Une petite dose d’Ariège et de nature.

Déjà le 10 mars ! Bientôt le printemps officiel ! Retournons vite pour quelques jours en Ariège, histoire de jardiner un peu avant que la végétation envahisse tout.

le jardin

Grand ménage de printemps dans les framboisiers cette année : je sépare en deux rangées bien distinctes, j’en arrache, je replante, je mets du BRF, …
Au final, les résultats sont loin d’avoir été fabuleux, on verra pour 2019.
Comme je suis bien incapable de jardiner pendant 8h par jour, je dois faire des pauses. Alors, je prends l’appareil photo et…

une mésange dans le buis

…je m’aperçois que l’on me surveille attentivement depuis les buissons, qui à l’époque avaient encore leurs feuilles. Hé bien, allons donc voir ensemble les petits signes de renouveau.

pulmonaire en train de s'ouvrir

Voici les premières pulmonaires qui commencent à fleurir, un peu…

pulmonaire

…ou davantage !

ficaire

Et les ficaires (boutons d’or) aussi, qui commencent à épanouir leurs petits soleils dans l’herbe tendre !

la charbonnière

Les petits espions ailés sont partout. Et en plus, ils protestent quand la mangeoire est vide.

corydale solide

Si on traverse le ruisseau, il y a les mêmes fleurs, ou presque. Celle-ci s’appelle corydale solide (?) Pourtant, elle ne l’est pas plus que ça, solide. Les belles feuilles à ses pieds ne sont pas les siennes, mais celles d’une hellébore.

observation

Décidément, les services de renseignement peuvent être partout !

mousses et fougères

A cette saison, comme les arbres n’ont pas encore leurs feuilles, la lumière du soleil peut rentrer jusqu’au sol. Un vrai coup de projecteur sur les mousses, lichens, lierres et autres fougères qui ont choisi de pousser dans l’ombre des grands.

hépatiques bleues

Les petites hépatiques forment par endroits sur le sol de vrais  tapis lumineux. Il y en a des bleues et des blanches, bien plus nombreuses, mais j’ai un faible pour les premières.

tussilages

Les tussilages sont en pleine floraison, sur le bord de la route. Pendant que je suis en train de les prendre en photo, un papillon cabotin vient prendre la pose devant l’objectif. Impossible de lui résister !

pinson des arbres

Et ici, devant la maison, il n’y a pas que des mésanges ! Ce pinson vient picorer au sol les nombreuses graines délaissées par ces gourmandes. En regardant la forme de son ventre, on peut même se demander s’il n’a pas un peu abusé.

Bah ! Ce n’est pas moi qui le mettrai au régime…

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Une journée en Aragon. Première partie.

Nous étions venus pour les amandiers en fleurs. Et ils l’étaient, effectivement. Mais l’Aragon possède de telles richesses naturelles et historiques que cette deuxième journée se retrouva bien plus remplie que par la seule contemplation des arbres.
Notre logement, royal, se trouvait sur la rive droite du rio Gállego : la Casona de la Reina Berta (indiqué par Sandra). La reine Berta, c’était autour de l’an 1100, il y a donc un bout de temps qu’elle n’est plus propriétaire de la Casona, si elle l’a jamais été. Ce qui n’est pas très grave, puisque nous sommes républicains. Mais la Casona est un hébergement bien agréable dans le village de Murillo de Gállego, en particulier pour la vue depuis la fenêtre de notre chambre :

Riglos au pied des Mallos au lever du soleil, les premiers rayons illuminent les parois des impressionnants Mallos de Riglos juste en face de nous, et baignent déjà une partie du village blotti à leurs pieds. Un spectacle de toute beauté.

le petit déjeuner

Il est alors temps de descendre pour le petit déjeuner. Quand on découvre ce que nous ont préparé nos hôtes, on peut bien le qualifier de « royal » ! Et encore, pas sûr que la petite Berta, en l’an 1100, ait été aussi gâtée.

le chat de muraille

Avant de partir à l’aventure, allons tout de même faire un tour jusqu’à la place du village. Avec le beau temps, les matous sont déjà de sortie.

l'église de Murillo

C’est une grande esplanade sur laquelle se dresse l’église ; de l’autre côté, derrière moi, il y a la mairie. Tout ce qu’il faut pour se mettre en règle avec les hommes et avec Dieu.

fleurs d'amandier

Comme nous quittons les lieux, nos premiers amandiers sont au bord de la route.

paysage d'Aragon

On se dirige pour commencer vers le Sud, où un grand lac de retenue (embalse de la Sotonera) sert de halte à des milliers de grues cendrées qui y attendent une période favorable pour franchir les Pyrénées et aller se reproduire vers le nord de l’Europe.

les grues

Il y a  des groupes de plusieurs centaines d’oiseaux, mais il n’est pas facile de les approcher à une distance suffisante pour faire des photos intéressantes. Il faut profiter de celles qui nous survolent bruyamment.

herbes

Les abords du lac sont des zones humides où poussent de grandes herbes. Idéal, pour se cacher, quand on est un oiseau aquatique.

les cigognes

Les grues veulent s’en aller, mais des cigognes se sont établies ici, profitant des perchoirs fournis par le réseau électrique.

les amandiers et les Mallos

Nous voilà de retour du côté de Riglos, où nous profitons des superbes vergers d’amandiers, sur fond de Mallos.

