La frontière dans les nuages.

Voilà bien un temps auquel on ne s’attend pas, lorsqu’on se promène à l’extrémité orientale des Pyrénées. Et pourtant, il faut bien le reconnaître, la météo n’y est pas toujours fabuleuse, et ce séjour de janvier nous l’a bien prouvé, avec son lot de nuages et même de pluies, « entrées maritimes » disent-ils à la météo.

Le jeudi, pour notre dernière balade-frontière, nous décidons de rester au plus près de la côte, et d’emprunter, pour réduire les distances à parcourir à pied, la piste qui amène en haut de la vallée de Portbou.

le départ au col

Nous y voilà ! Sur cette photo, pas impossible que la frontière traverse la voiture ! Nous allons nous diriger côté opposé au Querroig, car c’est dans cette direction que se trouvent les bornes ou croix que nous n’avons pas encore visitées.

vue vers Portbou

Côté Portbou, les nuages sont bien là, beuuuh…

vue vers Banyuls

Côté Banyuls, c’est mieux, le village est au soleil, comme nous pouvons le voir par dessous les nuages qui passent autour de nous.

le nuage

Mais nous nous dirigeons droit sur le nuage 😦

dans le nuage

Nous y voilà, et en plus il ne fait pas chaud !

la croix 596

Après la première montée, on a enfin trouvé la croix 596, après quelques recherches, ça n’a pas été évident, car elle n’est pas au bord du chemin et elle ne saute pas vraiment aux yeux.

Banyuls et le soleil

Même si nous sommes toujours dans les nuages, de temps en temps on arrive à voir par dessous et constater que Banyuls reste au soleil !

la borne 595

Après une transversale boisée, suivie d’une montée en pente douce  puis d’une descente plutôt raide, nous parvenons à la borne 595 alors que mon genou droit me procure soudain des sensations plutôt inquiétantes, suite à la dernière descente.

borne et croix 595

Nous découvrons que la borne 595 double une croix gravée sans doute plus ancienne, nous avons déjà rencontré cette configuration une fois au pays basque. Ici, un militant de la cause catalane est venu avec sa peinture écrire « tota cat » sur la borne, pour expliquer aux innombrables passants que la frontière n’avait pas lieu d’exister ; pour le même message, le nationaliste basque aurait plutôt tendance à amener une masse et à réduire la borne en miettes, chacun ses méthodes…

les ajoncs

Nous ne tenterons donc pas d’aller jusqu’à la borne ou croix 594 pour cette fois, genou oblige. Le retour s’effectue par le même chemin et toujours plus ou moins dans ou au ras des nuages. Dans la dernière descente vers la voiture, il y a une abondance d’ajoncs particulièrement fleuris en ce mois de janvier.

ajonc, détail

L’ajonc, une plante qui a du piquant, mais quelle floraison !

la Madeloc

Vers la France, les nuages ont presque disparu et la tour de la Madeloc domine la situation, comme elle le fait depuis le XIIIe siècle.

Vers Portbou au soleil

Vers Portbou, ce n’est que l’extrémité des terres qui reçoit un peu de soleil, les connaisseurs reconnaîtront la petite tache blanche de la maison familiale sur la montagne…

Banyuls au soleil du soir

…alors que côté français, c’est vraiment un air de beau temps, sur la côte. La frontière peut aussi être météorologique !

panorama vallée de Portbou

Comme nous redescendons en voiture par la piste, un arrêt me permet de tester la fonction panorama sur le smartphone -qui-fait-aussi-des-photos (en général pas terribles). A gauche, c’est le Querroig, plus haut sommet local au fond de la vallée, avec ses 670m d’altitude, à droite ça s’arrête vers le col frontière des Balistres, que l’on ne voit pas.

la baie de Portbou

Impossible de terminer sans passer par la maison vérifier que tout y est normal, et se délecter encore une fois du spectacle de la baie dans son écrin de montagne.

Publicités

Bellegarde et Panissars.

