Retour vers notre frontière.

Fin octobre, au pays basque aussi, l’été jouait les prolongations. Bonne occasion pour renouer avec le recensement des bornes frontières, et la possibilité d’atteindre les bornes autour du numéro 100 sans aller trop loin encore : depuis le col d’Ispéguy, accessible en voiture, et où passe la frontière juste à l’ouest de Saint-Étienne de Baigorry, celle-ci descend droit vers le sud ou presque, avec une belle densité de bornes ou de croix frontières puisque de la borne 91 au col d’Ispéguy on arrive rapidement à la 102 au col d’Elhorrieta. En route donc pour le col d’Ispéguy !

Plus d'une heure de route depuis Anglet, et nous voilà au col, où le parking est bien rempli pas cette belle journée de vacances scolaires.

Plus d’une heure de route depuis Anglet, et nous voilà au col, où le parking est bien rempli par cette belle journée. Il faut dire que nous sommes encore en période de vacances scolaires.

les habituels et si fragiles crocus d'automne s'épanouissent dans les pâturages.

Ici, les habituels et si fragiles crocus d’automne s’épanouissent dans les pâturages, et même les bas-côtés herbeux.

On s'attarde un moment à profiter de la vue, la vallée qui descend vers Baigorri et sur le flanc gauche la petite route que nous venons de gravir.

On s’attarde un moment à profiter de la vue, la vallée qui descend vers Baigorri et sur le flanc gauche la petite route que nous venons de gravir. Ici, c’est la province basque de la Basse-Navarre qui s’étend devant nous.

Sans nous attarder au col où la borne 91, près de la venta, est difficile à approcher en raison de l'affluence, nous attaquons directement la montée à travers le bois et découvrons rapidement la borne 92 dans son environnement de fougères.

Sans nous attarder au col où la borne 91, près de la venta, est difficile à approcher en raison de l’affluence, nous attaquons directement la montée à travers le bois et découvrons rapidement la borne 92 dans son environnement de fougères.

Nous continuons à progresser le long de la frontière, le long de la crête, en sou-bois, nous passons à côté d'un vestige d'enclos et peut-être d'abri.

Nous continuons à progresser le long de la frontière, le long de la crête, en sous-bois, où nous passons à côté d’un vestige d’enclos et peut-être d’abri.

Lorsque nous parvenons à la borne 93, nous découvrons qu'elle a été vandalisée, et que les deux plus gros morceaux ont été remis en place par quelque bornophile de passage. L'endroit est dégagé, la vue est magnifique de toutes parts, la croix 94 n'est pas bien loin non plus et c'est par là que nous cassons la croûte tranquillement.

Lorsque nous parvenons à la borne 93, nous découvrons qu’elle a été vandalisée, et que les deux plus gros morceaux ont été remis en place par quelque bornophile de passage. L’endroit est dégagé, la vue est magnifique de toutes parts, la croix 94 n’est pas bien loin non plus et c’est par là que nous cassons la croûte tranquillement.

Au Sud, légèrement vers l'Ouest, c'est la masse imposante de l'Hautza qui nous domine avec ses 1306m. Il est complètement en Espagne, lui.

Au Sud, légèrement vers l’Ouest, c’est la masse imposante de l’Hautza qui nous domine avec ses 1306m. Il est complètement en Espagne, lui.

Côté Est, c'est l'Urrizpilota, de taille beaucoup plus modeste avec seulement 935m. Il domine la vallée qui descend vers Baigorri.

Côté Est, c’est l’Urrizpilota, de taille beaucoup plus modeste avec seulement 935m. Il domine la vallée qui descend vers Baigorri.

Au Nord-Est, le pic de Buztanzelhay (1029m) marque le début des crêtes d'Iparla qui s'étirent loin vers le Nord, presque jusqu'à Bidarray. On voit bien la balafre de la route du col, à flanc de montagne.

