Étrange nature

Fin octobre, on peut parfois voir, dans la vallée d’Estours, une belle et grande famille de coprins chevelus, dont nous voyons ici un beau spécimen déjà un peu dégoulinant du bas de la chevelure. Pas de souci pour le consommer, paraît-il, car contrairement à son cousin le coprin noir d’encre, celui-ci ne génère pas de réaction avec la consommation d’alcool.

Deuxième étrangeté mais sans doute plus connue, en cette même période, une visiteuse « mante religieuse » que voici près de la fenêtre en train de chercher une proie à se mettre sous la mandibule.

C’est une femelle sur le point de pondre, vu la taille du ventre. Messieurs les mâles n’ont pas intérêt à trop s’approcher…

Récoltes d’octobre.

Si l’on excepte la balade à Bentaillou, ces journées d’octobre furent essentiellement consacrées aux récoltes de saison. Évidemment, ce délicat géranium n’en fait pas partie, mais pour une fois que la photo a rendu convenablement sa couleur, j’ai voulu vous le faire partager.

Passons maintenant aux récoltes proprement dites. En 2019, les trompettes étaient au rendez-vous, sans qu’il s’agisse d’une très grande année cependant.

Même chose pour les cèpes, que l’on apprécie tout particulièrement lorsqu’ils sont rares.

Les récoltes s’étalent sur la table du salon. Visiblement, il va falloir trouver un moyen pour conserver les courgettes !

On récolte aussi les butternuts, qui se sont hybridés avec d’autres courges du voisinage, nos pollinisateurs sont un peu facétieux !

Ici, ce sont des haricots tarbais, enfin des tarbais d’Ariège, mais ce sont des immigrés bien intégrés désormais.

Il y a aussi les derniers haricots verts, au premier plan des « runner beans » d’origine irlandaise, eux aussi bien adaptés en Ariège, depuis des années.

C’est aussi le moment de ramasser les premières pommes, celles-ci sont nos préférées. Certaines ont des formes vraiment bizarres, tout de même !

Dans la serre, les tomates sont encore en pleine végétation.

Et dehors, les grandes tiges des topinambours commencent à fleurir. Quand viendra le moment de récolter les tubercules, on constatera que les campagnols auront été les plus rapides !

Haha ! Voilà qui n’est pas une récolte, me direz-vous….
En effet, ce petit animal qui arpentait tranquillement la carte que nous étions en train de consulter, nous ne l’avons pas récolté, il est venu là tout seul*, mais il est quand même bien lié aux récoltes d’automne car c’est un balanin, de ces petits bandits qui dévorent goulument l’intérieur des noisettes. Il est quand même assez incroyable, avec sa grande trompe et son costume strié, non?

*Rectificatif : tout compte fait, je pense qu’il est venu là planqué dans une noisette, passager clandestin au fond de ma poche…

Bentaillou, sur le chemin de la mine.

8 octobre 2019, nous voilà de retour en Ariège. Belle journée en vue, l’occasion de revenir dans la vallée de Seintein, sur le chemin des mines de Bentaillou, que nous avions commencé à explorer avec Jean-Marie en 2018 (https://coxigrue.wordpress.com/2019/07/25/autrefois-les-mines-13-aout-2018/).

Il est encore tôt lorsque nous arrivons au Bocard d’Eylie, le soleil éclaire bien les crêtes mais n’arrive pas encore au fond de la vallée.

Après avoir garé la voiture, on passe devant les bâtiments miniers désaffectés, les plus remarquables à mon sens étant ceux de l’ancienne laverie de minerai, qui s’étagent à flanc de montagne.

On avance dans l’ombre, en découvrant au fur et à mesure les montagnes au soleil.

Et voilà qu’on arrive maintenant au soleil !

Ce joli ruisseau dont nous remontons le cours, c’est le Lez. Il se jette dans le Salat à Saint-Girons.

La vallée est maintenant plus large, ce qui lui permet d’accueillir le soleil et d’offrir des pâturages, d’où quelques rencontres et tentatives de dialogue au passage.

Tiens, une voiture est même montée jusque là ! Ce n’était pas évident, en voyant le chemin.

Nous arrivons au cirque de La Plagne, c’est là que nous avions fait demi-tour la première fois avec Jean-Marie.

