Ilhabela.

Finie la festa junina, il faut maintenant penser à autre chose : on part ! Destination : Ilhabela, qui est une île comme son nom l’indique (pour les initiés), mais très près du continent, juste en face de São Sebastião, dans la région de Caraguatatuba (j’aime bien ce nom, dont je suis absolument incapable de me souvenir plus de deux minutes).
Bref, il y a un milliard de choses à préparer, plus la route à faire, un bac à prendre pour rejoindre l’île, et finalement trouver notre maison en pleine nuit, s’installer en vitesse et aller se coucher. Ouf !

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Dimanche matin, il est maintenant temps de découvrir les lieux ! Là, c’est la partie à vivre de la maison, les parties chambres en sont séparées.

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Au bout du jardin, la mer, ou plus exactement l’océan, puisque nous sommes au bord de l’Atlantique Sud.

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Oscar va pouvoir copiner un peu avec Papy.

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En descendant dans le jardin, on découvre vite une petite allée dallée…

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…au bout de laquelle, après avoir franchi un portillon, on accède à un petit ponton, qui permet d’aller jusqu’à un gros rocher tout au bord de l’eau.

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Vers la droite, c’est le début du chenal qui sépare l’île du continent.

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Vers la gauche, un pierrier de granit nous sépare d’une petite plage de sable blanc.

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Mais voilà que quelque chose bouge dans l’eau tout près de nous…

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…une tortue !!!!

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Avec un peu de patience, j’arrive même à la photographier toute entière !

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Après cette belle découverte, on remonte explorer les jardins qui entourent la maison. Il y a de la place !

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Séquence contemplation…

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…peut-être pour regarder passer ce gros bateau qui vient du port tout proche de São Sebastião.

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Cette plage que l’on a aperçue depuis notre ponton, on peut y aller sans se tordre les pieds sur les cailloux, il y a un chemin. Mais attention, il y a de drôles de nuages sur les hauteurs !

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Pas de doute, nous sommes bien au Brésil !

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Maman et les garçons jouent dans le sable.

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Pendant ce temps, Papy surveille les affaires.

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Regardez, on aperçoit notre ponton, là-bas !

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D’ailleurs, après la plage, on s’empresse d’y retourner.

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Cette fois, ce n’est pas une tortue, mais un bel oiseau blanc, que l’on peut admirer. Une aigrette, probablement. Et si vous regardez bien, vous apercevrez le poisson qu’il tient dans son bec. Bon appétit, l’oiseau ! Et à demain !

Paramoudras, la galerie.

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Nous voici donc arrivés sur la plateforme « playa de los fósiles « , sur les rivages du massif du Jaizkibel (voir l’épisode précédent). Nous cherchions les paramoudras, ils sont là ! ZOOOOOM !

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Celui-ci est presque sphérique, mais les formes à l’arrière-plan sont bien différentes.

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Un modèle avec bouche.

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Des formes mamelonnées.

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Un œuf dans un nid !

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Une tête avec un gros nez.

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Mais on peut y voir une tête de tortue.

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Une partie de pétanque fossilisée.

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Des formes cylindriques, aussi. L’orifice central est le logement du ver bâtisseur, si j’ai bien compris.

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Encore un œuf, avec deux petits yeux celui-ci.

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Un cylindre et une sphère, voisins.

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Et encore des centaines d’autres, rien que sur cette plateforme rocheuse qui plonge dans l’Océan. Après avoir fureté un peu partout, on se regroupe pour le casse-croûte.

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L’apéro est servi !

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Pique-nique avec vue, pour cette fois. La côte espagnole s’étend vers l’ouest à perte de vue.

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Et un rocher voisin, coloré et sculpté par l’érosion, nous rappelle que les paramoudras ne sont pas les seules merveilles de cette côte exceptionnelle.

 

En route vers les paramoudras.

Haha ! Qui connaît les paramoudras ? C’est qu’on n’en croise pas à tous les coins de rue, des paramoudras. Moi-même, je ne les ai rencontrés pour la première fois que ce 1er juin 2019, il y a presque une année maintenant, où après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de rallye automobile ni aucune raison pour que la route soit coupée, nous avons fini par aller jusqu’à eux.

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Nous voilà partis. Nous sommes quatre, puisque Danielle et Michel se sont joints à nous, et certains auront peut-être reconnu les pentes verdoyantes du massif du Jaizkibel au Pays Basque espagnol. Nous commençons notre descente, car c’est sur le littoral que nous nous rendons.

