Dans le massif de l’Eltzarruze.

A la seule vue du titre, tout lecteur un peu perspicace aura deviné que nous allons rester encore une fois au Pays Basque. Il ne s’agit pas de prétendre que le sommet de l’Eltzarruze soit universellement connu. C’est juste que la consonance particulière me semble bien caractéristique de la langue basque.

Nous voici donc de nouveau en vadrouille le 19 octobre, et bien plus près de chez nous cette fois : Saint Esteben, tout le monde voit où c’est ? Non ? Allez, on va dire Sud-Est de Bayonne, un peu plus loin qu’Hasparren. Et le massif de l’Eltzarruze, c’est à côté.
Après avoir traversé le village, on continue sur la D14 jusqu’à un garage situé sur le côté droit, derrière lequel on peut se garer.

On est là au pied du massif karstique de l’Eltzarruze, sur lequel on s’élève rapidement, découvrant la vue d’ensemble sur la campagne environnante et le village de Saint Esteben, qui comme on peut le voir n’est pas exactement une métropole.

Ces sols très pauvres sont abandonnés à la lande et les couleurs contrastent avec les verts des prairies alentour.

C’est la saison des crocus, ici aussi !

Il fait beau, et le parcours prend des aspects assez variés, comme ici ce beau chemin forestier.

Voilà un châtaignier qui est là depuis un bon moment. Inutile de le pousser, tu n’es pas Obélix, il ne tombera pas !

Nous cheminons sur le vert.

Un troupeau de prisonniers semble souhaiter notre complicité pour s’évader un peu, mais leur espoir restera vain.

Nous retrouvons maintenant une vue dégagée sur le paysage environnant, où nous reconnaissons le sommet du Baigura avec ses antennes caractéristiques. Elles ne sont pas faciles à voir sur la photo.

Arrivés à ce point, comme dirait Raffarin, « notre route est droite mais la pente est forte », et de mon point de vue ça tue les genoux sérieusement.

Il n’est donc pas inutile de faire des pauses pour profiter du paysage et faire quelques photos.

La descente une fois effectuée, notre chemin redevient presque horizontal, nous allons maintenant pour le retour longer la base du massif de l’Eltzarruze.

Une grande croix en béton le long de notre sentier !

Sur la base, un petit autel avec une statue de la Vierge, et quelques offrandes.

Il y a même à côté l’exposé de la méthode pour être protégé de tout cataclysme.

Et le chemin continue…

Trois de ces moutons semblent bien m’avoir repérée, les malins.

En avançant, on continue à profiter du paysage. Le vert étant ma couleur préférée, me voilà comblée !

On passe près d’une vieille bergerie.

Pour finir, nous ne pouvons éviter un morceau de route, le long de laquelle nous trouvons cette belle maison basque, dont le linteau de fenêtre porte la date de 1842. Nous terminons la boucle et retrouvons la voiture moins de 3h après l’avoir quittée, mais avec la sensation d’avoir visité un monde bien différent.

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Les bornes de la Soule.

Hé non, bande d’ignares (pas tous, sûrement, mais quelques-uns quand même) ! Il ne s’agit pas d’une chronique sur l’alcoolisme féminin, mais seulement d’une (relativement) nouvelle balade sur la frontière franco-espagnole, en pays de Soule, cette dernière étant l’une des trois provinces du Pays Basque français.
D’accord, la nouveauté est très relative, s’agissant du 14 octobre 2017, il y a à ce jour plus d’une année. En tous cas cela me permet de stimuler ma mémoire, ce qui paraît-il est excellent pour retarder les effets de la maladie d’Alzheimer qui nous guette tous.
Ce 14 octobre 2017, donc, qui comme chacun se souviendra était un samedi, nous voici profitant du beau temps annoncé par les gazettes pour nous rendre, à grand renfort de diesel non surtaxé, jusqu’au col frontière appelé « port » de Larrau, (c’est ainsi que l’on désigne assez souvent les cols pyrénéens, bien que fort peu de bateaux y aient jamais été vus.)

