Le printemps à Portbou.

Séquence bricolage le lendemain à Portbou pour les deux frères qui ont rendez-vous avec les hommes de l’art photovoltaïque. J’en profite pour accompagner avec mon appareil photo et fixer quelques images du printemps méditerranéen, si différent de l’été écrasé de soleil. Petit résumé visuel de mes flâneries autour de la maison…
le long du chemin

lavande
fausse guimauve

silène

fleur d'aloès
fleur portbou

aster

ciste cotonneux

genêts
séneçon

fausse guimauve2

ciste blanc

urosperme de Daléchamps
gazon fleuri

ciste cotonneux 2

euphorbe

corbeille d'argent
moutarde

travailleurs

Tout çà pendant que les travailleurs installent les nouveaux panneaux solaires sur le toit en terrasse de la maison…

oiseau

…et que les petits oiseaux se cachent dans les buissons pour surveiller cette activité inhabituelle.

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Elne.

Alors vint l’époque des vacances de printemps. Les vents d’Ouest nous ayant poussés jusqu’à Argelès, l’occasion se présenta de retourner une fois jusqu’à Elne pour une petite visite culturelle autour de son célèbre cloître roman.
Peu de visiteurs à cette époque (nous sommes le 16 avril), il n’est donc pas difficile de trouver une place sur le vaste parking aménagé, et le circuit pédestre qui mène à l’ancienne cathédrale flanquée de son cloître est presque désert.

Nous abordons l'ensemble par l'arrière de la cathédrale, le chevet, dit-on.

Nous abordons l’ensemble par l’arrière de la cathédrale, le chevet, dit-on.

En se dirigeant vers l'entrée du cloître, on passe devant une plaque qui commémore la destruction d'Elne en 1285 par l'abominable Philippe le Hardi, en détaillant les horreurs commises.

En se dirigeant vers l’entrée du cloître, on passe devant une plaque qui commémore la destruction d’Elne en 1285 par l’abominable Philippe le Hardi, en détaillant les horreurs commises : hommes tués, femmes violées, ….

Notre visite commence par la galerie Est. Ce n'est que le printemps, mais il y a un beau soleil, comme souvent en Roussillon, et on est tout de suite plongé dans une ombre reposante, alors que le centre du cloître est inondé de lumière.

Notre visite commence par la galerie Est. Ce n’est que le printemps, mais il y a un beau soleil, comme souvent en Roussillon, et on est tout de suite plongé dans une ombre reposante, alors que le centre du cloître est inondé de lumière.

Entre deux colonnes de marbre, on aperçoit la tour de briques de l'ancienne cathédrale, à laquelle le cloître est accolé.

Entre deux colonnes de marbre, on aperçoit la tour de briques de l’ancienne cathédrale, à laquelle le cloître est accolé.

Inclus dans le mur, ce gisant est Ferran del Soler, mort en 1203.

Inclus dans le mur, ce gisant est Ferran del Soler, mort en 1203.

Dans le jardin, on cultive des herbes aromatiques et médicinales, comme le faisaient autrefois les chanoines.

Dans le jardin, on cultive des herbes aromatiques et médicinales, comme le faisaient autrefois les chanoines.

La richesse et la variété des sculptures est incroyable. Ici il m'a semblé reconnaître Adam et Eve avec l'histoire de l'arbre et du vilain serpent.

La richesse et la variété des sculptures est incroyable. Ici il m’a semblé reconnaître Adam et Eve avec l’histoire de l’arbre et du vilain serpent.

A l'extrémité de la galerie Sud, une porte permet d'accéder à l'ancienne cathédrale romane Sainte Julie et Sainte Eulalie.

A l’extrémité de la galerie Sud, une porte permet d’accéder à l’ancienne cathédrale romane Sainte Julie et Sainte Eulalie.

Le début de la construction de cette ancienne cathédrale remonte au XIe siècle, elle est presque millénaire.

Le début de sa construction remonte au XIe siècle, elle est presque millénaire !

L'orgue est derrière nous.

L’orgue est derrière nous.

Le retable de Saint Michel, du XIVe siècle, un genre de bédé un peu ancienne.

Le retable de Saint Michel, du XIVe siècle, un genre de bédé un peu ancienne.

Puis nous revenons au cloître et à sa galerie Ouest.

Puis nous revenons au cloître et à sa galerie Ouest.

Beaucoup de colonnes sont joliment sculptées, avec des motifs très variés, ici ce sont des feuilles.

