Samatan, puis Lombez.

A la fin du mois d’octobre, ou au début du mois de novembre, selon le cas, le passage rituel au cimetière nous amène chaque année jusque dans le Gers. Ce fut encore le cas cette année 2017, et comme nous devions nous rendre ensuite à Toulouse, il nous restait un peu de temps pour faire la route buissonnière. Sans trop s’écarter de notre itinéraire, notre choix se porta sur les deux bourgs jumeaux de Samatan et Lombez, et je laisse aux esprits mal placés la responsabilité des jeux de mots stupides qu’ils ne manqueront pas de faire à ce sujet.

Samatan semble plutôt minimaliste sur la valorisation de son patrimoine, nous avons cependant trouvé un petit quartier avec des maisons à colombages bien restaurées.

Je doute que la porte soit d’origine, mais je l’ai trouvée jolie quand même.

Les deux façades voisines font un bel ensemble.

Quant à la maison d’angle, les fenêtres fleuries ajoutent à son charme.

Tout cela dans le quartier de l’ancienne halle, désormais reconvertie dans des usages plus culturels.
On pourra remarquer déjà la présence des briques dans les constructions, et faire le rapprochement avec la proximité de la ville rose, Toulouse.

Il suffit de 2 km pour rejoindre Lombez, qui s’enorgueillit d’un passé bien plus glorieux, dont témoigne le clocher octogonal que nous voyons ici s’élever au-dessus du toit de la halle.

Commençons par admirer cette grande façade à colombages faisant face à la halle.

Avec sa porte, celle-ci vraiment très ancienne, gardée par ce chat que les plus perspicaces auront déjà remarqué sur l’image précédente.

Approchons-nous maintenant de l’église qui porte le clocher aperçu précédemment. Une église, disais-je ? Mais non, c’est une cathédrale, car Lombez fut 500 ans durant le siège d’un évêché rural.

L’édifice, dédié à la Vierge (cathédrale Sainte-Marie), est lui aussi bâti de briques roses. Le porche d’entrée, par son austérité, témoigne de la période sombre de la guerre de Cent ans qui sévissait au moment de la construction.

L’intérieur du bâtiment, de style gothique, est formé de deux nefs parallèles dont nous voyons ici la plus grande.

On voit ici les sommets des piliers qui séparent les deux nefs, d’où partent les nervures soutenant les voûtes.

Bien que je n’aie pas la prétention de faire ici l’inventaire des richesses de cette cathédrale, je vous présente tout de même pour terminer ces fonts baptismaux du XIIe siècle, en plomb, ornés de deux frises bien différentes. Celle du bas, que l’on voit le mieux ici, représente des personnages qui portent des offrandes, tandis que celle du haut représente des scènes de chasse. Cet objet est plus ancien que la cathédrale, et provient de l’ancienne église romane : bientôt un millier d’années, en voilà un bail !… Qui peut dire ce qui restera de notre civilisation dans mille ans ?  Un désert nucléaire ? Un smartphone dans une vitrine de musée ?

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Retour aux origines.

Le chantier, c’était dur, certes, mais conformément au Code du Travail Bénévole, on a eu droit à une demi-journée de RTT, youpi !
Nous voilà donc en route pour Cadaqués, village bien connu pour ses visiteurs célèbres et les images qu’ils en ont laissé, mais dont on sait moins qu’il est le village natal de la maman de Daniel, et auparavant de sa mère, de sa grand-mère, et de tous les ascendants de cette branche de la famille aussi loin que les archives remontent, soit le XVIe siècle. Évidemment, on n’arrive pas jusqu’à Adam et Eve, car les documents ont été égarés, mais il est hautement probable qu’ils habitaient déjà les lieux, en leur temps.

Nous voilà arrivés, après quelques milliers de virages, car l’accès au Paradis doit se mériter. On peut alors flâner dans les ruelles du vieux village, dont la plupart sont désormais revêtues d’un dallage régulier bien différent de l’ancien sol rocheux et inégal.

