Dans la montagne basque.

Les toulousains nous ont maintenant rejoints. Le 24 décembre, on s’occupe en attendant le Père Noël.

On se retrouve entre cousins

On se trouve des occupations…

L’après-midi, on prend la route qui mène au chalet et on la poursuit plus loin pour voir où cela nous amène. On sort alors assez rapidement de la forêt pour accéder aux zones de pâturages. La crête que l’on voit avec les antennes, c’est la crête d’Organbidexka (et oui, c’est bien le Pays Basque, ici) qui domine la zone boisée où sont construits les chalets.

Après quelques kilomètres, on aperçoit plus loin une grosse congère qui semble bien barrer la route.

Vers le sud-est, le pic d’Orhy (le premier à dépasser les 2000m depuis l’Océan) a accroché un nuage.

Au bord de la route, une cabane moderne, sans doute destinée aux éleveurs pendant l’estive.

On abandonne la voiture au bord du chemin et on continue à pied.

Il y a du monde sur la neige !

Vers le nord, la vue s’étend jusqu’à la plaine.

Tout le monde est là en train de profiter de l’accumulation de neige, préservée par son exposition au nord. Theo découvre le contact immersif.

Discussion entre cousins…

Jérôme supervise. Et photographie…

Oscar promène Daddy, un peu plus loin.

Les « grands » sont passés à la réalisation.

Il y a aussi la possibilité de profiter de la pente pour faire quelques glissades !

Côté plaine, les brumes commencent à envahir les fonds des vallées.

Comme nous redescendons, le pic d’Orhy s’est complètement dégagé. Jérémy adorerait grimper là-haut !

La route serpente dans le relief vallonné.

La forêt, la grande forêt d’Iraty, c’est un peu plus loin, un peu plus bas ; cet arbre là semble bien s’en être échappé.

Encore un coup d’œil vers l’est et les sommets plus lointains, plus hauts et plus enneigés, avant de replonger dans la forêt pour rejoindre notre chalet.

Iraty, nous y voilà.

C’est le samedi 21 décembre que nous partons avec armes et bagages (mais sans armes, bien entendu, juste quelques outils) vers notre résidence de la montagne basque pour la semaine à venir.
Le chalet est heureusement bien plus accessible que lors de notre première visite, pas de verglas cette fois. Ouf !

Nous résidons dans la forêt, mais l’absence de feuilles laisse quand même voir le paysage environnant : on est bien à la montagne !

Nous dominons le grand parking, quasiment désert à ce moment, puisqu’on voit bien qu’il n’est pas question de balades en skis de fond ou raquettes ! Et non, la neige n’est pas au rendez-vous de Noël cette année.

On se lève de bonne humeur ce premier matin…

… et on apprécie le petit déjeuner !
Il faut dire qu’on a même amené du miel d’Estours pour nos petits oursons brésiliens.

Pas question d’aller couper un arbre dans la montagne, on a aussi amené notre « sapin » en bois flottés récupérés sur les plages, ainsi que les décos qui vont avec.

Même sans neige, il ne fait pas tellement chaud ici, surtout quand on arrive de l’été austral. Il faut sortir couverts !

Il reste cependant quelques amoncellements réalisés par les chasse-neiges et pas encore fondus ! Les petits brésiliens découvrent, c’est leur première fois…

Theo et son premier bonhomme de neige !

Dans l’après-midi, le temps devient vraiment moche, et ce n’est même pas de la neige qui tombe, mais une petite pluie fine et désagréable. Pouah !
Nous allons tout de même nous promener jusqu’au col de Bagargi (Bagargietako lepoa en basque).

On ne va pas trop traîner avant de retourner se mettre au chaud, et en profiter pour se faire lire quelques histoires par Mamie.

Le lendemain matin, nous constatons que la limite pluie-neige était bien plus haut que nous, puisque le sommet d’en face est tout juste poudré.

Et si on allait à Iraty ?

Qui connaît Iraty ? Ici en Pays Basque, presque tout le monde ! Iraty, son immense forêt, les cèpes, les balades, la neige en hiver… Iraty, c’est le Pays Basque profond et sauvage, la montagne et la nature préservée, l’empreinte de l’homme et du pastoralisme depuis des millénaires aussi. En route !