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Une fois rejoint le sentier côtier, il faut évidemment suivre les aléas du terrain, avec les passages à gué suivis de grimpettes.

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Une belle orchidée en passant.

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On approche, visiblement. En effet, on peut déjà constater que la roche contient des inclusions ovoïdes qui ressemblent bien à ce que nous cherchons.

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En regardant vers l’amont, c’est la même chose.

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Ici il reste les emplacements vides.

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Et là les reliefs sont plus accentués.

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Certaines formes font penser à… c’est comme vous voulez, suivant votre imagination, ou votre état d’esprit.

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Par endroit, on retrouve les formations de la « vallée des couleurs », qui n’est pas bien loin.

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Nous voilà arrivés à la « playa de los fósiles », qui est cette plateforme rocheuse couverte de centaines de « paramoudras ».

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On prend le temps de poser les sacs, de se désaltérer un peu et d’une petite halte contemplative avant d’aller farfouiller dans les détails de cet étrange décor.
Les paramoudras sont des concrétions qui se sont faites autour de terriers de vers dans les fonds marins, il y a plus de 45 millions d’années.

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Certaines ont disparu, laissant parfois quelques traces, comme celle-ci en forme de cœur. Quant à la galerie des paramoudras eux-mêmes, je vous en montrerai un échantillon… mais ce sera pour la prochaine fois.

Note : pour ceux qui voudraient voir ou revoir la merveilleuse vallée des couleurs, c’est ici : https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/

Le jour d’après…

…nous étions le 31 mars et il faisait ENCORE beau ! Et en plus, on pouvait en profiter pour aller se balader n’importe où comme on voulait, quelle chance !
Pas trop loin le matin, petite promenade apéritive jusqu’à la pointe Saint-Martin, où se trouve le phare de Biarritz. Pour profiter de la vue sur l’Océan et la côte, l’endroit est idéal.

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Vers le nord, les plages d’Anglet, et les « épis » construits pour briser les courants. Il y a de belles vagues.

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Les espaces verts autour du phare sont plantés de vieux tamaris aux troncs torturés par les intempéries. Avec le temps, ils font comme les vieux oliviers, les troncs se séparent en plusieurs parties, comme si le tronc principal se trouvait entièrement sous le niveau du sol.

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Héhé… bientôt 50 ans d’amitié, si les virus nous prêtent vie !

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Anglet plages, ses surfeurs attendant la vague, et ses remparts contre l’Atlantique.

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Sur le chemin du retour, une belle sculpture qui orne la villa « Christmas ». Le sculpteur, Paul Manaut, était né en 1882 à Lavelanet, ai-je découvert ! Un ariégeois sculpteur de sirènes, voilà qui est original. J’ai cru comprendre qu’il avait habité là, à une époque.

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Autre balade après le repas, à la grande digue de Tarnos, celle qui protège l’embouchure de l’Adour que nous voyons ici, et qui est aussi l’entrée du port de Bayonne.

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Ici, les enrochements ont des poignées !

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On peut se promener en bas ou en haut, suivant l’envie.

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Si on choisit le bas, on peut profiter à la fois de la mer et de l’espace d’expression libre !

Sur la crête du Mandalé.

Une petite balade avec vue et pas trop loin de chez nous, ce 4 novembre 2018 ? En route pour le col d’Ibardin, où l’on rejoint le parking tout en haut. De là, il ne reste plus qu’à suivre plus ou moins la crête jusqu’au sommet (modeste, c’est vrai, 573m) du Mandalé. Mais… au-dessus du monde, quand même !

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Premier replat, celui des cromlechs. Debouts sur la crête, et visiblement éprouvés par les vents, la série de pins se découpe sur le ciel.

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Il est beau, le ciel, tout strié de nuages !

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En regardant vers le nord, c’est la côte basque qui s’étend à nos pieds, puis la côte des Landes, au-delà de la pointe Saint-Martin où se trouve le phare de Biarritz.

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On monte en longeant pratiquement la ligne frontière, avec sur notre gauche une plantation de mélèzes, dont les aiguilles sont bien rousses à cette période de l’année : le mélèze, c’est le sapin qui perd ses aiguilles en hiver !

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Comme on monte encore, la Rhune dépasse maintenant au-dessus des sommets des arbres.

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Vers la gauche, on aperçoit maintenant la baie de Txingudi, et une partie de la chaîne du Jaizkibel.

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La Rhune, encore…

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Vers le sud, on reconnaît la silhouette des Peñas de Haya (les Trois Couronnes, en français).

