Vacances d’hiver (II)

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Retour au bord du torrent, où l’eau dévale joyeusement, et où règne une luminosité inconnue jusque là en raison de la présence des buis, désormais réduits par les pyrales à des squelettes moussus.

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Les rayons du soleil arrivent même à se frayer un chemin jusqu’à l’eau, par endroits !

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Les premières anémones hépatiques éclairent les sous-bois humides de leurs corolles blanches, ou même parfois bleues.

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De nouveaux visiteurs sont maintenant arrivés, pour le plus grand plaisir des petits toulousains qui adorent jouer aux cartes avec Caroline.

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Contents, les garçons !

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Les premiers contacts de Julie avec la neige n’ayant pas été exactement idylliques, on est aussi bien à se promener dans la vallée, hein ?

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En plus, il fait plutôt beau, ce qui ne gâte rien.

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Les perce-neige forment de véritables tapis, par endroits.

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Papy en profite pour finaliser la récupération des anciens poteaux de la ligne à haute tension désormais enterrée (merci Joël).

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Observons au passage qu’ici aussi, même loin du Pays Basque réputé pour son climat humide, les fougères prospèrent sur les troncs des arbres dans ce fond de vallée…

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…car ici, et pour longtemps encore je l’espère, coule une rivière.

Vacances d’hiver (I)

Elles étaient bien tardives cette année 2019, en débutant après le 20 février ! Et comme c’est souvent le cas, nous voilà de retour en Ariège pour l’occasion, avec la perspective d’avoir avec nous nos petits toulousains pour une semaine.

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Pour notre arrivée, voilà notre micro-région atteinte par le même mal que le Pays Basque : il y a le feu ! Pas au lac, mais au Mirabat !

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Heureusement, Estours n’est pas menacé par les flammes. Devant chez Dany et Gérard, la congère témoigne que la neige a glissé du toit il n’y a pas si longtemps.

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Et en effet, en montant à la serre, on peut constater qu’il a dû neiger copieusement ! Pour la première fois que nous n’enlevions pas la bâche pour l’hiver, le poids de la neige a tout démoli, zut alors !

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Et au milieu coule une rivière…

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Et au bord de la rivière il y a une centrale (hydroélectrique).

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Il y a aussi les bras tendus des buis dénudés, dévorés l’été précédent par les insatiables pyrales.

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Et partout les petits lampadaires blancs des perce-neige.

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Nos visiteurs sont arrivés ! Ils aiment toujours que Papy leur lise une histoire le soir…

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…après s’être bien occupés à faire une montagne de neige autour de la glacière, pour l’aider à se tenir au frais.

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Les jours passent, mais le Mirabat brûle toujours.

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Malgré l’hiver, la vie continue : le lierre forme ses baies …

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…les noisetiers sont pleins de chatons…

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…et les tussilages commencent à pointer leurs fleurs jaunes.

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Curieusement, les falaises qui dominent le hameau ont gardé quelques buissons verts, qui ne doivent pas être des buis.

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Mais c’est toujours près du ruisseau que l’on revient se promener…

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…car, vous le savez bien, il suffit de passer le pont…

Le jus de pomme.

2018, année faste pour la production de pommes ! Enfin, dans notre petite vallée, en tous cas. Regardez plutôt :

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le convoi passe juste devant ma porte !

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Arrivé au bas de la « pierre plate », il s’arrête derrière ma voiture…

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… l’opération « pom pom car » est lancée ! En route !

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Nous voici maintenant arrivés chez Daniel pour la phase de transformation. Le maître de cérémonie, qui a revêtu sa tenue rituelle, prépare les instruments.

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Deux Daniel(s?), un Gérard et des pommes. La séance peut commencer.

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Le broyage des pommes pour commencer. Âmes sensibles s’abstenir…

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On remplit le pressoir, sans oublier de mettre un récipient en bas, et on ouvre le robinet. L’eau va gonfler la vessie centrale qui va presser le broyat de pommes contre la paroi extérieure.

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Et alors… un beau jus doré s’écoule dans le seau. On se dépêche de le goûter ! Mmmmm…

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Entre deux coulées de jus, il faut vider le broyat de pommes pressé.