Comme une sorte de porte d’entrée, nous voici au col de Burdincurutcheta (Burdinkurutxetako Lepoa, pour les initiés). Ce n’est pas encore la forêt, comme on peut le voir, mais la descente que nous allons entamer va nous y amener tranquillement.

Elle est là, la forêt, sur l’autre versant, en face de nous, et c’est le pic d’Orhy qui domine la situation. Il est déjà bien blanc en ce 10 décembre !

Nous prenons la route qui monte vers les chalets ; il fait très beau, et très froid.

Pour aller visiter notre futur chalet (réservé pour Noël), on nous amène avec un véhicule spécialement équipé, car tout est verglacé et terriblement glissant.

En redescendant, on s’arrête un moment au bord du petit lac.

La forêt d’Iraty, c’est une hêtraie, la plus grande d’Europe, dit-on. Les voici donc, les hêtres, enfin, juste un échantillon.

Le chalet Pedro est fermé, dommage, car le programme était bien tentant.

On le dépasse et on marche un moment sur la route, entre pâturages et forêt.

Elle longe le ruisseau d’Iraty (Iratiko erreka, toujours pour les initiés), que franchit ici une bien jolie passerelle.

Pas question de trop s’attarder, les jours sont bien courts en décembre ! Il est temps de prendre la route du retour. Mais… on reviendra, et c’est pour bientôt.

Frontière, le retour (suite).

Nous nous étions interrompus à la borne 202, mais on ne va pas s’arrêter là ! Allez, en route !

Un coup d’œil vers le nord, où la vue s’ouvre maintenant vers la vallée de la Nive, au loin. Les brebis vaquent à leurs occupations. Ni ours ni loup à l’horizon, juste de l’herbe à brouter, ça manque un peu de distractions, non ?

Un coup d’œil sur la gauche, côté espagnol : l’impression est un peu différente, car de nombreuses touffes d’ajoncs apportent une touche de jaune, et la forêt monte à l’assaut des crêtes, notamment par des plantations de résineux.

Plus ou moins cachée par ces fameux ajoncs, qu’on appelle par ici des chachis, voici la borne 201.

La borne 200 est bien mieux dégagée, au niveau d’un col herbeux côté France, et boisé côté Espagne. C’est ici que nous allons pique-niquer.

Ces jolis crocus sont en Espagne, photographiés depuis la France : ceci est donc une photo transfrontalière !…Comme beaucoup d’autres dans ces posts, du reste.

La frontière redescend maintenant tranquillement, sans trop s’éloigner de la crête, mais sur le versant sud cette fois. Un peu plus bas que notre chemin, il y a un point d’eau que nous allons découvrir : punaise, la fontaine de Roland, rien que ça ! Il faut dire que c’est tout près d’ici, à Roncevaux, que le célèbre neveu de Charlemagne est mort en 778. Nous connaissions déjà la brèche de Roland (cirque de Gavarnie), le pas de Roland (le long de la Nive près d’Itxassou) et le saut de Roland (près de Huesca en Aragon), nous complétons la série avec cette fontaine où des milliers de pélerins de Saint-Jacques ont dû se désaltérer en passant.

Pour Compostelle, suivez la flèche ! Une stèle, un peu plus loin, indique : Saint Jacques de Compostelle, 765 km. Pèlerin, tu n’as pas fini de marcher !

C’est un peu loin pour nous, et rien ne nous pousse au pèlerinage, auquel nous préférons de loin les sentiers moins fréquentés. Nous continuons donc à cheminer le long de la frontière, c’est une activité qui pour le moment n’attire pas les foules, et c’est tant mieux. Nous voici donc arrivés à la borne 199. Elle est bien dégagée, mais un peu cassée, peut-être l’œuvre d’un activiste basque adepte de l’unification.

Il n’y a pas bien loin à aller pour trouver ensuite la borne 198. Ce sera la dernière pour nous aujourd’hui, car la borne 197 se trouve beaucoup plus loin, à plusieurs kilomètres de là.