Beaucoup de colonnes sont joliment sculptées, avec des motifs très variés, ici des feuilles.

Un escalier en colimaçon permet d'accéder à une terrasse extérieure, d'où on a une vue d'ensemble du cloître, de la cathédrale, et du massif du Canigou dans le lointain.

Un escalier en colimaçon permet d’accéder à une terrasse extérieure, d’où on a une vue d’ensemble du cloître, de la cathédrale, et du massif du Canigou dans le lointain.

La visite achevée, il nous reste à finir le tour extérieur de l'ensemble, ici c'est le côté sud de l'église, avec la tour de pierre, bien plus grande et ancienne que l'autre...

La visite achevée, il nous reste à finir le tour extérieur de l’ensemble, ici c’est le côté sud de l’église, avec la tour de pierre, bien plus grande et ancienne que l’autre…

Côté Ouest, c'est la façade, avec une porte très simple qui montre encore les traces de l'incendie de la ville par les troupes de Philippe le Hardi (le bas des montants est éclaté).

Côté Ouest, c’est la façade, avec une porte très simple qui montre encore les traces de l’incendie de la ville par les troupes de Philippe le Hardi (le bas des montants est éclaté).

L'ensemble est très austère, mais sans aucune symétrie.

L’ensemble est très austère, mais sans aucune symétrie.

Quant à cette tête grimaçante, elle se trouve dans le cloître mais je l'ai gardée pour la fin, et je me souviens en avoir déjà rencontré sur quelque chapelle corse l'année dernière. Image de la fin, si ce n'est pas de la faim.

Quant à cette tête grimaçante, elle se trouve dans le cloître mais je l’ai gardée pour terminer. Je me souviens en avoir déjà rencontré sur quelque chapelle corse l’année dernière. Image de la fin, si ce n’est pas de la faim.

Les bornes Est de la Rhune et le printemps basque.

Nous voilà arrivés au 10 avril (oui, je suis très en retard). C’est un jeudi, mais comme il fait beau et que le pas-encore-retraité en a presque fini avec les contraintes horaires, on peut s’en aller visiter quelques bornes qui manquent à notre collection, du côté Est de la Rhune. Pour cela, c’est par Sare que nous allons passer, où nous laissons la voiture près d’un château d’eau sur une petite route à flanc de montagne.

Dès le départ, les branches de ce châtaignier au-dessus de la voiture donnent le ton : le printemps est là, même si les bogues de l'année dernière sont encore accrochées aux branches.

Dès le départ, les branches de ce châtaignier au-dessus de la voiture donnent le ton : le printemps est là, même si les bogues de l’année dernière sont encore accrochées aux branches.

On en mangerait !

Les belles feuilles vertes… On en mangerait ! (Allons, on n’est pas des lapins…)

Nous commençons à suivre l'ancien chemin qui monte à flanc de montagne, on y retrouve ces petites fleurs dont le bleu vif attire le regard, mais je ne les ai toujours pas identifiées.

Nous commençons à suivre l’ancien chemin qui monte à flanc de montagne, on y retrouve ces petites fleurs dont le bleu vif attire le regard, et que je n’ai toujours pas identifiées.

Les clochettes sont un peu grosses, mais çà a l'air d'une sorte de bruyère.

Les clochettes sont un peu grosses, mais çà a l’air d’une sorte de bruyère.

Le chemin offre une belle vue sur le village de Sare.

Le chemin offre une belle vue sur le village de Sare.

A cette saison, les ajoncs sont bien plus fleuris, ce sont les fameux "chachis" basques.

A cette saison, les ajoncs sont bien plus fleuris, ce sont les fameux « chachis » basques, qui s’y frotte s’y pique.

Comme notre chemin n'est pas très officiel, il est un peu négligé, et cet arbre tombé en travers a commencé à se former en "harpe", avec de jeunes branches poussant à la verticale à partir des bourgeons dormants du tronc, réveillés par leur position.

Comme notre chemin n’est pas très officiel, il est un peu négligé, et cet arbre tombé en travers a commencé à se former en « harpe », avec de jeunes branches poussant à la verticale à partir des bourgeons dormants du tronc, réveillés par leur position inhabituelle.

Sur le talus qui borde le chemin, les premières fleurs de grassette ; attention, c'est une plante carnivore...

Sur le talus qui borde le chemin, les premières fleurs de grassette ; attention, c’est une plante carnivore…

Salut le pottok !

Salut le pottok !

En se retournant, on voit d'autres chemins possibles, dont celui du retour.

