Jérémy du 18 octobre.

Il y a longtemps que vous ne m’avez pas admiré ; 7 mois moins deux jours, regardez comme je suis mignon…

De passage à Toulouse pour repartir vers la Corse, on en profite un peu... Ici, c'est la photo qu'on a tous eue dans nos albums d'enfance.

De passage à Toulouse pour repartir vers la Corse, on en profite un peu… Ici, c’est la photo qu’on a tous eue dans nos albums d’enfance.

7 mois, l'âge des grandes découvertes.

7 mois, l’âge des grandes découvertes.


Mais nous ne faisons qu’un passage éclair, il est temps de repartir pour notre deuxième session corse de l’année !

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Un week-end très ordinaire.

Après cette nuit d’exception dont nous garderons longtemps le souvenir, cap sur Estours pour y finir tranquillement la semaine. Parmi les activités de saison en ce début d’octobre, il y a la cueillette du patxaran, c’est-à-dire des prunelles que l’on met à macérer dans une anisette spéciale, et ce jusqu’à l’année suivante, ce qui donne cette fameuse liqueur basque appelée « patxaran » que l’on boit habituellement (et avec modération, bien entendu 🙂 ) bien fraîche à la fin d’un bon repas.
La récolte du patxaran n’est pas chose facile au pays Basque, car la concurrence est rude. En Ariège, par contre, personne ne prépare le patxaran ou presque, c’est donc ce samedi 12 octobre que nous sommes partis vers Azas où nous avions repéré de jolis pieds le long du chemin du Mirabat.

C'est toujours agréable d'aller se promener à Azas car le village est très bien entretenu, il y a encore plein de fleurs début octobre.

C’est toujours agréable d’aller se promener à Azas car le village est très bien entretenu, il y a encore plein de fleurs début octobre.

De là la vue plonge sur le hameau de Couflens de Betmajou, il paraît que les Anciens aimaient bien surveiller les allées et venues dans les hameaux voisins...

De là la vue plonge sur le hameau de Couflens de Betmajou, il paraît que les Anciens aimaient bien surveiller les allées et venues dans les hameaux voisins…

On a une vue superbe sur notre vallée, le Valier est déjà saupoudré par la toute première neige, qui s'annonçait quand nous avons quitté le Pic du Midi.

On a une vue superbe sur notre vallée, le Valier est déjà saupoudré par la toute première neige, qui s’annonçait quand nous avons quitté le Pic du Midi.

Je cours un peu après les papillons pendant que Dany et Daniel ramassent sérieusement les prunelles.

Je cours un peu après les papillons pendant que Dany et Daniel ramassent sérieusement les prunelles.

On voit aussi très bien la vallée de Coumecaude et Aunac, c'est le Cap de Bouirex derrière.

On voit aussi très bien la vallée de Coumecaude et Aunac, c’est le Cap de Bouirex derrière.

Le soleil éclaire joliment les feuilles de ce frêne.

Le soleil éclaire joliment les feuilles de ce frêne.

Par ces belles journées d’automne, nous ne sommes pas seuls à faire nos petites récoltes ; à Estours, dans le lierre au-dessus de la terrasse, il y a une grande activité animale.

Une fauvette à tête noire, que je soupçonne d'habiter là, et qui s'intéresse peut-être aux innombrables insectes attirés par les fleurs du lierre.

Une fauvette à tête noire, que je soupçonne d’habiter là, et qui s’intéresse peut-être aux innombrables insectes attirés par les fleurs du lierre.

Un Vulcain, ils ont été plus d'une dizaine en même temps ce jour-là.

Un Vulcain, ils ont été plus d’une dizaine en même temps ce jour-là.

Il y a aussi quelques Robert-le-diable.

Il y a aussi quelques Robert-le-diable.

Mais les week-ends ont toujours une fin. Pour notre migration habituelle vers l’Ouest du dimanche après-midi, nous faisons un petit arrêt à la foire Bio de Lorp, où une navette inattendue nous transfère du parking du supermarché jusqu’à la foire :

c'est une superbe voiture attelée qui sert de navette très écologique.

une superbe voiture attelée qui sert de navette très écologique.

Ils sont superbes, et leur entente vraiment parfaite pour le travail. Un moyen de locomotion bien sympathique !

Ils sont superbes, et leur entente vraiment parfaite pour le travail. Un moyen de locomotion bien sympathique !

Retour donc pour quelques jours à Anglet, mais attention çà ne va pas durer !…

Une nuit dans les étoiles (II)

Hé bien, le lendemain matin, un peu avant 6h, un petit coup d’œil par la fenêtre nous confirmait rapidement que les étoiles étaient de nouveau au rendez-vous ce matin, et vite on s’habille pour rejoindre notre animateur Joachim et les autres passagers de la nuit sur la terrasse.

Fermeture de la dernière couche (et 7ème je crois).

Fermeture de la dernière couche (et 7ème je crois).

Là c'est déjà bouclé, il manque tout de même un bonnet (oublié à Anglet !)

Là c’est déjà bouclé, il manque tout de même un bonnet (oublié à Anglet !)

Lorsque nous arrivons sur la terrasse, Joachim est déjà là avec deux autres personnes seulement, les autres paresseux sont encore au lit ! Pourtant le spectacle est toujours merveilleux avec ce ciel tellement étoilé de la haute montagne. Nous pouvons maintenant voir Orion et sa nébuleuse, Sirius l’étoile la plus brillante du ciel, et plein d’autres merveilles célestes. Après une bonne heure d’observation, il est temps d’aller prendre le petit déjeuner pour être prêts pour le lever du soleil, moment où je pourrai enfin reprendre le reportage photo.