Ici, sur la gauche, c’est la maison de l’arrière grand-mère. Elle a été complètement rénovée, mais le sol de la ruelle est resté dans son état premier.

L’église est ouverte, je pense que c’est la première fois que j’y rentre. Il y a là un incroyable retable baroque, qui fut semble-t-il préservé de la pulsion destructrice des Républicains par la construction, par les villageois, d’un mur qui le dissimulait. Les statues des hommes qui supportent les colonnes, dont celle-ci, sont vraiment très étonnantes.

L’église occupant le point haut du village, la vue depuis le parvis est bien dégagée vers la baie.

On se promène…

Façon calade provençale, une étoile à huit branches orne le sol.

La rue Silvi Rahola est celle de l’ajuntament, ici sur la gauche (la mairie). Belle perspective…

Ces deux-là me semblent dans une impasse !

Au-delà, la baie est comme jonchée de petits bateaux. On se réjouit qu’il n’y ait pas encore eu quelque décideur « progressiste » pour faire y faire bâtir une marina en béton.

Le front de mer, qui mérite bien ce nom.

Ici, la maison d’un indépendantiste catalan. Quelques jours seulement nous séparent du « référendum » organisé par ces derniers.

Dalí tient d’un seul doigt une canne dont le dessin se retrouve dans de nombreux tableaux, tandis que le passant s’appuie lourdement sur la sienne.

Même si les pierres dont est bâti le vieux village apparaissent de moins en moins, ce balcon formé d’une grande lauze appuyée sur des corbeaux de schiste reste un témoin remarquable de l’architecture locale.

Pas de déplacement à Cadaqués sans aller jusqu’à Port Lligat, au moins pour ceux qui ne connaissent pas encore !

Gros plan sur le profil tourmenté de l’îlot qui barre l’horizon, et contribue à protéger les lieux.

Détournons notre regard des constructions neuves environnantes pour le porter sur la maison de Dalí et Gala, transformée en musée.

Pour visiter, il faut réserver à l’avance, ce que nous n’avons pas fait cette fois.

En quittant les lieux, nous faisons un dernier arrêt pour profiter d’une vue d’ensemble de ce lieu de prédilection de l’artiste. De là, on domine également  l’îlot où, d’après une légende familiale, les arrière-grands-parents de Daniel passèrent la nuit de leurs noces, sans que la jeune femme, effrayée sans doute par l’environnement sauvage, consente à consommer l’union. C’était il y a bien longtemps, bien avant la création de #MeToo ! Était-ce le bon temps, alors ? Qui sait…

 

Invités en Helvétie.

Qui connaît Lutry ? Ce n’était pas notre cas avant ce mois d’août 2017. Aussi, quand nous avons reçu l’invitation de Mariam et Alex, en provenance directe des Etats-Unis, nous avons sauté illico sur une carte de Suisse pour situer l’endroit. Et là, quelle surprise ! Lutry, c’est au bord du Léman, tout près de Lausanne, et encore plus près de Belmont. Et à Belmont, nous avons des relations ! Des relations amicales de bientôt quarante années, pour la plus ancienne. Alors, sans l’ombre d’une hésitation, nous avons aussitôt réservé notre chambre à Belmont, nos billets Toulouse-Genève et une voiture de location pour la durée du séjour, car l’occasion était belle de pouvoir à la fois retrouver les amis suisses et les amis maliens, rencontrés à Gabès presque à la même période.

Arrivés la veille, après une agréable soirée à quatre à Belmont, nous partons le 19 au matin pour une première visite de Lutry, où la réception de mariage des jeunes est prévue l’après-midi. Nous découvrons un vieux village charmant, avec ici son temple, ancienne église reconvertie par la Réforme.

Le porche d’entrée est l’un des rares éléments subsistant de la première église romane, détruite par un incendie.

De part et d’autre de la fenêtre gothique située au-dessus, deux petits singes probablement sculptés par le tailleur Uli Bodmer, au XVIe siècle, lors de la reconstruction de l’église.

Devant le temple, une première fontaine.

Nous entrons dans le bâtiment.