En se retournant, on voit d’autres chemins possibles, nous passerons par ce plateau au retour.

Ce bosquet de hêtres est encore en hiver, lui.

Un bosquet de hêtres qui est encore en hiver, lui.

Les rochers, par ici, c'est du poudingue, puddingstone en anglais !

Les rochers, par ici, c’est du poudingue, puddingstone en anglais !

On n'est plus bien loin de la frontière, on peut déjà commencer à chercher s'il existe des bornes sans numéros, plus anciennes. Le chemin longe un ancien enclos de pierres levées.

On n’est plus bien loin de la frontière, et on peut déjà commencer à chercher s’il existe des bornes sans numéros, plus anciennes que les autres, c’est ce que fait Daniel avec son GPS. Le chemin, que je suis sagement, longe un ancien enclos de pierres levées.

Pas de cadavres en décomposition dans ces montagnes basques, les colonies de vautours fauves se chargent de les débarrasser rapidement. Mais non, ce n'était pas un promeneur !

Pas de cadavres en décomposition dans ces montagnes basques, les colonies de vautours fauves se chargent de les débarrasser rapidement. Mais non voyons, ce n’était pas un promeneur !

La borne 28 est dans la cheminée d'accès au plateau sommital de la Rhune, une belle croix pattée ancienne est gravée dans un rocher voisin.

La borne 28 est dans la cheminée d’accès au plateau sommital de la Rhune, une belle croix pattée ancienne est gravée dans un rocher voisin.

En arrivant au début du plateau, on trouve la borne 27 et aussi quelques narcisses "bulbocodium", que l'on appelle aussi trompette de Méduse, c'est bizarre ce nom.

En arrivant au début du plateau, on trouve la borne 27 et aussi quelques narcisses « bulbocodium », que l’on appelle aussi trompette de Méduse, c’est bizarre ce nom. A mon tour de me mettre à plat ventre pour le photographier…

Maintenant on peut découvrir la côte basque Nord avec Saint Jean-de-Luz et sa baie.

Maintenant on peut découvrir la côte basque Nord avec Saint Jean-de-Luz et sa baie.

Lorsque nous parvenons près de la venta Udako etxea, où nous allons casser la croûte, nous découvrons une nouvelle installation, c'est un golf miniature, mais il faut amener sa balle !

Lorsque nous parvenons près de la venta Udako etxea, où nous allons casser la croûte, nous découvrons une nouvelle installation, c’est un golf miniature figurez-vous, mais il faut amener sa balle !

Nous irons tout de même jusqu'au sommet à la recherche des marques de la frontière (pas de borne à numéro dans cette zone). Ici c'est une borne sans numéro, avec une croix gravée sur sa face supérieure, que nous n'avions encore jamais remarquée. Il y en a une autre tout près de la venta Udako, aussi.

Nous irons tout de même jusqu’au sommet à la recherche des marques de la frontière (pas de borne à numéro dans cette zone). Ici c’est une borne sans numéro, avec une croix gravée sur sa face supérieure, que nous n’avions encore jamais remarquée. Il y en a une autre tout près de la venta Udako, aussi.

Cette belle stèle commémore l'ascension de l'impératrice Eugénie, elle avait dû avoir un peu de mal, sans doute.

Cette belle stèle commémore l’ascension de l’impératrice Eugénie, elle avait dû avoir un peu de mal, sans doute.

Encore une pierre gravée, mais ce n'est pas sur la frontière ; les Trois Couronnes ou peñas de Haya dans le lointain.

Encore une pierre gravée, mais ce n’est pas sur la frontière ; symbole féminin ? On reconnaît les Trois Couronnes ou peñas de Haya dans le lointain.

En redescendant nous rencontrons nos premiers moutons de la journée, il y en a un qui a dû se coincer la corne à un moment de sa vie, elle est toute tordue !

En redescendant nous rencontrons nos premiers moutons de la journée, il y en a un qui a dû se coincer la corne à un moment de sa vie, elle est toute tordue !

Un arbre solitaire dans la descente, je me suis longtemps demandée ce qu'il y avait accroché dans sa branche, finalement on dirait une mâchoire de cheval, mais pour savoir comment elle est arrivée là...

Un arbre solitaire dans la descente, je me suis longtemps demandée ce qu’il y avait accroché dans sa branche, finalement on dirait une mâchoire de cheval, mais pour savoir comment elle est arrivée là…

Avant de finir la descente, nous avons rencontré et aimé cette source fraîche, alors que dans nos gourdes il ne restait plus que des fonds d'eau tiédasse.