On étudie la carte ! C’est ici que le chemin des mines de Bentaillou attaque la montée à travers la forêt, avec un premier lacet. C’est lui que nous allons suivre.

Sur la droite du cirque, une grande cascade dévale la falaise, au-dessus c’est une zone de pâturages.

Un peu plus à gauche, on aperçoit un toit qui dépasse des arbres, en haut des falaises. Je pense qu’il s’agit de la cabane de Sans.

On monte du côté ensoleillé, et le versant opposé est à l’ombre.

Ici aussi, il y a des crocus !

Nous sommes maintenant sortis de la forêt. Le chemin de la mine (réalisé pour desservir les zones d’exploitation) cesse ses lacets ascendants pour tracer à flanc de montagne en direction des anciennes installations, et on aperçoit là-haut une cabane proche des bâtiments de Bentaillou, qui sont dissimulés par le piton rocheux à sa gauche. J’aimerais bien continuer plus loin, mais mon genou doit tenir le coup jusqu’au retour au Bocard d’Eylie, et il reste encore trop de chemin à parcourir pour atteindre ce but. Nous décidons de casser la croûte sur place avant d’entamer le retour, par le même chemin.

En utilisant maintenant le gros zoom (que je trimballe bien souvent pour rien !) et en grossissant à fond sur une petite partie de la photo précédente, on peut voir l’entrée de la grotte de la Cigalère, j’ai lu qu’il s’agit là de l’entrée d’un énorme et splendide réseau souterrain.

Ici comme un peu partout alentour, il reste des installations minières abandonnées. Ces poteaux supportaient des câbles qui servaient à descendre le minerai.

Là ce sont des « stériles », les roches extraites du sol et trop pauvres en métaux (zinc, argent et plomb) pour être utilisées comme minerai. Néanmoins, exposées aux intempéries, elles participent activement à la pollution des sols et des eaux de tout le réseau hydrographique, local et en aval.

Allons, il est temps de redescendre !

Sur le versant opposé, le soleil rasant fait maintenant apparaître nettement une saignée que je suppose liée aux travaux miniers.

Avant d’entamer la descente finale, nous repassons devant les ruines de l’ancienne laverie de la Plagne, je suppose qu’elle utilisait l’eau du ruisseau d’Urets voisin.

Vers l’étang de Labant.

Encore une belle journée le lendemain ! Gérard et Dany ont une idée de balade du côté de Coumebière, alors allons-y …

On a beau la connaître presque par cœur, la vue sur la chaîne du Valier depuis là-haut est toujours un grand moment. On en profite pour surveiller le petit glacier d’Arcouzan, virgule blanche au-dessous du sommet du Valier. Il est toujours bien là, notre unique glacier ariégeois.

On a prévu d’aller jusqu’à l’étang de Labant, et c’est par là !

Ce n’est encore que le début du mois de septembre, Coumebière est le domaine des vaches, elles sont encore en estive. Il y en a de plusieurs sortes, sans doute des troupeaux différents. Celle-ci est noire avec de la peinture blanche sur le dos.

Ici ce sont des rousses à grandes cornes, on se demande si ce ne seraient pas des Salers… en tous cas, elles ne ressemblent guère à celles que l’on voit habituellement dans le secteur.

Celle-ci, c’est une gasconne classique, à ceci près qu’elle semble avoir été croisée de licorne, puisque de toute évidence il lui manque une corne.

Houla ! Le long de notre chemin, un rocher gravé d’un symbole qui nous rappelle au bon souvenir de Claudius de Cap Blanc, l’artiste de l’affabuloscope du Mas d’Azil. Attention, chers lecteurs, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, cette photo est gravement pornographique, elle représente une vulve ! Du reste, le malheureux Claudius fut carrément emprisonné par la justice de notre beau pays pour avoir répandu cette représentation tellement choquante.

Depuis bien longtemps, et bien avant la route, ce plateau de Coumebière a été utilisé pour le bétail en estive. Les bergers y passaient la belle saison avec les bêtes, et on aperçoit encore les vestiges de l’activité pastorale, avec cette cabane et cet enclos ruiné.

Nous suivons maintenant le chemin en direction de l’étang de Labant. Des pierriers témoignent du passé minier de l’endroit.

