Le drone.

Le Père Noël a apporté un drone à Daniel. Il a pensé que ça l’amuserait. Après des premiers essais peu concluants à Anglet, nous voici maintenant à Estours pour essayer l’engin…

Il fait tourner ses quatre petites hélices et décolle !

Après les premiers essais, on s’en va un peu plus loin poursuivre les explorations. L’animal monte, s’éloigne, puis signale que sa batterie devient faible, mais voilà que … catastrophe, il ne revient pas, malgré la commande de retour ! Que se passe-t’il donc ?

On cherche, alentour, dans les buissons, les arbres, on évalue les 42 mètres, on mesure avec une corde, mais rien ! Puis on finit par repérer la série de chiffres en bas de l’écran. Ce ne seraient pas des coordonnées géographiques, par hasard ? Latitude, longitude ? On a un GPS, après tout !

Et oui, c’était bien ça ! Avec les coordonnées et pas mal de patience, on a fini par retrouver cet andouille de drone pendu dans un arbre au bord du chemin ! Hum, mais c’est qu’il est haut, le bougre ! Comment faire pour le récupérer ? On s’en va chercher l’échelle, la chenille, Gérard, des perches…

Pas moyen d’y arriver !

Alors on déplie l’échelle au maximum, on la rehausse avec la chenille, et c’est Daniel, qui doit mesurer quelques centimètres de plus que Gérard, qui grimpe avec la grande perche… et voilà que de l’extrême bout de il réussit à décrocher l’engin qui tombe dans la bâche tendue au-dessous de lui, avant de rouler au sol. Miracle, il n’est pas cassé. Et il nous a fait passer un sale quart d’heure, et même largement plus !

Quelque temps plus tard…

…le 10 juillet exactement, nous revoilà en Ariège pour quelques jours, avant de rejoindre la Méditerranée, c’est sur la route !
La végétation change très vite à cette saison, l’année 2019 ne fait pas exception.

Toutes les roses trémières s’épanouissent désormais, et ce pourpre somptueux est une nouveauté.

La clématite a de nouveau quelques fleurs, belles mais peu abondantes.

Du côté des roses d’Inde, fidèles de chaque été, ce sont les premières fleurs.

Et encore des roses blanches, qui avaient déjà commencé en juin.

C’est le bon moment pour récolter le tilleul, les basses branches sont maintenant fleuries, et on peut ramasser sans échelle ni hélicoptère.

Chez les courges, ça démarre aussi.

Mais voilà que l’on a surpris le grand corbeau en train de s’attaquer aux plantations de haricots ! Décidément, le nombre de leurs clients ne cesse pas d’augmenter ! Alors, j’ai décidé de fabriquer un épouvantail, pour embêter le corbeau.

Le voilà au travail.

Il faut qu’il surveille particulièrement les belles fleurs oranges des « runner beans », descendants d’un sachet de graines ramené d’Irlande, en 2011 je crois.

Comme je lui ai fait une belle moustache en fougère, je l’appelle Martinez.

Les visiteurs des abeilles sont tenus de le saluer en passant.

Et mon séquoia supersonique* ? Et bien, le voici, de plus en plus grand et beau, mais encore très, très loin de sa taille d’adulte !

*La graine qui l’a engendré arriva des États-Unis en Concorde !

Le retour.

Fin juin 2019, de retour de notre parenthèse tropicale et familiale au Brésil, nous voilà très vite de retour en Ariège où tout en a profité pour pousser… ou pas ! En effet, il s’avère très vite que campagnols, limaces et peut-être bien même chevreuils se sont ligués pour l’extermination des plantations de haricots, dont il ne reste quasiment rien (moins de 1% d’après mes souvenirs !) Alors, c’est le branle-bas de combat pour refaire des semis bien trop tardifs déjà. Bref, les aléas de l’agriculture …

Alors, on se console un peu en regardant ce qui a poussé, car bien sûr Estours n’est pas devenu un désert en notre absence ! Les nigelles, qui maintenant se ressèment toutes seules, ont commencé à s’épanouir un peu partout dans les pots.

Les papillons butinent les vesces qui poussent un peu partout.

Une rose trémière blanche, ce n’est pas si fréquent, en tous cas chez nous !

Les hampes florales des blettes de l’année précédentes attirent des punaises en costumes variés.

Le tout nouveau pommier d’Oscar prépare déjà trois pommes, c’est le stress de la transplantation ! Finalement, il nous en restera deux, énormes et délicieuses.

C’est aussi le moment de récolter les groseilles blanches de l’éclipse, ainsi nommées en raison du jour et du lieu de prélèvement de la bouture à Compiègne.