Mais nous n’allons pas faire demi-tour pour autant ! En remontant sur quelques centaines de mètres le chemin de Saint-Jacques en direction du Puy, nous pourrons rejoindre la route et l’emprunter pour revenir à la voiture en faisant une boucle, ce qui nous permettra de varier le parcours.

On prend vers la droite, encore une fois !

Par ici, les chevaux ont remplacé les brebis.

Les quelques arbres que l’on avait vus précédemment sous un angle un peu différent ne sont pas si isolés que ça, finalement. En fait, c’est l’extrémité de la forêt d’Orion.

Plus à droite, on revoit maintenant l’Urculu et sa tour sommitale.

Et en marchant sur la route, on voit bien nettement dans les pâturages les lignes de cheminement des bêtes qui matérialisent presque des lignes de niveau.

Une stèle en français et en basque commémore les membres d’un réseau de résistance à l’occupation nazie : le réseau Orion.

Et nous retrouvons nos amies les brebis avant de rejoindre la voiture…

…et de rentrer vers la côte après un petit arrêt désaltérant sous les platanes de Baïgorry.

Frontière, le retour.

De retour au Pays Basque à la fin du mois de septembre, c’est une belle journée qui s’annonce ce lundi 30, pour la Saint Jérôme 😉
Il y a bien longtemps que nous n’avons plus vagabondé le long de la frontière pyrénéenne, mais l’envie est toujours là prête à ressurgir quand une occasion se présente, et la voici aujourd’hui. Avec une longue et belle journée devant nous, on peut se permettre de s’éloigner un peu de notre base, en visant le sud de Saint-Jean-Pied-de-Port. C’est donc par le long et splendide parcours de la D428 que nous commençons, pour rejoindre le col d’Arnostéguy au pied de l’Urculu, où nous avons prévu de laisser la voiture.

Nous n’y sommes pas seuls ! Passé le pic d’Orisson, la route coïncide avec le tracé du GR65 qui n’est autre que le chemin de Compostelle, voie du Puy, et nous sommes impressionnés par le nombre de pèlerins en route vers Saint Jacques ! C’est plus d’une centaine que nous avons doublés sur ce tronçon de quelques kilomètres seulement.

Dans ce Pays Basque profond voué à l’élevage depuis des millénaires, les arbres sont rares, et les pâturages jonchés de brebis.

On les reconnaît bien, ce sont des « Manech tête noire », une race locale très ancienne et très répandue au Pays Basque. Je les trouve très belles.

Nous voici arrivés au col d’Arnostéguy. On gare la voiture, mais avant de commencer la balade il faut quand même que j’aille faire un petit tour à la borne 205, que nous connaissons bien déjà. Regardez, j’ai posé avec elle, un selfie de l’ombre !

Il y a le choix pour les directions, et nous, on va prendre à droite, le long de la frontière, comme pour aller vers Roncesvalles (Roncevaux).

En ce moment, c’est la saison des crocus d’automne, il y en a partout.

Ici, la frontière est matérialisée par une clôture. Les vaches que nous voyons ici de l’autre côté sont donc espagnoles (mais elles ne parlaient pas français 🙂 ).

En nous retournant, nous pouvons encore voir notre voiture au col, la clôture-frontière sur la droite, l’Urculu et ses 1419m, et sur le sommet sa tour romaine que l’on devine (édifiée en 28 avant J.-C., tout de même, d’après Wikipédia).

La clôture-frontière, nous la longeons en direction de l’ouest, avec ses 5 rangées de barbelés bien tendus…

Les murets en parpaings, le long de la frontière, ce sont des palombières, derrière lesquelles il est d’usage de se dissimuler muni de son fusil pour zigouiller quelques pauvres palombes tentant de franchir les Pyrénées pour aller passer l’hiver au soleil du sud. Par chance, nous sommes un lundi, jour sans chasse, ce qui évite le risque de se faire canarder comme un vulgaire migrateur.

Vers le nord, côté France, ce ne sont que vallonnements et pâturages, et un petit bosquet bien isolé.

Vers l’est, le pic d’Orhy, seigneur du Pays Basque, domine la situation du haut de ses 2017 mètres. Il est le premier sommet à dépasser les 2000m du côté ouest des Pyrénées.

