallée du Salat (mines de Salau), il est temps de s’intéresser aux anciens sites abandonnés, nombreux dans nos montagnes, et c’est avec cette idée que nous partons ce 13 août accompagnés de Jean-Marie vers la haute vallée du Lez, un peu à l’ouest de celle d’Estours. Nous rejoignons d’abord le village de Seintein, puis nous poursuivons encore vers le sud jusqu’à Eylie, et même plus exactement le Bocard d’Eylie, où on se gare près des anciens bâtiments miniers abandonnés.

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L’idée est de suivre en remontant le fond de la vallée, jusqu’au cirque de La Plagne. Allons-y !

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Toute exploitation ayant cessé depuis les environs de 1960, les bâtiments se dégradent tranquillement depuis cette époque.

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Un artiste piloté (ou peut-être seulement autorisé ?) par la mairie de Seintein est venu déposer sur un de ces murs lépreux une image naïve de sa montagne rêvée, exempte d’installations minières et de dépôts polluants.

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Au départ du chemin, nous voici avertis ! Les sols sont impactés, sans que l’on aille jusqu’à nous dire par quoi.

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Cette enfilade de bâtiments est l’ancienne laverie de minerai. Facile, on utilise l’eau des ruisseaux ! Puis les eaux usées s’en vont toutes seules vers l’aval…

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Une ancienne carte postale nous montre la même chose une centaine d’années plus tôt.

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Nous commençons à avancer sur le chemin. Le long de la crête à notre droite, une conduite descend (et parfois remonte) d’un bout à l’autre, sans que l’on sache quelle est (ou a été) son utilité.

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Sur le bord du chemin, des fleurs ordinaires, comme cette belle scabieuse.

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Et sur les flancs de la vallée, des poteaux peu ordinaires, moches et désormais, pour la plupart, inutiles.

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On franchit le ruisseau !

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Il y a des œillets, qui sentent bon, mmmmm….

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Des dépôts miniers, au bas du ruisseau d’Urets, sur l’autre rive.

 

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Le chemin continue vers le cirque que l’on aperçoit maintenant plus loin.

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Une belle carline bien piquante attire mon attention : mon amie Itxaro aimerait en avoir une pour la porte de sa maison. Pousse-toi, l’abeille !

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Sur l’autre versant, une grande saignée toute droite essaye de se donner un air naturel, mais je n’y crois pas beaucoup.

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Le porteur de carline examine la situation…

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…ou peut-être seulement la scène familiale de l’autre côté du ruisseau ?
Quelles teneurs en métaux lourds dans la viande de ces animaux ?….
Mais trêve de mauvais esprit, il est temps de redescendre au Bocard ! Le ciel devient menaçant !

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Pas de photo de la descente, le ciel menaçant étant passé à exécution et nous ayant copieusement arrosé. L’appareil était donc à l’abri. Merci Jean-Marie pour cette image finale, on a l’air vraiment malins sous nos protections de fortune.

 

Le Tuc de Peyre Mensongère (7 août 2018)

Ce 7 août est un grand jour : première ascension d’une montagne (modeste, 1741m seulement, mais une vraie montagne tout de même…) pour Caroline.

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Une longue piste qui escalade en lacets successifs le versant de la vallée d’Ustou nous a amenés jusqu’à notre point de départ à 1542m d’altitude, et nous voilà prêts à démarrer.

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C’est Julie qui marche devant ! On a décidé de rejoindre d’abord le col de la Serre du Cot un peu plus loin, mais guère plus haut (1546m) qui marque la limite avec la vallée du Salat.

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Le panneau dit tout ou presque.

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Sur notre gauche, la longue crête herbeuse qui rejoint le pic de la Tèse, nettement plus haut (2254m).

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Nous voilà au col ! Vers l’ouest, c’est le mont Valier et son chaînon qui attirent les regards. Les névés sont encore nombreux en ce début de mois d’août, et on voit bien au-dessous du sommet le triangle blanc du glacier d’Arcouzan, le plus oriental des Pyrénées et l’un des plus petits du monde. Plus proche de nous sur la droite, le pic de Fonta qui nous sépare de la vallée d’Estours. Sa crête descend jusqu’au col de Pause où nous étions il y a quelques jours.