8 heures, nous revoilà sur la terrasse, le soleil n'est pas encore levé mais il s'annonce pour bientôt. Ambiance fraîche malgré les couleurs chaudes...

8 heures, nous revoilà sur la terrasse, le soleil n’est pas encore levé mais il s’annonce pour bientôt. Ambiance fraîche malgré les couleurs chaudes…

Près de nous, les nuages bas montent à l'assaut des crêtes et s'écoulent de l'autre côté.

Près de nous, les nuages bas montent à l’assaut des crêtes et s’écoulent de l’autre côté.

Une flaque d'or liquide à l'endroit où le dieu soleil va apparaître.

Une flaque d’or liquide à l’endroit où le dieu soleil va apparaître.

Voilà le soleil ! Cette fois, tout le monde a vu le rayon vert, sauf Daniel qui tournait la tête. Et, bien sûr, l'appareil s'est déclenché trop tard.

Voilà le soleil ! Cette fois, tout le monde a vu le rayon vert, magnifique, sauf Daniel qui tournait la tête. Et, bien sûr, le temps de voir, l’appareil a été déclenché trop tard.

Le soleil commence à apparaître vraiment.

Le soleil commence à apparaître vraiment. Il est 8h11.

Moins de 30 secondes plus tard...

Moins de 30 secondes plus tard… On reconnaît sur la droite le Mont Valier.

Comme la veille au soir, mais dans l'autre sens, l'ombre du Pic se projette dans le ciel.

Comme la veille au soir, mais dans l’autre sens, l’ombre du Pic se projette dans le ciel vers l’Ouest.

Vers le Sud, les premiers rayons du soleil éclairent, de gauche à droite, le Ramougn, le Néouvielle et le Pic Long, tous trois dépassant les 3000m d'altitude.

Vers le Sud, les premiers rayons du soleil éclairent, de gauche à droite, le Ramougn, le Néouvielle et le Pic Long, tous trois dépassant les 3000m d’altitude.

Tout près de nous les premiers rayons dorent les crêtes d'une lumière chaude.

Tout près de nous les premiers rayons dorent les crêtes d’une lumière chaude.

Là-bas loin vers l'Ouest ce n'est encore que le sommet de l'Ossau qui est dans le soleil.

Là-bas loin vers l’Ouest ce n’est encore que le sommet de l’Ossau qui est dans le soleil.

Un peu plus à gauche, le massif du Balaïtous, le "3000" le plus occidental des Pyrénées.
Un peu plus à gauche, le massif du Balaïtous, le « 3000 » le plus occidental des Pyrénées.
Vers le Nord, la mer de nuages éclairée par le soleil levant.

Vers le Nord, la mer de nuages éclairée par le soleil levant.

Nous quittons ensuite les terrasses extérieures pour nous diriger par le dédale de couloirs intérieurs vers le télescope Bernard Lyot ; Joachim nous explique que le site étant en conditions hivernales pendant de très longues périodes, les bâtiments ont été conçus pour que l’on puisse passer d’une partie à n’importe quelle autre sans avoir à passer par l’extérieur. Après avoir gravi quelques volées d’escaliers, nous atteignons enfin l’intérieur de la coupole sommitale, où se trouve le dernier télescope encore vraiment en service au Pic. Son miroir est de 2m de diamètre.

L'intérieur de la coupole et le tube du télescope.

L’intérieur de la coupole et le tube du télescope.

Le télescope, vu de l'extérieur la veille au soir.

Le télescope, vu de l’extérieur la veille au soir.

Une nouvelle pérégrination à travers les couloirs nous amène jusqu’au coronographe, dédié à l’observation du Soleil, et désormais exploité par une association d’astronomes amateurs ; par ce temps clair, la coupole est ouverte et le coronographe en action.

Un astronome observe sur des écrans d'ordinateur l'activité solaire vue par la lunette.

Un astronome observe sur des écrans d’ordinateur l’activité de la couronne solaire vue par la lunette ; bien sûr, un cache occulte le Soleil.

Mais voici qu'arrivent maintenant les premiers nuages, celui-ci nous cache le bâtiment interministériel, il est maintenant 11h passées.

Mais voici qu’arrivent maintenant les premiers nuages, celui-ci nous cache le bâtiment interministériel, il est déjà 11h passées.

Ils sont presque à notre niveau, les sommets émergent encore mais cela monte très vite. Il va être temps de redescendre de notre îlot céleste...

Ils sont presque à notre niveau, les sommets émergent encore mais cela monte très vite. Il va être temps de redescendre de notre îlot céleste…

...non sans avoir rendu hommage tout de même aux initiateurs du projet de l'observatoire au XIXe siècle, Charles-Marie-Étienne Champion Dubois de Nansouty et Célestin-Xavier Vaussenat, dont nous voyons ici les stèles.

…non sans avoir rendu hommage aux initiateurs du projet de l’observatoire au XIXe siècle, Charles-Marie-Étienne Champion Dubois de Nansouty et Célestin-Xavier Vaussenat, dont nous voyons ici les stèles.

Un peu dur de redescendre dans la grisaille après tout çà, une expérience unique et vraiment inoubliable !