De part et d’autre, une série de stalles de bois sculpté. Il semblerait que l’un des côtés soit en chêne et l’autre en noyer, et je pencherais plutôt pour du noyer pour celles-ci, mais sans aucune certitude.

Les plafonds, peints en 1577, sont magnifiques.

Trois touristes …

L’orgue, restauré mais qui a conservé son aspect d’origine (1791).

Alentour, on est surpris par les motifs peints sur les volets. Il me semble que Fernand nous avait expliqué quelque chose à ce sujet, mais quoi ?

Un autre point de vue sur le temple, avec le clocher cette fois.

Et une autre fontaine, avec une splendide vasque de pierre.

Nous revoilà l’après-midi, on découvre la jolie mariée…

…et on fait aussi la connaissance d’Alex le Suisse.

Beaucoup d’émotion à retrouver Habsatou après tant d’années et tant d’événements.

Avions-nous revu Mariam depuis 1994 ? Cette année-là, toute la famille s’était déplacée jusqu’à notre « camp retranché » d’Ariège… C’était elle la plus réservée de la bande, et ça se voit même sur la photo !

Une tunisienne en Ariège.

Quelques années après ses parents, l’été 2017 nous donna le plaisir d’accueillir en Ariège la petite Mimi, la grande fille d’Halima et Lotfi, nos chers amis tunisiens. Une vraie découverte pour cette fille du Sud aride et désertique.

Après quelques jours passés près de Maury, dans les Pyrénées Orientales, la voilà arrivée dans notre camp retranché ariégeois avec Bérenger, qui a gentiment fait un petit détour pour la ramener jusqu’à nous.

Dès le lendemain, les découvertes commencent, verdure, fraîcheur, et même peut-être un peu de pluie…

Il faudra bien ramener des souvenirs, alors je prête mon petit appareil numérique, c’est le début des essais.

Le Chat est un très bon sujet, il prend des poses alanguies au soleil. Elle est souple, Mimi !

Il apprend les selfies, le Chat.

Il fait semblant de dormir tout en surveillant les alentours à travers ses paupières mi-closes.

Et maintenant, essayons la tyrolienne !

On prend la pose sur la rampe de lancement.

C’est le tour de Sandra, maintenant.

Je ne sais pas si c’est Jérémy qui a pris la photo…

…mais celle-ci est de Mimi elle-même. Dès qu’on est nombreux, il y en a toujours un qui fait la grimace, et là c’est Guillaume qui s’y est collé 😉

Autre expérience innovante : le bain dans le ruisseau. Température de l’eau : 11°C environ. Ce n’est pas moi que l’on risque de voir dans ce genre de situation !

Le soir, les garçons profitent bien de séances de lecture.

Le 16 août, j’assiste au départ de la troupe pour la rando annuelle, où Jérémy a le droit de se joindre pour la première fois. Il n’a que 4 ans !!!!! Ils seront donc deux à faire ce jour-là leur première balade en haute montagne.

Une expérience éprouvante et magnifique pour notre petite tunisienne, désormais admise au statut de fille des montagnes. A quand la prochaine ?

Bornes oubliées.

Revenons maintenant au 21 juillet 2017, une belle journée de liberté pour aller compléter un peu la collection de bornes côté oriental. Pour commencer, la borne – pyramide 579 ayant été oubliée lors des derniers recensements , retournons au célèbre village frontière du Perthus pour aller voir un peu à quoi elle ressemble.

On se gare sur la petite route qui part vers l’Albère, peu après le viaduc de l’autoroute qui passe au-dessus. La frontière passe sur le côté gauche, c’est donc par là que nous allons grimper.

En s’élevant vers notre but, on peut maintenant voir le viaduc autoroutier et le défilé de véhicules.

Nous avons visiblement atteint la ligne frontière, mais nous ne sommes pas encore à notre borne du jour.

Pour la trouver, il faut grimper un peu au milieu des chênes-liège, pas trop longtemps puisqu’on peut encore apercevoir l’autoroute sur la droite.

