Le jour d’après…

…nous étions le 31 mars et il faisait ENCORE beau ! Et en plus, on pouvait en profiter pour aller se balader n’importe où comme on voulait, quelle chance !
Pas trop loin le matin, petite promenade apéritive jusqu’à la pointe Saint-Martin, où se trouve le phare de Biarritz. Pour profiter de la vue sur l’Océan et la côte, l’endroit est idéal.

49700311278_5315148ce9_c

Vers le nord, les plages d’Anglet, et les « épis » construits pour briser les courants. Il y a de belles vagues.

49701151817_6f2cbc7a0d_c

Les espaces verts autour du phare sont plantés de vieux tamaris aux troncs torturés par les intempéries. Avec le temps, ils font comme les vieux oliviers, les troncs se séparent en plusieurs parties, comme si le tronc principal se trouvait entièrement sous le niveau du sol.

49700312078_20df762436_z

Héhé… bientôt 50 ans d’amitié, si les virus nous prêtent vie !

49700842036_0dd1f52170_c

Anglet plages, ses surfeurs attendant la vague, et ses remparts contre l’Atlantique.

49708358211_e8d347f9f2_c

Sur le chemin du retour, une belle sculpture qui orne la villa « Christmas ». Le sculpteur, Paul Manaut, était né en 1882 à Lavelanet, ai-je découvert ! Un ariégeois sculpteur de sirènes, voilà qui est original. J’ai cru comprendre qu’il avait habité là, à une époque.

49701150997_85b8cbd6a3_c

Autre balade après le repas, à la grande digue de Tarnos, celle qui protège l’embouchure de l’Adour que nous voyons ici, et qui est aussi l’entrée du port de Bayonne.

49700311618_49c731b785_c

Ici, les enrochements ont des poignées !

49700311468_0aba70bc51_c

On peut se promener en bas ou en haut, suivant l’envie.

49700842681_1661293c9d_c

Si on choisit le bas, on peut profiter à la fois de la mer et de l’espace d’expression libre !

Autrefois la cidrerie.

C’était il y a un an, et c’était une autre époque. On veut croire qu’elle reviendra bientôt, mais on n’en sait vraiment rien, en fait. Souvenirs d’une soirée festive à la cidrerie Ola…

49684429526_1599f2ef1b_c

49683893138_8cc41bbd33_c

La morue aux piments. C’est le deuxième item du menu cidrerie, le premier étant l’omelette à la morue, mais je devais avoir trop faim j’ai raté la photo 😦

49684728122_ab94245339_c

La côte de bœuf !… Désolée pour mes éventuels lecteurs végétariens…

49684728217_2fd2fec0d2_c

Le fromage de brebis et sa pâte de coings, et dans l’angle on aperçoit le panier de noix qui accompagne l’ensemble. Je me rends compte que quelqu’un avait piqué en douce un bout de pâte de coings, c’est moche ! José, je te soupçonne…

49700733441_531b2fb5fb_c

A l’année prochaine, espérons !
Et que le grand Cric ne vous croque, d’ici là, mes amis.

Balade improvisée.

Autour du thème récurrent du repas en cidrerie, nous voici maintenant le samedi 30 mars (2019, bien évidemment, je respecte la chronologie, moi).
Au programme, pour bien commencer, une jolie balade, à savoir la visite, sur les flancs du Jaizkibel, de la « vallée des couleurs », déjà présentée précédemment dans ce blog (https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/).
Départ matinal, bonne météo, pas de virus à l’horizon, tout s’annonce formidablement bien. Dernier rond-point à Fontarrabie, on s’engage sur la petite route du Jaizkibel.
« Dis donc, qu’est-ce qu’il y avait marqué sur le panneau ? »
« Bah, où ça un panneau, j’ai pas vu ! »
Hé bien, je vais vous le dire, moi, ce qu’il y avait sur le panneau. La route, notre route, la chouette petite route qui parcourt le massif du Jaizkibel côté Océan, allait être coupée tout le reste de la journée pour un rallye automobile. Finie la balade des couleurs ! Bravo les organisateurs !
Nous voilà donc tous les sept en train de réfléchir à un plan B comme Balade Bis, pas trop loin, pas trop à l’aventure. Comme Daniel et moi sommes les seuls à habiter la région, et gravement responsables de l’organisation défaillante, c’est vers nous que se tournent les regards. On se souvient alors d’avoir visité le secteur des anciennes mines près d’Irun, celles qui ont autrefois alimenté l’ancienne forge où nous devons aller manger et boire du cidre ce soir. En route pour la cidrerie, donc.
Mais quoi ! Arrivés au niveau de l’établissement, voilà que ça recommence : impossible de nouveau de poursuivre notre route plus loin ! Que se passe-t-il ? C’est à peine croyable, il y a ici aussi un rallye organisé, et défense de continuer.
Après concertation, on se décide donc à poser les voitures sur place et à faire une petite balade en circuit à partir de là, et espérons qu’on ne trouvera pas une course pédestre sur notre chemin !