Une nuit dans les étoiles (I)

De quoi avais-je envie, comme cadeau de 60 ans ? Non, pas d’un saut en parachute, j’avais juste envie de me rapprocher un peu du ciel et des étoiles, et de passer une nuit au sommet du Pic du Midi. Depuis quelques années, en effet, les bâtiments de l’observatoire, qui n’étaient plus guère utilisés, ont été en grande partie adaptés pour recevoir le public, il y a là un restaurant, un musée, et toute une partie qui servait au logement des scientifiques a été réaménagée en chambres destinées à l’accueil des visiteurs. Et les nuits au Pic ont tellement d’adeptes qu’il faut réserver bien longtemps à l’avance, sans aucune certitude d’y avoir un ciel dégagé ! Mon cadeau (celui de Daniel) était donc prévu pour le mercredi 9 octobre (impossible d’avoir un week-end en s’y prenant au mois de juin), et le jour venu un plafond bas de nuages bien peu engageant obscurcissait le ciel tout le long du chemin, et jusqu’à l’arrivée à La Mongie , où nous arrivions carrément dans le brouillard pour le dernier départ de téléphérique à 16h.

Nous voilà donc dans le hall de départ du téléphérique, nous sommes seuls, les autres visiteurs ont dû monter plus tôt. Mais il y avait cours à l'IUT le matin...

Nous voilà donc dans le hall de départ du téléphérique, nous sommes seuls, les autres visiteurs ont dû monter plus tôt. Mais il y avait cours à l’IUT le matin…

Merveille ! Juste au moment où nous allons démarrer, les nuages se déchirent et voilà un beau ciel bleu qui apparaît soudain !

Merveille ! Juste au moment où nous allons démarrer, les nuages se déchirent et voilà un beau ciel bleu qui apparaît soudain !

On s'élève dans le ciel, d'une étonnante clarté soudain.

On s’élève dans le ciel, d’une étonnante clarté. Haha ! Je vois la voiture sur la parking tout en bas !

Les nuages ne sont pas bien loin, mais un beau soleil projette l'ombre de notre cabine sur la montagne.

Les nuages ne sont pas bien loin, mais un beau soleil projette l’ombre de notre cabine sur la montagne.

On est très haut, suspendus à notre petit fil. On croise la cabine qui redescend.

On est très haut, suspendus à notre petit fil. On croise la cabine qui redescend.

Dernier pylône avant l'arrivée !

Dernier pylône avant l’arrivée !

Nous y voilà ! Pas un nuage au-dessus de nous, ils sont tous restés en bas. L'air est très clair, et le soleil encore chaud.

Nous y voilà ! Pas un nuage au-dessus de nous, ils sont tous restés en bas. L’air est très clair, et le soleil encore chaud.

Nous prenons possession de notre chambre avant de retourner faire le tour des terrasses et admirer le panorama ; ce n'est pas très grand, mais très confortable, même si les douches sont communes (on s'en fiche on restera sale, pas de temps à gaspiller !)

Nous prenons possession de notre chambre avant de retourner faire le tour des terrasses et admirer le panorama ; ce n’est pas très grand, mais très confortable, même si les douches sont communes (on s’en fiche on restera sale, pas de temps à gaspiller !)

La vue vers l'Est, avec la sexagénaire.

La vue vers l’Est, avec la sexagénaire.

Vers l'Ouest, il va falloir contourner les bâtiments pour avoir la vue ; c'est à l'intérieur qu'il y a le restaurant et le musée.

Vers l’Ouest, il va falloir contourner les bâtiments pour avoir la vue ; c’est à l’intérieur qu’il y a le restaurant et le musée. Les visiteurs de ce soir profitent du soleil sur la terrasse.

Vers le Sud, les plans successifs de la chaîne s'offrent à notre regard. On reconnaît dans le lointain les sommets de Gavarnie avec la caractéristique brèche de Roland.

Vers le Sud, les plans successifs de la chaîne s’offrent à notre regard. On reconnaît dans le lointain les sommets de Gavarnie avec la caractéristique brèche de Roland, qui apparaît juste d’ici comme une petite échancrure dans la crête.

Vers le Nord, au-delà des premiers vallonnements, c'est la plaine dissimulée par la mer de nuages, à perte de vue.

Vers le Nord, au-delà des premiers vallonnements, c’est la plaine dissimulée par la mer de nuages, à perte de vue.

Au loin vers l'Est, on repère le Valier à l'aide de la table d'orientation. Avec le zoom, il a tout de suite l'air plus proche.

Au loin vers l’Est, on repère le Valier à l’aide de la table d’orientation. Avec le zoom, il a tout de suite l’air plus proche.

Direction Sud-Ouest, la vue plonge vers le cœur de la chaîne.

Direction Sud-Ouest, la vue plonge vers le cœur de la chaîne.

Au-dessous de nous, le petit lac d'Oncet.

Au-dessous de nous, le petit lac d’Oncet.

Maintenant le soir arrive et la lumière du soleil couchant rase le sommet des nuages.

Maintenant le soir arrive et la lumière du soleil couchant rase le sommet des nuages. Le massif le plus haut sur la photo, c’est celui du Vignemale.

Il va disparaître dans quelques minutes ; on peut reconnaître le Pic du Midi... d'Ossau, tout là-bas.

Il va disparaître dans quelques minutes ; on peut reconnaître le Pic du Midi… d’Ossau, tout là-bas (et encore le Vignemale sur la gauche).

