Pâques man.

C’est lui ! Le voilà, avec son aide de camp, en train d’inspecter les canons !

Évidemment, ce n’est qu’une plaisanterie ; il arrive qu’une photo très quelconque puisse suggérer tout autre chose que ce qu’elle montre en réalité.

Nous sommes toujours en avril 2017, et c’est le weekend de Pâques. Dom avait eu la bonne idée de nous proposer une réunion familiale dans leur base arrière près de la Montagne Noire ;  puis elle fut saisie d’une envie soudaine et irrépressible d’aller s’encanailler avec les ayatollahs, et c’est ainsi que François s’est retrouvé organisateur en chef de la congrégation pascale et familiale 2017.

Nous avons donc fait de fructueuses séances de méditation, autour d’une table souvent bien garnie (la photo est trompeuse !).

Consommé les produits du terroir ariégeois.

Bu avec une grande modération, comme il se doit.

Et aussi fait pas mal de promenades…

…toujours sous la houlette de notre Gentil Organisateur.

Décors soignés, avec la floraison de ces  compagnons rouges, sûrement à l’attention des éventuels sympathisants communistes.

Encore une promenade, au lac de Saint-Ferréol, cette fois. Un lac artificiel créé au XVIIe siècle, à l’initiative de Pierre-Paul Riquet, pour servir de réservoir d’eau pour l’alimentation du canal du Midi. Superbe plan d’eau de plus de 60 hectares !

Il est bien apprécié des oiseaux aquatiques…

…qui y font leurs promenades sentimentales la palme dans la palme.

Quant au château qui jouit d’une vue imprenable sur le lac, je viens de découvrir qu’il est actuellement en vente. Mais je ne suis pas certaine de me laisser tenter. On est bien, chez notre GO, et l’accueil d’Edith et Gérard est inégalable. Merci à tous !

 

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Et puis le Couserans.

Revenons maintenant à l’ordre chronologique cher à mon esprit cartésien et partons donc, en cette fin du mois de mars 2017, vers la fraîcheur des montagnes du Couserans.

Là-bas, des écharpes de brume s’accrochent aux forêts du Mirabat.

Et lorsqu’un rayon de soleil paraît, il est capturé par la profusion de samares toutes neuves de l’orme.

A propos de profusion, l’arrivée du printemps s’accompagne cette année d’une véritable invasion de souris. A l’intérieur, à l’extérieur, elles sont partout et ont même perdu toute crainte. On les voit passer dans la maison, se courir après, c’est la foire aux souris. Autant dire que notre unique piège fonctionne à plein temps, Daniel a même fabriqué avec un tuyau métallique un centre de rétention destiné à les stocker avant d’aller les libérer loin de chez nous.

Les enfants s’y intéressent évidemment beaucoup. Ils aimeraient bien en ramener une à Toulouse, mais Maman n’est pas DU TOUT d’accord. A vrai dire, Maman a horreur des souris…

En tous cas, Jérémy nous en a fait un superbe dessin !

Et en plus, pour son anniversaire, Taty Fanny lui a envoyé un superbe onezee de dragon bleu qui le fait ressembler un peu à une grosse souris, à la couleur près. Il adooooore.

Dehors, le petit pêcher nous gratifie d’une superbe floraison, et réussira d’ailleurs à produire une dizaine de fruits. En septembre, il faut être patient !

Quant aux morilles, fin mars, elles sont plutôt en avance, la saison officielle étant le mois d’avril. Mais qui va s’en plaindre ? Il me semble qu’elles ont tenu compagnie à un rôti de veau, mais je n’en suis plus très certaine maintenant.

Les parents repartis à Toulouse, nous avons la visite de Maïthé et Lily, et on se promène en bande jusqu’à la centrale de Joël.

Avant de repartir, je vais jusqu’à un panneau tout neuf déposé là « à l’attention des randonneurs », et découvre une organisation toute nouvelle avec dépose hivernale des passerelles du bois du Pouech. Alors les amis, méfiez-vous si vous voulez randonner vers la cabane d’Aula avant le mois de juin, ça risque d’être un peu périlleux pour traverser les ruisseaux !

Accusé de réception.