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Les voilà toutes seules, avec leurs sommets multiples caractéristiques.

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Et nous voilà au sommet, youpi !

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En redescendant, nous croisons d’autres promeneurs, le nez au sol.

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Ici, c’est les fougères que l’on met en rouleaux.

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Un dernier rayon de soleil jette un coup de projecteur sur Biarritz, alors que nous rejoignons la voiture.

Praia de Guaecá.

Le lendemain de Noël, branle-bas de combat : on quitte la plage d’Itamambuca pour une autre plage plus au sud, ou plus exactement au sud-ouest, la plage de Guaecá. Une petite centaine de kilomètres à parcourir par l’unique route côtière, google annonce un temps de parcours de 2h30 avec des conditions de circulation normales, mais le 26 décembre c’est le plein été et tout le monde est en vacances ou presque. Alors on peut bien compter le double de temps ! Bref, comme il faut bien couper un peu le voyage, et qu’en plus tout le monde a faim, on s’arrête dans un resto sur le bord de la fameuse route.

Mais rapidement, les petits en ont eu marre d’être à table et s’amusent à côté. Theo colle taty Sandra qui lui parle en portugais, ce qui n’emballe pas forcément toujours ses « grands » cousins…

Il aime aussi se faire du cinéma en se regardant dans les baies vitrées du restaurant !

Nous voilà arrivés ! Pas de piscine dans cette nouvelle maison, mais la plage est encore plus près qu’avant, et on a ce large espace engazonné pour y accéder, qui peut aussi servir de terrain de foot.

La voilà, la plage ! Il y a pas mal de nuages ce premier soir, du côté droit…

…comme du côté gauche, là où Ilhabela ferme l’horizon.

Ici aussi il y a des oiseaux à observer, mais pas des frugivores comme à Itamambuca. Celui-ci est un sucrier à ventre jaune, apparemment il se nourrit du nectar qu’il va chercher à la base de ces fleurs jaunes qu’il perce de son bec pointu.

Et il n’y a pas que des oiseaux ! Devant la maison, sur la route, nous découvrons d’énormes et magnifiques chenilles très colorées. Elles viennent d’un frangipanier bien déplumé où il y en a des dizaines en train de dévorer les feuilles.

Autre curiosité, on découvre Raf capable de faire de la couture pour aider Gabriel avec ses cadeaux de Noël. Qui l’eût cru ?

Toujours à la rubrique des curiosités, ce « Quero-Quero » qui surveille son poussin dans les espaces verts communs en retrait de la plage. Et si on s’approche un peu trop, il passe à l’attaque !

A la limite de la plage, des plantes rampantes, un peu comme de gros liserons, font de jolies fleurs roses.

Gabriel et Jérémy construisent des canaux dans le sable, une activité toujours passionnante sur les plages à marées.

A l’horizon, Ilha de Alcatrazes, à plus de 30 kilomètres de nous. En fait, il s’agit d’un archipel composé de plusieurs îles, mais on ne distingue que la plus grande.

Nos invités sont arrivés à temps pour fêter la Saint-Sylvestre ! Pour leurs valises, il faudra attendre un peu… Quelques caïpirinhas les aideront à prendre leur mal en patience.

Langoustes grillées au menu du réveillon !

Une petite famille qui ne va plus tarder à s’agrandir. Au Brésil, pour l’occasion, on s’habille de blanc si c’est la paix que l’on souhaite le plus pour l’année qui arrive, et c’était le choix de Fanny.

Puis c’est le moment du départ des toulousains, qui n’imaginent pas encore le calvaire qu’ils vont connaître dans les bouchons vers São Paulo.

Nous, on reste encore un peu. Assez pour finir par attraper ce malin de colibri qui vient si souvent butiner les fleurs en tubes.

Tout le monde est reparti, il ne reste plus que nous avec Theo, qui promène son éléphant sur la plage.

On en profite un peu… 🙂

Avant le retour à São Paulo, puis vers l’hiver Pyrénéen.

Quelques jours au Pays Basque.

Un petit album éclectique de la fin du mois de juin au Pays Basque, une période marquée par un épisode de forte chaleur pendant laquelle le mieux était de rester aux abris pendant la journée, circonstance peu propice pour la photographie…

Nos visiteurs américains n’ont donc pas pu profiter pleinement de la plage à cause d’une chaleur excessive, qui les obligeait à attendre la fin de la journée pour rejoindre la sable, mais ils ont bien apprécié les ombrages du jardin.