En redescendant par le chemin, on fait face au massif du Canigou qui émerge d’une écharpe de nuages, au-delà des vallonnements de l’Albère.

Le décor est très méditerranéen !

Nous reprenons la voiture et grimpons maintenant de l’autre côté du Perthus jusqu’au fort de Bellegarde,dont la masse imposante domine le col et le village. Voici l’entrée et l’ancien pont-levis.

Les douves sous le pont, on n’a pas vu de crocodiles…

Un escalier interdit, dommage.

L’escalier officiel nous permet, après avoir acquitté nos droits d’entrée, d’accéder à l’immense place d’armes. En face de nous, l’inévitable chapelle.

Le long de l’un des murs, nous découvrons la raison principale de notre visite, l’ancienne borne 569, remplacée désormais sur son emplacement par une version plus moderne.

Une vieille porte…

Le grand puits, avec ses 63,50m de profondeur, est l’une des principales curiosités du fort. Le tunnel de la ligne à grande vitesse passant désormais  juste au-dessous, il a été vidé et complètement exploré à cette occasion.

Pas de bâtiment militaire sans poudrière ! Et la dernière guerre mondiale n’a bien sûr pas épargné cet endroit.

Le tour des bâtiments passe maintenant par l’échauguette.

Nous apercevons ici les casernements Sud, en ruine, que nous ne visiterons pas.

Nous passons ensuite devant la stèle au général Dugommier, mort dans la bataille de Figueres et dont les cendres reposèrent au fort pendant quelques temps.

On aperçoit l’autoroute en contrebas de ce lieu réellement stratégique.

Côté Nord, toujours le long de l’autoroute, on peut voir la pyramide de Ricardo Bofill, une oeuvre d’art assez monumentale.

Terminons la visite avec une plus modeste sculpture sur la place d’armes, qui apporte un peu de douceur dans cet austère ensemble militaire.

Balade à Perpignan.

Arriver à Portbou, c’est toujours entamer une nouvelle séquence bricolage. Aussi, dès le lundi 17 juillet, 2017, (hé oui, le retard s’accumule encore…) il s’avère INDISPENSABLE de faire une première expédition jusqu’aux grandes surfaces de bricolage situées au nord de Perpignan. Je saisis l’occasion pour me faire déposer en ville et commencer une première visite de la cité, complètement au hasard puisque je n’y connais rien, ce qui facilite les choses au niveau des choix.

Les bignones , qui sont en pleine floraison, attirent mon regard. Les berges de la Basse, la petite rivière qui traverse la ville avant de rejoindre la Têt, sont très fleuries !

Franchissant le cours d’eau pour me diriger vers le centre ville, je remarque vite ce bâtiment Art Nouveau, et m’en approche. C’est le vieux cinéma Castillet, achevé en 1911, et qui abrite encore aujourd’hui une salle de cinéma, en plus de l’agence de la Caisse d’Épargne.

Beaux décors !

Un peu plus loin, c’est le Castillet lui-même, ancienne porte de la ville, qui fut aussi une prison.

La porte Notre-Dame ou petit Castillet, qui fut construite un siècle environ après le premier bâtiment, lorsque celui-ci eût été transformé en prison.

Un peu plus loin, en pénétrant dans la ville, sur la place de la Loge, une belle Vénus du sculpteur Aristide Maillol.

Autour, des maisons très méditerranéennes, avec leurs couleurs chaudes.

L’Hôtel de Ville, ancienne maison consulaire, dont l’édifice primitif remonte au début du XIVe siècle.

Le patio de l’Hôtel de Ville, avec la statue de la Méditerranée de Maillol.

Vue sous un autre angle… elle est belle de toutes les façons !

Autrefois fixée à l’extérieur de la Loge de Mer, la Caravelle est maintenant dans l’Hôtel de Ville.

Une cour intérieure somptueusement dallée.

Au musée Hyacinthe Rigaud, le retable de la Trinité, oeuvre gothique peinte en 1489.

Partout dans les rues, des dallages de marbre rose.

La Basse, désormais canalisée, permet maintenant la promenade sur l’eau dans un cadre de verdure.

