Le jardin des plantes.

C’est notre deuxième jour à Nantes, et il y a une session « bricolage » prévue pour l’après-midi. Le matin, JM nous emmène au jardin des plantes, malgré une météo pas géniale.

Première rencontre : une belle dame toute nue qui ne craint pas trop le froid et qui se cache (pas très bien) dans les buissons.

Novembre, c’est l’automne, à Nantes aussi. Avec les couleurs qui vont bien.

Il n’y a pas que des plantes, au Jardin des Plantes. Il y a aussi plein de canards, de plein d’espèces différentes. Celui-ci a aussi des couleurs de l’automne, je ne sais pas si c’est permanent pour lui, ou seulement saisonnier.

Il s’est trouvé un copain dans les mêmes tons, mais avec des dessins différents.

Un artiste a fait pousser ces jolies fleurs blanches le long du chemin d’eau.

Et voici maintenant le local de l’étape : natif de la ville, Jules Vernes est aussi présent.

Les serres, magnifiques. Mais pas de visite libre, c’est fermé.

Et encore des canards !

Un artiste motivé par les bancs en a installé de toutes sortes dans le jardin. Ici c’est un « siestobanc, destiné à contempler l’harmonie céleste des ciels et cieux du Jardin des plantes… »
L’artiste s’appelle Claude Ponti.

Même artiste, autre banc (géant, celui-ci).

Un peu plus loin, une œuvre d’art naturelle, ce plaqueminier couvert de kakis.

Une sculpture dite d’ « architexture », au-dessus de l’eau, ici.

J’y vais ou j’y vais pas ?

Encore une sculpture, près d’une entrée du jardin.

Et toujours les belles couleurs sous le ciel bien gris.

Hohoooo ! Voilà qu’on nous observe, par ici !

Quittons-nous sur l’image de la Dormanron, en prenant bien soin de ne pas la réveiller. Voici les explications de Claude Ponti :

Découvertes dans les Îles Aldébarannes par Guylane Hululine à l’âge de six ans lors du voyage sabbatique de ses deux mères, les dormanrons sont aujourd’hui reconnues comme des créations végétales des tortues marines (de la super famille des Chelonioidea). Revenue sur place à l’âge de vingt-deux ans pour son mémoire de bio-ingénierie, Guylane fit la corrélation entre la création d’une Dormanron et l’activité étrange d’une tortue marine âgée. D’après ses observations, la tortue porte sur l’île des spores d’une algue rare dont les cellules souche sont accessibles mentalement, modifiables et orientables pendant trois jours environ. La tortue rêve de dormir sans carapace à l’abri de toute agression sur une plage de sable fin bien ensoleillée. C’est l’intensité du rêve qui donne sa perfection à la Dormanron. Guylane Hululine a prouvé deux ans plus tard qu’une tortue ne peut créer une Dormanron que si les spores sont plantés à plus de 1229 mètre et à moins de 1234 mètres de la mer dans toutes les directions. C’est la raison pour laquelle les Dormanrons sont très rares. Celle du Jardin des Plantes de Nantes est maintenue en vie confortable par un cercle de tuyauterie souterraine où circule de l’eau de mer.

Le passage à Nantes.

C’est le 7 novembre au soir que nous arrivons à Nantes, chez Jean-Marie.

Je trouve très artistique la disposition des ouvertures sur la façade.

Daniel et Free profitent du calme pour lire leur Canard.

Le lendemain, Jean-Marie nous a préparé quelques visites, à commencer par la belle cathédrale gothique de Nantes.

Au pied du porche d’entrée, il y a quelqu’un qui dort. Splendeur et misère, on pourrait se croire encore au Moyen-âge…

A l’intérieur, nous découvrons le tombeau du duc de Bretagne François II et de son épouse Marguerite de Foix (et oui, il y avait déjà des liens entre la Bretagne et l’Ariège, il y a si longtemps !)

Les sculptures en sont de toute beauté. C’est leur fille Anne de Bretagne, devenue deux fois reine de France, qui en fut à l’initiative.

La nef impressionne par sa hauteur. Dans le fond, on aperçoit le grand orgue, détruit depuis par l’incendie du 18 juillet 2020, quelle tristesse !

Revoilà la façade avec la lumière dorée du soleil couchant, un peu plus tard dans la journée. Vous avez vu la couleur du ciel ? On dirait le Sud !

Nous nous rendons ensuite au château des ducs de Bretagne. Nous croisons Anne, une grande copine de Jean-Marie, qui la salue en passant.