Au Nord-Est, le pic de Buztanzelhay (1029m) marque le début des crêtes d’Iparla qui s’étirent loin vers le Nord, presque jusqu’à Bidarray. On voit bien la balafre de la route du col, à flanc de montagne.

Puis nous nous remettons en route, nous voilà de nouveau dans le bois, c'est là que se trouve la borne 95, au pied d'un hêtre.

Puis nous nous remettons en route, nous voilà de nouveau dans le bois, c’est là que se trouve la borne 95, au pied d’un hêtre.

Nous poursuivons dans ce beau sous-bois, passant à proximité d'une palombière. Malheureusement, pas de champignons en ce moment, l'automne est bien trop beau pour cela.

Nous poursuivons dans ce beau sous-bois, passant à proximité d’une palombière, inoccupée heureusement, car nous n’avons pas nos gilets pare-balles. Malheureusement, pas de champignons en ce moment, l’automne est bien trop beau pour cela, et le champignon aime l’humidité.

C'est en haut du ressaut que nous trouvons le rocher où est gravée la croix 96, juste avant la descente vers Nekaitzeko Lepoa (le col) que nous apercevons dans le bas.

C’est en haut du ressaut que nous trouvons le rocher où est gravée la croix 96, juste avant la descente vers Nekaitzeko Lepoa (le col) que nous apercevons dans le bas.

Mais avant de redescendre, il faut d'abord trouver la borne 97, un peu plus à droite, et elle aussi en haut du même ressaut, ici la frontière forme une ligne brisée, petite déviation vers l'Ouest avant de repartir vers le Sud.

Mais avant de redescendre, il faut d’abord trouver la borne 97, un peu plus à droite, car elle aussi est en haut du même ressaut ; ici la frontière forme une ligne brisée, petite déviation vers l’Ouest avant de repartir vers le Sud.

A peu près au niveau du col, il y a un superbe enclos carré vers lequel il va nous falloir nous diriger car c'est l'endroit supposé de la borne suivante, un peu sur la gauche.

A peu près au niveau du col, il y a un superbe enclos carré vers lequel il va nous falloir nous diriger car c’est l’endroit supposé de la borne suivante, un peu sur la gauche.

Près de l'enclos, les piquets tout neufs d'une future clôture attendent d'être utilisés.

Près de l’enclos, les piquets tout neufs d’une future clôture attendent d’être utilisés.

Mais hélas, à l'emplacement précis de la borne 98, nous ne trouvons, comme prévu, que ce tas de pierres, restes supposés de la borne vandalisée.

Mais hélas, à l’emplacement précis de la borne 98, nous ne trouvons, comme prévu, que ce tas de pierres, restes supposés de la borne vandalisée.

Les dernières bornes sont en bon état et faciles à trouver, car le terrain est peu accidenté et parfaitement dégagé. Notons au passage la présence de plusieurs cromlechs, ces cercles de pierre préhistoriques plutôt fréquents dans la région.

Les dernières bornes sont en bon état et faciles à trouver, car le terrain est peu accidenté et parfaitement dégagé. Notons au passage la présence de plusieurs cromlechs, ces cercles de pierre préhistoriques plutôt fréquents dans la région, mais pas toujours faciles à distinguer, malgré tout,…

ainsi que les étonnants jeux de lumière créés par le soleil, qui semble créer une paroi rectiligne à partir d'un ressaut du relief.

ainsi que les étonnants jeux de lumière créés par le soleil, qui donne l’illusion d’une paroi rectiligne à partir d’un ressaut du relief.

Et voici la borne 102, notre dernière de la journée, au col d'Elhorrieta. La croix 103 n'est pas bien loin non plus, mais il faut encore revenir à la voiture, et il se fait déjà tard, les journées sont courtes fin octobre, ce sera pour une autre fois.

Et voici la borne 102, notre dernière de la journée, au col d’Elhorrieta. La croix 103 n’est pas bien loin non plus, mais il faut encore revenir à la voiture, et il se fait déjà tard, les journées sont courtes fin octobre, ce sera pour une autre fois.