Avant de finir la descente, nous avons rencontré et aimé cette source fraîche, alors que dans nos gourdes il ne restait plus que des fonds d’eau tiédasse.

Cidrerie 2014.

Nous voici maintenant début avril (oups ! J’ai un peu de retard…) avec le désormais traditionnel week-end dédié, au Pays Basque, à une petite réunion d’amateurs autour d’une balade suivie d’un repas dans une venta (restaurant local), puis le soir d’un repas traditionnel en cidrerie, côté espagnol. Cette année, c’est la commune de Sare qui avait été élue pour la marche, autour de l’Ibanteli dont nous connaissons bien les bornes frontières désormais 🙂

Nous voilà donc de bon matin.... enfin... le matin, au rendez-vous sur le parking du col frontière de Lizarrieta. Tout le monde se prépare, tout le monde ?.... mais non, il manque une voiture, Simone et Jean-Claude sont en retard houuuuu ! Et en plus, pas la faute de Simone cette fois, çà alors !

Nous voilà donc de bon matin…. enfin… le matin, au rendez-vous sur le parking du col frontière de Lizarrieta. Tout le monde se prépare. Tout le monde ?…. mais non, il manque une voiture, Simone et Jean-Claude sont en retard houuuuu ! Et en plus, pas la faute de Simone cette fois, çà alors !

En attendant leur arrivée, on se distrait un peu : le parking est traversé par la frontière franco-espagnole, et Nanou expérimente les sensations du corps coupé en deux, la moitié en Espagne et l'autre en France.

En attendant leur arrivée, on se distrait un peu : le parking est traversé par la frontière franco-espagnole, et Nanou expérimente les sensations du corps coupé en deux, la moitié en Espagne et l’autre en France. On dirait que c’était plutôt agréable.

Serge et Jean-Marie expérimentent la communication internationale entre deux pays limitrophes.

Serge et Jean-Marie expérimentent la communication internationale entre deux pays limitrophes.

La génisse regarde çà d'un air qu'il me semble facile de qualifier de bovin...

La génisse regarde çà d’un air qu’il me semble facile de qualifier de bovin…

Nous voilà enfin partis ! Vers l'Espagne, on voit quelques petits nuages générés par la pluie du matin. Par ici, on fait encore des meules avec les fougères fauchées à l'automne.

Nous voilà enfin partis ! Vers l’Espagne flottent quelques petits nuages générés par la pluie du matin. Par ici, on fait encore des meules avec les fougères fauchées à l’automne.

C'est la saison des asphodèles, on en a vu beaucoup le long de la route en venant.

C’est la saison des asphodèles, on en a vu beaucoup le long de la route en venant.

Jean-Marie ne renonce à aucun effort pour faire des photos que personne ne verra jamais...

Jean-Marie ne renonce à aucun effort pour faire des photos que personne ne verra jamais…

De l'autre côté du col, les mélèzes ont déjà revêtu leur nouvel habit vert.

De l’autre côté du col, les mélèzes ont déjà revêtu leur nouvel habit vert.

Depuis le col, nous bifurquons vers la droite pour aller jusqu'au sommet de l'Ibanteli.

Depuis le col, nous bifurquons vers la droite pour aller jusqu’au sommet de l’Ibanteli.

Les chachis sont bien fleuris, cela dissimulerait presque leur épines acérées. La pluie du matin leur a laissé quelques jolies perles.

Les chachis sont bien fleuris, cela dissimulerait presque leur épines acérées. La pluie du matin leur a laissé quelques jolies perles.

C'est par là que nous sommes montés ! Le grand chêne tout seul dans son pré n'a pas encore mis sa tenue de printemps, lui.

C’est par là que nous sommes montés ! Le grand chêne tout seul dans son pré n’a pas encore mis sa tenue de printemps, lui.

Alors qu'en s'approchant des mélèzes, on découvres les pousses tendres et les petits fruits.

Alors qu’en s’approchant des mélèzes, on découvres les pousses tendres et les petits cônes tout neufs.

En redescendant côté Lizuniaga, le chemin longe les plantations de mélèzes. Un mouton esseulé (très rare !) nous regarde passer.

En redescendant côté Lizuniaga, le chemin longe les plantations de mélèzes. Un mouton esseulé (très rare !) nous regarde passer.

Puis c'est un très vieux hêtre, énorme et au tronc creux. Ici on peut apercevoir l'esprit du hêtre en train d'inspecter l'état de son logis.