49683900398_93517956ac_c

Le départ se fait en longeant par le haut la série des fours d’Irugurutzeta autrefois utilisés pour calciner le minerai de carbonate de fer, afin de le transformer en oxyde et d’augmenter ainsi sa teneur métallique.

49684735572_4d310a694e_c

Nous empruntons alors un chemin très raide, sur le tracé d’un chemin de fer sur lequel descendaient les wagonnets de minerai.

49684738792_487efdf391_z

Sur le bord du chemin, des euphorbes attirent le regard, avec leur couleur si particulière.

49684738677_0bdb623898_z

Pendant que je photographie, mes compagnons ont fini la grimpette et m’attendent en haut, et c’est sacrément raide !

49684458976_67678b75b9_c

Après cette première partie où les wagonnets étaient manifestement actionnés par des câbles, le chemin devient presque plat. Toute cette zone est désormais un parc naturel et a été entièrement reboisée.

49683923013_a15ac38867_z

Un bois mort un peu rigolo, sur le bord du chemin. C’est un garçon, apparemment !

49683922848_018132b3fe_c

Le débourrage printanier touche certaines espèces avant les autres, ce qui donne cet aspect si particulier aux forêts.

49683922728_4646ec8c8d_c

Après une nouvelle grimpette, nous rejoignons un nouveau chemin presque à plat, qui nous offre quelques beaux aperçus sur le paysage environnant, et jusqu’à l’Océan.

49683955953_9f398ab09b_c

Il est temps de casser la croûte !

49684757287_2521c88b25_c

Les impressionnantes falaises des Peñas de Haya (Aiako Harria en basque) ne sont pas bien loin de nous.

49683952098_d8ff8fa532_c

On reprend notre itinéraire, qui passe maintenant dans des zones d’habitation et de pâturages.

49684790852_2e54a8e6c5_c

Et de cerisiers, aussi : on connaît la célèbre confiture de cerises noires qui accompagne agréablement le fromage de brebis, dans la région.

49683955433_c92dedd069_c

Puis on retraverse une zone boisée pour terminer notre boucle. Il y a là sur le talus des fleurs jaunes que je ne saurai pas vous nommer malheureusement, des composées en tous cas.

49684789892_0882a17015_c

Puis on passe devant une entrée de galerie condamnée. Ici les rails n’ont pas été enlevés.

49683953023_d9c6a15fd5_c

Petite halte en face des fours, que nous longeons cette fois par en bas.

49684788557_b3d289a99c_c

Ils sont de formes et de matériaux divers, mais tous possédaient les mêmes fonctions et caractéristiques : un vaste foyer de calcination, une alimentation par le sommet et des bouches inférieures pour le déchargement.

49684787577_869128b921_z

Pour le potager, c’est de l’autre côté du ruisseau !

49684787437_d76754338b_z

Aaaah ! C’était le bon temps, quand on pouvait encore se faire des câlins, sans masque ni distance de sécurité…

A l’Ouest, quoi de nouveau ?

Fin mars 2019, on était bien loin d’imaginer la fin mars 2020 !

49111014992_688f7860d3_c

Cependant, on peut toujours en 2020 apercevoir les mêmes mésanges charbonnières qu’en 2019, à moins que ce ne soient leurs descendantes. Impossible de les confiner de toutes façons.

49683254982_b6e419db30_z

Dès 5h30 le matin, il fallait bien se rendre à une évidence sonore : le retour des grives musiciennes s’était déjà produit depuis un petit moment. Même chose aujourd’hui !

49683307397_a58f918267_z

Par contre, on pouvait encore aller jusqu’à Hossegor pour faire le tour du lac. Et là, on ne sait pas vraiment quand on pourra recommencer…

Balade printanière.

Hé oui, c’était le 16 mars 2019 seulement, mais comme le printemps météorologique commence déjà le 1er mars, ai-je appris en écoutant la miss météo dans le poste, je peux donc sans mentir parler d’une balade printanière.

49596176941_26cec831d6_c

Qui a reconnu le début de la balade ? Quand « il suffit de passer le pont » ?

