La Sainte Catherine.

Chaque année, ça recommence, fin novembre arrive la Sainte Catherine, très recommandée pour la plantation des arbres dans notre hémisphère. En fait, l’idée ne m’était jamais venue que ce n’était pas une vérité universelle, mais maintenant que j’ai un petit-fils né dans l’hémisphère sud, cela m’a fait réfléchir, et pour planter des arbres là-bas il doit falloir faire ça plutôt fin mai . Mais restons par ici encore un peu, et puisque 2015 nous a amené  un nouveau petit-fils, il nous faut lui planter un nouveau pommier. Après avoir beaucoup réfléchi, ce sera un « reinette clochard », qui, outre le fait qu’il produira peut-être un jour de bonnes pommes, présente l’avantage de supporter le climat montagnard.

Avant l’épisode agricole, il y a tout de même un épisode « bricole », et donc un passage par Toulouse où l’on profite un peu des deux loulous :

Jérémy       26016211066_bc55b57896_z

Jérémy est dans sa phase casquette, à ce moment-là.

Une fois la tranche de travaux achevée, nous partons pour l’Ariège, d’abord pour Augirein récupérer nos arbres (il y a aussi un poirier, en plus du pommier), puis Estours.

L'Estours en crue

Le beau temps n’est plus à l’ordre du jour, il a beaucoup plu et le ruisseau d’Estours est sérieusement en crue.

le pommier de Theo

Et voilà le pommier de Theo planté à la bonne époque, quoique dans la gadoue, d’autant plus qu’il faut systématiquement arroser lors de la plantation. On peut voir que ça baigne…

le pommier

L’enclos anti-chevaux de Léopold a été agrandi pour la circonstance, et Clochard est lui-même protégé par une spirale de barbelés.

l'étiquette

Et voilà !

le ruisseau de Fonta

Pas la peine d’essayer d’aller plus loin aujourd’hui, le ruisseau de Fonta est infranchissable !

le ruisseau de Fonta

Il dévale vers le bas comme un vrai torrent furieux, bah, ça lui passera vite.

la cheminée

Un vrai temps d’automne pour aller passer la soirée au coin d’un bon feu de cheminée, au chaud et à l’abri.

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Novembre au balcon.

Ma terrasse n’est pas un endroit exceptionnel pour la culture des plantes : exposée plein ouest à tous les vents venus de l’Océan, et plus largement à toutes les intempéries (le Pays basque est l’endroit le plus arrosé de France métropolitaine, en quantité !), elle passe aussi toute la belle saison à l’ombre de l’immense catalpa de la voisine, ce qui ne plaît pas beaucoup à toutes ces plantes à fleurs , géraniums, pétunias et autres pélargoniums, qui adorent le soleil. Mais la succession des belles journées de l’automne 2015 avaient cette fois permis à quelques-unes de s’épanouir.

la capucine

LA capucine, très rare.

le géranium

La fleur de géranium, rare aussi.

le bouton de géranium

Un autre bouton de géranium, enfin ce sont des pélargoniums je crois. Une araignée facétieuse y a attaché un hauban.

feuilles de capucines

Les rondeurs des feuilles de capucine, traversées par un rayon de soleil.

schlumbergera

Les fleurs de schlumbergera (quel nom barbare !) ou cactus de Noël, un peu en avance, mais là je triche, c’est dans la véranda 🙂

dimorphotéca

La première fleur de dimorphothéca (encore un nom barbare) issu de mes semis.

cyclamen

Le premier bouton sur l’un des deux cyclamens rescapés de l’année précédente.

rose d'Inde

Une rose d’Inde, elle aussi issue de mes semis.

ouverte (fleur de dimorphothéca)

La fleur ouverte de dimorphothéca deux jours plus tard ; on dit aussi marguerite du Cap, ce qui est quand même un peu plus joli.

hibiscus

Et enfin la promesse d’une fleur d’hibiscus, somptueuse et éphémère.

La croix sans la bannière, quoique…

Encore du beau temps le 15 novembre ! Bonne occasion pour se rendre – c’est original – sur notre frontière préférée, au tout début de sa partie terrestre cette fois, car l’enquêteur maison a découvert que des croix anciennes, gravées dans la roche, manquaient à notre collection. Pour rejoindre l’endroit concerné, autour de la borne 2, nous avons le choix entre l’accès par la France et l’accès par l’Espagne. Le premier, quoique plus long, sera un peu moins escarpé, c’est donc celui que je choisis pour tenter de ménager mes genoux, mais le résultat ne s’avèrera guère satisfaisant.

