Cagateille.

Fin du mois d’août à Estours, les derniers visiteurs sont repartis.

Enfin… presque tous. Le Chat, désormais adopté par les voisins, se console de leur absence en venant squatter nos chiliennes et mendier croquettes et caresses.

Dans la serre, les tomates ont commencé à donner depuis quelques temps déjà, mais le mildiou est là et il faut quotidiennement éliminer les feuilles touchées par la maladie.

Les piments sont légion mais n’ont toujours pas commencé à rougir !

Le 27 août, l’après-midi est déjà bien entamée lorsque nous nous décidons pour une petite balade que nous n’avons plus faite depuis bien longtemps : le cirque de Cagateille. Pour cela, il faut déjà se rendre en voiture jusqu’au parking de La Peyre, au fond de la vallée d’Ustou. De là, nous apercevons les parois du cirque.

Nous prenons le chemin indiqué, un bon sentier qui grimpe doucement et rejoint vite une partie boisée.

Le trajet se fait ensuite en sous-bois.

Ce sont les hêtres qui dominent, nous croisons quelques vieux spécimens.

Enfin nous sortons du bois et débouchons sur ce que j’imagine être le reste d’une moraine, ou un verrou rocheux, qui donne une vue d’ensemble du cirque, avec son fond plat et ses parois abruptes.

Nous poursuivons le chemin jusqu’au fond du cirque, où se trouve une passerelle qui permet de franchir le ruisseau à pied sec et de continuer, pour ceux qui le souhaitent, vers l’étang au-dessus, et même vers l’Espagne.

En cette fin d’après-midi, le soleil éclaire joliment le piton rocheux qui domine les parois du cirque.

et le ruisseau s’écoule paisiblement. Il ne nous reste plus qu’à rebrousser chemin pour revenir au parking…

… chemin faisant, nous découvrons un arbre « féminisé » par le patron de l’affabuloscope Claudius de Cap Blanc, il y a quelques années sans doute d’après l’aspect de la blessure.

J’ai déjà consacré un article à cet établissement et à son créateur, que les curieux pourront toujours aller visiter en suivant le lien  http://www.affabuloscope.fr/

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Artigue 2016

Une des balades incontournables de l’été, au moins une fois en principe, c’est la montée jusqu’à la cabane d’Artigue, avec saucisse ou côtelettes à faire griller, et à l’été 2016 ce fut pour nous le 25 août.

Pour cela, il suffit de remonter la vallée d’Estours en direction du Valier à partir de la centrale d’Arros (ou même du hameau d’Estours si on a le courage), en suivant le tracé du GR10 qui longe le torrent en sous-bois, ce qui en fait une promenade très agréable même par une journée très chaude comme cela peut arriver en été.

C’est peu avant d’arriver au pied de la cascade de Bibet, au niveau de la passerelle trop moderne qui ne plaît pas à Gérard, que l’on découvre notre sommet tutélaire du mont Valier, et son petit glacier d’Arcouzan qui résiste encore à la fonte généralisée constatée sur tous ses semblables, et notamment ceux des Pyrénées. Comme on peut constater, c’est vraiment du beau temps aujourd’hui !

Chaque année qui passe permet de constater des changements le long du torrent, comme cet arbre tombé en travers du lit, cette fois.

Les rayons du soleil à travers les arbres mettent en valeur les bouillonnements de la rivière. Un spectacle mouvant et toujours fascinant.

Au bout de presque 2 heures de marche, nous sortons du couvert et découvrons sur notre droite la belle cascade d’Arcouzan au fond de son écrin de roche. Le débit n’y est pas très fort en cette fin d’été.

En grimpant encore un peu sur la gauche, nous découvrons aussi avec intérêt que l’on vient (en nous voyant arriver) de mettre la saucisse à griller, le feu ayant été préparé efficacement par les trois éclaireurs, partis en avant-garde tandis que j’attendais l’arrivée tardive des toulousains.

Ici, comme cela arrive parfois en altitude, les papillons azurés ne sont pas farouches, et ils aiment bien se poser sur nous pour se délecter de quelques gouttes de sueur ou autre délice sécrété par la peau du randonneur.

Petite séquence digestion…

Nous sommes tout près de la cabane d’Artigue et de la vallée du même nom (à cet endroit). Nous y avons souvent vu des chevaux, mais ce jour-là ils ne sont pas présents.