Pas formidable, la météo en Roussillon, ce mois de janvier. Après l’exceptionnelle journée du dimanche, le ciel changeant du surlendemain nous incite à choisir quelques bornes carrément accessibles en voiture. Commençons par le Fort de Bellegarde, poste de surveillance stratégique juché sur une éminence rocheuse entre les cols du Perthus et de Panissars, construit en son temps par l’inévitable Vauban sur l’emplacement d’un édifice plus ancien. J’ai lu que l’on pouvait y voir l’une des anciennes bornes frontière du secteur ! Mais en janvier, sera-t-il ouvert à la visite ?

accès à Bellegarde

Sur le parking au Sud-Ouest du fort, une seule voiture, la nôtre ! Allons tout de même jeter un œil.

les remparts

Une deuxième enceinte à l’intérieur de la première, on reconnaît bien la marque « Vauban » !

la porte dans les remparts

Une porte permet d’accéder à la forteresse elle-même. Il a dû y avoir un pont-levis, à cet endroit.

la porte de France

Et voici ce qui semble être l’entrée principale, au bout d’un pont franchissant un immense fossé défensif. Celui-ci est accessible en voiture, et il y en a une stationnée là en bas, y a-t-il espoir de trouver quelqu’un ici ?

la porte d'entrée

La porte d’entrée est ouverte, et on s’avance un peu à l’intérieur, mais sans voir personne. Un coup de téléphone au numéro indiqué sur la porte (l’office du tourisme) nous apprend que le bâtiment est actuellement fermé au public, et nous dissuade de tenter une exploration, pour ne pas risquer de nous faire enfermer ! Nous battons en retraite…

Mais il y a un autre endroit, à quelques centaines de mètres à peine à l’Ouest, où nous allons pouvoir trouver la frontière et quelques bornes, c’est le col de Panissars.

site de Panissars

C’est là que par le passé, se faisait le passage d’un côté à l’autre des Pyrénées, et le site archéologique est là pour en témoigner. Ici se superposent les ruines médiévales du prieuré Sainte Marie de Panissars, bâti vers l’an 1000, et les traces bien plus anciennes de l’existence du trophée de Pompée, bâtiment construit par lui à sa propre gloire, pour célébrer ses victoires en Hispanie, et qui enjambait le passage raccordant la via Domitia à la via Augusta.

les voies romaines

C’était il y a plus de 2000 ans !

la pyramide 567

C’est exactement sur ce site que l’on peut voir la pyramide frontière 567, et il semble même que ce soit à la suite du traité des Pyrénées, ayant défini les limites entre France et Espagne, que le prieuré, se trouvant coupé en deux par la frontière, ait été amené à quitter les lieux, pour être reconstruit un peu plus loin.

plaque commémorative

Et comme on n’arrête pas l’Histoire, une plaque bien plus récente commémore ici les souffrances des Républicains espagnols contraints de fuir leur pays en 1939 : « à la mémoire des hommes et des femmes qui, au temps du fascisme, firent de ces passages des chemins vers la liberté ».

le mur du cimetière

Puis nous reprenons la voiture pour revenir un peu en arrière, à l’endroit précis du col de Panissars, où se trouve un ancien cimetière militaire.

le cimetière militaire

Il ne reste pas grand chose à l’intérieur, quelques croix ont été remises le long du mur d’enceinte.

la borne 569

Derrière le cimetière, il y a la borne 569, toute neuve, en granit. C’est justement l’ancienne que j’espérais voir au fort de Bellegarde, où elle est conservée. Mais…il nous en manque une, entre celle-ci et celle du site archéologique, numérotée 567 !

l'ancienne redoute

On se dirige vers l’ancienne redoute, construite en 1678. Vue imprenable sur les voies de communication qui passent par le col voisin du Perthus. Nous sommes ici tout près de cet important et très fréquenté lieu de passage, mais il n’y a pas âme qui vive par cet après-midi de janvier.

la borne 568

Youpi, elle est là ! C’est encore une pyramide, la 568 qui nous manquait.

la borne et la redoute

La voici photographiée avec la redoute, les deux ne sont guère éloignées, mais la borne n’est pas si évidente à voir !

la végétation

Nous partons maintenant dans l’autre sens, côté Est, à la recherche de la borne 570. Mais nous ne sommes pas partis dans la bonne direction, et je ne la trouverai pas aujourd’hui. Ici, la végétation porte les stigmates du grand incendie de 2012, venu lécher les remparts du fort de Bellegarde.

la redoute de Panissars

Mais la plupart des chênes-liège ont survécu, protégés du brasier par leur épaisse écorce isolante.

le reposoir de Madame

Sur le chemin du retour, nous découvrons au bord de la route cette petite construction, le panneau planté à côté nous explique qu’il s’agit du « reposoir de Madame », construit en 1752 pour servir de reposoir à l’épouse du marquis de Castellane, gouverneur du fort de Bellegarde, lors de ses visites au château. Charmant…

Initiation.

Après le départ des brésiliens, le moment était venu de retourner vers la partie orientale des Pyrénées, pour des raisons familiales.

Là-bas, il y a plus de soleil qu’au pays basque, c’est certain, mais lorsqu’il s’accompagne d’une tramontane à presque 100km/h, avec des températures de moins de 5°C, la température « ressentie », comme on dit, est carrément glaciale.