Agüero

Le village d’Agüero, au pied de ses propres Mallos, n’est pas bien loin de là. En patientant un peu, on peu même y voir arriver un rayon de soleil.

Agüero et ses Mallos

Incroyable travail de l’érosion visible dans les Mallos.

cheminée aragonaise

Avant d’entamer le chemin du retour, nous repassons par Murillo pour monter jusqu’au sommet du village et y découvrir le panorama environnant. On y trouve une cheminée aragonaise typique, bien restaurée.

toiture

De belles toitures en vieilles tuiles canal, lestées de pierres pour contrer les effets du vent.

la gargouille

Une gargouille moderne.

Murillo de Gállego

Et finalement une chouette vue d’ensemble du village et de la campagne environnante. On y découvre des vergers, des prairies, mais aussi des bois. Des bois ? Mais alors, y aurait-il des champignons, quand l’automne vient ?

coto de setas

Apparemment, oui ! On a découvert pas tellement loin ce panneau qui indique une réserve… non pas de chasse, mais de champignons !!!! Dans ce pays d’avant-garde, on doit acheter un permis de ramasser si on veut aller chercher de quoi garnir son omelette !  Et encore, je n’ai pas l’impression que la récolte soit garantie.

Décidément, nous vivons une époque moderne… 😦

Pendant ce temps, au Pays Basque…

…nous voici, au moment même où bébé Oscar décidait enfin de sortir voir à quoi ressemble le Monde, en train de vagabonder du côté de la Nive, juste un peu plus en amont que la dernière fois. Départ de la balade, à Ustaritz, quartier d’Hérauritz (quartiers, c’est ainsi que l’on appelle les hameaux au Pays Basque).

On se gare sur la place, près d’une belle bâtisse qui abrite un centre d’accueil pour personnes handicapées.

Hérauritz est sur les hauteurs, et la Nive est en bas. On commence donc par emprunter une petite route qui descend plutôt raide, et le long de laquelle se trouve un ancien lavoir rénové.

Les algues donnent à l’eau une jolie couleur, mais il ne faudrait pas songer à y laver du linge !

Voilà un curieux qui vient voir ce que l’on fait. Curieux ou juste sociable ?

Chic ! Un volontaire pour quelques caresses… Ils sont deux, il y a de la concurrence.

L’âne n’a pas l’air très vieux, et il a un poil d’hiver bien épais.

Cette fois, ce sont des moutons, bien au chaud dans leurs gros pulls de laine.

Une immense bâtisse délabrée attire notre attention, en continuant en direction de la Nive. Il s’agit d’un ancien moulin (Haitzeko Iharra), bâti sur un site déjà occupé par un moulin au XIVe siècle, et qui utilisait un canal désormais comblé.

En passant vers l’arrière, on découvre les parties construites en bois, dans un état de délabrement avancé, on se demande comment cela peut encore tenir debout. Ne nous attardons pas trop.

Pour rejoindre le chemin de halage, il faut encore traverser un champ où du maïs a été cultivé et récolté. Plutôt boueux, par endroits !

Nous y voilà ! Elle est bien large, la Nive, à cet endroit.

Et elle doit l’être encore bien davantage en cas de crue, vu le peu de relief.

Nous sommes tout près de l’endroit où se trouve le captage qui fournit l’eau à l’agglomération du BAB (Bayonne, Anglet, Biarritz).

Ah ! Voici un signe indéniable de proximité « culturelle » entre les basques et les corses… ici aussi, il y a des chasseurs de panneaux.

Nous passons près d’une ancienne meule de pierre abandonnée. On ignore à quel moulin son histoire se rattache. La grande bâtisse vue tout à l’heure ?

Nous voilà de retour à Hérauritz, avec ses belles maisons basques, où nous récupérons la voiture pour rentrer au bercail.

 

Praia de Guaecá.

