Paramoudras, la galerie.

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Nous voici donc arrivés sur la plateforme « playa de los fósiles « , sur les rivages du massif du Jaizkibel (voir l’épisode précédent). Nous cherchions les paramoudras, ils sont là ! ZOOOOOM !

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Celui-ci est presque sphérique, mais les formes à l’arrière-plan sont bien différentes.

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Un modèle avec bouche.

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Des formes mamelonnées.

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Un œuf dans un nid !

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Une tête avec un gros nez.

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Mais on peut y voir une tête de tortue.

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Une partie de pétanque fossilisée.

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Des formes cylindriques, aussi. L’orifice central est le logement du ver bâtisseur, si j’ai bien compris.

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Encore un œuf, avec deux petits yeux celui-ci.

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Un cylindre et une sphère, voisins.

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Et encore des centaines d’autres, rien que sur cette plateforme rocheuse qui plonge dans l’Océan. Après avoir fureté un peu partout, on se regroupe pour le casse-croûte.

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L’apéro est servi !

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Pique-nique avec vue, pour cette fois. La côte espagnole s’étend vers l’ouest à perte de vue.

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Et un rocher voisin, coloré et sculpté par l’érosion, nous rappelle que les paramoudras ne sont pas les seules merveilles de cette côte exceptionnelle.

 

En route vers les paramoudras.

Haha ! Qui connaît les paramoudras ? C’est qu’on n’en croise pas à tous les coins de rue, des paramoudras. Moi-même, je ne les ai rencontrés pour la première fois que ce 1er juin 2019, il y a presque une année maintenant, où après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de rallye automobile ni aucune raison pour que la route soit coupée, nous avons fini par aller jusqu’à eux.

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Nous voilà partis. Nous sommes quatre, puisque Danielle et Michel se sont joints à nous, et certains auront peut-être reconnu les pentes verdoyantes du massif du Jaizkibel au Pays Basque espagnol. Nous commençons notre descente, car c’est sur le littoral que nous nous rendons.

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Une fois rejoint le sentier côtier, il faut évidemment suivre les aléas du terrain, avec les passages à gué suivis de grimpettes.

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Une belle orchidée en passant.

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On approche, visiblement. En effet, on peut déjà constater que la roche contient des inclusions ovoïdes qui ressemblent bien à ce que nous cherchons.

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En regardant vers l’amont, c’est la même chose.

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Ici il reste les emplacements vides.

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Et là les reliefs sont plus accentués.

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Certaines formes font penser à… c’est comme vous voulez, suivant votre imagination, ou votre état d’esprit.

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Par endroit, on retrouve les formations de la « vallée des couleurs », qui n’est pas bien loin.

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Nous voilà arrivés à la « playa de los fósiles », qui est cette plateforme rocheuse couverte de centaines de « paramoudras ».

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On prend le temps de poser les sacs, de se désaltérer un peu et d’une petite halte contemplative avant d’aller farfouiller dans les détails de cet étrange décor.
Les paramoudras sont des concrétions qui se sont faites autour de terriers de vers dans les fonds marins, il y a plus de 45 millions d’années.

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Certaines ont disparu, laissant parfois quelques traces, comme celle-ci en forme de cœur. Quant à la galerie des paramoudras eux-mêmes, je vous en montrerai un échantillon… mais ce sera pour la prochaine fois.

Note : pour ceux qui voudraient voir ou revoir la merveilleuse vallée des couleurs, c’est ici : https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/

Le jour d’après…

…nous étions le 31 mars et il faisait ENCORE beau ! Et en plus, on pouvait en profiter pour aller se balader n’importe où comme on voulait, quelle chance !
Pas trop loin le matin, petite promenade apéritive jusqu’à la pointe Saint-Martin, où se trouve le phare de Biarritz. Pour profiter de la vue sur l’Océan et la côte, l’endroit est idéal.

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Vers le nord, les plages d’Anglet, et les « épis » construits pour briser les courants. Il y a de belles vagues.

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Les espaces verts autour du phare sont plantés de vieux tamaris aux troncs torturés par les intempéries. Avec le temps, ils font comme les vieux oliviers, les troncs se séparent en plusieurs parties, comme si le tronc principal se trouvait entièrement sous le niveau du sol.

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Héhé… bientôt 50 ans d’amitié, si les virus nous prêtent vie !

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Anglet plages, ses surfeurs attendant la vague, et ses remparts contre l’Atlantique.