De l’autre côté du ruisseau, la cascade est bien belle, et si certains se laissent tenter par un bain rafraîchissant, le choix des autres se porte sur elle.

Au moment de reprendre mon bâton, je suis obligée d’en chasser toute une équipe de papillons en train de suçoter la poignée.

Nous voilà presque arrivés !

Et me voilà au pied du mur ! A cette saison, ça mouille un peu mais il est tout de même possible de s’approcher avec l’appareil photo sans trop le tremper. On ressent tout de même bien le souffle froid de la chute d’eau.

Photo souvenir…

…et la vue de l’autre côté, en se retournant vers Artigue, et le bois de Japtoï.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le GR10 pour redescendre le long du ruisseau, où les derniers rayons de soleil éclairent encore quelques berces, avant qu’il ne disparaisse derrière les hautes parois.

 

Saint-Lizier avec les suisses.

Le 22 août au matin, beau temps constaté !

Nous optons pour la visite de Saint-Lizier avec son important patrimoine culturel, une valeur sûre.

Un peu plus bas que la place de la cathédrale, il y a un parking ombragé, avec de la place pour la voiture, et même une table pour pique-niquer, on en profite.

Après avoir réglé le problème des nourritures terrestres, nous rejoignons la place de la cathédrale. En fait, il y a carrément DEUX (anciennes) cathédrales à Saint Lizier, la première que nous voyons sur la gauche de la photo et qui est dédiée à Saint-Lizier, la deuxième se trouvant intégrée dans l’ensemble architectural du Palais des évêques, que nous apercevons à droite en arrière-plan.

Les murs sont imposants, on peut y apercevoir à plusieurs endroits des pierres de réemploi issues des constructions de l’antique cité gallo-romaine.

A l’intérieur, outre les fresques du choeur et l’orgue, une statue en bois de la Vierge à l’Enfant, qui aurait été restaurée et modifiée dans les années 1970.

Une porte permet de passer directement de l’église au cloître roman.

Il est orné de colonnes simples ou doubles, avec des chapiteaux sculptés…

certains très finement !

Jacques et Saint Jacques… lequel des deux est inspiré par l’autre ?

Nous passons ensuite à la visite de la pharmacie de l’Hôtel Dieu, du XVIIIe siècle. Celle-ci est obligatoirement et logiquement guidée.

Montons maintenant vers le Palais des évêques. Il domine la situation !

Nous voici maintenant dans la deuxième cathédrale, dédiée à Notre Dame de la Sède. On y admire, encore une fois, les admirables fresques Renaissance du plafond, avec les sibylles et les patriarches.

Photographier un plafond n’est pas chose facile, cela prend du temps, et les résultats ne sont pas toujours satisfaisants. Mes trois acolytes patientent sur le banc du fond.

Vue de l’extérieur, du côté opposé à la façade du Palais, Notre Dame de la Sède n’a rien de très impressionnant.

Nous passons ensuite par les différentes salles du musée, où sont exposés notamment des documents anciens, comme cette « carte du pays de Tendre ».

En sortant, il faut bien passer un moment à admirer le point de vue sur le village, la cathédrale Saint-Lizier bien reconnaissable avec sa tour octogonale, Saint-Girons un peu plus loin, et la barrière Pyrénéenne à l’horizon.

Comme il n’est pas encore trop tard, on peut se permettre d’aller jusqu’au village proche de Montjoie, que nous ne connaissons pas encore.

Et en effet, il y a dans cette petite bastide une église dont la façade, qui sert aussi de clocher-mur, est assez remarquable.

Ici une des têtes sculptées près de la porte.

Et une des maisons qui donnent sur la place de l’église. Il ne subsiste rien des maisons médiévales, mais j’ai bien aimé l’auvent couvert d’ardoises rustiques.

 

L’étang de Lers.

Le 21 août, les petits ayant été restitués à leurs parents, nous voilà maintenant seuls avec les amis suisses. Le temps est maussade, mais pourrait ne pas s’aggraver, et même se dégager légèrement en fin de journée, nous choisissons donc d’amener nos hôtes jusqu’à l’étang de Lers (ou de Lherz, selon les versions) : la route est agréable et le site superbe, et d’un accès facile pour Fernand avec ses cannes, alors en route !