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Houla ! En voilà un troupeau qui descend vers nous ! Si elles veulent la place au col, on ne va pas se battre avec elles, on cédera la place. Justement, c’est à l’endroit d’où elles viennent que l’on veut aller. On attend qu’elles aient fini de passer.

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Une mère et son petit se dirigent vers nous, alors que la plupart des autres rejoignent le point d’eau.

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La surveillante observe la situation ; ce sont des vaches gasconnes, une race locale. De belles bêtes !

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Ça y est, le passage est libre ! On peut se mettre en route. Pour Julie c’est l’option « chaise à porteur » maintenant.

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On suit le flanc ouest du Tuc, avec à peu près la même vue sur la chaîne du Valier, le pic de Fonta et le col de Pause ; les lacets de la route sont mieux visibles maintenant.

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On arrive au sommet ! On passe tout près de ce que je suppose être une station météo, dotée de panneaux solaires. Mais peut-être s’agit-il de tout autre chose…

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La vie au sommet : un cirse laineux, magnifique…

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…une araignée en train de ficeler son rôti…

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…un beau chardon en étoile sur le point de s’épanouir…

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…et les vainqueurs du jour pour le premier sommet de Caroline et de Julie. Bravo les filles !

A la recherche des myrtilles perdues.

Portbou s’achève en 2018…

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…avec une éclipse de Lune !
Nous laissons la place à Damien et sa famille et rejoignons Estours après avoir restitué les garçons à leur Maman.

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Pendant notre absence, l’hortensia de la terrasse a poussé comme un fou.

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Et les premières fleurs de l’althéa régalent les abeilles de Gérard.
Nos premiers visiteurs ne tardent pas à arriver : Raphaël, Caroline et Julie. La première sortie, c’est pour aller voir au col de Pause si 2018 sera ou non une année à myrtilles, et profiter un peu aussi de la haute montagne.

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Depuis la vallée du Salat, on est monté par la route, puis la piste, en longs lacets à flanc de montagne.

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Vraiment en lacets !
Nous sommes maintenant à plus de 1500m d’altitude, et ça change tout.

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Caroline n’est jamais allée à la montagne. Il y a des pentes partout, et ça lui donne le vertige 😦

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Malgré sa peur, elle a réussi à parcourir le petit bout de chemin qui mène du parking au vrai col de Pause, où on espère ramasser quelques myrtilles. Julie, qui n’a pas le vertige, fait son premier apprentissage avec Raphaël.

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Mais il y a beaucoup d’araignées dans les pieds de myrtilles, et elle n’aime pas trop ça.

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Vers le nord-est, en face de nous, le pic de Fonta et ses 1934m. La vallée d’Estours est juste à sa gauche.

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Toute une troupe de chevaux occupe les lieux en liberté. Mérens ou Castillonnais, je ne suis pas capable de les distinguer, à cette distance, ni d’ailleurs de plus près 🙂

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Il n’y a encore une fois presque pas de myrtilles ! On a péniblement ramassé de quoi garnir une tarte, pas de confiture cette année, misère ! Le changement climatique arrive même à perturber cette production sauvage qui était d’une régularité remarquable.

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Alors on s’assied et on profite du paysage. Et il se passe quelque chose ! Petit à petit, tous les chevaux se sont rapprochés de nous et…

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… presque arrivés au col, ils accélèrent soudain l’allure pour aller rejoindre l’autre chemin qui va vers le parking.

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Comme c’est chacun son tour qu’ils font la dernière descente au galop, le spectacle dure un bon moment…

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…et il est magnifique.

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Après quoi il ne nous reste plus qu’à reprendre notre petit chemin avec nos récipients vides.

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Les chevaux se sont regroupés au-dessous du parking, où on leur a aménagé un abreuvoir.

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Sur le chemin du retour, on remarque une belle maison écologique avec un toit végétalisé. Chouette !