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Sur le chemin du retour, une belle sculpture qui orne la villa « Christmas ». Le sculpteur, Paul Manaut, était né en 1882 à Lavelanet, ai-je découvert ! Un ariégeois sculpteur de sirènes, voilà qui est original. J’ai cru comprendre qu’il avait habité là, à une époque.

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Autre balade après le repas, à la grande digue de Tarnos, celle qui protège l’embouchure de l’Adour que nous voyons ici, et qui est aussi l’entrée du port de Bayonne.

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Ici, les enrochements ont des poignées !

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On peut se promener en bas ou en haut, suivant l’envie.

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Si on choisit le bas, on peut profiter à la fois de la mer et de l’espace d’expression libre !

Sur la crête du Mandalé.

Une petite balade avec vue et pas trop loin de chez nous, ce 4 novembre 2018 ? En route pour le col d’Ibardin, où l’on rejoint le parking tout en haut. De là, il ne reste plus qu’à suivre plus ou moins la crête jusqu’au sommet (modeste, c’est vrai, 573m) du Mandalé. Mais… au-dessus du monde, quand même !

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Premier replat, celui des cromlechs. Debouts sur la crête, et visiblement éprouvés par les vents, la série de pins se découpe sur le ciel.

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Il est beau, le ciel, tout strié de nuages !

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En regardant vers le nord, c’est la côte basque qui s’étend à nos pieds, puis la côte des Landes, au-delà de la pointe Saint-Martin où se trouve le phare de Biarritz.

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On monte en longeant pratiquement la ligne frontière, avec sur notre gauche une plantation de mélèzes, dont les aiguilles sont bien rousses à cette période de l’année : le mélèze, c’est le sapin qui perd ses aiguilles en hiver !

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Comme on monte encore, la Rhune dépasse maintenant au-dessus des sommets des arbres.

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Vers la gauche, on aperçoit maintenant la baie de Txingudi, et une partie de la chaîne du Jaizkibel.

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La Rhune, encore…

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Vers le sud, on reconnaît la silhouette des Peñas de Haya (les Trois Couronnes, en français).

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Les voilà toutes seules, avec leurs sommets multiples caractéristiques.

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Et nous voilà au sommet, youpi !

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En redescendant, nous croisons d’autres promeneurs, le nez au sol.

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Ici, c’est les fougères que l’on met en rouleaux.

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Un dernier rayon de soleil jette un coup de projecteur sur Biarritz, alors que nous rejoignons la voiture.

Praia de Guaecá.

Le lendemain de Noël, branle-bas de combat : on quitte la plage d’Itamambuca pour une autre plage plus au sud, ou plus exactement au sud-ouest, la plage de Guaecá. Une petite centaine de kilomètres à parcourir par l’unique route côtière, google annonce un temps de parcours de 2h30 avec des conditions de circulation normales, mais le 26 décembre c’est le plein été et tout le monde est en vacances ou presque. Alors on peut bien compter le double de temps ! Bref, comme il faut bien couper un peu le voyage, et qu’en plus tout le monde a faim, on s’arrête dans un resto sur le bord de la fameuse route.

Mais rapidement, les petits en ont eu marre d’être à table et s’amusent à côté. Theo colle taty Sandra qui lui parle en portugais, ce qui n’emballe pas forcément toujours ses « grands » cousins…

Il aime aussi se faire du cinéma en se regardant dans les baies vitrées du restaurant !

Nous voilà arrivés ! Pas de piscine dans cette nouvelle maison, mais la plage est encore plus près qu’avant, et on a ce large espace engazonné pour y accéder, qui peut aussi servir de terrain de foot.

La voilà, la plage ! Il y a pas mal de nuages ce premier soir, du côté droit…

…comme du côté gauche, là où Ilhabela ferme l’horizon.

Ici aussi il y a des oiseaux à observer, mais pas des frugivores comme à Itamambuca. Celui-ci est un sucrier à ventre jaune, apparemment il se nourrit du nectar qu’il va chercher à la base de ces fleurs jaunes qu’il perce de son bec pointu.

Et il n’y a pas que des oiseaux ! Devant la maison, sur la route, nous découvrons d’énormes et magnifiques chenilles très colorées. Elles viennent d’un frangipanier bien déplumé où il y en a des dizaines en train de dévorer les feuilles.

Autre curiosité, on découvre Raf capable de faire de la couture pour aider Gabriel avec ses cadeaux de Noël. Qui l’eût cru ?