Tandis qu'à l'opposé on découvre l'ombre portée du Pic sur la mer de nuages, étonnant, n'est-ce pas ?

Tandis qu’à l’opposé on découvre l’ombre portée du Pic sur la mer de nuages, étonnant, n’est-ce pas ?

Les derniers rayons illuminent les bâtiments autour de nous.

Les derniers rayons illuminent les bâtiments autour de nous.

Le dernier rayon du soleil est vert, par un phénomène bien connu mais rarement observable. J'ai eu la chance d'avoir déclenché juste au bon moment...

Le dernier rayon du soleil est vert, par un phénomène bien connu mais rarement observable. J’ai eu la chance d’avoir déclenché juste au bon moment…

Dans les dernières lueurs du jour, la chaîne plonge dans la mer de nuage en formant des presqu'îles et des caps, quelques îlots aussi.

Dans les dernières lueurs du jour, la chaîne plonge dans la mer de nuage en formant des presqu’îles et des caps, quelques îlots aussi.

Après l'excellent repas, la soirée sera consacrée à l'observation du ciel, sublime à cette altitude et avec ce temps clair, mais là trop sombre, pas de photos, il faudra se contenter de ce beau croissant de Lune avant d'aller se coucher.

Après l’excellent repas, la soirée sera consacrée à l’observation du ciel, sublime à cette altitude et avec ce temps clair, mais trop sombre, pas de photos, il faudra se contenter de ce beau croissant de Lune avant d’aller se coucher.


Le lendemain matin nous avions rendez-vous sur la terrasse à 6h pour observer le ciel du matin… en cas de ciel dégagé seulement. Et alors ????
On verra bien demain…

La Haute-Corse, fin de la première saison.

Nous voilà donc en route pour le petit village de Calenzana, où j’avais réservé une chambre d’hôtes chez Bérengère et Gilles ( http://www.ombre-du-clocher.com/ ), ce dernier étant le fils de vieux copains de fac à Toulouse, ce qui fut la source de bien sympathiques discussions, et de faire la connaissance de leurs adorables jumeaux.

La salle à manger de la maison d'hôtes de Bérengère et Gilles, décorée avec beaucoup de goût.

La salle à manger de la maison d’hôtes de Bérengère et Gilles, décorée avec beaucoup de goût.

Le programme du lendemain en Balagne était un peu à l’image de celui de la veille (mélange voiture-promenade à pied), mais était-ce en raison de la marche de la veille, voilà Daniel soudain repris intensément par sa douleur baladeuse, en se levant de la table du petit déjeuner cette fois. Changement de programme donc, je le laisse tranquille dans un fauteuil avec le dernier Canard et m’en vais faire un tour dans le village.

Comme souvent, le principal monument est l'église, celle-ci est flanquée d'un beau campanile baroque sur lequel une plaque commémore l'extermination de quelque 500 mercenaires allemands à la solde des génois, notamment avec l'aide des abeilles sorties des ruches qui avaient été jetées à leurs pieds.

Comme souvent, le principal monument est l’église, celle-ci est flanquée d’un beau campanile baroque sur lequel une plaque commémore l’extermination de quelque 500 mercenaires allemands à la solde des génois, notamment avec l’aide des abeilles sorties des ruches qui avaient été jetées à leurs pieds.

L'église Saint-Blaise est elle aussi baroque.

L’église Saint-Blaise est elle aussi baroque.

Elle a un bel autel en marqueterie de marbre.

Elle a un bel autel en marqueterie de marbre.

Au plafond une peinture représente saint Blaise guérissant un enfant.

Au plafond une peinture représente Saint Blaise guérissant un enfant.

De retour à la maison, je constate que l’état du patient est stationnaire et décide d’aller emprunter la clé de l’église Sainte-Restitude au bureau de tabac pour faire la visite en attendant la suite des événements. Je me rends sur place en voiture, en effet la chapelle est un peu en dehors du village, entourée de très vieux oliviers sous l’un desquels lisait une jeune fille que je n’ai pas osé photographier.

L'intérieur de la chapelle contraste avec le baroque de l'église saint Blaise.

L’intérieur de la chapelle contraste avec le baroque de l’église saint Blaise.

A gauche en entrant, il y a un bénitier vraiment étonnant en marbre sculpté, il date du XVIe siécle. Cette main qui semble le tenir par dessous est vraiment étonnante.

A gauche en entrant, il y a un bénitier vraiment étonnant en marbre sculpté, il date du XVIe siécle. Cette main qui semble le tenir par dessous est magnifique.

L'autel est du IVe siècle et n'a rien à voir avec le précédent, leur différence illustre bien l'évolution de l'Eglise primitive à celle du XVIIIe siècle... Quant au machin à l'arrière de l'autel, sachez que cela s'appelle un cénotaphe, bande d'incultes, et si vous êtes aussi ignares que moi Wiki vous donnera la définition de la chose. Dessus, des fragments de fresques du XIIIe siècle illustrent le martyre de sainte Restitude et de ses 5 compagnons d'infortune, décapités par les méchants.

L’autel est du IVe siècle et n’a rien à voir avec le précédent, leur différence illustre bien l’évolution de l’Eglise primitive à celle du XVIIIe siècle… Quant au machin à l’arrière de l’autel, sachez que cela s’appelle un cénotaphe,  et si vous êtes aussi ignares que moi Wikipédia vous donnera la définition de la chose. Dessus, des fragments de fresques du XIIIe siècle illustrent le martyre de sainte Restitude et de ses 5 compagnons d’infortune, décapités par les méchants.

