Le 18 janvier 2018, quelque part sur la Terre…

On avait vraiment envie de le rencontrer,mais lui il trouvait que ça ne pressait pas tellement, qu’il avait bien le temps. Il nous avait laissé repartir et continuait tranquillement à profiter de sa situation. Mais un soir, il a entendu la petite voix de Theo qui disait à Maman que le bébé allait sortir demain. Alors, il a su que le moment était venu, et il s’est préparé. Et le lendemain, comme Theo l’avait dit, il est sorti, sans faire d’histoire. Nous, on se promenait au bord de la Nive, quand on a reçu un message qui disait : « Oscar est né ! », et on était à la fois super contents qu’il soit arrivé et tristes d’être si loin. Il y a un an, déjà ! Maintenant, il vient de se mettre à marcher… mais c’est bon de se souvenir de son arrivée sur Terre.

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Praia de Guaecá.

Le lendemain de Noël, branle-bas de combat : on quitte la plage d’Itamambuca pour une autre plage plus au sud, ou plus exactement au sud-ouest, la plage de Guaecá. Une petite centaine de kilomètres à parcourir par l’unique route côtière, google annonce un temps de parcours de 2h30 avec des conditions de circulation normales, mais le 26 décembre c’est le plein été et tout le monde est en vacances ou presque. Alors on peut bien compter le double de temps ! Bref, comme il faut bien couper un peu le voyage, et qu’en plus tout le monde a faim, on s’arrête dans un resto sur le bord de la fameuse route.

Mais rapidement, les petits en ont eu marre d’être à table et s’amusent à côté. Theo colle taty Sandra qui lui parle en portugais, ce qui n’emballe pas forcément toujours ses « grands » cousins…

Il aime aussi se faire du cinéma en se regardant dans les baies vitrées du restaurant !

Nous voilà arrivés ! Pas de piscine dans cette nouvelle maison, mais la plage est encore plus près qu’avant, et on a ce large espace engazonné pour y accéder, qui peut aussi servir de terrain de foot.

La voilà, la plage ! Il y a pas mal de nuages ce premier soir, du côté droit…

…comme du côté gauche, là où Ilhabela ferme l’horizon.

Ici aussi il y a des oiseaux à observer, mais pas des frugivores comme à Itamambuca. Celui-ci est un sucrier à ventre jaune, apparemment il se nourrit du nectar qu’il va chercher à la base de ces fleurs jaunes qu’il perce de son bec pointu.

Et il n’y a pas que des oiseaux ! Devant la maison, sur la route, nous découvrons d’énormes et magnifiques chenilles très colorées. Elles viennent d’un frangipanier bien déplumé où il y en a des dizaines en train de dévorer les feuilles.

Autre curiosité, on découvre Raf capable de faire de la couture pour aider Gabriel avec ses cadeaux de Noël. Qui l’eût cru ?

Toujours à la rubrique des curiosités, ce « Quero-Quero » qui surveille son poussin dans les espaces verts communs en retrait de la plage. Et si on s’approche un peu trop, il passe à l’attaque !

A la limite de la plage, des plantes rampantes, un peu comme de gros liserons, font de jolies fleurs roses.

Gabriel et Jérémy construisent des canaux dans le sable, une activité toujours passionnante sur les plages à marées.

A l’horizon, Ilha de Alcatrazes, à plus de 30 kilomètres de nous. En fait, il s’agit d’un archipel composé de plusieurs îles, mais on ne distingue que la plus grande.

Nos invités sont arrivés à temps pour fêter la Saint-Sylvestre ! Pour leurs valises, il faudra attendre un peu… Quelques caïpirinhas les aideront à prendre leur mal en patience.

Langoustes grillées au menu du réveillon !

Une petite famille qui ne va plus tarder à s’agrandir. Au Brésil, pour l’occasion, on s’habille de blanc si c’est la paix que l’on souhaite le plus pour l’année qui arrive, et c’était le choix de Fanny.

Puis c’est le moment du départ des toulousains, qui n’imaginent pas encore le calvaire qu’ils vont connaître dans les bouchons vers São Paulo.

Nous, on reste encore un peu. Assez pour finir par attraper ce malin de colibri qui vient si souvent butiner les fleurs en tubes.

Tout le monde est reparti, il ne reste plus que nous avec Theo, qui promène son éléphant sur la plage.

On en profite un peu… 🙂

Avant le retour à São Paulo, puis vers l’hiver Pyrénéen.

Noël sous le tropique.

Entre plage et piscine, les jours passent et Noël approche.

Fanny a même amené un sapin de voyage, que Theo aime bien bricoler en douce, ce qui explique son air réjoui quand il se fait surprendre.

Dehors, nos amateurs de papaye viennent maintenant en famille.

Ici comme chez nous, les jeunes juste sortis du nid aiment encore se faire nourrir par les parents. Chez les oiseaux, je veux dire.

Ooooh ! Regardez qui est arrivé !

Les cousins aussi, ils aiment la plage.

Quel soleil !

Et encore un nouveau visiteur, à la maison ! Somptueux, le costume ! C’est un calliste à tête verte, sauf erreur.

