…et le beau temps à la fin.

Le mois de juin approche de son terme et nous voilà repartis pour l’Ariège, avec Fanny et les minus cette fois. sur la terrasse

Avec le beau temps, on profite de la terrasse.

la vaisselle

Et le soir, Theo découvre les joies de la vaisselle à l’ancienne. Super !

cabane de Tariole

Quel temps superbe ! L’occasion est bonne pour initier le petit dernier aux pique-niques à la cabane de Tariole !

générations cabane

Nous prenons possession des lieux. Sur le pas de la porte, le plus ancien et le plus jeune de la lignée 🙂

les petits

Voilà la nouvelle génération qui se prélasse dans l’herbe bien verte.

l'intérieur

Dedans, on peut profiter des tables et des chaises, on a même amené une nappe, et là c’est carrément luxueux.

la saucisse grillée

Évidemment, on a ramassé du bois et allumé la cheminée pour griller la saucisse, mmmm !….

bouillon blanc

La cabane étant en pleine nature, il y a des choses à voir aux alentours. Cette plante toute duveteuse s’appelle « bouillon blanc », il me semble que c’est en raison de propriétés médicinales, mais c’est quand même assez bizarre comme nom.

pensées cornues

Des pensées cornues (à défaut de vaches).

orchis de Fuchs

Des orchidées aussi, elles ressemblent pas mal à celles de la dernière fois à Estours, et d’après mes investigations ce sont peut-être des orchis de Fuchs.

Papy et Oscar

Après un bon repas, une petite sieste est la bienvenue… enfin, pour certain !

Oscar

En plus, ça met de bonne humeur.

gros câlin

Un groooos câlin avec maman.

le ménage

Puis il est temps de faire un peu de ménage. Attention à l’inspecteur des travaux !

digitale

Encore quelques curiosités naturelles à l’extérieur : une belle digitale…

accouplement

…et deux papillons accouplés pendus à une fleur de renoncule, ma photo est un peu indiscrète, je l’avoue.

le départ

Et si Maman porte Oscar, Theo a aussi trouvé un bon moyen pour se faire amener jusqu’à la voiture. Au revoir, cabane de Tariole !

Gérard et Theo

…et merci à Fanny pour cette jolie photo, qui complète bien mon petit reportage !

Artigue 2016

Une des balades incontournables de l’été, au moins une fois en principe, c’est la montée jusqu’à la cabane d’Artigue, avec saucisse ou côtelettes à faire griller, et à l’été 2016 ce fut pour nous le 25 août.

Pour cela, il suffit de remonter la vallée d’Estours en direction du Valier à partir de la centrale d’Arros (ou même du hameau d’Estours si on a le courage), en suivant le tracé du GR10 qui longe le torrent en sous-bois, ce qui en fait une promenade très agréable même par une journée très chaude comme cela peut arriver en été.

C’est peu avant d’arriver au pied de la cascade de Bibet, au niveau de la passerelle trop moderne qui ne plaît pas à Gérard, que l’on découvre notre sommet tutélaire du mont Valier, et son petit glacier d’Arcouzan qui résiste encore à la fonte généralisée constatée sur tous ses semblables, et notamment ceux des Pyrénées. Comme on peut constater, c’est vraiment du beau temps aujourd’hui !

Chaque année qui passe permet de constater des changements le long du torrent, comme cet arbre tombé en travers du lit, cette fois.

Les rayons du soleil à travers les arbres mettent en valeur les bouillonnements de la rivière. Un spectacle mouvant et toujours fascinant.

Au bout de presque 2 heures de marche, nous sortons du couvert et découvrons sur notre droite la belle cascade d’Arcouzan au fond de son écrin de roche. Le débit n’y est pas très fort en cette fin d’été.

En grimpant encore un peu sur la gauche, nous découvrons aussi avec intérêt que l’on vient (en nous voyant arriver) de mettre la saucisse à griller, le feu ayant été préparé efficacement par les trois éclaireurs, partis en avant-garde tandis que j’attendais l’arrivée tardive des toulousains.

Ici, comme cela arrive parfois en altitude, les papillons azurés ne sont pas farouches, et ils aiment bien se poser sur nous pour se délecter de quelques gouttes de sueur ou autre délice sécrété par la peau du randonneur.

Petite séquence digestion…

Nous sommes tout près de la cabane d’Artigue et de la vallée du même nom (à cet endroit). Nous y avons souvent vu des chevaux, mais ce jour-là ils ne sont pas présents.

De l’autre côté du ruisseau, la cascade est bien belle, et si certains se laissent tenter par un bain rafraîchissant, le choix des autres se porte sur elle.