Quelques secondes de pause pour un bel arbre mort.

Quelques secondes de pause pour un bel arbre mort.

Il est déjà tard lorsque nous rejoignons enfin le parking du col, maintenant presque désert. Cela ne pose plus de problème pour photographier la borne 91, si ce n'est la lumière qui n'est plus la même qu'à notre arrivée, bien sûr : la nuit n'est plus bien loin maintenant. Mais on peut quand même compléter la récolte du jour !

Il est déjà tard lorsque nous rejoignons enfin le parking du col, maintenant presque désert. Cela ne pose plus de problème pour photographier la borne 91, si ce n’est la lumière qui n’est plus la même qu’à notre arrivée, bien sûr : la nuit n’est plus bien loin maintenant. Mais on peut quand même compléter la récolte du jour !

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La presqu’île de la Parata.

Nous voici arrivés au 24 octobre, dernière journée en Corse avant le retour sur le continent, nous quittons le matin la sympathique maison d’Hélène et Marco (merci pour l’accueil !) dans le petit village de Balogna pour rejoindre Ajaccio d’où nous nous envolerons le lendemain matin. Le temps est beau et le vent est bien tombé, ce qui a permis de maîtriser les multiples départs de feu des derniers jours. Nous avons la journée devant nous et décidons à Ajaccio de reprendre la route des Sanguinaires (un nom un peu inquiétant, mais c’est seulement celui du petit archipel qui termine la côte Nord du golfe d’Ajaccio, dont les roches prennent une couleur rouge dans le soleil couchant). Là-bas, nous pourrons aller rendre visite à la tour génoise de la presqu’île de la Parata, que nous n’avons encore pas approchée.

La route est un cul de sac, elle se termine par un immense parking destiné à accueillir la foule des promeneurs. Nous sommes déjà aux vacances scolaires de Toussaint, bien loin de la saison estivale, mais il y a quand même un peu de monde par cette belle journée. Nous voyons déjà la tour de la Parata, et plus loin l'archipel des Sanguinaires avec son phare.

La route est un cul de sac, elle se termine par un immense parking destiné à accueillir la foule des promeneurs. Nous sommes déjà aux vacances scolaires de Toussaint, bien loin de la saison estivale, mais il y a quand même un peu de monde par cette belle journée. Nous voyons déjà la tour de la Parata, et plus loin l’archipel des Sanguinaires avec son sémaphore.

En nous retournant, nous embrassons le golfe d'Ajaccio.

En nous retournant, nous embrassons le golfe d’Ajaccio.

Pour aller faire le tour de la presqu'île, nous suivons le chemin  qui longe le littoral sur lequel s'accumulent les banquettes d'algues mortes, les fameuses posidonies connues pour oxygéner l'eau et favoriser la présence de poissons.

Pour aller faire le tour de la presqu’île, nous suivons le chemin qui longe le littoral sur lequel s’accumulent les banquettes d’algues mortes, les fameuses posidonies connues pour oxygéner l’eau et favoriser la présence de poissons.

Le sentier, qui fait le tour de la presqu'île, a été aménagé en parcours botanique avec de nombreuses bornes et panneaux didactiques, voici la borne "lentisque"...

Le sentier, qui fait le tour de la presqu’île, a été aménagé en parcours botanique avec de nombreuses bornes et panneaux didactiques, voici la borne « lentisque »…

...puis le panneau lentisques...

…puis le panneau lentisques…

...et enfin les lentisques eux-mêmes, largement présent et repérables bien qu'ils n'aient à cette saison ni fleurs ni fruits.

…et enfin les lentisques eux-mêmes, largement présent et repérables bien qu’ils n’aient à cette saison ni fleurs ni fruits.

Au-dessus de nous, la tour génoise, édifiée en 1550-1551 par Giacomo Lombardo.