Par chance, dès le dimanche 17 janvier, voilà que le vent se calme et laisse la place à une fenêtre de vrai beau temps comme il peut en faire en Roussillon même en plein hiver. Nous allons en profiter pour aller nous dégourdir les jambes en cherchant quelques bornes du côté du Perthus, car ce qui est chouette c’est que notre frontière pyrénéenne se prolonge jusqu’en Catalogne, ce qui nous permet d’y poursuivre les mêmes objectifs de balade.

Au vu du beau temps, Annie et Pierre décident de se joindre à nous pour leur sortie dominicale, une première !

le Canigou

Le massif du Canigou, qui domine la plaine du Roussillon, est carrément splendide ce matin, avec son capuchon blanc, et la tramontane glaciale de la veille a balayé toute les brumes qui pourraient en perturber le spectacle. En route pour le Perthus, mais pas celui des boutiques à touristes, celui d’une frontière entre deux pays inscrite depuis longtemps dans l’Histoire.

le départ

C’est par là, dit notre guide. Il a choisi délibérément de négliger les bornes les plus faciles à rejoindre (très proches du village), et de se consacrer à celles qui sont un peu plus éloignées, pour profiter de la météo du jour.

pyramide 578

En fait, la pyramide 578, qui n’est pas dans notre itinéraire, est visible depuis un virage de notre chemin, et je peux quand même la photographier à l’aide du gros zoom, héhé !

le Perthus

Notre chemin s’élève rapidement, et nous dominons déjà la partie française habitée du village du Perthus, à l’écart de la zone des commerces. Le seigneur Canigou domine le paysage…

le chemin

Nous suivons une piste bien tracée, qui monte dans un environnement de plus en plus boisé.

chêne-liège

Ce sont essentiellement des chênes-liège, et ils sont encore exploités, malgré l’utilisation de plus en plus répandue des bouchons synthétiques.

tranche de bois

La coupe d’une grosse branche montre bien l’épaisseur de l’écorce de liège. C’est elle qui protège et permet à ces arbres de repousser après les incendies, on se souvient encore par ici de celui de l’été 2012, dont on voit encore très bien les stigmates côté espagnol.

échappée

Derrière nous, encore quelques échappées vers la grande montagne.

pyramide 579bis

Il a quand même fallu quitter la piste et grimper dans la forêt pour trouver notre première « vraie » borne du jour, à savoir la pyramide 579bis. (Les pyramides semblent être une spécialité locale, mais moins connue qu’en Égypte).

pyramide 579bis de profil

La même, vue de profil, dans son environnement boisé.

le pique-nique

Comme nous ne sommes pas partis très tôt, il est déjà temps de sortir le casse-croûte. Ces rochers exposés au Sud et qui abritent du vent sont parfaits pour cela.

la borne 580

Poursuivant notre quête, nous trouvons maintenant la borne 580. Ce n’est pas une pyramide, mais sa partie supérieure en a la forme.

panneau

Elle se trouve tout près du col de la Comtesse, oh pardon, du « coll de la Comtessa », où « vous entrez en France », ou pas, ou si, suivant les convictions nationales et peut-être nationalistes du passant.

la forêt de chênes

Autour de nous, toujours les chênes-liège, entretenus et exploités. Mais pas le dimanche, nous n’avons croisé personne !

la Lune et le chemin

Nous rejoignons maintenant une nouvelle piste, carrossable. La Lune nous montre le chemin…

borne géographique

Borne frontière ? Non ! Celle-ci nous indique que nous sommes au col du pla de l’Arc, c’est une borne géographique, alors.

la borne 581

Mais ce n’est pas beaucoup plus loin que nous trouvons maintenant la borne 581, la dernière de notre programme du jour.

les rouges

Nos camarades les rouges sont satisfaits de leur initiation à la recherche des bornes !

vert

Nous choisissons un itinéraire un peu plus au Sud, côté espagnol, pour notre retour vers la voiture ; curieusement, il nous donnera l’impression de redescendre bien plus que nous n’étions monté.

le fort de Bellegarde

De ce côté, c’est le fort de Bellegarde, gardien historique du passage du Perthus, que nous avons en vis à vis dans la descente. Avec toujours le Canigou en fond d’écran, bien sûr.

Le départ.

Après notre semaine parisienne, il restait encore à Fanny une semaine de vacances, et à Isaac une semaine de travail à Paris, le pauvre. Nous voici donc repartis tous les quatre vers le Pays Basque, en abandonnant Daddy à son triste sort de travailleur parisien.

la pluie

Pas bien terrible, la météo parisienne, on a eu de la chance pour notre journée de touristes la veille.