Nous voici au château des ducs de Bretagne. L’ensemble des bâtiments encadre une grande cour, impossible de photographier l’ensemble par conséquent. Ce bâtiment, c’est la conciergerie.

Et voici le gros morceau ! A gauche, c’est le Grand Logis, à droite, le Grand Gouvernement. au centre la tour de la Couronne d’Or. Des bâtiments maintes fois remaniés au cours des siècles, au gré des événements. Ils forment tout de même un bien bel ensemble.

Au pied de la tour de la Couronne d’Or, le puits, qui date du XVe siècle, est de base heptagonale ! Autrement dit, c’est un polygone à sept côtés…

La nuit arrive vite en novembre ! Après un sympathique moment familial chez Émilie et Clément, notre guide nous conduit encore, en nocturne, vers quelques lieux emblématiques de la ville : place Royale et sa fontaine…

…le quai où se trouve amarré le très célèbre trois-mâts Belem,…

…l’opéra de Nantes, au théâtre Graslin…

…ainsi que la brasserie Art Nouveau « la Cigale », classée monument historique depuis 1964.

Jolis, les réverbères, non ?
Mais, le marchand de sable est passé, me semble-t’il !

A demain les petits…

Carnac.

Pour cette journée du 7 novembre, c’est la visite que nous avions programmée : Carnac et ses célèbres alignements de menhirs, une incursion dans les mystères de la préhistoire. Comme on ne sait à peu près rien sur la signification de tout cela, contentons-nous de nous promener dans ces lieux magiques et de rêver un peu en admirant les formes, les matières, les lumières. Suivez-moi !

Là, je suppose qu’habitent des descendants d’Obélix 🙂

Un dolmen !

Pour aller jusqu’au quadrilatère et au géant du Manio, il faut s’éloigner un peu de la route.

Le quadrilatère…

…et le géant, un peu plus loin.

Il mesure plus de 6m de haut, et a la forme d’une tête.

Un bel arc-en-ciel avant de reprendre la route, direction : Nantes (où nous attend Jean-Marie).

Lorient, la Base.

Arrivés le soir à Lorient (drôle de nom, pour une ville de la côte ouest !), pluie au programme. Ni photos ni visite, par conséquent. Pour aller de l’hôtel au restaurant de l’autre côté de la rue, la course. Et mouillés quand même !
Le lendemain matin, temps gris mais sans pluie, chouette, prenons donc le temps d’aller faire un tour à « la Base » avant de poursuivre notre chemin.

On commence par passer devant des installations pour les enfants d’inspiration très maritime, sympa, non?

Et puis nous voici sur « la Base » proprement dite. J’ignore l’utilité de cette tour, je l’avoue…

…tout comme celle de ce grand bâtiment où nous ne sommes pas rentrés. Il est relié à la tour précédente par une passerelle métallique.

Mais juste un peu plus loin se dressent trois énormes bâtiments de béton, d’une taille vraiment impressionnante. Le cœur de la Base, c’est eux. Ces monstres furent construits là par les allemands à partir de 1940, pour abriter leurs sous-marins.

Récupérée et utilisée après 1945 et jusqu’en 1997 par la Marine Nationale française, la Base fut alors appelée du nom de l’ingénieur Stosskopf, qui y avait travaillé sous les ordres des allemands, tout en renseignant les réseaux de Résistance. Il fut exécuté par les nazis le1er septembre 1944.

Un sous-marin français désarmé y est exposé, et visitable : la Flore.

Les trois bâtiments ressemblent à des blockhaus géants, ils sont donc extrêmement vilains, et très impressionnants.

Une idée de la taille…

Côté mer, l’endroit est désormais un grand pôle nautique moderne plein de bateaux de toutes sortes.

Certains m’ont semblé vraiment exceptionnels. Mais bon, je n’y connais à peu près rien 🙂

Tout cela donne une bonne atmosphère de course au large, de voyage et d’aventure.

Tandis que les monstres de béton rappellent le poids d’un passé tellement pesant, et pas si lointain.

Concarneau

En poursuivant notre route, qui continue à longer la côte sud du Finistère, notre arrêt suivant, c’est Concarneau. Surpris, nous découvrons les murailles qui enserrent la ville close ; pas de doute, il faut trouver un parking et aller faire un tour là-dedans.

Pas besoin d’aller trop loin, au moins à cette saison. Dommage que le ciel soit à l’unisson du gris des murailles, il pluviote même un petit peu.