Partis d’Anglet, nous prenons la route d’Espagne, et juste avant la frontière, nous prenons vers la gauche la route de Biriatou, que nous quittons pour prendre sur la droite le chemin qui longe la rive droite de la Bidassoa. À cet endroit, c’est la rivière qui sert de frontière naturelle, et le chemin nous amène jusqu’à la dernière ferme française de la vallée.

l'arbre triple

On se gare au dernier endroit possible avant la ferme, sur le bord du chemin, dans la forêt.

la source près de Lizarlan

À cet endroit, il y a une source captée bien reconnaissable.

le chemin de Lizarlan

Nous prenons à pied le chemin qui mène à la ferme Lizarlan.

les moutons dans la prairie

Les moutons sont éparpillés dans la prairie au-dessous du chemin, d’habitude ils ont plutôt tendance à rester groupés, mais ceux-ci semblent d’une nature indépendante.

le chien de Lizarlan

Et voici le gardien des lieux…

la ferme Lizarlan

Nous poursuivons notre chemin en passant à côté de la ferme Lizarlan.

les chênes têtards

Après la ferme, le chemin descend ensuite doucement vers le ruisseau de Lizarlan, au milieu de nombreux chênes têtards.

le chemin

 

l'arbre renversé

En bas, le chemin passe au-dessous d’un gros arbre tombé.

tranche d'arbre

Une grosse branche a été tronçonnée pour dégager le passage.

la passerelle

Nous franchissons le ruisseau sur la passerelle.

la forêt

Puis nous montons de l’autre côté, toujours dans la forêt.

un crocus

Les crocus s’épanouissent même sous les arbres, c’est leur saison.

la vallée de la Bidassoa

Lorsque nous sortons enfin de la forêt, presque sur la crête où passe la frontière, nous pouvons voir derrière nous la vallée de la Bidassoa, et même la ferme Lizarlan où nous sommes passés tout à l’heure.

panorama

Plus loin, la vue porte jusqu’à l’Océan.

les promeneurs

C’est près de la borne 3 que nous cassons la croûte, et que je réussis à utiliser le retardateur et à caler l’appareil avec des bouts de bois et des petits cailloux pour nous prendre en photo sans utiliser de perche à selfie.

la borne 2

C’est maintenant que ça se corse (bien que nous soyons au Pays basque), car voici la borne 2 vers laquelle nous nous dirigeons : la pente est déjà fort raide et pleine de ces choses piquantes que l’on appelle ici des chachis, et je dois me mettre sur la pointe des godillots pour pouvoir prendre la borne à travers une petite trouée.

Sherlock Holmes

Je me rapproche, et non, mon éclaireur catalan ne ramasse pas des escargots, il cherche les croix.

les deux croix

Il y en a déjà deux tout près de la borne officielle.

la troisième croix

Et une troisième au-dessous, un peu plus éloignée mais sur le même rocher ; celle-ci est plus profondément gravée que les deux autres, et nous ne l’avions pas remarquée lors de notre premier passage.

Trois croix et une borne sur les quelques mètres carrés de ce rocher ! Quelle abondance !

Pourtant l’environnement est carrément hostile, entre les chachis et l’inclinaison du terrain ; d’ailleurs il n’y a pas de photo du retour, car l’appareil était dans le sac à dos, et les genoux en vrac malgré cachets et genouillères : de la borne 2 jusqu’au prochain semblant de chemin, la descente fut raide et rude.

Mais l’expédition avait atteint son but.

Bornes et lumières.

Nouvelle expédition pour aller marcher en équilibre entre la France et l’Espagne le 12 novembre, avec de nouveau un grand beau temps d’automne aux lumières dorées. Nous repartons vers Bidarray et la vallée du Baztan (je ne sais pas si je dois écrire Baztan ou Bastan, car les deux orthographes se rencontrent, donc je fais comme je veux). Mais cette fois, nous prenons la route de la rive droite, à savoir celle qui se trouve à gauche de la rivière (normal, puisque c’est en remontant son cours 🙂 )

peñas de Itsusi

On se stationne avec vue sur les peñas de Itsusi, connues pour leur beauté et leur grande colonie de vautours fauves, ces seigneurs du ciel.

le parking

Nous sommes les seuls sur le parking. Mais que vois-je sur la gauche ?

la chaise

La chaise du gardien ? Elle pourrait presque servir encore…

les châtaigniers

Les châtaigniers alentour n’ont pas encore les couleurs automnales.