Sur la rive droite, une apicultrice a déposé ses ruches joliment colorées, juste au-dessus de nos pommiers.

Et j’ai surpris mon débroussailleur fatigué en train de se reposer un moment dans les bras de Camille la chenille. Et oui, ça avait vraiment beaucoup poussé, pendant nos vacances exotiques !

Voilà Barcelone !

Après une nuit en vol, nous voilà le matin à l’arrivée à Barcelone, d’où un vol intérieur espagnol nous amènera finalement jusqu’au Pays Basque. Il fait un temps splendide, et la trajectoire terminale de l’avion nous offre une vue exceptionnelle sur la ville que je vous invite à partager.

Nous voici revenus sur terre, et sur le vieux continent. C’est le moment de revenir à nos lieux habituels…

Dernier jour à São Paulo.

Tout a une fin, et notre séjour brésilien millésime 2019 s’achève. Ilhabela était bien belle et exotique, mais la grande ville est tout aussi étrangère pour nous pyrénéens.

Depuis les fenêtres de l’appartement, nous observons un spectacle inconnu chez nous.

En zoomant un peu on s’approche des bâtiments voisins…

…et en zoomant encore un peu plus on peut s’apercevoir que la faune tropicale n’est pas si loin !

Pendant ce temps, les enfants s’amusent comme n’importe où ailleurs.

Oscar ayant fini sa sieste, il reste encore un peu de temps pour aller faire un tour au parc d’Ibirapuera. Depuis le premier appartement de Fanny, on pouvait même y aller à pied !
Les sympathiques (ou pas) vautours urubu aiment fréquenter les lieux. Moi, ils me rappellent mes lectures de « Lucky Luke », donc je les aime bien, même si objectivement ils sont un peu moches !

Sur le bord du chemin, il y a un arbre avec des fleurs bien étranges, ça fait comme une brosse orange avec des piques jaunes qui en sortent. Qui peut me dire son nom ???

Aujourd’hui on va aller au pavillon japonais.

Il y a des grands bassins pleins de poissons et ça plaît aux enfants. Aux grands aussi, d’ailleurs.

Une étagère présente des poupées avec des costumes d’apparat, certaines ont des accessoires. Je ne sais pas ce qu’elles représentent. Au secours, Takako !

Le jardin japonais environnant le pavillon recèle une grande stèle en pierre noire célébrant l’amitié des deux pays.

L’endroit est tout indiqué pour prendre un petit goûter.

Dernière chose à faire : visiter le studio que Fanny et Isaac ont acheté pour servir de bureau confiné en prévision de la future épidémie de covid19 (quelle anticipation !)

Depuis le balcon, on peut constater que quelques irréductibles ont conservé leur maison !

Vu comme ça, c’est encore plus impressionnant.

Et puis voilà, il est temps de se quitter ! Nous rejoignons l’aéroport de Guarulhos, c’est déjà le soir quand nous embarquons dans l’avion.

On survole une immense zone urbanisée…

…et on finit par s’endormir au-dessus de nos doudous de nuages, tout en survolant l’Atlantique.

Bestioles et trucs bizarres.

J’adore tous ces graffitis que l’on peut voir à Beco do Batman et alentour. Alors, pour ceux qui aiment ça aussi, suivez-moi encore un peu !

Une plante qui imite un animal ? Elle se trouvait sur notre chemin, en tous cas. Vous avez dit bizarre ?

Et cet oiseau, là, il regarde le monsieur qui passe d’un air vraiment bizarre.

Bizarre aussi, l’oiseau qui semble se prélasser sur une chaise longue. Mais non, ce ne sont que des chaises en bois, voyons !

Attention, il y a un dragon-chat dans le virage !

Il y a une bizarre tête dans son ventre, et des poupées russes tout autour.

Paon ! Paon !

Une bat-fresque… autour d’une porte de prison (peut-être…)

L’arbre vous a à l’œil, mes amis. Soyez vigilants !

Stairway to heaven ? En route pour le cosmos ?

Léger changement de perspective… Ce n’est pas mal non plus.

Deux panthères roses… qui ont l’air moins sympathiques que leur célèbre consœur.

Et une autre panthère, qui est sûrement un jaguar, car nous sommes en Amérique du Sud, ne l’oublions pas. Un jaguar à trois yeux, c’est plutôt rare, même en Amérique du Sud.

Et finalement, c’est qui les plus beaux, dans les bras de Batman ?