Au-dessus de nous, la tour génoise, édifiée en 1550-1551 par Giacomo Lombardo.

L'archipel des Sanguinaires n'est vraiment plus très loin. Alphonse Daudet y avait effectué un séjour, logé dans le phare avec les gardiens.

L’archipel des Sanguinaires n’est vraiment plus très loin. Alphonse Daudet y avait effectué un séjour, logé dans le phare avec les gardiens.

Nous quittons maintenant le sentier littoral pour prendre celui, un peu raide, qui monte jusqu'à la tour, à 55m d'altitude, ce n'est pas l'Himalaya.

Nous quittons maintenant le sentier littoral pour prendre celui, un peu raide, qui monte jusqu’à la tour, à 55m d’altitude, ce n’est pas l’Himalaya.

Nous voici parvenus au pied de la tour, que nous contournons pour chercher un endroit un peu isolé où casser la croûte.

Nous voici parvenus au pied de la tour, que nous contournons pour chercher un endroit un peu isolé où casser la croûte.

C'est le moment que choisit un magnifique milan royal pour venir tourner au-dessus de nos têtes. Un adepte du thon à la catalane, lui aussi ? J'entreprends le changement d'objectif sur l'appareil, avec la conviction qu'il sera allé voir ailleurs entre temps, mais non, le voilà qui revient et tourne de nouveau autour de nous, se laissant photographier avec complaisance...

C’est le moment que choisit un magnifique milan royal pour venir tourner au-dessus de nos têtes. Un adepte du thon à la catalane, lui aussi ? J’entreprends le changement d’objectif sur l’appareil, avec la conviction qu’il sera allé voir ailleurs entre temps, mais non, le voilà qui revient et tourne de nouveau autour de nous, se laissant photographier avec complaisance…

Puisque le zoom est sur l'appareil, j'en profite pour viser vers Ajaccio.

Puisque le zoom est sur l’appareil, j’en profite pour viser vers Ajaccio.

D'ici, on voit bien les traces de l'incendie de la veille, sur la côte nord.

D’ici, on voit bien les traces de l’incendie de la veille, sur la côte nord.

En zoomant, on peut même s'apercevoir que les pompiers s'activent encore dans le bâtiment de droite, qui semble être une de ces paillotes caractéristiques du paysage touristique de Corse.

En zoomant, on peut même s’apercevoir que les pompiers s’activent encore dans le bâtiment de droite, qui semble être une de ces paillotes caractéristiques du paysage touristique de Corse.

Un peu de gym pour poser l'appareil quelque part, un peu de recherche pour le système du retardateur, et nous voilà immortalisés tous les deux grâce aux merveilles de la technologie.

Un peu de gym pour poser l’appareil quelque part, un peu de recherche pour le système du retardateur, et nous voilà immortalisés tous les deux grâce aux merveilles de la technologie.

Puis nous redescendons jusqu'au sentier littoral pour achever le tour de la presqu'île.

Puis nous redescendons jusqu’au sentier littoral pour achever le tour de la presqu’île.

Le parcours est très joli, entre mer et maquis.

Le parcours est très joli, entre mer et maquis.

Nous renonçons à poursuivre le sentier sur la côte nord pour rejoindre la voiture. Ce sera pour l'année prochaine, peut-être ? Un dernier demi à l'établissement de la Parata pour profiter encore un peu du spectacle, avant de rejoindre notre chambre d'hôtes à Porticcio et de reprendre notre envol le lendemain.

Nous renonçons à poursuivre le sentier sur la côte nord pour rejoindre la voiture. Ce sera pour l’année prochaine, peut-être ? Nous nous arrêtons pour siroter un dernier demi à l’établissement de la Parata en profitant encore un peu du spectacle, avant de rejoindre notre chambre d’hôtes à Porticcio et de reprendre notre envol le lendemain.

Le lac de Creno.