Fanny Theo Papy

Nous occupons toute une rangée, à nous quatre !

selfie

On teste les selfies avec le nouveau téléphone perfectionné (mais comme appareil photo, pas bien terrible quand même).

avec Mamie

On se refile le bébé 🙂

le roi

Le voyage est suivi d’une semaine tranquille à Anglet, avec dégustations de galettes des rois (c’était la saison !)

le cassoulet

…de cassoulet maison aux haricots tarbais d’Ariège…

en pyjama

…matinées en pyjama…

avec Ermine et Michou

…et après-midi avec Ermine, dite « Mimine » (un comble pour un chien !) et Michou, avant que ne revienne l’heure du grand départ, pour la terre natale du petit bonhomme, via Paris pour récupérer Daddy au passage.

à l'aéroport

Derniers câlins à l’aéroport de Biarritz, le bonhomme a l’air un peu boudeur, et les grands-parents en ont gros sur le cœur, il aura tellement changé quand on le reverra…

avec Maman

…mais avec une Maman comme ça, on peut aller en rigolant jusqu’au bout du monde !

Balade dans Paris.

Le samedi 9 janvier, c’était notre journée « off », puisque les parents de Theo ne travaillaient pas. Le temps n’étant pas trop mauvais, partons nous balader un peu dans Paris, que nous connaissons bien mal, étant généralement plus motivés pour aller visiter quelque vieille chapelle romane perdue dans les Pyrénées, ou quelques bornes frontières entre France et Espagne, que la Tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe.

Eh bien justement, il n’est pas tellement loin de « chez nous », l’Arc de Triomphe, et ni l’un ni l’autre de nous deux ne l’a jamais visité, alors allons-y !

Arc de Triomphe

Il est bien là, comme indiqué sur le plan ! Dans mon souvenir, ça s’appelait place de l’Étoile, c’était quand même plus poétique…

Pour s’y rendre, il y a un passage souterrain, ouf !

tombe du soldat inconnu

La tombe du soldat inconnu se trouve bien là, comme on le voit à la télé.

Sur tout le monument, sculptures et inscriptions évoquent systématiquement guerres, batailles et glorieux chefs militaires ; une exception tout de même :

26891083401_bca6311c7d_c

ceci n’ayant pas empêché les guerres de se poursuivre, hélas.

Moyennant finance, on a la possibilité de grimper au sommet de l’Arc, voilà qui va nous faire un peu d’exercice et nous faire découvrir Paris différemment, allons-y.

avenue des Champs-Élysées

De là-haut, la vue plonge sur les belles avenues qui convergent vers la place, et qui lui avaient valu son ancien nom d’Étoile. L’avenue des Champs-Élysées attire mon objectif de provinciale.

la Défense

De l’autre côté, c’est le quartier de la Défense avec son grand cube évidé, la Grande Arche, je crois.

la tour Eiffel

La tour Eiffel domine la situation, bien sûr.

vers Montmartre

Par chance, un rayon de soleil illumine maintenant la butte Montmartre côté Est.

Après avoir bien profité de la vue là-haut, nous redescendons sur terre et nous dirigeons vers l’avenue des Champs-Élysées. Là, malgré la saison,on peut prendre un bus touristique et faire un grand circuit qui passe par tous les hauts lieux de la capitale, ou presque. Allons-y !

champs-élysées

Ça commence par une descente des Champs-Élysées ! Ce n’est pas toujours commode pour prendre des photos depuis le bus, mais la vue y est dégagée (on s’est mis en haut, bien sûr). Dans une rue latérale, deux Ferrari resplendissantes attendent le client pour une balade au ras des pâquerettes, mais ça n’a pas l’air de se bousculer.

26455733223_4f26856030_z

Au bout, c’est la place de la Concorde, avec la grande roue dont on a un peu entendu parler dans les médias ; celle-ci est vraiment très grande, ma foi !

esplanade du Trocadéro

Notre itinéraire nous amène ensuite au Palais de Chaillot, le bus s’arrête un instant pour nous laisser admirer la perspective sur la Dame de Fer.

au pied de la tour

On passe maintenant au pied de la Tour. Toujours impressionnante…

pont Alexandre III

Plusieurs fois, nous franchissons la Seine. Ici sur le superbe pont Alexandre III, construit en vue de l’exposition universelle de 1900.