Comme je marche doucement, et qu’il y a plein de choses à regarder et à photographier, Daniel est souvent obligé de m’attendre. Heureusement, il trouve parfois de la compagnie.

Depuis le comptoir, on jette un regard inquisiteur vers les intrus.

Sans s’être trop arrêtés à la borne 204 que nous connaissions déjà, on s’attarde un peu à la 203, qui vient s’ajouter à notre collection.

Nous sommes sur la crête, d’où on peut admirer la perspective des croupes herbeuses qui descendent de part et d’autre vers le creux du ruisseau.

Une fois désaltéré, le troupeau s’éloigne de nous, jugés inintéressants.

Et voilà la borne 202 ! Arrêtons-nous là un moment avant de poursuivre notre balade… très vite !

Paramoudras, la galerie.

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Nous voici donc arrivés sur la plateforme « playa de los fósiles « , sur les rivages du massif du Jaizkibel (voir l’épisode précédent). Nous cherchions les paramoudras, ils sont là ! ZOOOOOM !

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Celui-ci est presque sphérique, mais les formes à l’arrière-plan sont bien différentes.

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Un modèle avec bouche.

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Des formes mamelonnées.

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Un œuf dans un nid !

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Une tête avec un gros nez.

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Mais on peut y voir une tête de tortue.

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Une partie de pétanque fossilisée.

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Des formes cylindriques, aussi. L’orifice central est le logement du ver bâtisseur, si j’ai bien compris.

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Encore un œuf, avec deux petits yeux celui-ci.

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Un cylindre et une sphère, voisins.

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Et encore des centaines d’autres, rien que sur cette plateforme rocheuse qui plonge dans l’Océan. Après avoir fureté un peu partout, on se regroupe pour le casse-croûte.

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L’apéro est servi !

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Pique-nique avec vue, pour cette fois. La côte espagnole s’étend vers l’ouest à perte de vue.

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Et un rocher voisin, coloré et sculpté par l’érosion, nous rappelle que les paramoudras ne sont pas les seules merveilles de cette côte exceptionnelle.

 

En route vers les paramoudras.

Haha ! Qui connaît les paramoudras ? C’est qu’on n’en croise pas à tous les coins de rue, des paramoudras. Moi-même, je ne les ai rencontrés pour la première fois que ce 1er juin 2019, il y a presque une année maintenant, où après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de rallye automobile ni aucune raison pour que la route soit coupée, nous avons fini par aller jusqu’à eux.

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Nous voilà partis. Nous sommes quatre, puisque Danielle et Michel se sont joints à nous, et certains auront peut-être reconnu les pentes verdoyantes du massif du Jaizkibel au Pays Basque espagnol. Nous commençons notre descente, car c’est sur le littoral que nous nous rendons.

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Une fois rejoint le sentier côtier, il faut évidemment suivre les aléas du terrain, avec les passages à gué suivis de grimpettes.

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Une belle orchidée en passant.

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On approche, visiblement. En effet, on peut déjà constater que la roche contient des inclusions ovoïdes qui ressemblent bien à ce que nous cherchons.

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En regardant vers l’amont, c’est la même chose.

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Ici il reste les emplacements vides.

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Et là les reliefs sont plus accentués.

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Certaines formes font penser à… c’est comme vous voulez, suivant votre imagination, ou votre état d’esprit.

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Par endroit, on retrouve les formations de la « vallée des couleurs », qui n’est pas bien loin.

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Nous voilà arrivés à la « playa de los fósiles », qui est cette plateforme rocheuse couverte de centaines de « paramoudras ».

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On prend le temps de poser les sacs, de se désaltérer un peu et d’une petite halte contemplative avant d’aller farfouiller dans les détails de cet étrange décor.
Les paramoudras sont des concrétions qui se sont faites autour de terriers de vers dans les fonds marins, il y a plus de 45 millions d’années.

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Certaines ont disparu, laissant parfois quelques traces, comme celle-ci en forme de cœur. Quant à la galerie des paramoudras eux-mêmes, je vous en montrerai un échantillon… mais ce sera pour la prochaine fois.