Nous voici maintenant le 23 octobre, balade prévue jusqu’au lac de Creno, et…

randonneurs

mais oui, nous sommes bien en Corse, et on va faire la balade entre ariégeois, figurez-vous ! Voici nos voisins estoursiens en train de découvrir à leur tour l’île de Beauté, et c’est avec eux que nous nous rendons au village d’Orto d’où nous allons rejoindre le lac de Creno à 1310m d’altitude.

Après avoir laissé la voiture en bas du village, nous prenons la direction du lac, en passant devant une jolie fontaine

Après avoir laissé la voiture en bas du village, nous prenons la direction du lac, en passant devant une jolie fontaine

dans laquelle une tête est sculptée au-dessus de l'arrivée d'eau.

dans laquelle une tête est sculptée au-dessus de l’arrivée d’eau.

Voici le départ du chemin, près de cette croix noire.

Voici le départ du chemin, près de cette croix noire.

Le chemin grimpe fort à travers une vieille châtaigneraie.

Le chemin grimpe fort à travers une vieille châtaigneraie.

Bientôt, on peut apercevoir le village d'Orto à travers une trouée.

Bientôt, on peut apercevoir le village d’Orto à travers une trouée.

En haut de la pente, c'est une croix blanche cette fois.

En haut de la pente, c’est une croix blanche cette fois.

A partir de là, le chemin ne monte presque plus, et en se retournant on peut voir la mer dans le lointain.

A partir de là, le chemin ne monte presque plus, et en se retournant on peut voir la mer dans le lointain.

Voilà le lac de Creno ! Il y a déjà du monde, mais on va bien trouver un coin pour pique-niquer.

Voilà le lac de Creno ! Il y a déjà du monde, mais on va bien trouver un coin tranquille pour pique-niquer.

Pendant que nous cassons la croûte (délicieux saucisson corse !) les vaches passent près de nous, l'une d'elles va se désaltérer.

Pendant que nous cassons la croûte (délicieux saucisson corse !) les vaches passent près de nous, l’une d’elles va se désaltérer.

Lorsque nous nous remettons en marche pour achever le tour du lac, nous pouvons constater qu'ici les vaches ne savent pas lire.

Lorsque nous nous remettons en marche pour achever le tour du lac, nous pouvons constater qu’ici les vaches ne savent pas lire.

Le lac de Creno est le seul lac naturel d'altitude de l'île qui soit entouré de pins Laricio, ce qui lui donne un charme particulier.

Le lac de Creno est le seul lac naturel d’altitude de l’île qui soit entouré de pins Laricio, ce qui lui donne un charme particulier.

Ce bout du lac est même une sorte de pépinière naturelle. C'est par ici que nous devrions trouver les fameuses et rares drosera indiquées à Daniel par sa collègue France. on se met tous à prospecter, le nez au ras du sol ou presque...

Ce bout du lac est même une sorte de pépinière naturelle. C’est par ici que nous devrions trouver les fameuses et rares drosera indiquées à Daniel par sa collègue France. On se met tous à prospecter, le nez au ras du sol ou presque…

Hourrah ! Les voilà ! Ces minuscules plantes carnivores sont en effet présentes ici comme annoncé, c'est moi qui ai réussi à les voir, avantagée par le fait que j'en avais déjà rencontré dans les Pyrénées.

Hourrah ! Les voilà ! Ces minuscules plantes carnivores sont en effet présentes ici comme annoncé, c’est moi qui ai réussi à les voir, avantagée par le fait que j’en avais déjà rencontré dans les Pyrénées.

Pour la descente, Dany et moi choisissons de continuer le chemin vers le village de Soccia, tandis que les hommes reprennent l'itinéraire aller pour récupérer la voiture à Orto et nous rejoindre ensuite. Le chemin descend à flans de montagne et offre une belle vue sur la vallée glaciaire un peu au-dessous.