Toujours à la rubrique des curiosités, ce « Quero-Quero » qui surveille son poussin dans les espaces verts communs en retrait de la plage. Et si on s’approche un peu trop, il passe à l’attaque !

A la limite de la plage, des plantes rampantes, un peu comme de gros liserons, font de jolies fleurs roses.

Gabriel et Jérémy construisent des canaux dans le sable, une activité toujours passionnante sur les plages à marées.

A l’horizon, Ilha de Alcatrazes, à plus de 30 kilomètres de nous. En fait, il s’agit d’un archipel composé de plusieurs îles, mais on ne distingue que la plus grande.

Nos invités sont arrivés à temps pour fêter la Saint-Sylvestre ! Pour leurs valises, il faudra attendre un peu… Quelques caïpirinhas les aideront à prendre leur mal en patience.

Langoustes grillées au menu du réveillon !

Une petite famille qui ne va plus tarder à s’agrandir. Au Brésil, pour l’occasion, on s’habille de blanc si c’est la paix que l’on souhaite le plus pour l’année qui arrive, et c’était le choix de Fanny.

Puis c’est le moment du départ des toulousains, qui n’imaginent pas encore le calvaire qu’ils vont connaître dans les bouchons vers São Paulo.

Nous, on reste encore un peu. Assez pour finir par attraper ce malin de colibri qui vient si souvent butiner les fleurs en tubes.

Tout le monde est reparti, il ne reste plus que nous avec Theo, qui promène son éléphant sur la plage.

On en profite un peu… 🙂

Avant le retour à São Paulo, puis vers l’hiver Pyrénéen.

Praia de Itamambuca.

Dépêchons-nous maintenant de fuir la métropole de São Paulo et de rejoindre notre premier lieu de villégiature, la plage d’Itamambuca où nous avons loué une maison, près de la petite ville côtière d’Ubatuba, dans l’Etat de São Paulo, sur la côte atlantique.

Nous sommes le 17 décembre 2017, et comme vous le voyez, il fait plutôt bon à l’heure du petit déjeuner, en terrasse bien sûr. Et, évidemment, on trempe ses tartines dans un bon Van Houten. Irremplaçable. On ne rigole pas avec le Van Houten. Pas de shreddies chez nous 🙂

Une haie fleurie nous sépare de la piste d’accès, bien pourvue en nids de poule, et peut-être même d’autruche pour certains. Et la tenue de plage est définitivement adoptée.

On a aussi une piscine, et on en profite déjà ! Au fond, c’est notre chambre, et on a intérêt à fermer les volets le matin, sous peine de cuire rapidement.

Au bout de la piste, après une centaine de mètres, il y a un terre plein où on peut faire demi-tour en voiture, et un petit tunnel dans la jungle par lequel on peut accéder à la plage…

…que voici, du côté droit…

…puis du côté gauche, avec une lumière différente.

En voilà un qui est un peu content !

Plage, piscine, plage, piscine… c’est la belle vie !

Ces fleurs jaunes dans notre haie, si je ne me suis pas trompée, ce sont des « Allamanda cathartica. » Elles sont de la taille d’une fleur d’hibiscus, à peu près.

Quant à celles-ci, il s’agirait d’ixora, ou jasmine antillaise, et il y avait encore d’autres noms que j’ai oubliés.

Papy a eu des livres d’anniversaire.

Ce n’est pas parce qu’il lit que les blattes ont le droit de l’embêter.

Les clerodendrons, ici, poussent et fleurissent dehors.

Quant à ce végétal qui fait penser à un ananas, j’ai dû chercher longtemps avant de trouver qu’il s’agit d’un cône mâle de Cycas revoluta, plante qui ressemble à un palmier sans en être un, et qui se trouve être passablement toxique. C’est joli, quand même !

Pour le côté bestioles, en plus des blattes, nous avons bien vite des visiteurs à plumes, attirés par les morceaux de papaye que Fanny leur met dans le jardin.