Voilà l’étang de Labant. Il ne semble pas très profond, et reflète fidèlement la verdure qui l’entoure.

De grands herbiers y prospèrent, participant à son comblement en cours.

Le miroir d’eau est quasiment parfait par cette belle et douce journée.

En observant les berges humides, j’y découvre des plantations de droséras (attention, plantes carnivores !)

Jiminy criquet en train de se cacher derrière une herbe un peu grosse (mais je l’ai trouvé quand même)

…et une très jolie parnassie des marais.

C’est l’heure du casse-croûte, et on voit bien que les mecs prennent ça très au sérieux.

Continuant en direction des « Argentières », nous découvrons l’entrée d’une ancienne galerie d’exploitation.

La vue depuis l’intérieur.

Les stériles sont restés accumulés à l’entrée de la galerie. Au-delà, c’est Coumebière et ses troupeaux.

En redescendant par l’autre côté, on découvre les couleurs des bruyères en fleurs dans les pentes. Un régal pour les abeilles !

Avant de rejoindre le parking, arrêtons-nous un instant près d’un bel abreuvoir à l’ancienne réalisé dans un tronc d’arbre creusé et alimenté par une goulotte de bois. Superbe !

Le Mas d’Azil.

Début septembre 2019, et toujours en Ariège.

Les champignons commencent à pousser… un peu.
Le 8 septembre, le Comité Écologique Ariégeois organisait au Mas d’Azil son festival du film Nature, et nous y étions. Bonne occasion pour découvrir en flânant un peu ce joli village dans lequel nous ne faisons en général que passer, mais dont nous connaissions déjà la célèbre grotte préhistorique, ainsi que l’étonnant « affabuloscope » de l’artiste hors-norme Claudius de Cap Blanc. (https://coxigrue.wordpress.com/2014/09/18/laffabuloscope/)

Depuis la place, on découvre que le clocher de l’église fait lui aussi partie de la famille des champignons 🙂

Plus sérieusement, il devrait peut-être sa forme octogonale et son clocher à bulbe à l’influence du baroque allemand de la fin du XVIIIe.

Curieusement, l’entrée de l’église se trouve sous la halle aux grains, qui lui est adossée. Spirituel et matériel font donc ici bon ménage !

Dedans, le baptistère, dans une belle lumière…

…et des jolis vitraux à motifs d’inspiration végétale.

La porte d’entrée, plutôt sobre.

Et un peu plus loin, celle du temple protestant, très sobre aussi, et qui lui ressemble beaucoup dans sa forme générale. L’histoire du protestantisme au Mas d’Azil remonte au début de la Réforme, et ne semble pas avoir toujours été des plus sereines, évidemment !

En continuant à flâner au fil des rues, on découvre de très vieilles et très belles maisons à encorbellements.

Avec même de superbes boiseries sculptées autour de cette fenêtre.

Les trottoirs minuscules, bien trop étroits pour y marcher, sont occupés par les potées de plantes fleuries.

Une ruelle (ou « carrerot ») qui permet de passer d’une rue à l’autre.

Et encore une maison à encorbellements, avec une belle porte d’entrée, et qui semble en cours de restauration.

Bon ! Allez ! On a bien visité, il est temps de retourner aux champignons, maintenant.

Il était une fois…

Dans la ville de Foix…

Le 29 août 2019, Jérémy, Papy et moi-même partons, pour une fois, pour visiter Foix.
Plus exactement, le château de Foix, d’ailleurs le voilà :

Deux tours carrées et une ronde, perché sur son piton rocheux, il domine toute la ville.

L’entrée est du côté opposé, et on grimpe jusqu’à la base des trois tours. Délaissons pour le moment l’escalier qui mène à l’entrée de la plus grosse tour et continuons notre chemin.

On arrive à la tour ronde, au pied de laquelle une échoppe a été reconstituée, il me semble que c’était le travail du fer. Sur la droite, une des machines de guerre, moyenâgeuse elle aussi.

On contourne la tour ronde, c’est haut ! Belle construction !

On est au-dessous de la plus haute enceinte et les trois tours se présentent en enfilade.

On a décidé de grimper en haut de la ronde. Les salles y sont rondes, bien sûr, avec de beaux plafonds.