Avant d’arriver à notre but, on s’arrête quand même un instant près de cette scène étrange, qui ressemble à un entraînement militaire d’hommes-grenouilles. Ceux que l’on aperçoit plus loin nagent groupés en ligne, sur le dos et en déplaçant leurs bras en cadence, et je me demande encore quel pouvait bien être le but de la manœuvre.

Laissons-les à leurs mystérieuses occupations et rejoignons l’entrée de la ville close.

Les horloges de la tour donnent l’heure de tous les côtés ! Et la girouette est un bateau, évidemment.

Entrons…

A l’intérieur aussi, la pierre est partout. Voici ici un premier Guénolé, ce saint légendaire à l’origine du prieuré de Landévennec dont venaient les fondateurs de celui de Concarneau.

Beaucoup de belles maisons et de jolies boutiques à touristes. C’est la pierre qui domine, mais celle-ci est à colombages, à droite.

Coup de zoom indiscret sur la fenêtre du haut…

Étrange créature un peu plus loin sur la place, avec une tête de troll (enfin, comme je l’imagine), des seins, de longs cheveux et des griffes aux pieds.

Heureusement, un nouveau modèle de Saint Guénolé veille sur les lieux.

En continuant jusqu’à l’autre bout de l’îlot, on peut ressortir et examiner les détails des remparts.

Et aussi, découvrir le port de plaisance et les maisons des quais, un peu plus loin.

Une fontaine ancienne a été agrémentée d’un robinet moderne qui certes doit permettre d’économiser l’eau, mais donne un ensemble particulièrement vilain.

Et voilà ce que donne le temps typiquement breton sur la coiffure du touriste !

Encore une belle maison, avec ses ancres rouillées qui encadrent la porte d’entrée.

Nous voilà ressortis. Dans le port, une rangée d’annexes qui attendent sagement de se rendre utiles.

Un goéland qui fait le malin sur le haut de la balustrade.

Une figure de proue pour rêver de rencontres magiques…

…et un dernier regard vers la ville close derrière ses murailles et son cortège de bateaux.

Côte Sud, le début.

Après le bout du bout à la pointe du Raz, nous allons maintenant entamer le retour vers nos pénates méridionales. Pour cela, nous allons simplement longer la côte sud et nous laisser glisser doucement jusqu’au Pays Basque, mais en faisant quelques arrêts.

Premier stop après quelques kilomètres seulement, à Audierne. On y découvre un bel alignement de maisons autour du port, que nous n’avions pas trop remarqué la veille, en venant manger dans une crêperie. Avec la nuit et la pluie ce n’était pas le moment idéal. Je découvre que celui-ci est installé dans l’estuaire du Goyen, un nom à consonance basque, non ? Bizarre, bizarre…

Pour se servir de la barque, ça s’annonce compliqué…
Continuons donc en voiture…

Prochain arrêt, Pont-l’Abbé. La capitale du pays bigouden, rien que ça ! En cherchant un coin sympa pour déguster notre boîte de sardines quotidienne, nous découvrons l’église Notre Dame des Carmes, du XIVe siècle, tout de même. Le panneau explique que sa construction fut décidée par un noble couple dont la femme se prénommait Péronnelle, en voilà un drôle de prénom.

La porte étant ouverte, nous entrons pour jeter un coup d’œil. Tiens, le bénitier a une tête de mort sculptée sur son pied, on se croirait chez les mayas, ma parole !

De beaux vitraux, en particulier cette grande rose au bout de la nef.

Depuis l’extérieur, on découvre un clocher vraiment curieux, et aussi la rose dont nous venons de voir les vitraux.

Quant à nos sardines en boîte, elles étaient excellentes, merci ! Et elles nous ont valu la compagnie (peut-être intéressée) de cette mouette rieuse.

La pointe du Raz

Nous y voilà ! Au terminus du Bout du Monde, comme dirait l’ami Olivier. Le panneau m’a tout l’air de dater de la lointaine époque où je découvris ce nom dans un de mes livres de géographie. Voyons un peu la carte affichée là-bas avant de partir à la découverte des lieux.

Nous sommes en bas de la carte, comme l’indique la mention « vous êtes ici ». Et comme nous sommes début novembre, le parking n’est pas payant (ou tout au moins il n’y a personne pour verbaliser…), et toutes les installations fermées à l’exception des toilettes. Mais les sentiers sont accessibles, et c’est tout ce que nous souhaitions, en fait.