Theo arrive très bien à se raconter des histoires que tout le monde ne comprend pas forcément. On est limités, il faut dire…

Il aime par dessus tout s’en aller à la plage, avec Maman…

…ou encore mieux, avec Papy, pour courir devant les vagues. C’est vrai, elle court pas beaucoup, Maman, en ce moment. Bizarre…

La pluie, on s’en flysch…

Nous sommes le 30 avril 2017. C’est la date qui a été prévue pour la balade d’après-cidrerie, avec le projet d’aller traîner nos guêtres dans le massif du Jaizkibel en Espagne, à la recherche des paramoudras. Mais voilà, toutes les météos de France, de Navarre et d’ailleurs s’accordent à nous annoncer un temps pourri, avec juste quelques petites différences dans l’intensité des précipitations. Alors, il faut bien se résigner, pour avoir une chance de garder nos amis, à renoncer à la recherche des paramoudras perdus et trouver rapidement un plan B. Nous les amènerons donc jusqu’au site des flyschs, sur la côte espagnole entre Zumaia et Deba, dont j’ai déjà parlé ici (article intitulé Flysch), où une petite marche sur un bon chemin suffira pour leur faire découvrir un site géologique remarquable, avant d’aller s’attabler autour d’un bon « rodaballo » au restaurant Errota Berri.

Nous commençons un peu hors-sujet, mais il s’agit de se remettre dans l’ambiance de saison, avec cette photo de ma glycine prise quelques jours à peine avant ce 30 avril. Évidemment, pour le parfum, il faut un peu d’imagination…

Nous voilà partis vers Sakoneta, la plage des flyschs.

Premier « mirador » aménagé, donnant sur la côte en direction de Zumaia. Le temps pourri est bien au rendez-vous…

Les falaises en mille-feuilles se perdent dans les brumes de pluie.

Et dans notre dos, c’est le vert de terre 🙂

Bah ! Ce n’est quand même pas du temps à faire peur à Jean-Marie !

L’érosion de certaines couches forme dans les falaises des escaliers naturels assez surprenants. Mais peu praticables.

Les parties érodées qui se découvrent à marée basse ressemblent à des labours pétrifiés.

Regardez, il y a des nains au pied de la falaise !

Des différents usages du parapluie…

Cela semble à peine croyable, mais il y a des rouges vraiment partout, voyez-vous.

Les couches qui forment des escaliers dans la falaise s’érodent en dents de scie (géante) au niveau du sol.

Une immense vague pétrifiée semble prête à déferler sur nous.

Puisque la marée est basse, on peut dépasser la pointe et découvrir le bel amphithéâtre de falaises qui bordent l’anse de Sakoneta.

Mais pour aller jusque là, mieux vaut s’équiper d’un bâton quand on n’a pas les chevilles ou les genoux trop sûrs, le sol est très inégal et par endroits glissant…

…surtout aux endroits recouverts par ces jolies algues vertes.

La pluie n’est pas très intense, mais vu la couleur du ciel ça pourrait s’aggraver. Ne traînons pas davantage et reprenons le chemin vers Errota Berri.

Et regardez : sur le bord du chemin, une aubépine a fleuri. Les beaux jours reviendront !

 

Zumaia la belle.

On n’avait pas eu assez de temps pour voir tout ce qu’on voulait à Zumaia lors de notre première visite à la découverte des flyschs, nous voilà donc repartis, le 25 janvier, à la découverte du village lui-même et de son environnement immédiat.

Zumaia, rappelons-nous, c’est une petite station balnéaire de la côte basque espagnole, connue pour ses formations rocheuses particulières (une sorte de feuilleté de roche) érodés par l’Océan, que l’on appelle flysch.

L’agglomération est bâtie autour de la ria de l’Urola, elle se compose d’un quartier ancien et de beaucoup d’immeubles neufs, et de pas assez de parkings vu l’affluence en saison, mais là au mois de janvier pas de problème. La ville s’est aussi dotée de l’inévitable port de plaisance, pris sur la réserve ornithologique qu’elle a dû s’engager à protéger.

Quelques somptueuses demeures anciennes le long du lit canalisé de l’Urola, celle-ci s’appelle la villa Luz.

Nous prenons l’itinéraire piétonnier qui mène à la plage d’Itzurun. Devant nous, un couple avec chacun son chien : le petit blanc avec monsieur, le grand noir avec madame.

Une succession d’escaliers et de terrasses permettent d’accéder à la plage. A marée basse, un bel espace sableux est dégagé, entouré des fameuses falaises de flysch ici aussi.

La maison là-haut semble bien près du vide !

Le mille-feuille rocheux vu d’en bas.

Des repères y ont été placés pour indiquer les couches correspondant à des moments géologiques particuliers. Je pense que c’est ce qu’inspectent les personnes que nous voyons ici.

En se retournant, on peut voir l’accès aménagé à la plage.

Par endroits, les couches ont tendance à s’éroder en formant plus ou moins des escaliers.

Côté mer, une belle plage à surfer, avec son mille-feuille de vagues.