Nous ne sommes plus très loin du but lorsque nous voilà contraints de ralentir : sur et le long de la route qui redescend du col d’Agnes et mène à l’étang de Lers, un important troupeau de vaches, ou plus exactement de bovins, de race gasconne, qui occupent les estives du secteur et utilisent volontiers le bitume pour leurs déplacements.

Les mères sont accompagnées de leurs petits, et on vérifie qu’à l’ère des manipulations génétiques tous azimuts, ceux-ci restent des mammifères à part entière.

Le papa n’est pas bien loin non plus, et sa corpulence ôte l’envie d’aller le taquiner de trop près.

Puis on arrive à notre but et on se stationne près du bâtiment qui domine l’étang. De beaux chardons attirent mon objectif. Ah, si j’étais un âne…

Un bouton …

…ou une fleur, allez savoir ce qui est le meilleur ! Pour l’objectif, les deux sont magnifiques.

Nous voilà descendus jusqu’au bord de l’étang. Le temps est bien couvert, mais ça a son charme…

On profite des tables de pique-nique pour consulter la carte. Carte IGN, bien sûr, et non pas gastronomique, on a déjà mangé chez nous !

Des herbes aquatiques profitent de la faible profondeur périphérique pour envahir le plan d’eau.

J’observe attentivement les pierres, me souvenant que le lieu a donné son nom à la lherzolite, une roche du manteau terrestre très rarement visible à la surface du globe, et découverte ici par des géologues. Elle serait remontée à la faveur d’un pincement dans une faille du plissement Pyrénéen.

Ici c’est un autre rocher qui émerge de l’étang.

D’autre chardons le long de l’étang, tandis qu’avec Takako nous rejoignons par le sentier l’autre accès voiture où les garçons vont nous récupérer, on l’espère.

Comme nous nous apprêtons à quitter les lieux, les nuages commencent à se disloquer et à laisser passer là-bas un petit rayon de soleil bien timide.

Nous redescendons alors en suivant la vallée de Massat, où un petit arrêt désaltérant sera le bienvenu, avant de rejoindre notre cabane.

Carnet de vacances.

Retour au mois d’août 2016 après cette longue interruption, dont nous reparlerons plus tard. En attendant, revenons en arrière pour un aperçu-album souvenir des activités et visites à Estours entre le 1er et le 20 août 2016.

Lorsque nous arrivons de Portbou, les lieux sont déjà occupés, et bien occupés :

en plus de Gabriel et Jérémy, il y a les trois petits « Poupou », plus tous les parents. Ici, on se prépare à partir en balade, il faut occuper ce petit monde !

Mathilde et Jérémy sont respectivement la plus grande et le plus petit. Et même peut-être les plus sages…

Pendant que nous étions à Portbou, les fleurs ont continué à pousser : nigelles de Damas…

et aussi les grosses marguerites, que Dany appelle des contes (ou peut-être des comtes).

Les fleurs sauvages aussi, comme cette Parnassie des marais

ou ces molènes floconneuses aux belles étamines orangées.

Ce n’est pas une grande année à champignons, mais ceux-ci sont bien mignons, tout ronds.

Bérenger s’est fait embaucher pour les travaux d’escalier conduisant au tout nouveau portique.

Le 14 août, c’est la sortie myrtilles au col de Pause. Il y en aura suffisamment pour quelques tartes et confitures.

Le Valier était en beauté ce jour-là !

Le lendemain, avec un peu de retard sur la date exacte, Mamy a fait le désormais traditionnel gâteau au chocolat pour l’anniversaire du « grand ».

Les activités d’intérieur se partagent entre la lecture, ici avec Guillaume…

…et les cartoons que l’on regarde sur l’ordinateur, souvent avec Papy.

Nous voilà le 19 août, et les amis suisses sont arrivés dans leur tout nouveau bus-camping, l’ancien ayant dû être mis au rebut. Les petits ont droit à une visite guidée.

Ils essayent le lit.

Les propriétaires semblent contents de leur nouveau joujou.

Le temps permet d’aller marcher un peu le long du chemin.

On est allé jusqu’à la centrale d’Arros ! Coucou Gabriel !

Tu n’aurais pas contrarié Papy au moins ?

Haha ! La pelle de Joël est juste à la bonne dimension pour deux mignons petits garçons…