A gauche de l'autel, c'est la statue de sainte Restitude en bois polychrome du XVIIIe siécle, que l'on promène pour les processions annuelles.

A gauche de l’autel, c’est la statue de sainte Restitude en bois polychrome du XVIIIe siècle, que l’on promène pour les processions annuelles.

En bas, dans la crypte, le sarcophage en marbre de Carrare du IVe siècle découvert en 1951 lors des fouilles, et qui contenait les ossements de 6 personnes... (je vous épargne la photo des ossements exposés de l'autre côté de l'autel).

En bas, dans la crypte, le sarcophage en marbre de Carrare du IVe siècle découvert en 1951 lors des fouilles, et qui contenait les ossements de 6 personnes… (je vous épargne la photo des ossements exposés de l’autre côté de l’autel).

Une série d'ex-voto : Restitude est la sainte patronne de Calenzana, on s'est laissé dire que le prénom était couramment donné dans la région...

Une série d’ex-voto : Restitude est la sainte patronne de Calenzana, et on s’est laissé dire que le prénom était couramment donné dans la région…

La nef n'est que faiblement éclairée par des fenêtres en forme de meurtrières et en grande partie bouchées.

La nef n’est que faiblement éclairée par des fenêtres en forme de meurtrières et en grande partie bouchées.

De retour au village, la situation est stationnaire et nous nous traînons jusqu’à un des restaurants (tout proche) avant de faire de nouveaux plans. Finalement, on se décide pour un circuit par les petites route et petits villages proposé par un guide, et je me retrouve promue de l’état de photographe avec chauffeur à celui de photographe-chauffeur (est-ce vraiment une promotion ?)

Notre itinéraire serpente le long de la D151, au fil des jolis petits villages et des vues sur la côte et la mer lorsque la route s'élève, avec le Monte Grosso dominant l'ensemble. Un arrêt à Lunghignano nous permet d'imaginer qu'il y a encore un curé rouge ici.

Notre itinéraire serpente le long de la D151, au fil des jolis petits villages et des vues sur la côte et la mer lorsque la route s’élève, avec le Monte Grosso dominant l’ensemble. Un arrêt à Lunghignano nous permet d’imaginer qu’il y a encore ici un curé rouge.

A Montemaggiore habite un descendant des antiques tailleurs de statues menhirs, j'ai aimé celui de Pascal Paoli, le héros Corse de l'indépendance et initiateur de l'université de Corte.

A Montemaggiore habite un descendant des antiques tailleurs de statues menhirs, j’ai aimé celui de Pascal Paoli, le héros Corse de l’indépendance et initiateur de l’université de Corte.

Un peu plus loin il faut s'écarter un peu de la route pour parvenir à la chapelle San Rinieru (saint Régnier) qui nous fournit un premier exemple de l'utilisation des couleurs des pierres pour la décoration des églises romanes.

Un peu plus loin il faut s’écarter un peu de la route pour parvenir à la chapelle San Rinieru (saint Régnier) qui nous fournit un premier exemple de l’utilisation des couleurs des pierres pour la décoration des églises romanes.

Il y a bien quelques fleurs sur le bord de notre petite route, mais rien à voir avec le souvenir que je garde de notre première visite au printemps, à cette époque on avait l'impression de rouler dans les allées d'un jardin.

Il y a bien quelques fleurs sur le bord de notre petite route, mais rien à voir avec le souvenir que je garde de notre première visite au printemps, à cette époque on avait l’impression de rouler dans les allées d’un jardin.

Au village d'Aregno, dans le cimetière, nous découvrons une deuxième église romane polychrome pisane, dédiée à la Trinité.

Au village d’Aregno, dans le cimetière, nous découvrons une deuxième église romane polychrome pisane, dédiée à la Trinité.

Celle-ci est bien plus décorée que San Rinieru, la statue du pignon représente un homme enlevant une épine de son pied, j'apprends qu'il s'agirait d'une allégorie de la connaissance.

Celle-ci est bien plus décorée que San Rinieru, la statue du pignon représente un homme enlevant une épine de son pied, j’apprends qu’il s’agirait d’une allégorie de la connaissance (?)

Le lendemain matin à Calenzana, le bulletin de santé matinal étant celui d’un état stationnaire, même genre de programme pour une journée qui devait de toutes façons se finir à Bastia pour un retour sur le continent le jour suivant.

Pas question d'envisager une visite pédestre de Calvi avec l'état des troupes, on commence donc par monter jusqu'au belvédère de ND de la Serra, d'où on a une jolie vue sur la ville et la baie, sous un nuage bien menaçant.

Pas question d’envisager une visite pédestre de Calvi vu l’état des troupes, on commence donc par monter jusqu’au belvédère de ND de la Serra, d’où on a une jolie vue sur la ville et la baie, sous un nuage bien menaçant.

C'est Notre Dame qui a la plus belle vue !

C’est Notre Dame qui a la plus belle vue !

La route de la Serra traverse des chaos granitiques où, comme un peu partout en Corse, les blocs sont sculptés par l'érosion.

La route de la Serra traverse des chaos granitiques où, comme un peu partout en Corse, les blocs sont sculptés par l’érosion.

Notre route nous conduit ensuite jusqu'à Nonza et sa tour, pas génoise pour une fois, bâtie à l'initiative de notre ami Paoli. Comme on voit, le temps n'est pas formidable !