En remontant vers le côté gauche, on découvre la chapelle San Telmo qui domine la situation depuis le bord de la falaise.

De là-haut, la vue sur les flyschs est différente.

La maison que l’on voyait depuis la plage est maintenant au-dessous de nous. Elle n’est pas tout à fait au bord du vide.

En s’avançant vers l’extrémité de la pointe, on découvre le pied de la falaise suivante et les effets de l’érosion en cours : des blocs en équilibre le long d’un banc rocheux.

Un improbable escalier descend vers le bouillon.

Un autre chemin nous ramène vers le village et nous permet d’en découvrir une vue différente, où la vieille église San Pedro, du haut de son rocher, domine les bâtiments environnants.

An englishman in Jaizkibel.

Tine et David

Coucou !

Pour notre grand plaisir, le 31 mai nous arrivaient d’Espagne nos deux amis globe-trotters tranchais, en route pour leur coming back home après une virée touristique chez nos voisins du Sud. Une photo désormais historique d’un britannique AVANT le Brexit, on le reconnaît aisément au drapeau dessiné sur son T-shirt, j’ignore s’il en possède un avec le drapeau européen.

En toute logique, pour la sortie du lendemain, c’est vers le littoral Pyrénéen que nous choisissons de les emmener, sur les pentes du Jaizkibel que nous commençons à bien connaître dans ce blog. Pour une autre vision, en anglais dans le texte, mais surtout en images, rendez vous sur http://anenglishmaninlatranche.blogspot.fr/2016/10/jaizkibel.html, le blog de David.

la descente

Descendons vers l’Océan pour commencer, forcément à pied car aucune route ne s’en approche par ici. C’est d’ailleurs l’un des grands intérêts de ce secteur.

les moutons

Il y a quelques moutons sur la mer, mais il y en a aussi pas mal autour de nous, le nez dans l’herbe et le manteau dans le vent.

le bain

Nous rejoignons le sentier littoral. Un premier ruisseau à franchir (Iturraingo erreka, on est quand même au Pays Basque) offre aux oiseaux marins l’opportunité d’un bain en eau douce, dans les petites retenues formées par les ressauts rocheux.

les marcheurs

Le sentier traverse ensuite une grande zone plane où, paraît-il, se posa en catastrophe Roland Garros lors de la course aéronautique Paris-Madrid en 1911.

morceaux de falaise

Côté Océan, les falaises tombent en morceaux.

lecture

On lit sur le panneau l’histoire de l’aviateur.

la pointe

Côté mer, une pointe résiste aux assauts des vagues.

punta Biosnar

Celle-ci, la plus grande de tout ce littoral du Jaizkibel, c’est la punta Biosnar, seulement entourée de moutons de mer, elle.

deuxième ruisseau

Nous franchissons un deuxième ruisseau, dont je n’ai pas trouvé le nom. Il court sur un joli fond sableux, agrémenté de quelques iris jaunes.

la crique Arlatz

Ici, c’est la crique Arlatz, formée par le ruisseau. Pas d’embouchure spectaculaire, ce dernier ruisselle jusqu’à l’Océan en passant sous les cailloux qu’il a lui-même amenés.

rochers

Les formes et les couleurs font déjà penser à la vallée des couleurs, qui n’est pas tellement éloignée.

pique-nique

On s’écarte un peu du chemin pour pique-niquer…

fleurettes

…et on peut aussi compter fleurettes !

Biosnar

Nous arrivons maintenant à la punta Biosnar.

le trou

En la dépassant un peu, on rencontre une zone de roches très sculptées par l’érosion, avec des formes organiques, des taffonis.

la pente

Ici, les Pyrénées plongent dans l’Océan.

les yeux

J’ai l’impression qu’on me regarde !

le littoral

C’est le lieu de la rencontre entre la montagne et la mer, et on voit les traces du combat.

le retour

Et nous voilà sur le chemin du retour !

En route vers la vallée des couleurs.

Le lendemain, dimanche 10 avril, les pluies et les gros nuages se sont éloignés comme prévu, et le soleil est au rendez-vous pour la balade décalée, malheureusement sans Chami et Jean-Mi, contraints de regagner Toulouse avec un horaire bloqué.

Daniel a reconnu les lieux précédemment, notre but est « el valle de los colores » (la vallée des couleurs) dans le chaînon du Jaizkibel entre San Sebastian et la frontière française, une zone où l’érosion des couches superficielles par un petit ruisseau a révélé des couleurs étonnantes dans la roche sous-jacente.