Promenade jusqu’au phare. Les hortensias sont en pleine floraison, et les vieux tamaris aux troncs tortueux toujours aussi beaux.

L’un d’entre eux nous regarde d’un drôle d’œil.

Les retraités profitent des bancs publics.

Côté sud, les falaises et le Regina.

Le port des pêcheurs et le rocher de la Vierge, et le Jaizkibel dans le lointain.

Côté nord, la falaise attaquée par l’Océan…

…et le bâtiment de l’ancien VVF, désormais club Belambra.

Promenade du côté du col d’Ibardin cette fois, un peu plus tard. La forêt de mélèzes, bien verte.

Les brebis ont été tondues récemment, elles semblent bien maigrichonnes sans leur gros pull-over en pure laine.

Les pins sur la crête ont bien souffert des dernières tempêtes.

Et ce poulain est encore un peu timide.

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Hou ! Tout ça donne soif !

Il n’y a pas trop de fleurs au jardin, si ce n’est les habituels hortensias, mais cette gaillarde est un vrai soleil végétal ! Normal, c’est le début de l’été, après tout…

La pluie, on s’en flysch…

Nous sommes le 30 avril 2017. C’est la date qui a été prévue pour la balade d’après-cidrerie, avec le projet d’aller traîner nos guêtres dans le massif du Jaizkibel en Espagne, à la recherche des paramoudras. Mais voilà, toutes les météos de France, de Navarre et d’ailleurs s’accordent à nous annoncer un temps pourri, avec juste quelques petites différences dans l’intensité des précipitations. Alors, il faut bien se résigner, pour avoir une chance de garder nos amis, à renoncer à la recherche des paramoudras perdus et trouver rapidement un plan B. Nous les amènerons donc jusqu’au site des flyschs, sur la côte espagnole entre Zumaia et Deba, dont j’ai déjà parlé ici (article intitulé Flysch), où une petite marche sur un bon chemin suffira pour leur faire découvrir un site géologique remarquable, avant d’aller s’attabler autour d’un bon « rodaballo » au restaurant Errota Berri.

Nous commençons un peu hors-sujet, mais il s’agit de se remettre dans l’ambiance de saison, avec cette photo de ma glycine prise quelques jours à peine avant ce 30 avril. Évidemment, pour le parfum, il faut un peu d’imagination…

Nous voilà partis vers Sakoneta, la plage des flyschs.

Premier « mirador » aménagé, donnant sur la côte en direction de Zumaia. Le temps pourri est bien au rendez-vous…

Les falaises en mille-feuilles se perdent dans les brumes de pluie.

Et dans notre dos, c’est le vert de terre 🙂

Bah ! Ce n’est quand même pas du temps à faire peur à Jean-Marie !

L’érosion de certaines couches forme dans les falaises des escaliers naturels assez surprenants. Mais peu praticables.

Les parties érodées qui se découvrent à marée basse ressemblent à des labours pétrifiés.

Regardez, il y a des nains au pied de la falaise !

Des différents usages du parapluie…

Cela semble à peine croyable, mais il y a des rouges vraiment partout, voyez-vous.

Les couches qui forment des escaliers dans la falaise s’érodent en dents de scie (géante) au niveau du sol.

Une immense vague pétrifiée semble prête à déferler sur nous.

Puisque la marée est basse, on peut dépasser la pointe et découvrir le bel amphithéâtre de falaises qui bordent l’anse de Sakoneta.

Mais pour aller jusque là, mieux vaut s’équiper d’un bâton quand on n’a pas les chevilles ou les genoux trop sûrs, le sol est très inégal et par endroits glissant…

…surtout aux endroits recouverts par ces jolies algues vertes.

La pluie n’est pas très intense, mais vu la couleur du ciel ça pourrait s’aggraver. Ne traînons pas davantage et reprenons le chemin vers Errota Berri.

Et regardez : sur le bord du chemin, une aubépine a fleuri. Les beaux jours reviendront !

 

Fleur’s place.

Passent les jours… Nous voilà maintenant le 9 mars, toujours en Nouvelle-Zélande dans l’île du Sud. Et nous sommes de sortie ! Depuis Dunedin, nous allons commencer par remonter vers le Nord via la SH1 pendant 70km et quelques, jusqu’à Moeraki, sur la droite de la route, en bord de mer.