Notre route nous conduit ensuite jusqu’à Nonza et sa tour, pas génoise pour une fois, mais bâtie à l’initiative de notre ami Paoli. Comme on voit, le temps n’est pas formidable !

Les nuages volent vraiment très bas, mais entre deux passages la vue sur la grande plage noire reste très impressionnante.

Les nuages volent vraiment très bas, mais entre deux passages la vue sur la grande plage noire reste très impressionnante.

Ici l'église est dédiée à la martyre locale sainte Julie, et il y a même une double source miraculeuse qui serait née à la place où les seins de la sainte coupés par ses bourreaux avaient été jetés. Mais là aussi, vu l'état des troupes et la pluie menaçante, nous ne descendrons pas les quelque 160 marches qui mènent aux sources, qui du reste n'ont pas la réputation de soigner les jambes malades.

Ici l’église est dédiée à la martyre locale sainte Julie, et il y a même une double source miraculeuse qui serait née à la place où les seins de la sainte coupés par ses bourreaux avaient été jetés. Mais là aussi, vu l’état des troupes et la pluie menaçante, nous ne descendrons pas les quelque 160 marches qui mènent aux sources, du reste elles n’ont pas la réputation de soigner les jambes malades.

Une dernière église romane polychrome pisane, celle-ci particulièrement somptueuse, celle de San Michele de Murato.

Une dernière église romane polychrome pisane, celle-ci particulièrement somptueuse, celle de San Michele de Murato.

Ce linteau sculpté est une copie, l'original ayant été brisé par la foudre.

Ce linteau sculpté est une copie, l’original ayant été brisé par la foudre.

Nous quittons les lieux définitivement envahis par les nuages pour rejoindre Bastia, puis dimanche le continent.

Nous quittons les lieux définitivement envahis par les nuages pour rejoindre Bastia, puis dimanche le continent.

Et c’est la fin de ce premier séjour automnal en Corse, mais attention le retour est déjà programmé…

La Haute-Corse, suite de nos aventures.

Il me restait ensuite une journée et demie pour me balader autour de Corte, et je les consacrai à poursuivre mon exploration de la proche région du Bozio, ses villages et ses minuscules routes pleines de virages où, heureusement, peu de monde circule, du moins à cette saison.

L'eau ne semble pas manquer dans ces villages de la montagne corse, les fontaines sont nombreuses, il me semble que celle-ci est à Santa-Lucia. La plaque semble confirmer l'existence de familles de politiciens sur l'île, car il me semble que le nom du maire de l'époque est encore bien connu aujourd'hui...

L’eau ne semble pas manquer dans ces villages de la montagne corse, les fontaines sont nombreuses, je crois que celle-ci est à Santa-Lucia. La plaque semble confirmer l’existence de familles de politiciens sur l’île, car  le nom du maire de l’époque est encore bien connu aujourd’hui…

Ici le soleil peut jouer à l'infini sur le relief.

Ici le soleil peut jouer à l’infini sur le relief.

Beaucoup de culturel pour la suite de mes visites du Bozio, avec l'achat d'un nouveau guide Gallimard de la Haute-Corse ; cap donc sur la chapelle San Pantaleo à Gavignano, dont le guide décrit les fresques du XVe. Mais voilà : la chapelle est en travaux et tout à fait fermée, et tant pis pour les fresques, ce sera peut-être pour une autre fois. Je ne découvrirai que plus tard les quelques pages à la fin du guide où toutes les indications sont données pour les éventuelles visites...

Beaucoup de culturel pour la suite de mes visites du Bozio, avec l’achat d’un nouveau guide Gallimard de la Haute-Corse ; cap donc sur la chapelle San Pantaleo à Gavignano, dont le guide décrit les superbes fresques du XVe. Mais voilà : la chapelle est en travaux et tout à fait fermée, et tant pis pour les fresques, ce sera peut-être pour une autre fois. Je ne découvrirai que plus tard les quelques pages à la fin du guide où toutes les indications sont données pour les éventuelles visites…

Ma route traverse ensuite le joli village de Saliceto.

Ma route traverse ensuite le joli village de Saliceto.

Quelques kilomètres plus loin, je gare la voiture et monte à pied le chemin vers la chapelle Santa Maria de Cambia, un peu inquiète de ne trouver aucune indication de durée. Heureusement, la marche n'est pas trop longue et je découvre, à côté de la chapelle, la statue-menhir de Petra Frigiata et les ruines d'un ancient couvent.

Quelques kilomètres plus loin, je gare la voiture et monte à pied le chemin vers la chapelle Santa Maria de Cambia, un peu inquiète de ne trouver aucune indication de durée. Heureusement, la marche n’est pas trop longue et je découvre, à côté de la chapelle, la statue-menhir de Petra Frigiata et les ruines d’un ancient couvent.

La chapelle, qui est bien dissimulée par les arbres, est ouverte et renferme un autel roman primitif en dalles monolithes.

La chapelle, qui est bien dissimulée par les arbres, est ouverte et renferme un autel roman primitif en dalles monolithes.

Un peu plus loin, c'est depuis le hameau de San Quilicu que l'on se rend (à pied aussi) à la chapelle du même nom ; elle est très ressemblante à Santa Maria avec ses pierres taillées, mais beaucoup plus ornée que cette dernière.

Un peu plus loin, c’est depuis le hameau de San Quilicu que l’on se rend (à pied aussi) à la chapelle du même nom ; elle est très ressemblante à Santa Maria avec ses pierres taillées, mais beaucoup plus ornée que cette dernière.