Parmi plusieurs itinéraires possibles, notre guide a choisi celui qui présente le plus fort dénivelé, mais aussi la plus faible distance à parcourir. On se gare donc à un point assez élevé de la petite route qui serpente à flanc de montagne entre Pasajes et Fontarrabie.

départ

Dès le départ, vue plongeante sur l’Océan, c’est par là en bas, le long de la côte, que se situe l’objectif principal du jour.

début de la descente

On suit de vagues sentiers, il n’y a pas de balisage continu sur l’itinéraire que nous suivons, et le GPS n’est pas de trop. Sur l’horizon, les côtes du Pays Basque espagnol sont visibles très loin aujourd’hui.

balisage officiel

Nous croisons le sentier qui relie Pasajes (Pasaia) à Fontarrabie (Hondarribia) en plus de 20km de rando : trop long pour moi ! Mais il semble désormais fort bien balisé.

l'entrée d'un pré

Nous poursuivons notre descente sur des chemins de traverse. Très peu d’habitations dans toute cette zone à flanc de montagne exposée à toutes les tempêtes océaniques, mais il y a tout de même une maison habitée, protégée derrière une verrue rocheuse. C’est par ici que l’on y accède.

A travers les pins

Nous traversons maintenant une zone boisée, à travers les pins nous pouvons apercevoir la silhouette colorée d’un cargo qui attend son heure pour rentrer dans le port de Pasajes.

Première structure érodée.

Nous ne sommes maintenant plus très loin de la côte, et découvrons dans la paroi à gauche du chemin les premiers « taffoni » (érosion en forme de creux aux formes plus ou moins compliquées), avec leurs étranges structures en nids d’abeilles, résultats de caprices particuliers de la nature, liés aux spécificités du climat. Nous les avons déjà rencontré dans les porphyres de Corse !

Asphodèle

C’est le début de la saison des asphodèles…

Sale tête ...

Verrez-vous comme moi une tête aux yeux enfoncés dans de grandes orbites sombres ? Elle me toisait le long du chemin !

le belvédère

Nous voici maintenant tout près de l’Océan. Mais il n’y a pas d’accès facile…

la côte vers l'Est

…comme on peut bien le voir sur cette image de la côte prise en direction de l’Est, c’est-à-dire de la France.

trichomanès

A un détour du chemin, Daniel m’appelle et m’aide à descendre au fond d’un creux très humide aux parois ruisselantes : il a trouvé un peuplement de ces fameuses et très rares trichomanès remarquables, une fougère qui ne vit que dans des conditions de luminosité, d’humidité et de température très spéciales.

les trous jaunes dans le rocher gris

Le chemin continue, cette fois c’est un rocher à intérieur jaune, d’après la couleur des alvéoles creusées dedans.

la concha

Ici c’est la « concha », d’après certaines cartes très détaillées. Sa forme assez régulière peut en effet rappeler celle d’un coquillage, l’intérieur en est presque blanc.

le pique-nique

Ce n’est pas beaucoup plus loin que nous nous arrêtons pour un pique-nique panoramique sur un rocher en pente dont les alvéoles peuvent offrir des sièges assez confortables, en choisissant bien.

vers l'Ouest

L’Océan a une couleur splendide, aujourd’hui ! Et notre cargo attend encore pour pouvoir entrer à Pasajes.

la morille

Nouvelles sculptures naturelles non loin de là, l’aspect rappelle un peu celui d’une morille… (mmmmm !)

de la terre au ciel

Une belle traînée d’avion dans le ciel pour un petit effet de perspective amusant.

Jean-Marie photographe

Pour qui aime les photos, l’endroit est vraiment propice.

l'oeil et le bec

Ici j’ai cru voir une espèce de tête d’oiseau, avec un œil et un bec.

le bloc coloré

Là les fissures de la roche pourraient faire croire à un bloc de béton encastré. Étonnante palette de couleurs !

la descente

Nous marchons depuis un moment presque parallèlement à la côte, en montant et descendant suivant les caprices du relief.

Les couleurs sont en vue.

Et voilà que nous apercevons enfin le but de notre expédition : les couches colorées révélées par l’entaille creusée par le ruisseau Gaztarrotz, formant ce que l’on appelle « la vallée des couleurs ». Jean-Marie, attendu le soir par son fils à Bordeaux, nous quitte à regret ; quant à nous, il nous reste assez de temps pour aller musarder un peu dans cet endroit exceptionnel, je vous inviterai donc à nous y suivre dès le prochain post…