Une dernière image de cet étonnant Castillet avant de retrouver mon chauffeur et de repartir plus au sud vers notre nid d’aigle au-dessus de la mer.

 

Les jardins de l’abbaye de Combelongue.

Nous sommes le 3 juin 2017, jour de notre voyage retour de la côte méditerranéenne vers l’Ariège. C’est la période de la manifestation « rendez-vous aux jardins », et j’ai repéré sur Internet (avant de partir) que sur notre trajet se trouve le village de Rimont, et que sur la commune de Rimont se trouve la très ancienne abbaye de Combelongue, fondée au XIIe siècle pour des chanoines prémontrés, qui l’ont ensuite occupée 7 siècles durant. Cette abbaye se trouve entourée d’un jardin, et ce jardin est justement ouvert aux visiteurs pour la circonstance, voilà donc une bonne occasion pour aller voir à quoi ressemblent à la fois le monument et son jardin.

Nous voilà arrivés ! Le temps est gris, mais il ne pleut pas, heureusement. A Combelongue, ce n’est pas la foule, et nous serons d’ailleurs les seuls à visiter à ce moment-là, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Du coup, le maître des lieux est très disponible et nous accueille avec beaucoup de gentillesse, il nous explique ses difficultés avec la pyrale du buis et la constante surveillance qu’il est obligé d’exercer pour la conservation de ces arbustes, très présents dans le jardin comme nous pouvons déjà le voir sur la photo ci-dessus. Je vous invite donc à nous suivre dans notre visite des lieux.

Sans doute plus pour la déco que pour l’utilité, les instruments du jardinier traditionnel sont disposés à des endroits stratégiques.

Près de l’entrée, nous commençons par le jardin médiéval, avec ses plantes médicinales et ici, au centre d’un buisson bien taillé, la coupe d’eau qui symbolise la fontaine du paradis.

On y trouve aussi des phlomis de Russel, dont je n’ai pas vu trace d’une possible utilisation médicinale, mais bien jolis en tous cas.

Les bâtiments occupant presque le centre du jardin, notre visite se poursuit en contournant l’ancienne église de l’abbaye, une rare (pour la région) construction de briques, romane de style mudéjar, c’est-à-dire d’influence arabe.

C’est là que nous découvrons le jardin Renaissance, jardin du savoir et de la pensée, carré au centre duquel une sphère armillaire représente le système solaire.

Une vue, en perspective, de la façade sud des bâtiments.

En vis-à-vis, la nef de verdure, un ensemble de marronniers et tilleuls centenaires habillés de manchons de lierre, j’ai trouvé ça très chic et retenu le concept.

En passant, nous découvrons en enfilade la perspective de la cour intérieure s’ouvrant sur un arbre situé de l’autre côté de la route sur les terres du domaine, et dont la présence isolée à cet endroit ne doit rien au hasard.

Nous sommes maintenant devant l’ancien logis abbatial.

Là aussi, un point d’eau et des accessoires de jardinage.

Puis la terrasse des buis, dans le prolongement ouest des bâtiments.

A l’angle sud-ouest du jardin, le verger, agencé en forme de croix et qui servait de cimetière à l’époque médiévale, s’ouvre sur la campagne environnante. Il est limité par un petit ruisseau.

Les « arums », en réalité des Zantedeschias (!) se plaisent dans les endroits humides… Une fleur très utilisée dans la décoration des églises. Pas sûr cependant que leur présence ici remonte à l’époque des chanoines.

De jolis champignons un peu translucides poussent sur un vieux tronc.

En sortant du verger, la perspective des buis taillés en direction de la façade ouest de l’abbaye est très réussie.

Notre visite s’achève en bouclant le tour de la propriété. Une chaise a été placée là pour assouvir un éventuel besoin de solitude ou de méditation, pour lequel ces lieux semblent très favorables.

Il est alors temps pour nous de prendre congé pour rejoindre notre retraite estoursienne, avec ses jardins escarpés et sauvages, tellement différents de ceux que nous venons de parcourir.