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Épandu dans la nature environnante, il donnera naissance à des centaines de petits porte-greffes pour les expériences pomologiques de Daniel.

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75 litres de jus ! Pas mal, non ?

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Puis c’est la phase de pasteurisation. Il faut chausser les lunettes pour bien surveiller le thermomètre. Et c’est Gérard qui opère la fermeture.

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Et voilà le travail ! Enfin, une partie seulement…

mon verre de jus de pommes

A la vôtre ! On aurait pu en boire bien plus, finalement.

La première neige.

Automne, saison des récoltes, encore fin octobre. Retour vers l’Ariège pour les pommes, les haricots en grains, les butternuts, les toutes dernières tomates peut-être. Et encore quelques blettes, herbes aromatiques… Mais la surprise, c’est que…

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…la neige est arrivée ! Zut alors, c’est un peu tôt, quand même ! On n’est que le 28 octobre, et même la Nature est prise par surprise.

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L’affaire se calme dès le lendemain, mais le revêtement blanc ne disparaît pas instantanément !

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Du coup, le niveau de l’eau est bien remonté dans le ruisseau. Avec la fonte des neiges, forcément…

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Elle reste quand même d’une belle limpidité. Elle donnerait presque envie d’aller s’y plonger, s’il faisait un peu plus chaud.

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Au fond de la vallée, le Mirabat prend son air hivernal, alors que les feuilles des arbres commencent à peine à vraiment roussir.

Vous avez dit changement climatique ? Peut-être bien, en effet.

Vals.

21 septembre 2018, nous quittons l’Ariège pour la côte catalane. Mais nous avons prévu de nous y rendre via un petit détour amical par le Minervois, ce qui fait que nous allons passer très près du village de Vals et de son église. Certes, il y a de nombreuses églises intéressantes dans tout le Sud-Ouest et bien au-delà, mais celle-ci mérite bien un petit détour, suivez-moi donc !

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Bâtie sur et en partie dans le rocher, elle est dite « semi-rupestre ». Le site très particulier de ces amas de « poudingues » découpés par de larges fentes semble avoir été occupé depuis fort longtemps, puisque des fouilles ont révélé une sépulture collective datant de la fin du néolithique, soit 2500 ans avant notre ère. Quant au bâtiment actuel, ses parties les plus anciennes remontent sans doute au Xe siècle, ce qui leur donne plus d’un millier d’années d’occupation, pas mal déjà !

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Commençons par inspecter les extérieurs : un terre-plein permet, par la gauche, d’accéder au cimetière. Le rocher y est soutenu par des contreforts maçonnés.

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Un passage dans la masse rocheuse est bouché au fond par un grand mur de pierre.

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Et au bout, c’est la porte du cimetière.

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Revenons maintenant à la porte d’entrée. On y accède par quelques marches…

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…bientôt suivies d’une vingtaine d’autres, aménagées dans un étroit passage entre deux parois naturelles…

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…qui nous amènent jusqu’à une deuxième porte, celle de l’église proprement dite.

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On pénètre dans la partie la plus ancienne, très sombre, où se trouve une cuve taillée dans la pierre qui doit ou a dû servir pour les baptêmes.

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Puis on monte jusqu’à l’abside, du XIe siècle (au centre de la photo). C’est là que des fresques romanes, du début du XIIe siècle, ont été mises à jour et restaurées.

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Les couleurs ne sont pas très fidèles, mais cela donne une idée de la beauté et de la finesse des tracés.

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Je crois bien que celui-ci est l’ange Gabriel pendant l’Annonciation. N’a t’il pas un petit air sarcastique ??? Pauvre Saint Joseph…

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Tout en haut, au troisième niveau, il y a encore une chapelle dédiée à Saint-Michel (encore un archange…), avec une porte donnant sur une terrasse, au pied de la tour.

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Et sur la tour, savez-vous ce qu’il y a ? Il y a une stèle discoïdale en provenance du cimetière, qui ressemble beaucoup à celles que l’on voit au Pays Basque… et je me demande bien pourquoi elle se trouve à cet endroit.

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De l’autre côté, on a une jolie vue sur les toits de tuiles du village, dont on profite un petit moment avant de reprendre la route.