Là, nous sommes attendus chez Fleur Sullivan, pour manger de bonnes choses bien sûr, comme annoncé sur la serviette en papier ci-dessus. Mais comme je n’ai ni la compétence ni l’envie de raconter des saveurs que seule l’expérience permet de vraiment apprécier, je vais juste ici me contenter de vous présenter ce lieu un peu hors norme, que j’ai particulièrement apprécié.

Voilà le bâtiment, il y a une belle salle intérieure et des terrasses extérieures pour les beaux jours, ce qui  était le cas ce 9 mars, comme on peut le voir. Mais nous avons préféré une table à l’intérieur, car le soleil en Nouvelle-Zélande est particulièrement agressif en raison du fameux trou dans la couche d’ozone.

Et voici Fleur elle-même, la maîtresse des lieux, qui est, comme on le voit, une personne très ouverte et sympathique, très nature aussi.

A l’intérieur, un décor très rustique et chaleureux.

Avec tout de même une superbe collection de tasses à thé !

Dans le coin des graffiti, je découvre la trace du passage d’une ariégeoise en vadrouille !!!!

Sur le faîtage du toit, un haut comité de  surveillance veille.

Si vous voulez mon avis, il vaut mieux éviter de laisser son assiette de poisson sans surveillance pendant trop longtemps. Mais peut-être ai-je un peu trop lu les aventures de Gaston Lagaffe ?

Dehors encore, une table avec une vraie vue sur la mer (enfin, sur l’Océan en réalité).

Entre le plat et le dessert, Theo et Papy sont sortis dompter les mouettes.

Elles sont bien attentives.
Faisons maintenant un dernier tour de l’établissement avant de repartir :

côté embarcadère hors d’usage (sauf pour les oiseaux),

côté plan incliné,

côté terrasse avec vue sur mer,

et enfin mon préféré : la vieille barque avec l’arbre à côté, qui certes ne pousse pas à l’intérieur de la barque, mais me rappelle tout de même le site autrefois si paisible de Port Lligat en Catalogne.

Zumaia la belle.

On n’avait pas eu assez de temps pour voir tout ce qu’on voulait à Zumaia lors de notre première visite à la découverte des flyschs, nous voilà donc repartis, le 25 janvier, à la découverte du village lui-même et de son environnement immédiat.

Zumaia, rappelons-nous, c’est une petite station balnéaire de la côte basque espagnole, connue pour ses formations rocheuses particulières (une sorte de feuilleté de roche) érodés par l’Océan, que l’on appelle flysch.

L’agglomération est bâtie autour de la ria de l’Urola, elle se compose d’un quartier ancien et de beaucoup d’immeubles neufs, et de pas assez de parkings vu l’affluence en saison, mais là au mois de janvier pas de problème. La ville s’est aussi dotée de l’inévitable port de plaisance, pris sur la réserve ornithologique qu’elle a dû s’engager à protéger.

Quelques somptueuses demeures anciennes le long du lit canalisé de l’Urola, celle-ci s’appelle la villa Luz.

Nous prenons l’itinéraire piétonnier qui mène à la plage d’Itzurun. Devant nous, un couple avec chacun son chien : le petit blanc avec monsieur, le grand noir avec madame.

Une succession d’escaliers et de terrasses permettent d’accéder à la plage. A marée basse, un bel espace sableux est dégagé, entouré des fameuses falaises de flysch ici aussi.

La maison là-haut semble bien près du vide !

Le mille-feuille rocheux vu d’en bas.

Des repères y ont été placés pour indiquer les couches correspondant à des moments géologiques particuliers. Je pense que c’est ce qu’inspectent les personnes que nous voyons ici.

En se retournant, on peut voir l’accès aménagé à la plage.

Par endroits, les couches ont tendance à s’éroder en formant plus ou moins des escaliers.

Côté mer, une belle plage à surfer, avec son mille-feuille de vagues.

En remontant vers le côté gauche, on découvre la chapelle San Telmo qui domine la situation depuis le bord de la falaise.

De là-haut, la vue sur les flyschs est différente.

La maison que l’on voyait depuis la plage est maintenant au-dessous de nous. Elle n’est pas tout à fait au bord du vide.

En s’avançant vers l’extrémité de la pointe, on découvre le pied de la falaise suivante et les effets de l’érosion en cours : des blocs en équilibre le long d’un banc rocheux.

Un improbable escalier descend vers le bouillon.

Un autre chemin nous ramène vers le village et nous permet d’en découvrir une vue différente, où la vieille église San Pedro, du haut de son rocher, domine les bâtiments environnants.