Le lendemain de Noël, branle-bas de combat : on quitte la plage d’Itamambuca pour une autre plage plus au sud, ou plus exactement au sud-ouest, la plage de Guaecá. Une petite centaine de kilomètres à parcourir par l’unique route côtière, google annonce un temps de parcours de 2h30 avec des conditions de circulation normales, mais le 26 décembre c’est le plein été et tout le monde est en vacances ou presque. Alors on peut bien compter le double de temps ! Bref, comme il faut bien couper un peu le voyage, et qu’en plus tout le monde a faim, on s’arrête dans un resto sur le bord de la fameuse route.

Mais rapidement, les petits en ont eu marre d’être à table et s’amusent à côté. Theo colle taty Sandra qui lui parle en portugais, ce qui n’emballe pas forcément toujours ses « grands » cousins…

Il aime aussi se faire du cinéma en se regardant dans les baies vitrées du restaurant !

Nous voilà arrivés ! Pas de piscine dans cette nouvelle maison, mais la plage est encore plus près qu’avant, et on a ce large espace engazonné pour y accéder, qui peut aussi servir de terrain de foot.

La voilà, la plage ! Il y a pas mal de nuages ce premier soir, du côté droit…

…comme du côté gauche, là où Ilhabela ferme l’horizon.

Ici aussi il y a des oiseaux à observer, mais pas des frugivores comme à Itamambuca. Celui-ci est un sucrier à ventre jaune, apparemment il se nourrit du nectar qu’il va chercher à la base de ces fleurs jaunes qu’il perce de son bec pointu.

Et il n’y a pas que des oiseaux ! Devant la maison, sur la route, nous découvrons d’énormes et magnifiques chenilles très colorées. Elles viennent d’un frangipanier bien déplumé où il y en a des dizaines en train de dévorer les feuilles.

Autre curiosité, on découvre Raf capable de faire de la couture pour aider Gabriel avec ses cadeaux de Noël. Qui l’eût cru ?

Toujours à la rubrique des curiosités, ce « Quero-Quero » qui surveille son poussin dans les espaces verts communs en retrait de la plage. Et si on s’approche un peu trop, il passe à l’attaque !

A la limite de la plage, des plantes rampantes, un peu comme de gros liserons, font de jolies fleurs roses.

Gabriel et Jérémy construisent des canaux dans le sable, une activité toujours passionnante sur les plages à marées.

A l’horizon, Ilha de Alcatrazes, à plus de 30 kilomètres de nous. En fait, il s’agit d’un archipel composé de plusieurs îles, mais on ne distingue que la plus grande.

Nos invités sont arrivés à temps pour fêter la Saint-Sylvestre ! Pour leurs valises, il faudra attendre un peu… Quelques caïpirinhas les aideront à prendre leur mal en patience.

Langoustes grillées au menu du réveillon !

Une petite famille qui ne va plus tarder à s’agrandir. Au Brésil, pour l’occasion, on s’habille de blanc si c’est la paix que l’on souhaite le plus pour l’année qui arrive, et c’était le choix de Fanny.

Puis c’est le moment du départ des toulousains, qui n’imaginent pas encore le calvaire qu’ils vont connaître dans les bouchons vers São Paulo.

Nous, on reste encore un peu. Assez pour finir par attraper ce malin de colibri qui vient si souvent butiner les fleurs en tubes.

Tout le monde est reparti, il ne reste plus que nous avec Theo, qui promène son éléphant sur la plage.

On en profite un peu… 🙂

Avant le retour à São Paulo, puis vers l’hiver Pyrénéen.

Noël sous le tropique.

Entre plage et piscine, les jours passent et Noël approche.

Fanny a même amené un sapin de voyage, que Theo aime bien bricoler en douce, ce qui explique son air réjoui quand il se fait surprendre.

Dehors, nos amateurs de papaye viennent maintenant en famille.

Ici comme chez nous, les jeunes juste sortis du nid aiment encore se faire nourrir par les parents. Chez les oiseaux, je veux dire.

Ooooh ! Regardez qui est arrivé !

Les cousins aussi, ils aiment la plage.

Quel soleil !

Et encore un nouveau visiteur, à la maison ! Somptueux, le costume ! C’est un calliste à tête verte, sauf erreur.

Se promener dans les rues, c’est comme faire l’arrière-boutique d’un fleuriste. Cette fleur incroyable, c’est une rose de porcelaine.

Celle-ci fabrique des espèces de queues vertes plutôt bizarres, je ne l’ai pas identifiée. Il faut laisser un peu de boulot aux lecteurs.

Une autre pleine de délicatesse, pas identifiée non plus…

Ah ! Le gang des quatre !

Et un autre visiteur ailé, sans bec ni plumes. Mais avec une trompe, et ce n’est pas un éléphant pourtant !

Ici, des héliconias retombants, dans un des jardins environnants.

Noël approche, il faut faire quelques courses en prévision des repas de fête !

Ici, le caçao, c’est pas du Van Houten, c’est du poisson ! On est un peu perplexes sur le choix.