Note : pour ceux qui voudraient voir ou revoir la merveilleuse vallée des couleurs, c’est ici : https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/

Balade improvisée.

Autour du thème récurrent du repas en cidrerie, nous voici maintenant le samedi 30 mars (2019, bien évidemment, je respecte la chronologie, moi).
Au programme, pour bien commencer, une jolie balade, à savoir la visite, sur les flancs du Jaizkibel, de la « vallée des couleurs », déjà présentée précédemment dans ce blog (https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/).
Départ matinal, bonne météo, pas de virus à l’horizon, tout s’annonce formidablement bien. Dernier rond-point à Fontarrabie, on s’engage sur la petite route du Jaizkibel.
« Dis donc, qu’est-ce qu’il y avait marqué sur le panneau ? »
« Bah, où ça un panneau, j’ai pas vu ! »
Hé bien, je vais vous le dire, moi, ce qu’il y avait sur le panneau. La route, notre route, la chouette petite route qui parcourt le massif du Jaizkibel côté Océan, allait être coupée tout le reste de la journée pour un rallye automobile. Finie la balade des couleurs ! Bravo les organisateurs !
Nous voilà donc tous les sept en train de réfléchir à un plan B comme Balade Bis, pas trop loin, pas trop à l’aventure. Comme Daniel et moi sommes les seuls à habiter la région, et gravement responsables de l’organisation défaillante, c’est vers nous que se tournent les regards. On se souvient alors d’avoir visité le secteur des anciennes mines près d’Irun, celles qui ont autrefois alimenté l’ancienne forge où nous devons aller manger et boire du cidre ce soir. En route pour la cidrerie, donc.
Mais quoi ! Arrivés au niveau de l’établissement, voilà que ça recommence : impossible de nouveau de poursuivre notre route plus loin ! Que se passe-t-il ? C’est à peine croyable, il y a ici aussi un rallye organisé, et défense de continuer.
Après concertation, on se décide donc à poser les voitures sur place et à faire une petite balade en circuit à partir de là, et espérons qu’on ne trouvera pas une course pédestre sur notre chemin !

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Le départ se fait en longeant par le haut la série des fours d’Irugurutzeta autrefois utilisés pour calciner le minerai de carbonate de fer, afin de le transformer en oxyde et d’augmenter ainsi sa teneur métallique.

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Nous empruntons alors un chemin très raide, sur le tracé d’un chemin de fer sur lequel descendaient les wagonnets de minerai.

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Sur le bord du chemin, des euphorbes attirent le regard, avec leur couleur si particulière.

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Pendant que je photographie, mes compagnons ont fini la grimpette et m’attendent en haut, et c’est sacrément raide !

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Après cette première partie où les wagonnets étaient manifestement actionnés par des câbles, le chemin devient presque plat. Toute cette zone est désormais un parc naturel et a été entièrement reboisée.

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Un bois mort un peu rigolo, sur le bord du chemin. C’est un garçon, apparemment !

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Le débourrage printanier touche certaines espèces avant les autres, ce qui donne cet aspect si particulier aux forêts.

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Après une nouvelle grimpette, nous rejoignons un nouveau chemin presque à plat, qui nous offre quelques beaux aperçus sur le paysage environnant, et jusqu’à l’Océan.

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Il est temps de casser la croûte !

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Les impressionnantes falaises des Peñas de Haya (Aiako Harria en basque) ne sont pas bien loin de nous.

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On reprend notre itinéraire, qui passe maintenant dans des zones d’habitation et de pâturages.

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Et de cerisiers, aussi : on connaît la célèbre confiture de cerises noires qui accompagne agréablement le fromage de brebis, dans la région.

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Puis on retraverse une zone boisée pour terminer notre boucle. Il y a là sur le talus des fleurs jaunes que je ne saurai pas vous nommer malheureusement, des composées en tous cas.

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Puis on passe devant une entrée de galerie condamnée. Ici les rails n’ont pas été enlevés.

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Petite halte en face des fours, que nous longeons cette fois par en bas.

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Ils sont de formes et de matériaux divers, mais tous possédaient les mêmes fonctions et caractéristiques : un vaste foyer de calcination, une alimentation par le sommet et des bouches inférieures pour le déchargement.