Au moment de reprendre mon bâton, je suis obligée d’en chasser toute une équipe de papillons en train de suçoter la poignée.

Nous voilà presque arrivés !

Et me voilà au pied du mur ! A cette saison, ça mouille un peu mais il est tout de même possible de s’approcher avec l’appareil photo sans trop le tremper. On ressent tout de même bien le souffle froid de la chute d’eau.

Photo souvenir…

…et la vue de l’autre côté, en se retournant vers Artigue, et le bois de Japtoï.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le GR10 pour redescendre le long du ruisseau, où les derniers rayons de soleil éclairent encore quelques berces, avant qu’il ne disparaisse derrière les hautes parois.

 

La vallée d’Ustou.

Nous voici de retour en l’Ariège après cet épisode familial et auvergnat. Nous récupérons Bérenger, puis Jean-Marie, et en profitons pour faire une petite balade à quatre dans la belle vallée d’Ustou toute proche, nous sommes le 11 août maintenant.

sur la place

La commune d’Ustou a ce point commun avec la commune de l’Albère dans les Pyrénées Orientales, c’est qu’elle ne porte pas le nom d’un village, mais regroupe plusieurs villages et hameaux, dont aucun ne porte exclusivement son nom. Il ne me semble pas que ce soit un cas très courant. Nous sommes ici sur la place de Saint-Lizier d’Ustou, qui est notre point de départ.

les trois mousquetaires

Photo souvenir des trois mousquetaires au moment du départ…

les municipaux

…tandis que les « municipaux » s’activent de l’autre côté de la route.

la rue de Saint-Lizier

On commence par suivre la route dans le village.

la porte

Une vieille porte en passant.

le sentier

Après la sortie du village on traverse la rivière et on remonte la vallée rive droite en suivant maintenant un joli sentier.

la vallée

Lorsqu’on sort du couvert, la vue embrasse toute la vallée, jusqu’aux montagnes vers la frontière espagnole, un peu nuageuses à ce moment.

panneau indicateur

Nous voici à « marées du Pouech », nous dit le panneau. On se dirige vers le gîte de Bidous, que nous connaissons bien.

le long du torrent

On ne s’éloigne jamais beaucoup du torrent.

l'Alet

Il y a un peu d’eau encore, ce n’est que le début du mois d’août.

sur le pont

Séquence observation, depuis le pont de Bidous.

une maison dans la lumière

On continue sur la rive gauche maintenant, toujours vers l’amont. On passe près d’une jolie maison flanquée d’un ancien four à pain, le tout joliment rénové.

le moulin

Et on finit par arriver au vieux moulin de Stillom.

la vallée

Au fond de la vallée, les montagnes se sont dégagées des nuages maintenant.

la bête et la fleur

Nous redescendons alors de l’autre côté de l’Alet. Quelques fleurs le long du chemin, celle-ci avec une drôle de bête rouge et noire que j’ai pu identifier comme étant un « clairon des ruches », encore une de ces sales bêtes dont les larves s’en prennent à celles de nos amies les abeilles.

la grange

Une jolie grange dans un pré.

au bord de l'Alet

Et encore et toujours l’Alet et ses eaux claires de torrent de montagne.

oratoire de Portet

Comme souvent, les signes religieux ne sont pas rares dans la vallée ; ainsi cet oratoire au hameau de Portet, et cette grande croix sur laquelle est accroché un bien plus petit crucifix, ce qui donne un peu l’impression qu’on a rétréci le crucifié.

Et c’est la fin de la balade.

En route vers la vallée des couleurs.

Le lendemain, dimanche 10 avril, les pluies et les gros nuages se sont éloignés comme prévu, et le soleil est au rendez-vous pour la balade décalée, malheureusement sans Chami et Jean-Mi, contraints de regagner Toulouse avec un horaire bloqué.

Daniel a reconnu les lieux précédemment, notre but est « el valle de los colores » (la vallée des couleurs) dans le chaînon du Jaizkibel entre San Sebastian et la frontière française, une zone où l’érosion des couches superficielles par un petit ruisseau a révélé des couleurs étonnantes dans la roche sous-jacente.