Se promener dans les rues, c’est comme faire l’arrière-boutique d’un fleuriste. Cette fleur incroyable, c’est une rose de porcelaine.

Celle-ci fabrique des espèces de queues vertes plutôt bizarres, je ne l’ai pas identifiée. Il faut laisser un peu de boulot aux lecteurs.

Une autre pleine de délicatesse, pas identifiée non plus…

Ah ! Le gang des quatre !

Et un autre visiteur ailé, sans bec ni plumes. Mais avec une trompe, et ce n’est pas un éléphant pourtant !

Ici, des héliconias retombants, dans un des jardins environnants.

Noël approche, il faut faire quelques courses en prévision des repas de fête !

Ici, le caçao, c’est pas du Van Houten, c’est du poisson ! On est un peu perplexes sur le choix.

Petit arrêt photo sur la route du retour du marché.

A la maison, Fanny fait du trafic de télécommandes pour faire fonctionner les climatiseurs. A ce point, l’observateur attentif comprendra soudain pourquoi elle ne courait pas beaucoup, la Maman ! Hello, Oscar !

On a réussi à faire un repas de Noël ! Avec une nappe de circonstance !
Je ne sais pas ce qu’avait bu la photographe, mais avec Raphaël de dos et qui cache Sandra, on ne lui donnera pas le grand prix pour celle-ci, voilà qui est sûr.

Et voilà, toute la famille réunie sous le tropique du Capricorne pour un Noël sans précédent !

 

Praia de Itamambuca.

Dépêchons-nous maintenant de fuir la métropole de São Paulo et de rejoindre notre premier lieu de villégiature, la plage d’Itamambuca où nous avons loué une maison, près de la petite ville côtière d’Ubatuba, dans l’Etat de São Paulo, sur la côte atlantique.

Nous sommes le 17 décembre 2017, et comme vous le voyez, il fait plutôt bon à l’heure du petit déjeuner, en terrasse bien sûr. Et, évidemment, on trempe ses tartines dans un bon Van Houten. Irremplaçable. On ne rigole pas avec le Van Houten. Pas de shreddies chez nous 🙂

Une haie fleurie nous sépare de la piste d’accès, bien pourvue en nids de poule, et peut-être même d’autruche pour certains. Et la tenue de plage est définitivement adoptée.

On a aussi une piscine, et on en profite déjà ! Au fond, c’est notre chambre, et on a intérêt à fermer les volets le matin, sous peine de cuire rapidement.

Au bout de la piste, après une centaine de mètres, il y a un terre plein où on peut faire demi-tour en voiture, et un petit tunnel dans la jungle par lequel on peut accéder à la plage…

…que voici, du côté droit…

…puis du côté gauche, avec une lumière différente.

En voilà un qui est un peu content !

Plage, piscine, plage, piscine… c’est la belle vie !

Ces fleurs jaunes dans notre haie, si je ne me suis pas trompée, ce sont des « Allamanda cathartica. » Elles sont de la taille d’une fleur d’hibiscus, à peu près.

Quant à celles-ci, il s’agirait d’ixora, ou jasmine antillaise, et il y avait encore d’autres noms que j’ai oubliés.

Papy a eu des livres d’anniversaire.

Ce n’est pas parce qu’il lit que les blattes ont le droit de l’embêter.

Les clerodendrons, ici, poussent et fleurissent dehors.

Quant à ce végétal qui fait penser à un ananas, j’ai dû chercher longtemps avant de trouver qu’il s’agit d’un cône mâle de Cycas revoluta, plante qui ressemble à un palmier sans en être un, et qui se trouve être passablement toxique. C’est joli, quand même !

Pour le côté bestioles, en plus des blattes, nous avons bien vite des visiteurs à plumes, attirés par les morceaux de papaye que Fanny leur met dans le jardin.

Theo arrive très bien à se raconter des histoires que tout le monde ne comprend pas forcément. On est limités, il faut dire…

Il aime par dessus tout s’en aller à la plage, avec Maman…

…ou encore mieux, avec Papy, pour courir devant les vagues. C’est vrai, elle court pas beaucoup, Maman, en ce moment. Bizarre…

Retrouvailles.

Nous y voilà ! Le 13 décembre, localement de bon matin (mais nettement moins ici, avec nos trois heures d’avance), nous voilà arrivés à l’aéroport de Guarulhos par les bons soins d’Iberia. Nous passons donc directement de la toute fin de l’automne au presque début de l’été, une première pour nous qui avions précédemment expérimenté le parcours inverse avec le voyage à Buenos Aires en juin 2016. Hé bien, croyez-moi ou non, il est beaucoup plus agréable de passer d’un temps pluvieux et froid à chaud et ensoleillé que le contraire.
Une fois les formalités accomplies et les bagages récupérés, cap sur la nouvelle adresse de nos brésiliens à nous, toujours dans le quartier de Vila Madalena, et pas bien loin de la précédente.

Fantastique, il y a plein de place, on va même avoir notre chambre à nous ! Le canapé royal d’Isaac trône déjà au milieu du nouveau salon, et dans la pièce dont on voit la porte au fond à droite, il y a non pas les toilettes comme certains ont pu tout de suite l’imaginer, mais un empilement de caisses à vider qui va jusqu’au plafond. Il faut dire que le déménagement n’est fait que depuis quelques jours à peine.

