Encore des anniversaires.

Le mois d’août (mois doux ?) est plein d’anniversaires. Et particulièrement celui de 2019, bizarrement.

Voici un gâteau de 9 ans. Même s’il y a en réalité 10 bougies ! Mais qui donc va souffler tout ça ?

C’est pas maman, c’est pas Jérémy… et oui, c’est bien Gabriel, né en août 2010, hou, c’est que le temps passe bien vite, désormais.
Et quelques jours plus tard…

Nous voici à Toulouse pour un autre anniversaire. 10 ans ! C’est l’âge du mariage de Damien et Elvire. Ont-ils trouvé le temps long ? Je n’en ai pas l’impression.
La fête est dans le beau jardin des parents d’Elvire.

Voici la maman, l’oncle et la cousine de Damien. Tout le monde est en blanc, c’est le « dress code » du jour. Je me souviens que le 31 décembre, au Brésil, on s’habille en blanc si on souhaite la paix pour l’année à venir, et j’aime retenir ce choix.

Les deux oncles, Pierre et Daniel (et non Martin et Gaston), avec le petit Nicolas (qui est devenu grand !)

Les toulousains, cousins et voisins…

…et les parisiens, venus de plus loin.

Une bien belle soirée familiale, amicale et festive, merci Damien et Elvire !

Et comme cadeau d’anniversaire, voici un bouquet de fleurs du mois d’août : des fleurs de courgette de mon jardin de 2019.

70 à zéro

Revenons en août 2019. Le 3 août exactement.
Ce beau jour là, nous étions à Serres-Castet pour célébrer une belle victoire, celle de l’immense tendresse d’une mamie pour son tout nouveau petit-fils

Le petit Siméon n’a encore que quelques mois, et il apprend déjà à chanter avec sa maman, sous le regard bienveillant de papa.

Sa grande sœur Apolline profite pendant ce temps de son autre mamie

Et après le repas, toute la famille peut profiter de la piscine !

Mais… il manque quelqu’un d’important !

Papy faisait plein de photos, alors il n’apparaît pas dessus, zut ! Merci, Clément, pour celle-ci prise quelques jours plus tard !

Passage au vert.

Après la mer, la montagne.

Après la chaleur, la fraîcheur.

Après la garrigue, les forêts.

Après Portbou, Estours.

Sur notre chemin du piémont pyrénéen, la halte à Estours est rafraîchissante, avant de rejoindre les Pyrénées-Atlantiques.
C’est aussi le moment de faire le point sur l’agriculture de l’année et les perspectives de récoltes.

Rubrique innovation : nous avons piégé une musaraigne ! Toute petite, avec un grand nez pointu, c’est l’un des plus petits mammifères existants. On s’empresse d’aller la relâcher un peu plus loin, comme d’habitude.

Le pommier d’Oscar, planté de l’année, va nous faire DEUX pommes (si tout va bien). C’est incroyable.

Une graine de tournesol destinée aux oiseaux de l’hiver a germé dans un pot et fleuri. Quelle beauté !

Lumière sur des fougères…

Nuances de vert dans les sous-bois…

Et là, un insecte avec un joli T-shirt, non ?

N’oublions pas les grosses marguerites, devant l’entrée, elles sont en pleine floraison fin juillet. C’est le milieu de l’été !

Figueres

Autrefois, on allait à Figueras, maintenant, catalanitude oblige, on va à Figueres.
Cette fin juillet 2019, nous voilà donc en route pour Figueres avec nos deux moussaillons, pour les emmener visiter non pas le célèbre musée Dali, mais le nettement moins célèbre musée du jouet.
Cependant, chemin faisant, qui rencontrons-nous ?

Vous l’avez reconnu ! Non pas son à portrait dessiné sur le sol, mais le reflet sur le miroir cylindrique ne laisse pas de doute : c’est bien le grand Salvador qui nous accueille dans sa ville.

Pas besoin d’aller très loin pour trouver notre but, et nous y voilà.