Pour la descente, Dany et moi choisissons de continuer le chemin vers le village de Soccia, tandis que les hommes reprennent l’itinéraire aller pour récupérer la voiture à Orto et nous rejoindre ensuite. Le chemin descend à flanc de montagne et offre une belle vue sur la vallée glaciaire un peu au-dessous.

Et c'est encore avec une croix, flanquée d'une table d'orientation cette fois,  que nous finissons la balade, elle est juste au-dessus du parking où nous ne tardons pas à voir arriver notre voiture avec ces messieurs, ils n'ont pas traîné !

Et c’est encore avec une croix, flanquée d’une table d’orientation cette fois, que nous finissons la balade, elle est juste au-dessus du parking où nous ne tardons pas à voir arriver notre voiture avec ces messieurs, ils n’ont pas traîné en route !

Transhumons ensemble.

Après les journées réglementaires auprès de l’Université de Corse à Corte, sans grand chose à montrer en ce qui me concerne suite à mon échec dans ma quête de l’arbre de l’année à Pianello (20km à vol d’oiseau, 2h de route… peut-être pour l’année prochaine ?), il nous restait  le mercredi après-midi (les cours finissent le mercredi midi pour la deuxième partie des enseignements) pour prendre la route et faire une petite balade si possible. Notre prochain objectif se situant au-delà d’Evisa, notre itinéraire devait emprunter les gorges du Golo pour aller passer la nuit dans le Niolo, avec tout de même un peu de vigilance car plusieurs foyers d’incendie étaient signalés depuis la veille dans cette région. Afin de laisser tout cela à distance, et bien que n’ayant pas assez de temps pour faire tout le parcours, nous avons donc décidé de faire un bout de l’ancien sentier de transhumance qui permettait de franchir ces gorges, appelé « Scala di Santa Regina ».

Pour cela, il faut s'arrêter le long de la route D84 au niveau de la Funtana di i Vignenti, où l'on peut garer une voiture sans gêner la circulation. Cette fontaine suinte d'un rocher creusé de nombreux trous d'érosion (les fameux taffoni), et elle doit avoir quelque chose à voir avec Santa Regina ou avec un culte quelconque car les trous sont pour la plupart garnis de bougies, statuettes et autres objets aussi improbables que ce lapin en plastique.

Pour cela, il faut s’arrêter le long de la route D84 au niveau de la Funtana di i Vignenti, où l’on peut garer une voiture sans gêner la circulation. Cette fontaine suinte d’un rocher creusé de nombreux trous d’érosion (les fameux taffoni), et elle doit avoir quelque chose à voir avec Santa Regina ou avec un culte quelconque car les trous sont pour la plupart garnis de bougies, statuettes et autres objets aussi improbables que ce lapin en plastique.

C'est là que nous avalons notre casse-croûte à l'ombre du platane, c'est l'un des rares endroits de ces gorges où la végétation est assez abondante, avec déjà les couleurs de l'automne.

C’est là que nous avalons notre casse-croûte à l’ombre du platane, en face c’est l’un des rares endroits de ces gorges où la végétation est assez abondante, avec déjà les couleurs de l’automne.

En route ! C'est un chemin muletier typique, en bon état car entretenu pour les randonneurs.

En route ! C’est un chemin muletier typique, en bon état car entretenu pour les randonneurs.

La progression se fait dans un milieu essentiellement minéral, il y a bien moins de végétation que sur l'autre versant.

La progression se fait dans un milieu essentiellement minéral, il y a bien moins de végétation que sur l’autre versant. Bien que nous ne soyons pas en bord de mer, les rochers sont creusés, voire percés comme ici, de nombreux « taffoni ».

Le sentier s'élève progressivement pour rester toujours au-dessus de la route, à plusieurs dizaines de mètres, au gré des montées et des descentes selon la configuration du terrain.

Le sentier s’élève progressivement pour rester toujours au-dessus de la route, à plusieurs dizaines de mètres, au gré des montées et des descentes, selon la configuration du terrain.

La végétation est de type maquis méditerranéen, beaucoup de plantes buissonnantes sèches à cette saison.