Chers lecteurs, je me vois dans l’obligation d’interrompre momentanément le récit chronologique de mes aventures potagères et autres, pour informer le monde de la livraison, le 18 janvier dernier, à São Paulo au Brésil, et à domicile, d’un petit Oscar de 4 kg de poids et 52 cm de long.

Theo, bien conscient qu’il s’agit là de SON petit frère, n’est pas forcément d’accord pour en laisser disposer le premier venu. On verra.

Pique-nique à Rat Island.

Nous voici arrivés au 16 mars, et comme les meilleures choses ont une fin, c’est notre dernier jour à la maison bleue. Mais avant de partir, Stephen nous a préparé une dernière surprise : en se débrouillant bien, et malgré la capacité limitée du bateau, on doit pouvoir aller tous pique-niquer sur la petite île derrière notre péninsule (son nom, c’est Rat Island, ou plutôt Motukakarikitahi Island, d’après les Maoris). Il faudra pour cela faire deux transports, dont l’un peut être raccourci en faisant faire au deuxième groupe un bout de chemin à pied pour rejoindre une plage plus proche.

Les conditions sont idéales pour notre petite expédition.

Pour le premier voyage, Anya et moi prendrons en charge Emile et Theo ; celui-ci est déjà harnaché avec son gilet de sauvetage !

C’est parti !
Non ce n’était pas le radeau de la Méduse ce bateau la la la …. (tout le monde connaît « les copains d’abord », j’espère).
Emile prend ça très au sérieux.

Nous voilà sur notre île déserte ! L’eau y est d’une clarté incomparable…

Les mouettes n’apprécient pas notre intrusion, elles se tiennent à l’écart. On aperçoit là-bas le « little passage » que nous venons d’emprunter, entre notre péninsule et l’île Whanganui toute proche.

Notre plage est jolie, mais très limitée, pas question de partir explorer l’îlot, qui est très escarpé, et où la végétation arrive au ras de l’eau.

Stephen est tout de suite reparti pour chercher le reste de la bande, il y a à peu près 500m entre l’îlot et « notre » presqu’île.

Pendant ce temps, Emile, qui ne marche pas encore, s’amuse avec ce qu’il trouve, ou ce qu’on lui prête.

Les voilà qui arrivent !

Le soleil est au plus haut, il tape fort ! Les mamans confectionnent un abri pour leurs petits.

C’est rustique, mais ils sont à l’ombre ! La Nouvelle-Zélande, c’est le pays du trou dans la couche d’ozone, et le soleil y est particulièrement dangereux, surtout pour les petits.

Et voilà, nous sommes de retour à la maison bleue, où il faut faire un peu de ménage et de rangement avant de quitter les lieux. Nous en garderons, c’est sûr, un souvenir inoubliable. Merci, Stephen !

 

Coromandel balades.

12 et 13 mars 2017 : nous poursuivons nos pérégrinations autour de la maison bleue de Coromandel.

Retour sur la route côtière en direction de Thames pour commencer ; après le long épisode pluvieux, les lumières sont exceptionnelles.

La route tournicote autour de Manaia Harbour.

On a échappé de peu à la coupure totale !

Les zoziaux mangeurs d’huîtres sont toujours dans le même coin.

Au loin, Castle Rock (525m) domine la région de son profil de géant endormi.

Deuxième passage autour de Manaia Harbour, avec vue sur les zones de mangrove cette fois.

Derrière notre presqu’île, Motukakarikitahi Island et d’autres îlots…

…et la vigie perchée en haut de son panneau près de chez nous.

Initié par un potier local à la créativité débordante, puis transformé en attraction touristique, un petit train offre une balade reposante et originale à travers la forêt.

Il permet d’admirer la profusion de fougères arborescentes, dont beaucoup sont les fameuses « silver ferns » au dessous des feuilles argenté, emblématiques de la Nouvelle Zélande,

et aussi certaines espèces endémiques d’arbres ou de palmiers.

Au sommet de la colline, un belvédère est aménagé, d’où l’on a une belle vue panoramique sur les environs.

Posée sur la rambarde, l’une des cigales dont le crissement strident nous empoisonne les nuits profite elle aussi du spectacle.