Et pour ceux qui voudraient profiter encore un peu de ce lieu fascinant, je recommande une petite vidéo de quelques minutes en compagnie de notre conteur ariégeois Olivier de Robert :  Vals

 

 

En cherchant les petites bêtes.

Nous voilà début septembre et toujours en Ariège. C’est quand même bien, la retraite ! Aujourd’hui 2 septembre, Dany et Gérard m’emmènent avec eux pour une sortie organisée par le Parc Naturel Régional d’Ariège, à la découverte des libellules et autres bestioles autour de l’étang de Lhers. Le rendez-vous est fixé à 9h sur le parking de l’étang, et nous ne sommes pas en retard.

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Mais l’étang lui-même, trop fréquenté, n’est pas un bon lieu d’observation. Nous reprenons donc nos véhicules pour aller, pas beaucoup plus loin, jusqu’à l’Estagnon, bien plus petit et moins spectaculaire, et qui n’attire donc pas les foules.

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A peine descendus des voitures, on se trouve en pleine nature de montagne.

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Avec le beau temps, chercher la petite bête est vraiment un jeu d’enfant. Presque chaque plante en accueille toute une flopée.

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Libre-service dans les cirses laineux.

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Pour s’approcher de l’Estagnon, il faut passer sur une petite passerelle de bois, en regardant bien où on met les pieds.

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C’est Jean qui guide le groupe à la découverte, dans un premier temps, des criquets et sauterelles. Il nous montre comment les tenir pour ne pas les blesser.

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Antennes courtes, c’est un criquet !

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Nous voici tout près de l’Estagnon, plein de nénuphars.

 

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Il est petit, mais bien joli, cet Estagnon !

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Antennes longues, cette fois c’est une sauterelle.

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Une coccinelle très ordinaire…

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…et aussi tout plein d’escargots, Jean dit qu’ils sont d’une espèce particulière.

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Un petit champignon au passage.

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Un papillon que je crois être un moyen nacré, mais je n’en suis pas bien sûre.

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Nous surprenons un accouplement dans une position qui peut sembler originale, mais qui ne l’est pas tellement pour des insectes.

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Nouvel arrêt près du col d’Agnes, où pâture un troupeau de vaches.

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On monte jusqu’à la table d’orientation.

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Dernier stop dans la vallée du Garbet, en redescendant vers Aulus. Je réussis enfin à tirer le portrait de deux libellules accouplées, elles aussi dans une position acrobatique.

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C’est là que se termine cette belle séquence de découverte, un grand merci à Yves Rougès et Jean Maurette pour cette superbe journée.

Les accros branchés

Mais ne quittons pas ce mois d’août sans revenir sur un épisode devenu un classique du genre, à savoir la sortie « accrobranche » à Aulus-les-Bains. Voyons un peu l’édition 2018, avant que peut-être une future édition 2019 ne voie le jour.

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Revoilà le décor, la petite route qui longe la rivière et mène au superbe parc où se trouvent les installations.

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Et voilà nos trois sportifs du jour fin prêts pour aller faire les singes. Pour ma part, je me contenterai comme d’habitude du modeste rôle de reporter photographique…

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Cette fois Jérémy est assez grand pour évoluer sur un parcours plus difficile que celui des tout petits. Mais c’est bien juste au niveau de la taille, ses pieds touchent à peine les planches du bas, et on le sent un petit peu inquiet.

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Gabriel est maintenant bien à l’aise, une petite photo et il s’éloigne à toute allure, nous ne le verrons plus que de bien loin.

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Après avoir réussi son passage en extension, Jérémy a rejoint la plate-forme et change l’accroche des mousquetons de sécurité pour passer à l’étape suivante. Il fait ça avec beaucoup de sérieux et de concentration.

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Maintenant, les rondins suspendus ! Ça gigote pas mal, mais l’écart entre haut et bas est plus raisonnable.

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Au tour de Papy maintenant !

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D’arbre en arbre, le parcours se poursuit tranquillement, chacun son tour, jusqu’à la tyrolienne finale. Bravo la famille des apprentis primates arboricoles !

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Et voilà, on repart comme on était venus, sans doute jusqu’à l’année prochaine…