La végétation est de type maquis méditerranéen, beaucoup de plantes buissonnantes sèches à cette saison.

Au-dessous de nous, nous pouvons voir les vasques du Golo, où l'eau ne semble pas particulièrement claire.

Au-dessous de nous, nous pouvons voir les vasques du Golo, où l’eau ne semble pas particulièrement claire.

Quelques lacets que nous venons de franchir...

Quelques lacets que nous venons de franchir…

Nous atteignons finalement le pont que nous nous étions fixé comme objectif, Ponte di l'Accia. Il est très joli, avec ses deux arches asymétriques, appuyées sur un rocher qui barre le ruisseau.

Nous atteignons finalement le pont que nous nous étions fixé comme objectif, Ponte di l’Accia. Il est très joli, avec ses deux arches asymétriques, appuyées sur un rocher qui barre le ruisseau.

Celui-ci forme d'ailleurs une bien jolie vasque au bas du pont.

Celui-ci forme d’ailleurs une belle vasque au bas du pont, avec une eau limpide.

Il nous reste encore à rejoindre la voiture par le même chemin, tandis qu'au dessous de nous passent encore plusieurs véhicules de pompiers, dans le sens de la descente heureusement : l'incendie doit être maîtrisé !

Il nous reste à rejoindre la voiture par le même chemin, tandis qu’au dessous de nous passent encore plusieurs véhicules de pompiers, dans le sens de la descente heureusement : l’incendie doit être maîtrisé !

Maîtrisé, mais encore sous contrôle, comme nous devions le constater le soir en voyant débarquer fort tard une vingtaine de pompiers dans l’unique restaurant local encore ouvert à cette saison. Un peu d’affolement, mais on assume : pas question de laisser ces braves soldats du feu le ventre vide !

Quant à nous, allons nous coucher pour être en forme pour la balade du lendemain.

Retour en Corse du Sud.

Revenons maintenant à notre dernier séjour en Corse, nous en étions restés au passage à Sartène du 16 au 19 octobre. Nous voilà maintenant arrivés au jour du départ, le dimanche 19 octobre, car, ne l’oublions pas, contrairement aux idées reçues, il y en a qui travaillent, en Corse, et il s’agit donc maintenant de rejoindre Corte, en flânant un petit peu, bien sûr.

Les ouvriers du bâtiment sont déjà en tenue lorsque nous quittons les lieux.

Les ouvriers du bâtiment sont déjà en tenue de chantier lorsque nous quittons les lieux.

Premier arrêt sur la route du Sud : Roccapina. Depuis la route, on embrasse tout le site : la tour génoise, le rocher du lion, et la plage en bas.

Premier arrêt sur la route du Sud : Roccapina. Depuis la route, on embrasse tout le site : la tour génoise, le rocher du lion, et la plage en bas.

Ce lion couché est assez étonnant.

Ce lion couché est assez étonnant.

La route qui descend à la plage n'est pas aussi chaotique qu'annoncé. L'eau est merveilleusement claire et bonne, premier bain depuis juillet à Portbou...

La route qui descend à la plage n’est pas aussi chaotique qu’annoncé. L’eau est merveilleusement claire et bonne, premier bain depuis juillet à Portbou… nous sommes le 19 octobre !

Nous repartons vers Bonifacio, après quelques kilomètres une petite route à droite vers un ermitage : allons voir ! Nous finissons par arriver à un endroit magnifique et complètement désert : l'ancien Ermitage de la Trinité.

Nous repartons vers Bonifacio. Après quelques kilomètres une petite route part à droite vers un ermitage : allons voir ! Nous finissons par arriver à un endroit magnifique et complètement désert ce jour : l’ancien Ermitage de la Trinité.

Ici ce n'est pas encore la partie calcaire caractéristique de Bonifacio. Parmi les enchevêtrements de rochers, une statue de la Vierge et des bougies (éteintes), dite ND de Tibhirine et dédiée au monastère algérien et à ses moines assassinés.