Un homme en train de tuer un dragon.

Un homme est en train de tuer un dragon.

Un modillon grimaçant.

Un modillon grimaçant, bouh !

Quittons maintenant le Bozio avec ce dernier village perché (je pense qu'il s'agit de Sermano mais je n'en suis pas certaine), car la vacation est maintenant terminée et en route direction Calvi et Calenzana.

Quittons maintenant le Bozio avec ce dernier village perché (je pense qu’il s’agit de Sermano mais je n’en suis pas certaine), car nous arrivons maintenant au jeudi, et en route direction Calvi et Calenzana.

Il y a beaucoup de vaches le long de notre route, on ne sait pas trop de quoi elles survivent car on ne voit pas un brin d'herbe, l'été a dû être particulièrement sec cette année. Certaines sont d'une maigreur impressionnante.

Il y a beaucoup de vaches le long de notre route, on ne sait pas trop de quoi elles survivent car on ne voit pas un brin d’herbe, l’été a dû être particulièrement sec cette année. Certaines sont d’une maigreur impressionnante.

Arrivés au col de San Colombano, on découvre la mer. Les touffes de chardons desséchés ne sont pas du goût des vaches, elles sont intactes.

Arrivés au col de San Colombano, on découvre la mer. Les touffes de chardons desséchés ne sont pas du goût des vaches, elles sont intactes.

Moi qui n'ai jamais pu photographier un éclair...

Moi qui n’ai jamais pu photographier un éclair… 🙂

Nous descendons vers le village de Belgodère, précédé de son cimetière.

Nous descendons vers le village de Belgodère, précédé de son cimetière.

Ici les chardons sont encore vivants !

Ici les chardons sont encore vivants !

Après avoir rejoint la côte, nous tournons vers la droite pour rejoindre le site de l'embouchure de l'Ostricone, avec l'intention d'y faire une petite balade, car les douleurs de Daniel, après s'être déplacées, se sont finalement bien calmées.

Après avoir rejoint la côte, nous tournons vers la droite pour rejoindre le site de l’embouchure de l’Ostricone, avec l’intention d’y faire une petite balade, car les douleurs de Daniel, après s’être déplacées, se sont finalement bien calmées.

Pour arriver à la plage, il faut marcher un peu, et pour finir prendre les chaussures à la main pour la grande traversée !

Pour arriver à la plage, il faut marcher un peu, et pour finir prendre les chaussures à la main pour la grande traversée !

La plage est magnifique, très peu de monde et une eau turquoise et juste bonne, on se décide pour un petit bain et le pique-nique sur place, pour la balade on verra après.

La plage est magnifique, très peu de monde et une eau turquoise et juste bonne, on se décide pour un petit bain et le pique-nique sur place, pour la balade on verra après.

Finalement, on s'est décidé pour la balade, malgré la chaleur. En montant, il y avait un trou où l'on pouvait se reposer à l'ombre, le luxe quoi.

Finalement, on s’est décidé pour la balade, malgré la chaleur. En montant, il y avait un trou où l’on pouvait se reposer à l’ombre, le luxe quoi.

Finalement, on s'est décidé pour la balade, mais sans aller jusqu'au sommet, on s'est arrêté avant la partie rocheuse qui semblait délicate pour mon genou, la vue était quand même chouette de là, sur la plage et la côte vers l'Ile-Rousse.

On s’est arrêté avant la partie rocheuse qui semblait délicate pour mon genou, la vue était quand même chouette depuis là, sur la plage et la côte vers l’Ile-Rousse.

Une fois redescendus et prêts à repartir vers le Sud en direction de Calvi, un dernier coup d'oeil à ce superbe endroit depuis l'ancienne route qui sert désormais de parking.

Une fois redescendus et prêts à repartir vers le Sud en direction de Calvi, un dernier coup d’oeil à ce superbe endroit depuis l’ancienne route qui sert désormais de parking.

La Haute-Corse, première partie.

Après ces festivités, et les départs successifs des uns et des autres, il ne restait plus que quelques jours pour se préparer vraiment à notre premier séjour automnal en Corse. Et même plus précisément en Haute-Corse, puisque quelques vieux souvenirs nous incitaient à retourner traîner nos baskets du côté du Cap Corse, ce que nous avions déjà fait il y a bien longtemps avec Chipie (la chienne plutôt bien nommée) et les trois enfants. Cap donc sur Bastia et son aéroport, pas forcément une bonne idée puisqu’il a fallu transiter par Marseille à l’aller, Paris au retour, et donc perdre pas mal de temps en transports alors qu’il y a des vols directs de Toulouse à Ajaccio.
Comme chacun sait (ou pas), Bastia est la deuxième « grande » ville de Corse, sur la côte Est de l’île, et à la base de ce « doigt » pointant vers le Nord encore appelé Cap Corse. Et si Bastia est juste au pied de la montagne, une vaste zone de plaine côtière s’étend juste au Sud de la ville, avec l’étang de Biguglia et l’aéroport de Poretta.

Samedi 28 septembre au matin, nous découvrons la ville de Bastia depuis notre lieu d'hébergement, Alzeto, sur les hauteurs.

Samedi 28 septembre au matin, nous découvrons la ville de Bastia depuis notre lieu d’hébergement, Alzeto, sur les hauteurs. Deux ferries sont à quai, tout près de la vieille ville, et on aperçoit l’étang de Biguglia qui brille dans le lointain.