Parmi plusieurs itinéraires possibles, notre guide a choisi celui qui présente le plus fort dénivelé, mais aussi la plus faible distance à parcourir. On se gare donc à un point assez élevé de la petite route qui serpente à flanc de montagne entre Pasajes et Fontarrabie.

départ

Dès le départ, vue plongeante sur l’Océan, c’est par là en bas, le long de la côte, que se situe l’objectif principal du jour.

début de la descente

On suit de vagues sentiers, il n’y a pas de balisage continu sur l’itinéraire que nous suivons, et le GPS n’est pas de trop. Sur l’horizon, les côtes du Pays Basque espagnol sont visibles très loin aujourd’hui.

balisage officiel

Nous croisons le sentier qui relie Pasajes (Pasaia) à Fontarrabie (Hondarribia) en plus de 20km de rando : trop long pour moi ! Mais il semble désormais fort bien balisé.

l'entrée d'un pré

Nous poursuivons notre descente sur des chemins de traverse. Très peu d’habitations dans toute cette zone à flanc de montagne exposée à toutes les tempêtes océaniques, mais il y a tout de même une maison habitée, protégée derrière une verrue rocheuse. C’est par ici que l’on y accède.

A travers les pins

Nous traversons maintenant une zone boisée, à travers les pins nous pouvons apercevoir la silhouette colorée d’un cargo qui attend son heure pour rentrer dans le port de Pasajes.

Première structure érodée.

Nous ne sommes maintenant plus très loin de la côte, et découvrons dans la paroi à gauche du chemin les premiers « taffoni » (érosion en forme de creux aux formes plus ou moins compliquées), avec leurs étranges structures en nids d’abeilles, résultats de caprices particuliers de la nature, liés aux spécificités du climat. Nous les avons déjà rencontré dans les porphyres de Corse !

Asphodèle

C’est le début de la saison des asphodèles…

Sale tête ...

Verrez-vous comme moi une tête aux yeux enfoncés dans de grandes orbites sombres ? Elle me toisait le long du chemin !

le belvédère

Nous voici maintenant tout près de l’Océan. Mais il n’y a pas d’accès facile…

la côte vers l'Est

…comme on peut bien le voir sur cette image de la côte prise en direction de l’Est, c’est-à-dire de la France.

trichomanès

A un détour du chemin, Daniel m’appelle et m’aide à descendre au fond d’un creux très humide aux parois ruisselantes : il a trouvé un peuplement de ces fameuses et très rares trichomanès remarquables, une fougère qui ne vit que dans des conditions de luminosité, d’humidité et de température très spéciales.

les trous jaunes dans le rocher gris

Le chemin continue, cette fois c’est un rocher à intérieur jaune, d’après la couleur des alvéoles creusées dedans.

la concha

Ici c’est la « concha », d’après certaines cartes très détaillées. Sa forme assez régulière peut en effet rappeler celle d’un coquillage, l’intérieur en est presque blanc.

le pique-nique

Ce n’est pas beaucoup plus loin que nous nous arrêtons pour un pique-nique panoramique sur un rocher en pente dont les alvéoles peuvent offrir des sièges assez confortables, en choisissant bien.

vers l'Ouest

L’Océan a une couleur splendide, aujourd’hui ! Et notre cargo attend encore pour pouvoir entrer à Pasajes.

la morille

Nouvelles sculptures naturelles non loin de là, l’aspect rappelle un peu celui d’une morille… (mmmmm !)

de la terre au ciel

Une belle traînée d’avion dans le ciel pour un petit effet de perspective amusant.

Jean-Marie photographe

Pour qui aime les photos, l’endroit est vraiment propice.

l'oeil et le bec

Ici j’ai cru voir une espèce de tête d’oiseau, avec un œil et un bec.

le bloc coloré

Là les fissures de la roche pourraient faire croire à un bloc de béton encastré. Étonnante palette de couleurs !

la descente

Nous marchons depuis un moment presque parallèlement à la côte, en montant et descendant suivant les caprices du relief.

Les couleurs sont en vue.

Et voilà que nous apercevons enfin le but de notre expédition : les couches colorées révélées par l’entaille creusée par le ruisseau Gaztarrotz, formant ce que l’on appelle « la vallée des couleurs ». Jean-Marie, attendu le soir par son fils à Bordeaux, nous quitte à regret ; quant à nous, il nous reste assez de temps pour aller musarder un peu dans cet endroit exceptionnel, je vous inviterai donc à nous y suivre dès le prochain post…

La frontière vers Arnéguy.