Puis c’est un très vieux hêtre, énorme et au tronc creux. Ici on peut apercevoir l’esprit du hêtre en train d’inspecter l’état de son logis.

Après une longue descente, nous parvenons à une bifurcation près d'un petit canal bordé de platanes. Nous ne sommes plus en mesure d'effectuer le tour prévu dans les délais impartis, et adoptons le plan B qui consiste à se rendre directement au col de Lizuniaga où on nous attend au restaurant, laissant la récupération des voitures pour l'après-midi.

Après une longue descente, nous parvenons à une bifurcation près d’un petit canal bordé de platanes. Nous ne sommes plus en mesure d’effectuer le tour prévu dans les délais impartis, et adoptons le plan B qui consiste à se rendre directement au col de Lizuniaga où on nous attend au restaurant, laissant la récupération des voitures pour l’après-midi.

Ici, les amateurs peuvent déjà arroser le repas de cidre basque.

Ici, les amateurs peuvent déjà arroser le repas de cidre basque.

Après le repas, la troupe se sépare entre ceux qui retournent aux voitures par la piste et ceux qui, avec moi, préfèrent attendre ici, en profitant du délai de route pour aller voir si le poirier sauvage qui se trouve un peu plus haut est en fleurs. C'est le fameux "peral de Vera", répertorié comme monument naturel de Navarre, et situé sur la commune espagnole de Vera. En montant vers le poirier, on voit derrière nous la piste empruntée par les voituriers.

Après le repas, la troupe se sépare entre ceux qui retournent aux voitures par la piste et ceux qui, avec moi, préfèrent attendre ici, en profitant du délai de route pour aller voir si le poirier sauvage qui se trouve un peu plus haut est en fleurs. C’est le fameux « peral de Vera », répertorié comme monument naturel de Navarre, sur la commune espagnole de Vera. En montant vers le poirier, on voit derrière nous la piste empruntée par les voituriers, et on peut admirer la couleur si particulière des prairies.

Le chemin grimpe ! On passe le long de ce portail que j'aime bien, celui qui barre l'entrée du pré des moutons farouches qui ne veulent pas se laisser photographier.

Le chemin grimpe ! On passe le long de ce portail que j’aime bien, celui qui barre l’entrée du pré des moutons farouches qui ne veulent pas se laisser photographier.

Nous voilà au poirier ! Hé bien, il n'a pas l'air fleuri du tout !

Nous voilà au poirier ! Hé bien, il n’a pas l’air fleuri du tout !

En cherchant bien, on peut trouver quelques bouquets de fleurs fanées, vraiment pas grand chose ! Dommage...

En cherchant bien, on peut trouver quelques bouquets de fleurs fanées, vraiment pas grand chose ! Dommage…

Autour du poirier, les pottoks broutent tranquillement, sauf le bébé qui ne se décolle pas de sa mère.

Autour du poirier, les pottoks broutent tranquillement, sauf le bébé qui ne se décolle pas de sa mère.

Hourrah ! Je les ai eus ! Par surprise, en redescendant.

Hourrah ! Je les ai eus ! Par surprise, en redescendant, héhé…

A cette saison, on trouve ces toute petites fleurs bleues, d'une couleur très vive qui attire le regard, elles font penser à des gentianes, mais je ne les ai pas encore identifiées.

A cette saison, on trouve ces toutes petites fleurs bleues, d’une couleur très vive qui attire le regard, elles font penser à des gentianes, mais je ne les ai pas encore identifiées.

Le soir, c'est en comité restreint que nous nous rendons à la cidrerie Ola, ce qui nous vaut une table en mezzanine, avec une vue plongeante sur la salle.

Le soir, c’est en comité restreint que nous nous rendons à la cidrerie Ola, ce qui nous vaut une table en mezzanine, avec une vue plongeante sur la salle.

Ambiance chants basques, mais pas exclusivement, pour une fois ! Et les côtes de bœuf sont toujours aussi bonnes...

Ambiance chants basques, mais pas exclusivement, pour une fois ! Et les côtes de bœuf sont toujours aussi bonnes…


Rendez-vous en 2015…

Chronique martienne.

Bon, d’accord, ce n’est pas moi qui ai trouvé le titre, mais pour un blog sur les événement de mars, çà me paraissait bien, même si les chroniques de Bradbury font référence à la planète, et non au mois de l’année. Ma chronique sera donc martienne et terrienne, voilà.
unedeux

Nous sommes le 20 mars 2014 à Toulouse, et on attend le héros du jour en jouant dans le jardin.