49595676078_e297c6097c_c

Nous revoilà au Pays Basque, au pied de la Rhune, en train de profiter de cette belle journée pour grimper jusqu’à Yasola et aller y prendre notre casse-croûte avec vue.

49595675583_a0a9ea2848_z

Et en effet, les signes du printemps sont là !

49596176306_ac2c54bd23_z

Les violettes…

49595675958_ef0202af74_c

…les premières asphodèles…

49595675463_b725062195_c

…les ajoncs en grande floraison.

49596423112_508404066e_c

Même les mélèzes commencent à retrouver leur couleur verte.

49595675728_e501383e82_c

Nous y voilà ! Et pas seuls, comme vous voyez.

49596423507_8d06738f9f_z

Le 16 mars était un samedi, bien calculé !

49596423022_f8da8072d4_c

Un houx et un roux, mais pas de hibou ni de chou.

49596422967_5ff494e419_c

On salue le pottok avant de redescendre.

49596177086_80c802c1ff_c

La Rhune a encore ses couleurs rousses, elle aussi. Elle attend sûrement le printemps astronomique pour se rhabiller de vert !

Tree hunting en Pays Basque.

Nous voilà encore au mois de février, et encore en 2019. Il fait beau, et nous sommes au Pays Basque.
Mes lecteurs fidèles auront sans doute remarqué, à travers les choix de photos qui illustrent ce blog, que j’aime bien les arbres. Ce jour-là, ayant cherché sur le site « les têtards arboricoles » s’il se trouvait des arbres remarquables dans notre coin des Pyrénées, j’y avais trouvé mention d’un certain nombre des spécimens intéressants du côté de Saint-Jean-Pied-de-Port. Et si on allait y regarder de plus près ?

49488915118_65cb1ce895_z

Nous voilà au village d’Hosta. Ce n’est pas une métropole, mais il y a tout de même une église, comme il se doit.

49110375861_4b2420fb73_c

Des maisons basques, aussi, avec une belle porte d’entrée, celle-ci.

49489644392_e0fbfc4fba_c

On arpente des petites routes à la recherche de nos arbres. Pour les moutons, il semble que ce soit l’heure de la sieste.

49489055563_1469f0cf42_c

Voilà notre premier spécimen ! D’après mon site de référence, il s’agit d’un érable champêtre très gros (plus de 5m de tour si je me souviens bien), mais nous n’avons pas sauté la clôture pour aller le mesurer.

49493405713_72e2767767_c

Il partage son pré avec des brebis basques Manech aux cornes exceptionnelles.

49489553626_64eae6f8dd_c

Nous sommes sur la petite route qui mène au pic de Belchou. Mais en allant plus loin, nous finissons par nous trouver très près des écobuages en cours, et donc dans un nuage épais de fumée, et nous faisons demi-tour pour retrouver un endroit respirable pour pique-niquer. On s’arrête au pied d’un gros hêtre dans lequel est bâtie une palombière.

49489764842_1a9db8fc93_z

4,36m, pas mal !

49492919183_048ee0be38_c

Février, c’est encore l’hiver, mais les jours allongent déjà sérieusement, et les hellébores sont déjà en fleurs.

49493918271_66cea12949_c

Il fait beau, mais ça fume de partout !

49493432548_5f8ba5dd30_c

Autour de nous, les vieux hêtres têtards sont nombreux. On va les mesurer !

49494145177_62e0bc6222_c

Combien, celui-ci ?

49494144852_b8dc5699ac_z

Haha ! Il dépasse les 5m !

49494145537_ac8b321ab2_c

Le cyclope est magnifique, mais un peu moins gros.

49352754208_faaef60123_c

En redescendant vers la vallée, on voit des feux de tous les côtés !

49493988271_041802ab7c_z

Il y même des panneaux. Une pratique ancestrale, ouais… légèrement polluante, peut-être ?

49066471101_2043be3c97_z

Nous voici maintenant sur le chemin du retour, en passant par le col des palombières où se trouve un autre arbre signalé sur le site. Encore un hêtre.

49494203792_c8aae50013_c

Ah oui, c’est un bel arbre !

49494204092_1363cc088e_z

En 2012, son tour de taille était de 5,20m…

49494203512_06ba8b4bda_c

Et pour finir, retour vers la côte dans des paysages bien enfumés…
Le lendemain, la presse racontait que les pompiers avaient dû intervenir à plusieurs endroits pour sécuriser des bâtiments menacés par les flammes…

Aaaah, les pratiques ancestrales !