Le vent , les nuages qui défilent à toute allure, la lande déserte et l’Océan (la mer d’Iroise plus précisément), le décor correspond bien à ce que j’avais imaginé.

Chardons sauvages et Océan en arrière-plan.

Un peu plus loin vers le bout de la pointe, le sémaphore avec sa tour de contrôle n’est pas ce qu’il y a de plus esthétique…

Nous passons près d’une croix celtique assez récente, mais faite d’un beau granit que j’espère local, et ornée de tous les symboles utiles et nécessaires.

En progressant vers l’extrémité, on découvre en vrai le décor gravé sur le bas de la croix ! Le récif, le phare et l’île alignés avec la pointe.

La lumière change continuellement, un bonheur de photographe…

Zoom sur l’île de Sein éclairée par un rayon de soleil, le point culminant ne doit pas y être bien haut.

Et zoom sur le plus proche phare de la Vieille, automatisé depuis 1995 seulement.

On s’est bien équipés pour résister au vent et aux averses. La Bretagne se montre à la hauteur de sa réputation.

Entre le sémaphore et l’extrémité de la pointe, Notre-Dame des Naufragés.

En bas, ça bouillonne sérieusement autour des rochers. Pourtant, ce n’est pas un jour de tempête.

Un chemin pavé semble assurer le lien entre Notre-Dame et le phare de la Vieille… à condition de savoir marcher sur l’eau, bien sûr.

Du côté nord, c’est la grande plage qui borde la baie des Trépassés. On dit que l’on y recueillait autrefois les cadavres des marins naufragés dans le passage du raz de Sein !

Zoom de nouveau, et toujours côté nord, sur l’îlot et le phare de Tévennec, automatisé depuis 1910, celui-ci.

Un peu plus à l’ouest en direction de la pointe du Van, une petite chapelle solitaire : c’est la chapelle Saint They, construite au XVIIe sur l’emplacement d’un édifice plus ancien.

Un endroit vraiment exceptionnel, que ce bout de terre enfoncé dans l’Océan !
Pas de rat en vue à la pointe du Raz, mais un bon nombre d’oiseaux profitant de la protection de la végétation sauvage, et c’est avec ce petit rouge-gorge mignon que je vous dis à bientôt, pour la suite de nos aventures armoricaines.

Les chemins de la foi.

Même si les richesses naturelles de la Bretagne nous ont pris la plus grande partie de notre voyage, impossible de s’y promener sans s’apercevoir que la foi est ici très présente, et que ses traces y prennent des formes bien particulières. J’ai noté une série de clochers assez semblables, et tels qu’on n’en voit pas par chez nous.

Premier arrêt en passant et en se faufilant entre les gouttes : l’église de Sainte Marie du Menez Hom à Plomodiern.

Un calvaire de 1544, juste à côté. Les calvaires à branches accompagnent bien des églises, par ici.

Un bel ensemble en pierres et ardoises.

Même style de clocher un peu plus loin, pour la chapelle sainte Anne La Palud.

Beaucoup de statues diverses autour de cette chapelle, dont j’ai retenu celle-ci pour son air réjoui, plutôt rare pour une œuvre religieuse.

Et encore un clocher de la même veine le lendemain matin en passant à Plogoff, en direction de la pointe du Raz.
Il y en a évidemment beaucoup d’autres, mais l’idée n’était pas d’en faire un inventaire détaillé, suivons donc maintenant notre route en direction du cap, notre prochaine halte.

Camaret-sur-mer

J’imagine que tous les connaisseurs auront reconnu immédiatement une image du « sillon » de Camaret, cette langue de terre si caractéristique et emblématique. Pour ma part, ne connaissant a priori rien de Camaret hormis la chanson du curé, je fus ravie d’y découvrir une église aussi remarquable, et tant pis si finalement il ne s’agit que d’une chapelle.

Nous longeons les quais dans le but d’aller voir cela de plus près.

On arrive, on se gare, et on se retourne vers le bel alignement des maisons.

Plusieurs vieux bateaux gisent là, abandonnés sur le bord du « sillon ».

D’anciens « langoustiers », témoins d’une époque révolue, avant que les gouvernements de Mauritanie et du Maroc décident de réserver cette pêche à leurs propres bateaux, dans leurs zones d’exclusivité.