 

Avant de jouer, on a quand même bien travaillé, et peut-être que le lecteur perspicace va deviner l'identité du héros du jour...

Avant de jouer, on a quand même bien travaillé, et peut-être que le lecteur perspicace va deviner l’identité du héros du jour…

 

Le voilà ! Entouré de toute sa famille ! On dirait bien qu'il a déjà essayé de se servir du gâteau...

Le voilà ! Entouré de toute sa famille ! On dirait bien qu’il a déjà essayé de se servir du gâteau…

Il ne marche pas encore, mais il sait déjà monter l'escalier, ce coquin.

Il ne marche pas encore, mais il sait déjà monter l’escalier, ce coquin.

Bon, le menu foie gras + gâteau, c’était un peu beaucoup pour l’estomac du héros, et la nuit fut un peu perturbée… 😦
Pour notre part, nous rejoignions dès le lendemain de la fête notre retraite ariégeoise.

Dans cet endroit reculé, les usages diffèrent un peu du reste du monde ; par exemple, ce sont les hommes qui font la vaisselle, toute femme qui tenterait de s'en occuper en serait fermement dissuadée.

Dans cet endroit reculé, les usages diffèrent un peu du reste du monde ; par exemple, ce sont les hommes qui font la vaisselle, toute femme qui tenterait de s’en occuper en serait fermement dissuadée.

Pour les garçons, l'apprentissage commence tôt.

Pour les garçons, l’apprentissage commence tôt.

Les corvées de bois, c'est aussi le travail des hommes, là aussi il faut commencer tôt.

Les corvées de bois, c’est aussi le travail des hommes, là aussi il faut commencer tôt.

Première pose avec le sequoia géant venu d'Amérique en supersonique.

Première pose avec le sequoia géant, venu d’Amérique en supersonique. La graine d’origine fut un cadeau de papa à mamy.

Là c'est l'heure du goûter, Jérémy partage la croustade avec sa maman.

Là c’est l’heure du goûter, Jérémy partage la croustade avec sa maman.

Là c'est après l'heure du goûter, Jérémy vérifie que l"assiette est bien terminée. On ne sait jamais.

Là c’est après l’heure du goûter, Jérémy vérifie que l »assiette est bien terminée. On ne sait jamais.

Et maintenant, on s'en va tous dans le bel escalier ! A la prochaine...

Et maintenant, on s’en va tous dans le bel escalier ! A la prochaine…

Retour vers le printemps : mars en Ariège.

De retour dans notre hémisphère habituel, nous voilà d’un seul coup transportés de la fin de l’été austral à la fin de l’hiver et début du printemps boréal (les nôtres, quoi), on a beau être averti c’est quand même dépaysant, et pour nous c’était une première car nous n’avions encore jamais fréquenté le sud du sud avant cette année. Après le retour au Pays Basque, il n’était pas envisageable de tarder beaucoup à aller faire le point de la situation dans nos montagnes habituelles des Pyrénées ariégeoises. Petit résumé en images…

Tout d'abord, ce sont les minuscules pensées qui se resèment d'année en année dans les pots qui se sont remises à fleurir abondamment, avec les jours qui allongent et le retour du soleil.

Tout d’abord, ce sont les minuscules pensées qui se resèment d’année en année dans les pots sur la terrasse qui se sont remises à fleurir abondamment, avec les jours qui allongent et le retour du soleil.

Les hépatiques bleues que j'ai une fois ramassées au bord du chemin refleurissent cette année encore.

Les hépatiques bleues que j’avais il y a quelques années ramassées sur le bord du chemin refleurissent cette fois encore. Nous sommes le 15 mars, même pas encore le printemps officiel.

Une nouveauté cette année : des vraies violettes de Toulouse d'Estours, qui sentent bon le printemps.

Une nouveauté ce printemps : des vraies violettes de Toulouse d’Estours, peut-être se plairont-elles ici ?

En se promenant le long du chemin, on trouve beaucoup de ces tussilages, encore appelés pas-d'âne à cause de la forme de leurs feuilles, qui ne poussent qu'après la floraison. Ils sont encore plus lumineux que les pissenlits, nombreux aussi à cette saison.

En se promenant le long du chemin, on trouve beaucoup de ces tussilages, encore appelés pas-d’âne à cause de la forme de leurs feuilles, mais celles-ci ne poussent qu’après la floraison. Ils sont encore plus lumineux que les pissenlits, nombreux aussi à cette saison.