Depuis le bourg de Larrau, situé à l’altitude de 627m, la route d’Espagne va nous amener au port à 1573m, ce qui fait une sacrée grimpette. On s’élève assez rapidement dès le début, en traversant une zone de forêt qui à cette époque commence à prendre les couleurs de l’automne…

…et même à en générer les petits à-côtés, comme ici cet élégant coprin surpris sur le bas-côté, hélas non comestible .

Nous voilà arrivés aux confins de la Navarre ! On se débarrasse de sa tenue de chauffeur pour adopter celle de randonneur.

Je repère tout de suite notre première borne, qui est juste à côté du parking, un peu plus haut. Mais ce n’est pas ce côté Ouest que nous allons explorer aujourd’hui, car la borne précédente 236 est censée se trouver au sommet du pic d’Orhy, qui n’est pas exactement à côté, et en plus il semble (cf Robert aux bornes des Pyrénées) qu’elle soit portée disparue ! Voilà qui est peu motivant, alors que le côté Est est bien plus prometteur.

Pourtant, c’est bien vers l’Ouest que la plupart des visiteurs se dirigent, car c’est pour l’ascension du pic d’Orhy qu’ils sont venus ; c’est un grand classique et un merveilleux promontoire. Je n’étais pas bien vieille la première fois que j’y suis montée, et ce fut ma première expérience au-dessus d’une mer de nuages. Je retrouve maintenant encore le souvenir de mon émerveillement. Mais je ne me souviens pas si le mur de palombières que l’on découvre ici s’y trouvait déjà, mémoire sélective sans doute.

Côté français, nous sommes juste au-dessus des derniers lacets de la route.

Quittant le col du côté opposé à l’Orhy, nous commençons par y répertorier la borne 237bis, avant de croiser une petite troupe de chevaux débonnaires.

En nous retournant, nous apercevons de l’autre côté du col la traversée fantastique d’un troupeau de moutons, que je ne sais pourquoi j’aime imaginer sur le fil d’une étroite vire rocheuse alors qu’il n’en est peut-être rien.

Tandis que nous suivons la ligne de crête, la pente s’accentue sur notre droite, c’est-à-dire côté espagnol. Les déplacements du bétail y ont creusé d’innombrables sentes qui ressemblent à des traces de scarification.

Au sommet de l’Achourterrigagna (délicieux nom qui nous rappelle au passage que nous sommes bien en Pays Basque) , nous trouvons comme prévu la borne 238. La clôture qui passe juste à côté semble bien suivre à peu de chose près la ligne frontière.

Deux petites fleurs à la fois très semblables et très différentes s’épanouissent encore malgré la saison avancée.

Sur notre côté gauche, une piste balafre de part en part le flanc de la montagne.

Nous voici maintenant au port de Betzula, où quelques chasseurs surveillent on ne saura pas quoi (le chasseur est volontiers randonophobe, apparemment).

C’est l’heure du casse-croûte, que nous prenons en nous abritant du vent derrière une palombière vide, lui conférant pour quelques instants un usage plus pacifique ; puis nous reprenons notre cheminement le long de la crête, où nous parvenons maintenant à la borne 240, qui subit ici un petit toilettage avant d’être photographiée de plus près.

Nous suivons le tracé de la HRP (haute randonnée pyrénéenne), qui bénéficie d’un balisage entretenu. Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer ce cairn un peu particulier…

…ainsi que cette carline ayant échappé à la perspicacité des ramasseurs locaux. Ces fleurs sont très prisées au Pays Basque, on les met sur les portes des maisons, dont elles éloignent les sorcières.

De là, en nous retournant, nous avons une belle vue d’ensemble sur le pic d’Orhy.

Nous atteignons enfin la borne 241, la dernière pour cette journée.

Le chemin du retour est le même que celui de l’aller, mais nous avons aperçu les chasseurs qui coupaient à travers la montagne pour rejoindre directement la piste. Je vais donc suivre le même itinéraire qu’eux tandis que Daniel ira jusqu’au col récupérer la voiture, ce qui permettra d’épargner un petit peu mes genoux bien usagés.