Invalides

L’Hôtel des Invalides, pas très loin de là. Bâti à l’initiative de Louis XIV, donc nettement plus ancien.

aérogare

Et l’aérogare des Invalides, un nom qui paraît assez improbable vu l’endroit, même si « Air France » semble y avoir ses quartiers.

grand palais

Revenons sur la rive droite, nous passons maintenant à côté du Grand Palais et de sa célèbre verrière, lui aussi fut bâti pour l’exposition de 1900.

opéra Garnier

Ici, le Palais Garnier ou opéra Garnier, du nom de son architecte. Dû à l’initiative de Napoléon III.

les réfugiés

Je m’amuse au passage de la foule de pigeons réfugiés sous une arche.

grande roue nocturne

Notre périple touche à sa fin, et il fait déjà presque nuit lorsque nous repassons par la place de la Concorde. La grande roue est maintenant illuminée aux couleurs bleu, blanc, rouge, j’ignore si c’est depuis les attentats de novembre.

avenue de nuit

La nuit a complètement changé l’apparence des Champs-Élysées.

nocturne à l'Étoile

L’Arc de Triomphe, lui aussi, est maintenant éclairé et se détache sur le ciel presque noir. Nous descendons de notre bus et il ne nous reste plus qu’à rentrer « chez nous » à pied, en pressant le pas pour nous réchauffer un peu dans la nuit froide de janvier.

Une semaine dans la capitale.

Une fois installés dans notre bel appartement parisien surchauffé, il ne nous restait plus qu’à nous organiser pour survivre en attendant Maman.

Le lundi, pas de problème : comme on reçoit la visite de Chantal et Guy, Maman et Daddy reviennent pour manger, et après on va se promener un peu aux environs .

 

dans le 17e

Nous sommes dans le 17e, il y a de beaux immeubles Art déco.

église Sainte-Odile, le porche

De l’autre côté du boulevard, il y a un petit square à côté de l’église Sainte-Odile, dont voici le porche d’entrée

verrière sainte Odile

et la grande verrière représentant toute une flopée de saints, à l’intérieur.

Theo en vadrouille

Tout le monde est bien emmitouflé, surtout le petit bonhomme. Pas chaud, janvier à Paris…

Mardi soir avec Maman

Mais mardi, pas de visite, et pas de Maman de toute la journée ; alors le soir, quelle joie de la retrouver après une journée de jeûne ! Papy et Mamie ont bien essayé de me mettre un truc dégoûtant dans la bouche, plein de fois, d’ailleurs ils avaient déjà essayé hier, mais moi c’est ma Maman que je veux pour manger.

Mickey

Là on est mercredi, j’ai mis mon body Mickey, c’est rigolo. Encore une journée sans Maman, j’avais tellement faim, j’ai bu un peu dans le truc pas bon, mais le moins possible quand même.

lecture

Maintenant c’est jeudi, et toujours pas de Maman de la journée. Je lis et relis mes livres (sonores) en l’attendant.

en attendant Maman

Le soir, avec Papy, on regarde par la fenêtre pour essayer de la voir arriver. Je continue la grève du biberon, sauf quand j’ai très très très faim.

en promenade

Nous voilà vendredi, et encore une fois Maman est partie de bon matin, et ne reparaît pas de la journée. On se promène dans les rues alentour, on fait des courses à Monop.

en attendant Maman

Plus que quelques heures avant qu’elle revienne pour ne plus repartir sans moi, enfin…

En partant à Paris.

Après les habituelles fêtes de fin d’année, nous voici maintenant arrivés début 2016, plus exactement le 3 janvier. Aujourd’hui, double évènement : Theo a juste 6 mois, soit la moitié d’un an, c’est donc son premier demi-versaire, et nous partons pour Paris où nous allons passer une semaine à le garder la journée pendant que ses parents iront travailler.

Léger stress au départ en voyant arriver un taxi ordinaire au lieu du grand modèle spécialement commandé, mais notre chauffeur réussit quand même à entasser notre énorme tas de valises dans son coffre et nous parvenons tant bien que mal à l’aéroport, qui n’est heureusement pas bien loin.

à l'aéroport

Gestion des bagages…

avec papy

On attend patiemment…

Bayonne

Ça y est, on survole Bayonne et l’Adour. En vol pour la capitale !

6 mois

…et nous voilà à Paris, l’appartement est très beau, mais il manque une vraie bougie pour mettre sur le gâteau de demiversaire. On bricole quelque chose d’un peu ressemblant. Notre star semble dubitative…

le gâteau

Pourtant, c’est un vrai gâteau parisien 🙂

le cadeau

Hou ! Quelle chance ! Un cadeau !

un livre de bain

C’est un livre de bain ! Mamie ne savait même pas que ça existait…

lecture

Heureusement, on peut quand même le lire sans être dans le bain. Allez Maman, raconte !