Encore plus au Sud !

Lever 6h ce dimanche 26 février ! Pas trop dur, en fait, grâce au décalage horaire pas encore bien digéré. Et nous voilà en vol pour Dunedin, où nous sommes attendus chez Gran’pa et Gran’ma (de Theo, bien sûr !)

Un voyage tranquille, avec de belles échappées sur les paysages verdoyants.

C’est Theo qui s’occupe de la valise, pendant que les grands se promènent les bras ballants.

Et nous voilà à la maison ! Quel beau temps, on a de la chance…

Le grand carré de jardin occupe la place où l’on jouait autrefois aux boules. Et la maison, c’est l’ancien club house.

Et il y a un autre morceau plus haut, de plain pied avec l’étage,et même un peu plus haut en fait, et très intéressant avec ses petits cailloux blancs.

Une petite bière en attendant le lunch ?

Finalement, Auntie Anya est venue et a amené cousin Emile, ce qui plaît bien à Theo.

Emile a un solide appétit. Et si je lui donnais à manger ?

Il est d’accord !

Et maintenant, une petite promenade…

… et pour les grands aussi ! Nous voici tout en haut de Mount Cargill, d’où l’on découvre le panorama complet sur Otago Harbour (le « fjord » au fond duquel se trouve Dunedin) et la péninsule d’Otago qui le limite au sud.

En agrandissant une partie de l’image, on découvre ici Port Chalmers, où se trouve le port industriel de Dunedin, car les gros bateaux ne peuvent accéder jusqu’à la ville à cause du tirant d’eau.

Et tout à fait à droite la ville, au fond du « fjord » qui n’en est pas vraiment un, car d’origine volcanique, et autour de ce qui semble être un ancien cratère.

Mais redescendons de notre belvédère pour nous rendre sur le côté « Pacifique » de Dunedin.

C’est le quartier St Clair, il y a ici de belles longues vagues qui doivent être bien tentantes pour un surfeur.

Et une immense plage de sable.

« Cloche d’alarme requins » ! Un truc pour t’enlever l’envie d’aller surfer, finalement.

Le panneau signalétique un peu plus loin ne communique pas à quelle distance se trouve le plus proche squale, mais réunit un certain nombre de renseignements plus ou moins utiles suivant les circonstances. La distance jusqu’à Londres semble avoir des évaluations un peu différentes sur le Net, mais j’y ai lu que la ville de Dunedin en serait, dans le monde, la plus éloignée. On notera aussi l’absence regrettable de la distance pour Anglet ou Biarritz…

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Karekare beach.

Que faire d’une journée à Auckland ? C’était évidemment à Isaac, le local de l’équipe, de faire un choix. Et c’est la plage de Karekare qui fut choisie, et où je vais vous amener maintenant.
L’endroit se situe sur la côte ouest de l’île du Nord, pas très loin d’Auckland bien entendu. La route pour y aller est étroite (surtout à la fin) et sinueuse, et elle traverse le parc régional de Waitakere Ranges ; arrêtons-nous un instant au premier point de vue.

Le temps est clair et la vue porte loin sur la côte. Et je dois le dire, j’ai bien aimé le cadre sculpté pour regarder le paysage 🙂

Les îles de Nouvelle-Zélande n’ont jamais été reliées à un continent, il y a donc là une flore et une faune très particulières, auxquelles nous nous intéresserons tout au long de notre séjour. Parmi les plantes dites « natives », le cabbage tree, (arbre chou, littéralement) dont nous trouvons ici quelques exemplaires près du parking du belvédère.

Nous voici arrivés, non pas encore à la plage, à laquelle on n’accède pas en voiture, mais au dernier parking. Ce ruisseau est celui dont l’embouchure est à l’origine de la plage, il alimente une petite zone humide où des oiseaux bizarres se cachent dans une abondante végétation.

Pour rejoindre la mer, il faut donc tout simplement suivre le courant. Pour nous, ce sera à pied, et non en marchant sur l’eau comme Jésus ou la personne que l’on aperçoit dans le fond.