à gauche

On prend le chemin de gauche.

le chemin

Il monte doucement, entre des pâturages bien clos.

une bergerie

Nous passons à côté d’une bergerie au toit de tuiles roses, lestées avec des pierres pour prévenir d’un éventuel soulèvement, le vent peut être violent lorsqu’il s’engouffre dans une vallée.

les peñas

Les peñas sont maintenant presque en face de nous.

le fond de la vallée

Nous dominons le fond de la vallée.

la borne enfermée

Et voilà que nous apercevons déjà la borne 86 là-haut dans le pré ! Bizarre, cette frontière qui traverse une clôture.

borne 86

Heureusement, il n’est pas nécessaire de franchir la clôture pour aller la voir de plus près, il y a un passage un peu plus haut. Elle est bien abîmée, cette borne, peut-être prise pour cible par quelque nationaliste basque.

le gîte

Un peu plus loin dans le même champ, il y a une bâtisse en travaux, probablement un gîte en cours d’aménagement.

vue vers l'Espagne

De l’autre côté du chemin, c’est l’Espagne.

borne 87

La borne suivante, c’est la 87, et elle est juste au bord de notre chemin, pas beaucoup plus loin.

l'autre bergerie

De l’autre côté du chemin, dans le pré clôturé, il y a une autre bergerie, elle aussi avec un toit de tuiles lestées de pierres.

la borne et la vallée

Alors que côté borne, c’est la partie espagnole de la vallée que nous voyons.

derniers rayons

Le soleil finit maintenant de disparaître derrière les montagnes.

les peñas

Nous redescendons vers la voiture.

soleil rasant

La lumière des derniers rayons du soleil illumine obliquement le pied de la montagne, dont elle fait ressortir le relief. Il est temps de rentrer.

La borne du Bastan.

8 Novembre 2015, encore une belle journée au Pays Basque! Voilà l’occasion de lancer l’expédition vers la borne 85, la première qui manque à notre début d’inventaire. Elle se trouve au bord du Bastan, un joli petit torrent qui a la particularité de couler de l’Espagne vers la France, ce qui n’est pas tellement fréquent le long des Pyrénées. Pour rejoindre cette zone frontière, il faut remonter la vallée de la Nive jusqu’à Bidarray, et là bifurquer vers la droite en suivant une petite route sinueuse. Elle nous mène jusqu’à la ferme Bernaténéa, devant laquelle il nous faut passer pour rejoindre la zone frontière. Là, après avoir garé la voiture, nous demandons au propriétaire l’autorisation de passer chez lui pour aller voir notre borne. Il est bien d’accord pour notre passage, mais nous explique qu’il n’a aucune envie de voir défiler devant sa porte des hordes de randonneurs, et qu’il s’est fait un plaisir de mettre à la poubelle la pancarte signalétique que l’on avait apposée sur son portail sans le prévenir.

ferme Bernaténéa

Nous passons donc devant la ferme et continuons sur un large chemin charretier.

les peñas

Au-dessus de nous, les Peñas de Ichusi ; dans le pâturage voisin, une barricade anti évasion a dû être placée le long d’un trou de la clôture. Les moutons aiment la liberté !

jeu d'ombres

Nous arrivons à une autre pâture, dans la zone où passe la frontière, il va falloir descendre vers le ruisseau pour trouver notre borne.

ferme Bassassagar

Sur l’autre versant, nous apercevons la ferme Bassassagar, nous nous y sommes déjà garés plusieurs fois pour nos balades.

le Bastan

Nous rejoignons la rive du Bastan, c’est un joli torrent à l’eau limpide.

le ruisseau

Sur sa rive gauche, celle où nous nous trouvons, un petit ruisseau descend des Peñas, formant une petite vasque avant de rejoindre le Bastan.

les feuilles

Les feuilles tombées y font un tableau coloré à la surface de l’eau.

la borne 85

Voici la borne ! Le E indique que c’est la face côté Espagne que nous voyons ici. La face opposée est gravée d’un F, en plus du numéro.

la dalle 85

Nous avons ici affaire à une borne à répétition, en quelque sorte, puisque de l’autre côté du ruisseau, à une dizaine de mètres, se trouve aussi une dalle gravée du numéro 85. Petite séance de nettoyage avant la séance photo…

les deux 85

Et voici la vue d’ensemble avec les deux 85, celui de la borne et celui de la dalle. Notre objectif a bien été atteint !

les Peñas

Les Peñas au-dessus de nous, alors que nous remontons vers le chemin.

restauration

Il y a là une vieille bâtisse en cours de restauration. Un bon endroit pour ceux qui aiment la tranquillité.

le chemin

Nous reprenons le même chemin pour revenir à la voiture près de la ferme.

Irubelakaskoa

En nous retournant, nous pouvons voir l’Irubelakaskoa (hé oui, encore un nom basque…) qui barre le creux de la vallée.