De retour à Beco do Batman

Balade presque rituelle désormais dans notre quartier de Vila Madalena, la promenade à pied jusqu’à « Beco do Batman » et ses graffitis sans cesse renouvelés. Nous sommes le 20 juin 2019 !

On commence par passer devant le mini marché bio où Fanny se ravitaille

…puis on rentre dans la ruelle pour aller regarder les nouvelles peintures. Il semble que pas mal de visiteurs soient venus en vélo !

Fanny nous avait prévenus : de nombreux marchands ambulants s’installent désormais sur place pour profiter de la présence des visiteurs et tenter de leur vendre des bricoles. Malheureusement, leur présence gêne la vision de certains graffitis. Bref, c’est la rançon de la gloire !

Seule une partie des décors reste encore accessible pour une vue d’ensemble. Ici je crois reconnaître Spiderman, peut-être ?

On attend patiemment Mamie qui traîne à faire des photos et regarder les étalages, rien de bien nouveau, quoi.

Hum, on dirait qu’on nous regarde…

Une évocation des cultures du monde ?

Ciel, une Batminette qui reluque mes garçons !…

J’ai bien aimé ces deux êtres fusionnels. Chacun d’eux correspond à un battant de la porte…

Et deux promeneurs qui grimpent.

Attention à ne pas se faire manger par le gros poisson, quand même !

Mais qu’est-ce qu’elle regarde donc là-haut ?

Le ciel par-dessus les immeubles, sans doute.

Côté culture.

Nous sommes toujours en juin 2019 à São Paulo, au Brésil. Ce formidable bâtiment, que l’on aperçoit depuis nos fenêtres, c’est l’Institut Tomie Ohtake. Tomie Ohtake est une artiste japonaise et brésilienne, née en 1913 à Kyoto et morte en 2015, âgée de 101 ans, à São Paulo. L’Institut présente toujours des expositions plutôt intéressantes, et il est facile de s’y rendre à pied depuis « chez nous », alors en route pour notre épisode culturel.

Nous voici arrivés à l’entrée !

Le hall est très vaste, il permet d’accéder aux différents espaces intérieurs. L’exposition 2019 est consacrée à l’artiste espagnol Julio González, ami de Picasso et de nombreux autres artistes, ayant vécu à Montparnasse à partir de 1900. Je ne le connaissais pas.

Pas facile évidemment de rendre avec des photos les impressions ressenties dans une exposition. Cette dernière photo représente une « Montserrat effrayée » datée de 1940, dont l’artiste a réalisée de nombreuses versions, en sculpture essentiellement. D’après Wikipédia, « La Montserrat, qui représente une simple paysanne effrayée, hurlante, et se protégeant le visage des bras, est pour González un cri d’horreur face à la barbarie qui croît dans son pays et en Europe. »

Et nous voilà repartis. Incroyable architecture, non ?

La ville et ses envies de fleurs.

São Paulo, immense métropole urbaine, est située sur le tropique du Capricorne, et à quelque 700 m d’altitude. Visiblement, les citadins paulistes gavés de béton y ont, pour certains d’entre eux au moins, des résurgences d’envie de nature. Quelle que soit la période de l’année, on peut donc y voir des fleurs, réelles ou juste rêvées ! Voyons un peu celles que nous avons croisées en ce mois de juin 2019, après notre retour d’Ilhabela.

Un endroit pour se garer en plein délire, pour commencer.

Au bord du trottoir, un « Manacá da Serra » ( Tibouchina mutabilis pour les initiés) en pleine splendeur, à cette saison.

Fleurs blanches et roses sur le même arbre, c’est normal, elles changent de couleur avec le temps.

Nous on habite là !…..

En bas, une fragile orchidée, accrochée à son arbre.

Un bizarre rince-bouteille tout rouge.

Là c’est une porte cochère qui semble avoir envie de rester discrète dans son décor de verdure.

Des fleurs à deux pétales, plus ou moins fardées de rouge.

Tombée du haut d’un palmier, l’enveloppe de la grappe florale.

Une femme qui se promène, un peu arbre et un peu papillon…

Des petites lanternes jaunes et rouges

…et pour finir, voici les plus bizarres, avec leurs étranges capteurs braqués dans toutes les directions !

Le tour de magie

Nous voilà de retour à São Paulo. Les parents travaillent, et on a le droit de garder Theo avec nous. Alors Papy en profite pour faire le malin avec ses tours de magie.

Voici donc le public, conquis d’avance apparemment.

Il s’agit d’une histoire de pièce de monnaie qui tend à disparaître.

Et voilà, elle a reparu derrière l’oreille du public ébahi et ravi. Il adooore !….