A pied, d’accord, mais attention ! Au pays du trou dans la couche d’ozone, les petits bonshommes doivent porter le chapeau !

Après la cabane du poste de surveillance et de secours, le courant longe le pied de la falaise. Le sable est noir, la falaise aussi, le premier étant issu de la décomposition des rochers qui forment la seconde. L’eau est bien limpide cependant.

Elle n’est pas bien froide non plus, et Theo apprécie.

Un chouette endroit pour patauger dans l’eau peu profonde.

De l’autre côté, la mer est encore loin, et un curieux rocher solitaire se dresse au bord de l’eau. Nous sommes là au bord de la mer de Tasman, qui sépare la Nouvelle-Zélande de sa voisine l’Australie. Certains reconnaîtront-ils l’endroit ? C’est ici qu’ont été tournées les scènes de bord de mer du célèbre film « la leçon de piano » de Jane Campion.

C’est super, ce sable noir ! Il suffit d’en ramasser un tout petit peu pour faire fuir en courant toutes les personnes dont on s’approche, à commencer par Mamie, bien sûr.

De retour près du parking, nous y découvrons une belle statue maorie.

Pendant que l’on s’amusait sur la plage, Isaac a réussi à trouver uncle Harry. Celui-ci, qui s’apprêtait à aller se baigner, renonce à son projet pour nous amener jusqu’à la maison qu’il occupe pour le week-end, en haut de la colline. L’endroit est vraiment magique !

Les baies vitrées donnant côté plage…

Dedans, on discute ferme.


Puis on s’installe dans le salon extérieur (mais néanmoins couvert, le climat étant quand même sacrément pluvieux) pour se partager les provisions du week-end d’uncle Harry…

Pas mal, les œufs brouillés 🙂

Puis on profite encore un peu de la vue sur la plage, où l’îlot rocheux semble maintenant accessible à pied sec, ou presque

tout en continuant la discussion avec Harry

…près de ces touffes de « flax », autre plante native et caractéristique du pays (harakeke est son nom Maori).

Voyage au bout du monde.

Et oui, on l’a fait ! Il a fallu un certain temps pour se décider, mais on a fini par le faire, ce demi-tour du monde pour aller découvrir l’autre pays de Theo, où il est la même heure qu’ici, mais le matin quand c’est le soir ici, et réciproquement. Un long, très long voyage, puisque partis de France le 22 février nous arrivions à Auckland le 24, et retrouvions Theo et ses parents à l’aéroport.

Une image du voyage, la vue à travers le hublot sur le gigantesque pont autoroutier d’Incheon près de Séoul : c’est là que se trouvait notre escale, puisque nous avions choisi Korean Air.

Notre avion, peut-être, en tous cas ce sont les couleurs de la compagnie.

Une petite carte du pays de destination pour aider les nuls en géographie de mon espèce…

Arrivée à Auckland sans problème malgré les importantes restrictions imposées, notamment sur le matériel de marche ou de camping, susceptible de transporter des bactéries ou des champignons ou je ne sais quoi qui pourrait s’en prendre au patrimoine naturel local, déjà bien mal en point.

Après les retrouvailles avec Theo et ses parents, on se rend tous ensemble chez uncle Stephen, qui nous reçoit très gentiment et avec beaucoup de flegme dans sa propre maison, où c’est un peu le grand débarquement (nous sommes tout de même 5, et avec les bagages le volume occupé est assez impressionnant !)

Petit bonhomme est un peu fatigué…

On se balade un peu dans le quartier, on découvre l’environnement…

Les maisons sont dans ce style, celle de Stephen a un étage mais elle est tellement entourée de végétation qu’il n’est pas possible de la photographier.

Le climat subtropical est favorable aux hibiscus, cette belle fleur a été glissée par une main amie sous l’essuie-glace de la voiture.

Theo déteste voir les saletés qui traînent sur le trottoir, « ooh nooooon ! » fait-il à chaque découverte.

C’est un coquin, et on est bien contents de le retrouver !
Mais… qui a dessiné sur son bras ????