Petit arrêt photo sur la route du retour du marché.

A la maison, Fanny fait du trafic de télécommandes pour faire fonctionner les climatiseurs. A ce point, l’observateur attentif comprendra soudain pourquoi elle ne courait pas beaucoup, la Maman ! Hello, Oscar !

On a réussi à faire un repas de Noël ! Avec une nappe de circonstance !
Je ne sais pas ce qu’avait bu la photographe, mais avec Raphaël de dos et qui cache Sandra, on ne lui donnera pas le grand prix pour celle-ci, voilà qui est sûr.

Et voilà, toute la famille réunie sous le tropique du Capricorne pour un Noël sans précédent !

 

Les ors du Jurançon.

Nous voici une nouvelle fois en Béarn fin novembre, à cette époque où les vignes de Jurançon prennent momentanément la couleur du nectar qu’elles génèrent. Aussi, c’est naturellement dans le vignoble que je vous emmène une nouvelle fois le 26 novembre 2017.

Comme il est essentiellement planté sur les versants sud des coteaux, c’est la chaîne des Pyrénées, déjà enneigée, qui nous barre l’horizon lorsque nous descendons le long d’une parcelle.

Le ciel est nuageux, mais le soleil parvient à se faufiler dans un trou.

C’est bien sur le versant sud que l’on voit le vignoble, côté soleil !

L’entretien des rangées est impeccable, sans doute hélas grâce aux effets d’une chimie redoutable.

La balade nous amène à passer près d’un enclos où paissent des ânes.

Sont-ils de race catalane ? Pas tout à fait sans doute, mais ils en ont à peu près le pelage. En tout cas le courant passe avec le catalan de la troupe !

Le soleil se couche maintenant, il est temps de rentrer au Pays Basque pour faire comme lui.

Dans le massif de l’Eltzarruze.

A la seule vue du titre, tout lecteur un peu perspicace aura deviné que nous allons rester encore une fois au Pays Basque. Il ne s’agit pas de prétendre que le sommet de l’Eltzarruze soit universellement connu. C’est juste que la consonance particulière me semble bien caractéristique de la langue basque.

Nous voici donc de nouveau en vadrouille le 19 octobre, et bien plus près de chez nous cette fois : Saint Esteben, tout le monde voit où c’est ? Non ? Allez, on va dire Sud-Est de Bayonne, un peu plus loin qu’Hasparren. Et le massif de l’Eltzarruze, c’est à côté.
Après avoir traversé le village, on continue sur la D14 jusqu’à un garage situé sur le côté droit, derrière lequel on peut se garer.

On est là au pied du massif karstique de l’Eltzarruze, sur lequel on s’élève rapidement, découvrant la vue d’ensemble sur la campagne environnante et le village de Saint Esteben, qui comme on peut le voir n’est pas exactement une métropole.

Ces sols très pauvres sont abandonnés à la lande et les couleurs contrastent avec les verts des prairies alentour.

C’est la saison des crocus, ici aussi !

Il fait beau, et le parcours prend des aspects assez variés, comme ici ce beau chemin forestier.

Voilà un châtaignier qui est là depuis un bon moment. Inutile de le pousser, tu n’es pas Obélix, il ne tombera pas !

Nous cheminons sur le vert.

Un troupeau de prisonniers semble souhaiter notre complicité pour s’évader un peu, mais leur espoir restera vain.

Nous retrouvons maintenant une vue dégagée sur le paysage environnant, où nous reconnaissons le sommet du Baigura avec ses antennes caractéristiques. Elles ne sont pas faciles à voir sur la photo.

Arrivés à ce point, comme dirait Raffarin, « notre route est droite mais la pente est forte », et de mon point de vue ça tue les genoux sérieusement.

Il n’est donc pas inutile de faire des pauses pour profiter du paysage et faire quelques photos.

La descente une fois effectuée, notre chemin redevient presque horizontal, nous allons maintenant pour le retour longer la base du massif de l’Eltzarruze.

Une grande croix en béton le long de notre sentier !

Sur la base, un petit autel avec une statue de la Vierge, et quelques offrandes.

Il y a même à côté l’exposé de la méthode pour être protégé de tout cataclysme.

Et le chemin continue…

Trois de ces moutons semblent bien m’avoir repérée, les malins.

En avançant, on continue à profiter du paysage. Le vert étant ma couleur préférée, me voilà comblée !

On passe près d’une vieille bergerie.

Pour finir, nous ne pouvons éviter un morceau de route, le long de laquelle nous trouvons cette belle maison basque, dont le linteau de fenêtre porte la date de 1842. Nous terminons la boucle et retrouvons la voiture moins de 3h après l’avoir quittée, mais avec la sensation d’avoir visité un monde bien différent.