Nous voici donc de retour au Pays Basque, et ce 16 février, le temps s’annonce favorable pour une expédition vers la frontière. Notre choix se porte sur la vallée d’Arnéguy, au Sud de Saint-Jean-Pied-de-Port, à un endroit où la frontière dessine une sorte d’oreille pointue dressée vers le Nord, s’en allant rejoindre la Nive d’Arnéguy qui fait ensuite office de frontière en direction du Sud (et un peu vers l’Ouest) sur plusieurs kilomètres. L’itinéraire suivi consiste à prendre la route de Roncevaux depuis Saint-Jean-Pied-de-Port. Premier arrêt, à l’endroit où la frontière rejoint la rivière, et où les espagnols ont bâti tout un ensemble de ces fameuses « ventas » où les français adorent venir acheter leurs alcools, chorizos et autres spécialités ibériques, et déguster quelques verres de sangria pour accompagner une mauvaise paella.

la Nive d'Arnéguy

Nous voici arrivés à l’endroit où la frontière rejoint la rivière dont elle va suivre le tracé, ici je me trouve en Espagne et je regarde vers la France, vers le Nord.

la borne 196

Il suffit de passer le pont, et de longer la Nive de quelques mètres vers l’aval, pour tomber sur la borne 196. D’autres chercheurs de bornes racontent qu’elle avait été ensevelie par les terrassements du parking situé derrière les arbres, et retrouvée grâce à la ténacité de certains d’entre eux.

les ventas espagnoles

Toujours depuis le pont, la Nive qui sert ici de frontière, et les vilains bâtiments côté espagnol, alors que la route (la seule qui permette d’y accéder) est côté français !

paysage basque

Après avoir profité des lieux pour casser la croûte, nous revenons sur nos pas et prenons une petite route qui monte sur le versant Ouest de la vallée. Le paysage est typique de l’hiver au Pays Basque, arbres dépouillés et prairies presque fluorescentes.

la borne 195

Nous garons la voiture tout près de la borne 195, le long d’une petite route qui permet d’accéder à une ferme située par conséquent en Espagne. On voit qu’il a neigé assez bas, ces derniers jours.

chercheur de borne

Il faut monter un peu au-dessus de la ferme pour chercher la borne 194.

la borne 194

Nous la trouvons renversée, sans doute par un engin agricole. Du coup, pas sûr qu »elle donne l’emplacement exact de la frontière…

le paysage depuis la borne 194

Le paysage alentour, sublime…

la bogue

Et non, ce n’est pas une dépouille de hérisson, juste une bogue vidée de ses châtaignes.

en recherche de la 193

Pour chercher la borne 193, il faut d’abord reprendre la voiture et aller se garer plus haut, toujours sur le flanc Ouest de la vallée. Nous traversons d’abord une prairie en pente…

narcisses

…au bout de laquelle nous trouvons une belle touffe de narcisses sauvages, mais la borne 193 n’est pas là : nous l’apercevons le long d’un chemin, au-dessous de notre pré.

la grange

Après l’avoir rejointe et dûment photographiée (mais je ne vais pas vous infliger les images de toutes les bornes), nous continuons notre chemin vers le haut à la recherche de la borne192.

le soleil et la barrière

Nous rejoignons le chemin qui dessert la grange de la photo précédente. Belle lumière…

depuis la borne 192

C’est le long de celui-ci que nous trouvons la borne 192, depuis laquelle on peut ici apercevoir la voiture garée plus bas.

la baignoire

Décidant de poursuivre sur le chemin jusqu’à la route, nous passons à côté d’une baignoire avec eau chaude et froide, en tous cas il y a encore les robinets.

le chemin

Mais nous poursuivons sans prendre de bain.

Goyenetchéa

Au bout, c’est notre route, et de l’autre côté c’est la ferme Goyenetchéa (on est bien en Pays Basque…) Pour sortir du chemin, il faut escalader la barrière, au péril de ma vie en ce qui me concerne ; d’habitude, il y a moyen d’ouvrir et refermer les barrières, heureusement !

un arum

Pour aller trouver la borne 191, maintenant, il faut encore reprendre la voiture et monter sur un chemin au-dessus. En le longeant, j’admire au passage un pied d’arum avec déjà une fleur, en février !

passage canadien

Nous trouvons sans difficulté la borne 191, juste après laquelle un passage « canadien » (bien que ce soit entre France et Espagne) empêche les mélanges de bêtes de nationalités différentes.

le chemin de la frontière

La borne 190 n’est maintenant plus très loin, c’est ce chemin qui va nous y conduire.

nettoyage

Mais pour y parvenir, il a fallu sortir des zones civilisées, et il faut jouer du sécateur pour la dégager et la toiletter.

ombre et soleil

Au-delà, le chemin devient inextricable, et il n’est plus temps de tenter de rejoindre la borne 189 ce soir. Il faudra revenir équipés pour le débroussaillage ! Comme nous redescendons à la voiture, l’ombre est en train de gagner du terrain sur la prairie de tout à l’heure, mais avec 7 bornes identifiées, la cueillette du jour a été fructueuse.