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Pour le potager, c’est de l’autre côté du ruisseau !

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Aaaah ! C’était le bon temps, quand on pouvait encore se faire des câlins, sans masque ni distance de sécurité…

Balade printanière.

Hé oui, c’était le 16 mars 2019 seulement, mais comme le printemps météorologique commence déjà le 1er mars, ai-je appris en écoutant la miss météo dans le poste, je peux donc sans mentir parler d’une balade printanière.

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Qui a reconnu le début de la balade ? Quand « il suffit de passer le pont » ?

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Nous revoilà au Pays Basque, au pied de la Rhune, en train de profiter de cette belle journée pour grimper jusqu’à Yasola et aller y prendre notre casse-croûte avec vue.

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Et en effet, les signes du printemps sont là !

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Les violettes…

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…les premières asphodèles…

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…les ajoncs en grande floraison.

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Même les mélèzes commencent à retrouver leur couleur verte.

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Nous y voilà ! Et pas seuls, comme vous voyez.

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Le 16 mars était un samedi, bien calculé !

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Un houx et un roux, mais pas de hibou ni de chou.

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On salue le pottok avant de redescendre.

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La Rhune a encore ses couleurs rousses, elle aussi. Elle attend sûrement le printemps astronomique pour se rhabiller de vert !

Autour du lac d’Irabia (2)

Après une halte réparatrice, nous reprenons notre chemin.

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Le barrage est maintenant tout proche et il y a un accès pour les véhicules, depuis l’Espagne. Nous avons d’ailleurs croisé nos premiers promeneurs.
Après avoir contourné les bâtiments, nous prenons la route qui descend jusqu’au mur du barrage.

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Il faut passer dessus pour continuer le tour du lac, bien sûr. C’est l’occasion d’observer un peu les installations de production électrique.

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Les mécanismes qui doivent permettre d’actionner des vannes pour réguler les sorties d’eau.

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Au-dessous, c’est l’usine hydro-électrique elle-même.

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Sur l’autre berge, deux constructions en assez mauvais état qui pourraient servir de trop-plein au lac, (en fait je n’en sais absolument rien, j’avoue), accessibles par des petites passerelles souples, bien sûr interdites aux promeneurs curieux. A vrai dire, pour ma part, je n’étais pas vraiment tentée…

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Nous suivons maintenant un sentier plus étroit, à travers une hêtraie qui semble encore plus jeune que celle du matin.

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« Prohibido el paso » ! Bah, tant pis…

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Une feuille morte, parmi tant d’autres… mais celle-ci n’est pas de hêtre, c’est bizarre.

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Par ici, le chemin est du côté de l’ombre, et c’est la berge éclairée qui se reflète dans l’eau du lac.

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Il y a plus de mousses sur les troncs, aussi.

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Une échappée entre les arbres permet de saisir les reflets sur l’eau tranquille.

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Nous arrivons à une passerelle qui permet de franchir un autre ruisseau qui vient alimenter le lac.

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Le niveau est bas mais il y a quand même un peu d’eau au fond du ravin.

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Changement de couleurs : nous avons retrouvé le soleil, tandis que la rive d’en face est maintenant à l’ombre. Il reste le bleu de l’eau, entre les deux.

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Et là, c’est un arbuste qui n’a pas encore perdu toutes ses feuilles qui vient apporter une touche dorée dans le tableau.

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Le sentier, pour finir, rejoint un chemin plus large, carrossable, au bord duquel ce double panneau nous indique, moyennant un calcul pas trop compliqué, que le tour complet du lac doit faire 10 km .

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La dernière partie de la balade ressemble assez à la première, mais la lumière n’est plus la même maintenant.

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Avant de retrouver la voiture, au bord du ruisseau, nous traversons une plantation de thuyas, on se met un peu au vert.

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Retour vers la côte à travers les pâturages et les cabanes de bergers de la montagne basque…

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… en profitant encore un peu d’une splendide vue panoramique sur notre bout de Pyrénées avant de plonger vers la vallée de la Nive qui nous ramènera jusque chez nous.