C’est donc à proximité de ce très moderne abreuvoir en béton que je vais attendre l’arrivée de mon chauffeur préféré, avant de reprendre en sa compagnie la route du retour.

 

Le lac Marion.

La suite du mois de septembre, ce furent trois semaines à Anglet avec Theo, tandis que sa mère bien-aimée travaillait à Paris et ne le voyait que les weekends. Dur dur, pour un petit bonhomme de deux ans, cette première grande séparation. Il fallait donc, bien sûr, occuper ces longues journées sans maman, même le soir, et l’une de nos destinations préférées fut le lac Marion à Biarritz, avec ses promenades, ses jeux et ses oiseaux aquatiques et amateurs de pain.

L’endroit est bien protégé des brises du bord de mer, et sur la surface de l’eau souvent très lisse, les sillages des canards se dessinent parfaitement. Si un nouveau visiteur s’approche du bord, il faut tout de suite aller voir s’il n’est pas porteur de quelque friandise.

La visite commence souvent par le tour du ponton de bois, car il se trouve tout près du parking où nous stationnons en général.

L’endroit est idéal pour observer la nage des canards.

A l’opposé, une série de jeux pour enfants est aussi bien appréciée, même si le domaine des tout-petits est assez restreint. Mais on peut y rencontrer quelques copains à l’occasion.

…et profiter des constructions pour les regarder d’un peu plus haut !

Mais le plus intéressant, c’est l’extrémité du lac où les oiseaux ont l’habitude d’être nourris par certains visiteurs. Les foulques ne sont vraiment pas farouches !

Facile alors de leur tirer le portrait.

Je vais m’occuper de vous…

Il y a foule !

…et voilà !

Le lac est bien beau, dans son écrin de verdure, papy et mamie aiment bien en faire le tour.

Mais moi, je ne veux plus marcher maintenant. Si papy ne revient pas me chercher avec la poussette, hé bien moi je m’assieds et je ne bouge plus. C’est comme ça !

Allons au zoo…

Le mois d’août 2017 n’est pas tout à fait fini, mais nous avons déjà quitté l’Ariège et rejoint la côte basque pour y récupérer les brésiliens. Trois petits mecs à occuper, de 7, 4 et 2 ans, pas si facile de trouver autre chose que la plage et les jeux pour enfants aux alentours. Après avoir considéré les diverses solutions proposées à l’office du tourisme, nous optons pour le zoo de Labenne, qu’aucun de nous ne connaît encore, malgré son ancienneté. Nous voilà donc près de l’enclos des watusis, qui malgré leur apparence ne sont pas des animaux de combat prêts à embrocher les gens sur leurs longues cornes, mais de pacifiques bovins africains. Mais ce n’est pas ce qui a le plus intéressé nos trois garçons.

Les voilà, équipés de leurs sachets de pop-corn achetés à l’entrée du site, occupés à nourrir leurs animaux préférés, les cochons d’Inde !

C’est vrai qu’ils sont mignons.

Le plan d’eau, ce n’est pas mal non plus.

On dirait presque un canard en plastique, avec son bec bleu.

Moi, j’ai bien aimé les lémuriens. N’ont -ils pas l’air incroyablement doux ?

Le partage des lieux semble pouvoir générer quelques conflits cependant.

T’as de beaux yeux, tu sais ?

Gros succès un peu plus loin pour l’enclos des chèvres, où on a le droit de pénétrer ! Tiens, chèvre, un pop-corn !

Aaaaah, non ! Tu grimpes pas sur ma mamaï ! Theo gronde les chèvres trop entreprenantes.

Il a beau se fâcher,elles n’écoutent rien.

Les perroquets intéressent moins, à l’exception de celui qui se collait au grillage pour se faire caresser.

Voilà Theo qui nous rejoint pour aller un peu aux jeux avant de repartir. Quelque chose me dit qu’il avait tout juste traversé la flaque en tongs, avant cette image.