Comme on ne change pas de quartier, la vue depuis le balcon reste dans le même genre que précédemment, c’est juste l’angle de vue qui change légèrement.

Theo s’est bien vite habitué aux nouveaux lieux, et apprécie d’avoir plus d’espace.

Papy, qui a prestement troqué ses vêtements d’hiver contre un t-shirt et un short, doit tout aussi rapidement s’adapter au dernier best-seller, les aventures du Gruffalo et de la grande méchante souris, alias the big bad mouse.

Avant de quitter la ville pour la plage, il faut forcément faire quelques courses. Mettons nos lunettes noires pour éviter d’être reconnus 🙂

40 écus pour 40 ans.

Notre première visite à Estours, c’était le 11 novembre 1977, et c’était le début d’une longue histoire. Le 11 novembre 2017, cela faisait donc exactement 40 ans, et en 40 ans, beaucoup de choses ont changé, bien sûr.

La grange, que l’on voit ici début 1978, au moment crucial de la première phase des travaux, à savoir l’évacuation du foin de l’étage, est maintenant devenue une vraie maison ou presque, et elle a accueilli beaucoup de monde au fil de toutes ces années ; des visiteurs venus de très près ou de très loin, depuis le dernier bébé d’Estours né dans la maison voisine jusqu’au « kiwi » de l’autre bout du monde, en passant par le Japon, la Tunisie, l’Espagne, le Portugal, la Suisse, l’Angleterre, Madagascar, le Mali, et bien d’autres pays encore.
Cette première fois, Jérôme était déjà de la partie, puisqu’il est né le 14 décembre suivant, et sa présence ne pouvait pas passer inaperçue. C’était alors le début de notre famille, et logiquement c’est avec la sienne qu’il est venu célébrer ces 40 ans d’histoire commune entre nous et la vallée d’Estours.
Et pour commencer la suite de notre histoire ariégeoise, fortement liée à la nature environnante, l’idée lui est venue d’apporter sa contribution en  plantant un arbre remarquable.

Il avait donc amené avec lui un ginkgo biloba, arbre originaire de Chine, dont le nom d’ « arbre aux quarante écus » proviendrait d’un achat de plants remontant à 1788 ! (merci Wikipédia).

Le trou de plantation est maintenant creusé, le tout jeune arbre est sur le point de trouver sa place définitive. Il appartient tout de même à la plus ancienne famille d’arbres connue, puisqu’elle serait apparue il y a plus de 270 millions d’années.

Pendant que se déroule ce moment historique, Gabriel, jeune inconscient, se régale de descentes en tyrolienne.

Jérémy a aussi envie de participer !

Le voici à l’arrivée, bien content du voyage.

L’arbuste prend place pendant que les petits continuent à s’amuser.

Le voilà installé pour, on l’espère, les quelques milliers d’années à venir.  En effet, chose étonnante, le ginkgo est un être vivant potentiellement immortel ; il n’a pas de prédateurs naturels, ni de parasites ou maladies.
Longue vie à toi, le ginkgo de la vallée. On compte sur toi pour illuminer de tes ors les automnes ariégeois.

Le château en Espagne.

Lundi 25 septembre 2017. Le soleil se lève sur la Méditerranée. Nous sommes dans notre résidence en Catalogne encore espagnole, et nous attendons aujourd’hui les premiers volontaires pour le chantier de rénovation prévu à partir de ce jour.

Aussitôt arrivés et leurs affaires à peine déposées, les voilà invités à se mettre au travail ! Cela commence par la pose des échafaudages sur la façade Nord.

Soumise aux assauts incessants de la tramontane, c’est de toutes parts que la peinture s’effrite et part en plaques. Il faut commencer par gratter tout ça.

Tout le monde s’y met ! Moi, je choisis le reportage… 🙂

Il arrive parfois que le Chef se repose… cependant, il garde un œil sur le travail du subalterne.

Maïthé, qui nous a rejoints le mercredi, se livre à des tâches ménagères bien nécessaires.

Quant à Jean-Marie, arrivé par le rail le jeudi seulement, il se met au travail avec entrain, non sans avoir préalablement dépouillé Serge de son bleu de travail et protégé son unique paire de chaussures avec des poches plastiques. La paire de peintres en action émerveille la galerie par son répertoire incroyablement étendu de chansons stupides, mais par chance il n’y a pas le son sur les photos.

Nanou apprend à écrire des tags en catalan, ça pourrait servir, qui sait ?

Aujourd’hui, c’est à Daniel que Jean-Marie a taxé son bleu, je le reconnais formellement à l’énorme déchirure qui s’est produite juste au-dessous de la magnifique reprise que j’avais réalisée !

Dimanche 1er octobre, c’est la fin du chantier. Un petit tour de la maison pour admirer le résultat.

On peut comparer avec la photo du début. Pas mal, non ?

Un grand merci à tous les bénévoles du chantier ! On vous aime fort, avec du piquant …