Tout en admirant les bateaux du cimetière, nous approchons de la jolie chapelle « Notre-Dame de Rocamadour », dont le nom ne viendrait même pas d’un quelconque lien avec le très beau village de Rocamadour dans le Lot. Construite à partir du XVIe siècle, mais sur l’emplacement d’une chapelle plus ancienne.

CM pour Camaret, mais aussi MX pour Morlaix.

La porte est la seule ouverture dans la façade de la chapelle.

Un peu plus loin, très différente mais aussi spectaculaire, c’est la tour Vauban, construite entre 1693et 1696.

Sur l’arrière de la chapelle, on peut voir les emplacements des anciennes ouvertures.

Vue vers la ville, exempte des vilains immeubles qui défigurent tant de cités maritimes, ouf !

Il y a malgré tout un fameux port de plaisance, on ne peut pas tout éviter, n’est-ce pas ?

Toujours sur le territoire de Camaret, en allant vers la pointe de Pen-Hir, nous découvrons le long de la route un bel ensemble de Men-Hir 🙂 : ce sont les alignements mégalithiques de Lagatjar.

65 menhirs y ont été redressés en 1928. Un inventaire de 1776 en dénombrait 600 !!!

Mais les habitations sont vraiment très proches…

Contemporains des très célèbres alignements de Carnac, ils sont datés de trois millénaires avant notre ère.

Magnifique et mystérieux témoignage de nos lointains ancêtres…

Dinan et Pen-Hir.

On ne s’éloigne pas trop du cap de la Chèvre pour rejoindre la pointe suivante, qui est celle de Dinan.

Ces petits points noirs dans l’eau, au pied de la falaise, ce sont des surfeurs ! Car il y a ici un spot bien fréquenté, même en ce début de mois de novembre.

En haut, ici aussi, les sentiers parcourent la lande aux couleurs d’automne.

On découvre, un peu plus loin, la pointe suivante qui est celle de Pen-Hir, et ses îlots rocheux, les « Tas de Pois ».

Un gros bateau passe là-bas derrière les Tas, tandis que l’on voit bien les changements de couleurs du décor, en quelques minutes seulement. Le vent est toujours de la partie, et pousse vers nous toutes sortes de nuages, plus ou moins groupés.

L’extrémité de la pointe est bien tourmentée. L’Océan l’attaque sans relâche !

A droite, c’est l’anse de Dinan, avec plage, falaises et village breton. Kersiguénou, peut-être, mais ce n’est pas bien certain…

Pour visiter le coin, mieux vaut avoir prévu un vêtement étanche, car pluie et vent sont au menu du jour. Allons, rejoignons maintenant Pen-Hir !

Plateaux couverts de lande et falaises abruptes, ici encore. Et toujours les mêmes couleurs changeantes. C’est vraiment très beau.

On revoit là-bas la pointe de Dinan ! Évidemment…

Nous sommes sur le tracé du GR34, dit « sentier des douaniers », qui part du mont Saint-Michel et finit à Saint-Nazaire en suivant le littoral, et je ne pense pas qu’il y ait une borne à chaque kilomètre, mais le millième est sûrement important. On se souviendra que j’aime bien les bornes, peut-être à cause du jeu des mille bornes de mon enfance.

Et voici les fameux « Tas de Pois » ! Tant dans leur apparence que dans leur position, ils me rappellent bien les « Nuggets » de Nouvelle Zélande, visités à l’autre bout du monde il y a quelques années déjà (https://coxigrue.wordpress.com/2017/12/04/au-sud-du-sud/). Il manque quand même le phare et les otaries…
Si on regarde bien, à peine un peu plus loin, c’est le grain qui arrive! Fuyons !

Voilà, le grain est passé, court mais intense, il a laissé des traces au sol.

Vers la gauche, soleil et ciel menaçant. La pluie est sur la terre maintenant.

A droite, ce doit être la pointe du Toulinguet, et l’îlot sur la gauche le rocher du Lion.

Instant suivant, et voici une toute autre lumière sur le rocher du Lion.

Ici, à nos pieds, on voit bien se dessiner le patient travail de l’érosion.

Bon, voilà qu’un autre grain est en train de nous arriver.

Le soleil a encore trouvé moyen d’éclairer les créneaux de la forteresse, mais plus pour longtemps.

Avant de s’en aller, il faut bien fixer l’image de la croix de Pen-Hir, monument  commémoratif aux Bretons de la France libre.
Au dos de la croix se trouve une inscription en breton. « Kentoc’h mervel eget em zaotra », reprise de la devise bretonne, « plutôt la mort que la souillure ».
Et tout est dit…