Pas de marche au programme ce jour car Daniel s'est blessé en attachant son lacet (çà ne s'invente pas) et souffre d'une douleur à l'aine. Nous choisissons donc d'explorer la côte Est du cap, en suivant la route côtière avec quelques incursions vers la montagne.

Pas de marche au programme ce jour car Daniel s’est blessé en attachant son lacet (çà ne s’invente pas) et souffre d’une douleur à l’aine. Nous choisissons donc d’explorer la côte Est du cap, en suivant la route côtière, avec quelques incursions vers la montagne. Premier arrêt à la marine d’Erbalunga.

Sur les hauteurs de Sisco, un chat bavard et sympathique près d'une "maison d'américain" difficile à apercevoir...

Sur les hauteurs de Sisco, un chat bavard et sympathique près d’une « maison d’américain » difficile à apercevoir…

...et surveillée par un mulet bien coiffé au sourire avenant.

…et surveillée par un mulet bien coiffé au sourire avenant.

Nous reprenons ensuite la route littorale qui passe tout près de la tour génoise de l'Osse

Nous reprenons ensuite la route littorale qui passe tout près de la tour génoise de l’Osse

et ce n'est plus très loin de Macinaggio que nous trouvons la petite plage qu'il nous faut pour pique-niquer (et ramasser des micro-coquillages pour Gabriel)

et ce n’est plus très loin de Macinaggio que nous trouvons la petite plage qu’il nous faut pour pique-niquer (et ramasser des micro-coquillages pour Gabriel)

Nous irons ainsi jusqu'au petit port de Barcaggio, à l'extrémité nord de l'île, d'où l'on peut voir l'île de la Giraglia et son phare.

Nous irons ainsi en flânant jusqu’au petit port de Barcaggio, à l’extrémité nord du Cap, d’où l’on peut voir l’île de la Giraglia et son phare.

Au retour, Alzeto et notre gîte sont déjà dans les nuages.

Au retour, Alzeto et notre gîte sont déjà dans les nuages.

Le lendemain matin les chats de la maison nous tiennent compagnie au petit déjeuner, sous la tonnelle.

Le lendemain matin les chats de la maison nous tiennent compagnie au petit déjeuner, sous la tonnelle.

La journée est consacrée à la visite de Bastia autour de son superbe vieux port, ici sous le soleil après l'orage.

La journée est consacrée à la visite de Bastia autour de son superbe vieux port, ici sous le soleil après l’orage.

Mais nous voilà au dimanche soir, il est temps de prendre la route pour Corte, il y en a un qui travaille, demain !

J'ai donc quartier libre pour les trois jours à venir, je commence donc par un petit tour dans la ville à la recherche des photos exposées, ici les photos du thème "culture et patrimoine", avec, en haut à droite... une de mes photos (les alignements de menhirs près de Sartène).

J’ai donc quartier libre pour les trois jours à venir, je commence par un petit tour dans la ville à la recherche des photos exposées cet été, ici les photos du thème « culture et patrimoine », avec, en haut à droite… une de mes photos (les alignements de menhirs près de Sartène). Une première !…

puis, l'après-midi, première balade sur les routes étroites et sinueuses du Bozio, à l'Est de Corte. Ici c'est la mairie d'Altiani, je n'en avais jamais vu de pareille ! (Pourtant ol y a bien écrit mairie au-dessus de la porte...)

puis, l’après-midi, première balade sur les routes étroites et sinueuses du Bozio, à l’Est de Corte. Ici c’est la mairie d’Altiani, je n’en avais jamais vu de pareille ! (Pourtant il y a bien écrit mairie au-dessus de la porte…)

En s'éloignant, on a une belle vue sur l'ensemble du village.

En s’éloignant, on a une belle vue sur l’ensemble du village.

Comme souvent en corse, le soleil et les nuages jouent à cache-cache, et les lumières sont magnifiques.

Comme souvent en corse, le soleil et les nuages jouent à cache-cache, et les lumières sont magnifiques.

Ici c'est Tralonca, tout près de Corte, avec en arrière-plan les aiguilles de Popolasca (j'adore ce nom).

Ici c’est Tralonca, tout près de Corte, avec en arrière-plan les aiguilles de Popolasca (j’adore ce nom).

Aller retour jusqu'aux bergeries de Grotelle dans la vallée de la Restonica le mardi matin, mais sans la marche prévue pour diverses raisons techniques (passerelle réduite à deux poutres, oubli de la carte photo...) ; ici un des innombrables pins Laricio de cette superbe vallée.

Aller retour jusqu’aux bergeries de Grotelle dans la vallée de la Restonica le mardi matin, mais sans la marche prévue pour diverses raisons techniques (passerelle réduite à deux poutres, oubli de la carte photo…) ; ici un des innombrables pins Laricio de cette superbe vallée.

Belle luminosité sur les montagnes avoisinantes (le Capo a Chiostro ?)

les bergeries de Grotelle sont encore occupées en ce début d'octobre, et les bidons à lait sont sur leur égouttoir !

Les bergeries sont encore occupées en ce début d’octobre, et les bidons à lait sont sur leur égouttoir !

Allez, je craque, encore quelques pins Laricio avant de retourner arpenter les routes du Bozio la prochaine fois.

Allez, je craque, encore quelques pins Laricio avant de retourner arpenter les routes du Bozio.