Nous voilà en haut !

On domine la ville, comme les anciens Comtes de Foix…

…et on peut aussi surveiller les montagnes environnantes.

La grosse tour carrée, elle, montre différents types de construction, elle a dû être maintes fois remaniée au fil du temps.

Une salle à manger a été reconstituée au rez-de-chaussée. Le vieux comte et son petit-fils attendent d’être servis.

La dernière des trois tours est équipée d’un toit et d’un joli clocheton.

Sur un terre-plein au-dessous, on peut surveiller la mise en service d’un trébuchet, dont nous aurons la chance de voir le fonctionnement, par la dame en tenue d’époque.

Alerte ! Le comte et son petit-fils ont été faits prisonniers !

Pendant leur longue captivité, ils ont gravé les pierres de leur cellule.

Je vais de ce pas remonter les secourir, et les libérer.

Pour revenir à la voiture, nous passons par la rue des grands-ducs. Elle ne doit pas son nom aux nobles du quartier, mais aux oiseaux qui avaient l’habitude de loger dans les creux des falaises au-dessous du château.
Ces passages bâtis entre deux maisons sont d’époque médiévale. N’ayant pas d’emprise au sol, ils n’étaient pas assujettis aux taxes foncières. C’est malin, hein ?

En passant, on salue un chat de Foix… et de caniveau.

Les entreprises qui installent tout le matériel pour les grands feux d’artifice du lendemain sont en plein travail comme nous allons repartir. Un monte-charge est en action entre la route et le château. Jérémy aurait adoré assister au spectacle, mais le lendemain était déjà prévu pour son retour à Toulouse, zut ! Espérons qu’on pourra y aller dans un futur pas trop lointain !

Août en vrac.

Ne quittons pas encore 2019, qui n’était pas si mal que cela ! On le sait bien, maintenant…
Cette deuxième quinzaine, voyons un peu…

Haha ! Revoilà nos deux champions d’accrobranche, bien familiers avec le concept, désormais.

Ils font leurs parcours avec de plus en plus d’aisance chaque année, en accédant à des parcours de plus en plus difficiles.

Pour ma part, pas de singeries dans les arbres évidemment, mais ma curiosité me pousse à aller inspecter ce machin entouré de grilles et recouvert de verdure dans un coin du parc.

C’est une espèce de fausse grotte construite je suppose à la grande époque des eaux d’Aulus-les-Bains (car c’est là que nous nous trouvons, j’avais oublié de le signaler).

Les eaux des différentes sources thermales du site y avaient été amenées et distribuées pour les curistes.

Voici celle qui m’a le plus interpellée, étant moi-même native du pays de l’Armagnac ! La source DARMAGNAC, quelle merveille !

Pas très logique, mais cependant chronologique (vous apprécierez le jeu de mots), nous voici maintenant autour des 30 ans de Miss Tiphaine, dans le Tarn.

Puis de retour dans la vallée d’Estours avec ses gentilles bestioles : le papillon qui aimait lécher les doigts de Jérémy et de Gabriel…

…l’araignée du matin qui avait ligoté celui qui avait peut-être été son mari de la veille…

…et un magnifique scarabée, ou autre insecte à carapace ( j’avoue mon ignorance dans ce domaine).

N’oublions pas les deux superbes pommes du tout jeune pommier d’Oscar, qui n’en donnera certainement plus avant une dizaine d’années ; elle étaient délicieuses.

Quant à cette dernière photo… j’ai bien envie de vous laisser deviner où elle a été prise. Jérémy, tu ne dis rien !

Passage au vert.

Après la mer, la montagne.

Après la chaleur, la fraîcheur.

Après la garrigue, les forêts.

Après Portbou, Estours.

Sur notre chemin du piémont pyrénéen, la halte à Estours est rafraîchissante, avant de rejoindre les Pyrénées-Atlantiques.
C’est aussi le moment de faire le point sur l’agriculture de l’année et les perspectives de récoltes.

Rubrique innovation : nous avons piégé une musaraigne ! Toute petite, avec un grand nez pointu, c’est l’un des plus petits mammifères existants. On s’empresse d’aller la relâcher un peu plus loin, comme d’habitude.