Ici nous n’avons pas encore atteint la zone calcaire caractéristique de Bonifacio. Parmi les chaos de rochers, une statue de la Vierge et des bougies (éteintes, risque d’incendie oblige). Un panneau proche la nomme Notre-Dame de Tibhirine, elle est dédiée au monastère algérien et à ses moines assassinés.

La façade principale du bâtiment.

La façade principale du bâtiment.

A côté des bâtiments, une belle esplanade agrémentée par l'ombrage d'un grand eucalyptus.

A côté des bâtiments, une belle esplanade agrémentée par l’ombrage d’un grand eucalyptus.

Un piton rocheux surmonté d'une croix domine l'ensemble.

Un piton rocheux surmonté d’une croix domine l’ensemble.

Vers le Sud, c'est le début de la zone calcaire, où la première grande échancrure abrite la cala di Paraguano avec ses eaux turquoises.

Vers le Sud, c’est le début de la zone calcaire, où la première grande échancrure abrite la cala di Paraguano avec ses eaux turquoises.

Au-delà, la ville de Bonifacio et le cap Pertusato, le Sud du Sud de l'île.

Au-delà, c’est la ville de Bonifacio et le cap Pertusato, avec son sémaphore et son phare, le Sud du Sud de l’île.

Après avoir cassé la croûte dans cet endroit si tranquille, nous rejoignons Bonifacio pour un petit arrêt sur le port, dominé par la Citadelle.

Après avoir cassé la croûte dans cet endroit si tranquille, nous rejoignons Bonifacio pour un petit arrêt sur le port, dominé par la Citadelle.

On flâne sur le port... Marrant, le nom du restau, de l'autre côté !

On flâne sur le port… Marrant, le nom du restau, de l’autre côté !

Un félin sympathique...

Un félin sympathique…

Puis on prend la petite route du cap Pertusato. Là, chaque arrêt nous mène au bord des hautes falaises calcaires, sculptées par l'érosion. Ici, une arche qui s'avance dans la mer.

Puis on prend la petite route du cap Pertusato. Là, chaque arrêt nous mène au bord des hautes falaises calcaires, sculptées par l’érosion. Ici, une arche qui s’avance dans la mer.

De ce côté-ci, Bonifacio surmonte sa falaise.

De ce côté-ci, Bonifacio surmonte sa falaise.

Un site unique, fabuleux !

Un site unique, fabuleux !

La journée est déjà bien avancée, et il faut encore rejoindre Corte. Nous quittons Bonifacio avec un peu de regret, mais il faut bien aller travailler !

Une nouvelle année.

Une année qui s'achève, une nouvelle année qui commence, comme une page blanche ouverte devant nous. Une page de vie, d'événements prévus ou imprévus, joyeux ou tristes, merveilleux ou parfois hélas  terribles. N’oublions pas le plaisir des petits et grands bonheurs quotidiens qui nous aident à supporter les immenses  peines de la vie, comme un rayon de soleil qui passe à travers les nuages et vient soudain illuminer une partie du monde qui nous entoure, révélant ainsi sa grande beauté. A chacun de mes lecteurs, je souhaite de profiter pleinement de cette nouvelle tranche  de vie. Bonne année 2015 !

Une année qui s’achève, une nouvelle année qui commence, comme une page blanche ouverte devant nous. Une page de vie, d’événements prévus ou imprévus, joyeux ou tristes, merveilleux ou parfois hélas terribles. N’oublions pas le plaisir des petits et grands bonheurs quotidiens qui nous aident à supporter les immenses peines de la vie, comme un rayon de soleil qui passe à travers les nuages et vient soudain illuminer une partie du monde qui nous entoure, révélant ainsi sa grande beauté. A chacun de mes lecteurs, je souhaite de profiter pleinement de cette nouvelle tranche de vie. Bonne année 2015 !