Puis nous redescendons par le même chemin, ou presque. Le long des voies, de nombreuses poteries disposées là avec bonheur par l’artiste potier ou par ses disciples.

Simples briques cuites ou plaques sculptées, le travail de la terre est ici omniprésent.

Papy récupère Theo à la sortie du petit train

pendant que Maman et Mamie s’en vont dans la boutique admirer quelques œuvres du Maître et d’autres potiers du cru.

Mais la journée n’est pas finie ! Ce soir, la marée est favorable pour une partie de pêche !

Et le poisson est bien là, incroyable et splendide !

Coromandel.

Quitter l’île du Sud ne signifie pas un embarquement immédiat vers le vieux continent ; il nous reste encore quelques jours à consacrer à la découverte de l’île du Nord, ou au moins à l’une de ses parties. Au niveau d’Auckland, où l’imbrication est extrême entre terres et mers, nous allons passer les jours qui nous restent dans la maison familiale de la péninsule de Coromandel, quelques dizaines de km plus à l’est, mais à quelques heures de route tout de même, car il faut pour s’y rendre contourner le Firth of Thames, qui est la partie sud du golfe de Hauraki.

Premier arrêt à Thames, justement, qui en l’occurrence n’est pas une rivière mais une petite ville.

Un peu en retrait des retrouvailles familiales, je m’amuse avec le chaton de la maison…

…je visite le jardin…

… où les papillons monarques m’occupent un bon moment.

Nous reprenons ensuite  la route qui longe la côte ouest de la péninsule, en direction du Nord.

Le ciel se fait parfois menaçant, les nuages paraissant d’autant plus sombres qu’ils se partagent avec quelques trouées de soleil.

La route longe de près le rivage, permettant l’observation de nombreux oiseaux marins, comme ces huîtriers, en bande nombreuse et plus ou moins organisée.

Et nous voilà arrivés à la maison bleue !

En se retournant, voilà ce que l’on voit : la baie commence juste de l’autre côté de la route.

Molly, la chienne du maître des lieux, surveille attentivement la balle que quelqu’un finira bien par consentir à lui lancer.

Ce n’est pas du beau temps, pour ce début de séjour !

Dedans, les prisonniers de la pluie.

Dehors, des évadés qui ne s’en iront pas bien loin.

D’ailleurs les voici de nouveau aux abris à l’intérieur, avec uncle Harry.

Quant à moi, je brave les intempéries pour me rendre jusqu’aux boîtes aux lettres du quartier

et continuer un peu le long de la grève, découverte par la marée descendante.

Indifférents à la pluie, les oiseaux marins vaquent à leurs occupations,

et un rayon de soleil fugitif illumine pendant un moment une partie du paysage, un pur bonheur de photographe.

 

Le départ.

Dernier jour à Dunedin le 10 mars, nous nous préparons à rejoindre Auckland pour terminer notre séjour dans l’île du Nord, mais ceci sera une autre histoire. Pour le moment, nous nous laissons encore conduire jusqu’à la boathouse familiale sur la berge d’Otago Harbour.

Nous y voilà ! Superbe, à tous points de vue. Même le temps aujourd’hui encore !

La vue sur Otago Harbour, avec les Red Hot Pokers en premier plan (haha, je progresse en langage des flowers, grâce à mes britanniques lecteurs, don’t je ?).

Une conception idéale pour profiter de la vue exceptionnelle tout en restant confortablement installé à l’abri d’éventuelles intempéries. Extra !

Caramba ! Une Pavlova ! Trop forte, Grandma. Je ne connaissais pas, c’est vraiment délicieux. On célèbre tous les anniversaires en même temps, éloignement oblige…

Non ! Interdit de lécher l’écran !

« Wouaaaaah !  » s’enthousiasme Theo. Il vient de recevoir un nouveau livre, et il adore ça. Le pauvre a la main emmaillotée suite à sa visite à l’hôpital dans la nuit, pour y soigner ses petits doigts brûlés sur le poêle, aïe !

Et nous voilà partis. Non, ce ne sont pas les pilotes de l’avion, mais on s’amuse un peu à l’aéroport avant le départ. Bye bye everybody !…