En juin, naturellement (suite).

Restons encore un peu en Ariège, où Dame Nature, en ce mois de juin, est en pleine activité.

Les quelques cerises du jardin d’en haut feront le bonheur des geais… deux jours d’absence et il n’en restait plus une seule !

Les premières ipomées s’offrent en un spectacle éphémère mais souvent renouvelé.

Les hémérocalles, encore.

Après la pluie, les plantes les plus insignifiantes se parent de perles somptueuses.

Ce visiteur ailé porte le prénom de tristan, et il a de bien beaux yeux sur ses ailes.

Une butineuse rescapée, les ruches ayant été décimées pendant l’hiver.

Les délicates étoiles bleues des campanules s’épanouissent le long des chemins.

Le chemin a retrouvé sa nef de verdure, comme on dit à Combelongue. Pas de marronniers ici, frênes et noisetiers forment l’essentiel de l’architecture végétale.

Certaines fleurs sont presque à visage humain, si l’on s’approche vraiment.

Tout comme les abeilles, les papillons se font maintenant rares, alors que notre vallée était jusqu’à maintenant une zone très riche de ce point de vue.

Seulement quelques individus, même pour les espèces autrefois très présentes comme ce tabac d’Espagne…

…ou ce Robert-le-diable.

Toujours aussi belles quoique moins envahies par les insectes butineurs, les ombelles blanches des berces.

Et, comme toujours, au milieu coule une rivière…

En Juin, naturellement.

Le mois de juin se poursuit sans autres visites ou expéditions particulières, notre temps se partageant classiquement entre l’Ariège et le Pays Basque.

Commençons par quelques images de la nature ariégeoise, toujours généreuse et inventive.

Les hémérocalles s’adaptent bien, la floraison 2017 est nettement plus importante que la précédente.

Trop voyante sur la voiture, l’araignée verte ! Une tenue camouflée, c’est bien, mais il faut choisir ses lieux de promenade avec soin…

C’est la saison des orchis, il y en a tout un parterre le long du chemin.

Une gesse, me semble-t-il.

D’autres fleurs au bord du ruisseau, mais je ne suis pas capable de les identifier pour le moment.

Peut-être que quelqu’un pourra m’aider ?

Les hortensias sont en avance ! Déjà en fleurs début juin, ce n’est pas courant à Estours.

Au jardin, les haricots sortent de terre, pour une récolte au mois d’août en principe.

Et les coquelicots profitent d’un désherbage sélectif en leur faveur.

Encore et toujours les souris, il n’y a même pas besoin de se cacher pour les photographier !

Quelques pommes sur les arbres, bien éprouvés par les gelées tardives. Première production de « reinettes d’Angleterre », mais les chevreuils ne nous en ont même pas laissé une seule…

Le séquoia continue à pousser tranquillement. J’aime le vert tendre des pousses nouvelles.

Quant aux mésanges, elles se ravitaillent toutes seules désormais, avec sûrement toute une progéniture à nourrir.

Mai 2017…

Cette fois encore, nos allées et venues se poursuivent le long des Pyrénées. Images printanières…

A Estours, les œillets de poète commencent à fleurir.

Les lupins s’épanouissent. On les avait vus en boutons, précédemment.

De près, ce sont des fleurs bleues avec des oreilles blanches.

Ceux qui l’apprécient peuvent désormais déguster le nectar de ciboulette …

Les feuillages des arbres ont pris leur couleur si particulière, douce et éclatante à la fois.

A Portbou, les fleurs d’agave ont au moins triplé de hauteur.

Le figuier, une bouture ramenée du Pays Basque il y a déjà de nombreuses années, tente ses premières figues.

C’est le moment où le petit coussin de cactus devant la maison se couvre de somptueuses et éphémères étoiles rouges.

    

Les méchants figuiers de Barbarie épanouissent leurs fleurs jaunes très appréciées des abeilles.

Et un pauvre papillon en plein vagabondage s’est fait emprisonner dans le salon.