Mais voici un visiteur inconnu dans le jardin, plutôt effronté à vrai dire. Jeune fouine ou belette ? Je pencherais plutôt pour la deuxième, mais sans grande conviction.

Voici un visiteur inconnu dans le jardin, plutôt effronté à vrai dire. Jeune fouine ou belette ? Je pencherais plutôt pour la deuxième, mais sans grande certitude.

Encore un peu de neige quelques jours plus tard, et bien que le printemps ait fait son arrivée officielle. Mais en Ariège, le temps fait ce qu'il veut...

Encore un peu de neige quelques jours plus tard, et bien que le printemps ait fait son arrivée officielle. Mais en Ariège, le temps fait ce qu’il veut…

Est-ce un effet du réchauffement climatique ? Les premières morilles sont là dès le 30 mars, et on a entendu dire que d'autres s'étaient faites attraper déjà bien avant !

Est-ce un effet du réchauffement climatique ? Les premières morilles sont là dès le 30 mars, et on a entendu dire que d’autres s’étaient faites attraper déjà bien avant !

Notre ami le lézard vert (en fait ils sont maintenant assez nombreux) se chauffe au soleil, et commence à prendre sa couleur bleue de lézard amoureux...

Notre ami le lézard vert (en fait ils sont maintenant assez nombreux) se chauffe au soleil, et commence juste à prendre sa belle couleur bleue de lézard amoureux…

A-t-il envie de ressembler à une pervenche, pour séduire les lézardes ?

A-t-il envie de ressembler à une pervenche, pour séduire les lézardes ?

N'oublions pas les pulmonaires, elles sont partout à cette saison, avec leurs palettes de couleurs.

Revoilà aussi les pulmonaires, elles sont partout à cette saison, avec leur palette de couleurs.

Le pêcher de Gérard est déjà tout fleuri, il attire les insectes pollinisateurs.

Le petit pêcher de Gérard est déjà tout fleuri, il attire les insectes pollinisateurs.

Quant au lilas, on voit qu'il n'en a plus pour bien longtemps avant de fleurir, et çà, le jour où internet transmettra les odeurs, ce sera vraiment formidable.

Quant au lilas, on voit qu’il n’en a plus pour bien longtemps avant de fleurir, et là, le jour où internet transmettra les odeurs, ce sera vraiment formidable.

Épilogue austral.

Et voilà, nous sommes arrivés au bout de notre voyage, ou presque, puisqu’il faut maintenant entamer le trajet de retour. Lever matinal dans notre cabane patagone, petit déjeuner, dernière inspection des lieux, et départ vers El Calafate et son aéroport.

Après le temps agité de la nuit, c'est à la lumière du soleil levant que nous quittons El Chalten de bon matin.

Après le temps agité de la nuit, c’est à la lumière du soleil levant que nous quittons El Chalten de bon matin. La circulation est fluide…

Hier on trouvait le vent très froid, aujourd'hui on découvre la première neige sur les sommets environnants, alors que les rayons du soleil commencent à éclairer les premiers contreforts.

Hier on trouvait le vent très froid, aujourd’hui on découvre la première neige sur les sommets environnants, alors que les rayons du soleil commencent à éclairer les premiers contreforts.

A notre droite, la steppe patagone et le lac Viedma au loin.

A notre droite, la steppe patagone et le lac Viedma au loin.

Sur la gauche, la fine couche de neige fraîche souligne les plis de la montagne.

Sur la gauche, la fine couche de neige fraîche souligne les plis de la montagne.

Quelques heures plus tard, nous parvenons sans encombre à l'aéroport d'El Calafate ; on nous annonce une escale non prévue à Bariloche, énième modification de planning aérien...

Quelques heures plus tard, nous parvenons sans encombre à l’aéroport d’El Calafate ; on nous annonce une escale non prévue à Bariloche, énième modification du planning aérien…

…et nous finissons tout de même par atteindre Buenos Aires et notre hôtel. Nous sommes dans le quartier San Telmo cette fois, on choisit donc un restau dans le secteur, sur la place Dorrego, un italien recommandé par le Lonely Planet, et on n’est pas déçu ; en plus, c’est Fanny qui invite, elle vient de retrouver l’usage de sa carte bleue, après presque une heure de palabres téléphoniques, merci la banque brésilienne. Après l’excellent repas, on fait un petit tour sur la place en bas…

où des musiciens et des danseurs de tango font l'animation au milieu des tables.

où les musiciens et les danseurs de tango font l’animation au milieu des tables.