Mission accomplie pour aujourd’hui, bientôt peut-être la borne 86 et les suivantes ?

Été indien.

Toussaint 2015 n’était pas accompagnée de son cortège de brouillards et de pluies, l’été indien battait son plein à ce moment-là.

le phare et l'océan

Vue sur l’Océan depuis le haut de la promenade des falaises le 31 octobre, un vrai beau temps, avec de belles vagues pour surfeur confirmé, bien régulières et aussi bien grosses.

l'histoire

C’est le week-end, et le gang des toulousains a débarqué à Anglet. Papy raconte l’histoire de Monsieur lapin.

petit caméléon

Jérémy essaierait-il de faire le caméléon ?

l'araignée de la fenêtre

Prends garde à toi, Pénélope !

patit ogre

Il a bon appétit, Jérémy !

Gabriel

1er Novembre, on a mangé au jardin et tout le monde est en T-shirt.

la vieille balançoire

Gabriel est même pieds nus ! Il essaye la vieille balançoire, installée pour la génération précédente.

la partie de pétanque

Après le repas, les garçons font une partie de pétanque. Oui, il manque Jérémy, mais il faut bien qu’il fasse la sieste, il est encore petit.

les grosses vagues

Le soir, je fais un petit tout jusqu’à la Barre pour aller admirer la taille des vagues, c’est vrai qu’elles sont très grosses.

bodyboarder

Pas de surfeur, mais deux ou trois bodyboarders n’ayant pas peur de la grosse lessive.

le voilier

Un peu plus loin, un voilier rentre tranquillement dans l’embouchure de l’Adour, protégé de la houle par la grande digue de Tarnos.

soleil couchant

A cette saison, le soleil se couche derrière les côtes espagnoles, et il y a aussi quelques petits nuages pour lui faire un masque de bandit.

sur la plage

Et même les plus grosses vagues finissent par venir mourir sur la plage…

L’automne en Couserans.

De retour de Corse à Toulouse le 25 octobre, le 26 nous voilà déjà à Estours pour profiter un peu des couleurs de l’automne, spectacle incomparable dans cette vallée encaissée où la richesse et la variété des coloris s’étale sur tous les versants de la montagne, jusqu’au ciel. Le temps est au beau, nous ne sommes pas déçus dès l’arrivée :

automne ariégeois

Vite un tour au jardin, et dans la serre où nous n’avons pas encore arraché les tomates.

la serre fin octobre

Évidemment, ce n’est plus l’été, mais elles n’ont pas encore gelé et il reste même quelques tomates à ramasser.

fleurs de tomates

Et même… il y en a qui font encore des fleurs, pauvres innocentes.

tomates d'octobre

La récolte n’est pas si ridicule que ça, il y a même encore eu une courgette !

le cerisier de Lardenne

Faisons maintenant le tour des arbres : le cerisier de Lardenne, arrivé en catastrophe au printemps sur le toit de la voiture de Jérôme, semble décidé à passer une nouvelle vie à la montagne. Espérons que les éventuelles cerises ne seront pas véreuses comme elles l’étaient là-bas !

le chêne étranglé

Me rendant ensuite dans notre verger rive droite pour l’inspection des pommiers, je découvre que la corde qui tient l’un des piquets de l’enclos anti-chevaux, attachée à l’un des deux chênes, n’a pas été desserrée depuis plusieurs années et qu’elle est maintenant profondément enfoncée dans le tronc. Il a drôlement grossi, notre chêne ! Pas facile d’extraire la corde enserrée par le bois.

Estours en automne

En poussant jusqu’à la Coume de Mède, je profite du spectacle du hameau à travers les branches déjà un peu dénudées.

feuillages dorés

Sur place, les feuillages sont bien dorés, surtout que le soleil est là pour les éclairer.

pieds d'alouette

De retour à la grange, séance photo-fleurs avec celles qui ornent encore à cette saison le devant de porte, les pieds d’alouettes obtenus avec des graines ramassées à Argelès

rose d'Inde

et les roses d’Inde issues d’un sachet de graines joint en cadeau à une commande, elles ont fleuri tard mais en très jolis pompons jaunes et oranges.

mon jardin

Mon jardin, lui, n’a plus grand-chose à donner à cette saison, en dehors des habituelles herbes aromatiques.

la palette de l'automne

En face, sur l’autre versant, c’est la palette complète des couleurs de l’automne qui éblouit le regard

le Mirabat

tandis que vers le Nord-Est, le Mirabat au soleil occupe son poste immuable de sentinelle de la vallée.