Le pommier d’Oscar, planté de l’année, va nous faire DEUX pommes (si tout va bien). C’est incroyable.

Une graine de tournesol destinée aux oiseaux de l’hiver a germé dans un pot et fleuri. Quelle beauté !

Lumière sur des fougères…

Nuances de vert dans les sous-bois…

Et là, un insecte avec un joli T-shirt, non ?

N’oublions pas les grosses marguerites, devant l’entrée, elles sont en pleine floraison fin juillet. C’est le milieu de l’été !

Intermittente.

12 juillet 2019 : nous voilà en route pour la Méditerranée. Nous allons comme d’habitude suivre la route du piémont pyrénéen, mais cette fois nous nous permettrons une petite digression.

Avant de quitter le département de l’Ariège, juste avant d’entrer dans la coquette (et trop méconnue) cité de Lavelanet, nous bifurquons vers la droite en direction de Montségur. Et oui, LE Montségur des cathares, de la sainte Inquisition et du bûcher des parfaits, sujet ou objet de nombreuses histoires et légendes. Nous passons donc au pied du « pog » sur lequel se dresse encore le château, largement remanié après le siège de 1244.

Pas de montée au château, puisque nous manquons de temps évidemment, ce sera pour une autre fois. Continuant sur la petite route qui traverse aussi le village de Montségur, nous redescendons en suivant la D9 en direction de Bélesta. Mais avant de rejoindre la route, nous voici parvenus au but principal de notre petit détour : la source de Fontestorbes.

Nous découvrons là non pas un petit filet d’eau jaillissant sous une pierre mais un joyeux torrent sortant d’une grotte creusée dans la falaise. Il est 16h33.

Intermittente ? Vraiment ? En tous cas, pour le moment, ça coule comme il faut.

Pourtant, on commence a avoir l’impression que le niveau de l’eau baisse progressivement. Et à 16h51 (soit 18 minutes plus tard), voilà que les plots ne sont plus immergés et permettent d’aller de l’autre côté à pied sec !!!

Et oui, la source est maintenant quasiment arrêtée ! Bizarre, bizarre…

Mais… tout s’explique, ou du moins tout tente de s’expliquer. Voici donc ci-dessus les explications livrées sur place : pas de bon ni de mauvais génie s’amusant à ouvrir ou fermer des vannes, pas de monstre préhistorique coincé là-dedans, pas d’humain trop curieux ou trop méchant condamné à des travaux perpétuels, quoique… sait-on jamais ? Après tout, personne n’est jamais allé voir, dans ce prétendu réservoir. Alors…

Le drone.

Le Père Noël a apporté un drone à Daniel. Il a pensé que ça l’amuserait. Après des premiers essais peu concluants à Anglet, nous voici maintenant à Estours pour essayer l’engin…

Il fait tourner ses quatre petites hélices et décolle !

Après les premiers essais, on s’en va un peu plus loin poursuivre les explorations. L’animal monte, s’éloigne, puis signale que sa batterie devient faible, mais voilà que … catastrophe, il ne revient pas, malgré la commande de retour ! Que se passe-t’il donc ?

On cherche, alentour, dans les buissons, les arbres, on évalue les 42 mètres, on mesure avec une corde, mais rien ! Puis on finit par repérer la série de chiffres en bas de l’écran. Ce ne seraient pas des coordonnées géographiques, par hasard ? Latitude, longitude ? On a un GPS, après tout !

Et oui, c’était bien ça ! Avec les coordonnées et pas mal de patience, on a fini par retrouver cet andouille de drone pendu dans un arbre au bord du chemin ! Hum, mais c’est qu’il est haut, le bougre ! Comment faire pour le récupérer ? On s’en va chercher l’échelle, la chenille, Gérard, des perches…

Pas moyen d’y arriver !

Alors on déplie l’échelle au maximum, on la rehausse avec la chenille, et c’est Daniel, qui doit mesurer quelques centimètres de plus que Gérard, qui grimpe avec la grande perche… et voilà que de l’extrême bout de il réussit à décrocher l’engin qui tombe dans la bâche tendue au-dessous de lui, avant de rouler au sol. Miracle, il n’est pas cassé. Et il nous a fait passer un sale quart d’heure, et même largement plus !