Le lendemain matin, avec nos vols respectifs qui ne partent que l’après-midi, il nous reste un peu de temps, et nous allons pouvoir faire un petit tour au « Caminito », dans le quartier populaire de la Boca, célèbre pour ses maisons de bois et de tôles de couleurs vives mélangées.

Pour se mettre dans l'ambiance, on rentre ici sous le regard de Maradona.

Pour se mettre dans l’ambiance, on rentre ici sous le regard de Maradona.

Ensuite on a un vaste choix pour élire un partenaire de pose, celui-ci m'a l'air d'un supporter du Boca Junior reconverti en brave français par l'effet d'un drapeau tricolore.

Ensuite on a un vaste choix pour élire un partenaire de pose, celui-ci m’a l’air d’un supporter du club local de foot Boca Junior (il en a le maillot) reconverti en brave français par l’effet d’un drapeau tricolore.

Ici c'est le Caminito lui-même, on est presque seuls à le parcourir, c'est encore le matin.

Ici c’est le Caminito lui-même, on est presque seuls à le parcourir, c’est encore le matin.

et voilà à quoi ressemblent les bâtiments qui le bordent, c'est l'utilisation de restes de peintures qui est à l'origine du concept.

et voilà à quoi ressemblent les bâtiments qui le bordent, c’est l’utilisation de restes de peintures qui est à l’origine du concept.

Allez, on ne dira pas qu'il n'y a pas un chat !

Allez, on ne dira pas qu’il n’y a pas un chat !

Encore un concept nouveau pour moi : l'arbre habillé, au crochet entièrement fait sur mesure et à la main ! Là encore, on n'oublie pas les couleurs.

Encore un concept nouveau pour moi : l’arbre habillé, au crochet entièrement fait sur mesure et à la main ! Ici encore, on n’oublie pas les couleurs.

Dans un passage plein de petites boutiques, on admire la décoration, fresques et mannequins aux fenêtres.

Dans un passage plein de petites boutiques, on admire la décoration, fresques et mannequins aux fenêtres.

Les marchands de souvenirs ont récupéré le style, la voiture ne dépare pas dans le décor.

Les marchands de souvenirs ont récupéré le style, et la voiture ne dépare pas dans le décor.

Au bout du Caminito, le marchand de jus d'orange est supporter du Boca Junior.

Au bout du Caminito, le marchand de jus d’orange est aussi supporter du Boca Junior.

Un peu plus loin, un banc public accueille une rencontre matinale de voisinage, devant de grandes scènes colorées.

Un peu plus loin, un banc public accueille une rencontre matinale de voisinage, devant de grandes scènes colorées.

Au hasard de la promenade, nous découvrons ces "baños" où l'on peut se soulager en duo, c'est plus convivial !

Au hasard de notre promenade, nous découvrons ces « baños » où l’on peut se soulager en duo, c’est plus convivial !

Dans les rues adjacentes, les maisons sont en dur mais la technique du reste de peinture est aussi utilisée.

Dans les rues adjacentes, les maisons sont en dur mais la technique du reste de peinture est aussi utilisée.

Certains rigolent aux exploits de leurs collègues touristes, qui commencent à affluer sérieusement à mesure que l'heure avance.Il va bientôt être temps de partir, pour nous.

Certains rigolent aux exploits de leurs collègues touristes, qui commencent à affluer sérieusement à mesure que l’heure avance.Il va bientôt être temps de partir, pour nous.

En repartant, notre chauffeur de taxi nous montre le stade du fameux club de foot Boca Junior, on l'appelle "la bombonera" (la bonbonnière), moi je n'en avais jamais entendu parler...

En repartant, notre chauffeur de taxi nous montre le stade du fameux club de foot Boca Junior, on l’appelle « la bombonera » (la bonbonnière), moi je n’en avais jamais entendu parler…

...et j'ai gardé pour la fin l'image des deux touristes en train de danser un pas de tango... argentin.

…et j’ai gardé pour la fin l’image de mes deux acolytes en train de danser un pas de tango… argentin.

Après… hé bien après c’est la fin du voyage, la partie vraiment pas très drôle, les 13h de vol jusqu’à Francfort, les longues heures d’attente dans l’aéroport, puis le vol jusqu’à Toulouse. Mais de belles images plein la tête, et déjà une petite envie, peut-être, un jour…