Une poupée articulée du IVe siècle avant JC ! La Barbie de l’Antiquité !

Nettement plus récents sans doute, mais tout de même avant le XIIe siècle, des jeux gravés sur une pierre, découverts dans une église bâtie à cette époque… une pierre de réemploi, par conséquent.

Plus près de nous, de 1935, cet âne à roulettes à traîner, avec sa ficelle et ses récipients pour le chargement.

Celui-ci n’est pas exactement un jouet, puisqu’il s’agit d’un santon, typiquement catalan, caganer se traduisant littéralement par « le chieur ». J’avoue qu’il m’a bien fait rire. Évidemment, ce n’est pas d’un grand raffinement.

Un des jouets les plus épatants pour les enfants, c’est le train électrique dans sa salle particulière.

L’intérêt est tout autant dans les décors que dans le train.

On passerait des heures à regarder tous les détails, même les troupeaux de vaches !

Séquence rafraîchissante sur la Rambla après la visite.

A cette heure-là,elle est presque déserte.

En face de nous, une belle maison Art Déco.

Et en revenant à la voiture, on passe devant l’office du tourisme qui occupe les anciens abattoirs de la ville ! Place de l’Escorxador, on devine la signification…

…et pour le soir, ça vous dirait un petit restau à Colera ?

Générations

Ré-génération par l’eau, en 2019 comme chaque année : l’arrosage des ficaires regonfle presque instantanément leurs feuilles, puis leur permet de nous remercier avec quelques jolies fleurs avant notre départ.

Les toulousains sont arrivés ! 6 ans déjà pour Jérémy, presque 9 pour Gabriel.

Ils jouent aux 7 familles. J’ai adoré le grand-père australopithèque.

Le lancer de boules de cyprès sur la citerne, instauré par la précédente génération, a été remis à l’ordre du jour.

Maintenant, Jérémy n’a plus besoin de brassards. Mais il aime bien sa planche gonflable.

Jérôme les jette un par un à l’eau depuis le radeau: Gabriel…

…puis Jérémy !

Un joli bateau de bois s’est amarré dans la baie

…et on reprend les activités caractéristiques des plages de galets.

En allant voir les poissons du côté du port, on a trouvé un pigeon qui boude.

Des visiteurs perpignanais ! Matis est devenu un petit bonhomme tout souriant.

Et bien mignon.

Encore une visite, c’est celle du cimetière. Belle vue éternelle, non ?

On peut y saluer en passant l’ancêtre vigneron Juan qui cultivait à l’emplacement de la maison, et son épouse Maria, qui repose dans le tiroir au-dessus.

Il n’y a plus de vigne à la maison de la vigne, mais les figuiers de Barbarie qui ont pris la place sont capables de nous faire des petits signes symboliques bien étonnants. Il suffit de savoir les voir !

Un petit tour en France.

Pour équilibrer un programme de visites, un petit tour vers le Sud se compense par un petit tour vers le Nord. Et donc, depuis Portbou, forcément vers la France ! Nous voilà donc en train de guider les pas de Tine et David…

…à Collioure, bien sûr, pour commencer, chacun pouvant reconnaître l’emblématique clocher de Notre-Dame des Anges, ancienne tour-fanal récupérée pour cet usage plus spirituel.

N’oublions pas le Château Royal, un peu moins célèbre, où furent emprisonnés après la Retirada les »chefs » des républicains espagnols réfugiés en France.

Bien moins connu encore, le château de la Rocasse (du début du XXe) avec ses belles fenêtres et ses balcons en fer forgé.

L’oiseau n’est pas vivant, mais il tient bien sa place sur cette façade austère.

Les barques catalanes sont bien à leur place habituelle, avec leurs jolies couleurs vives, prêtes pour la prochaine « trobada » (rassemblement).

Un buste dans la paroi ! La tête sculptée a été rajoutée à la forme naturelle du rocher !

Hoho ! Collioure free tasting ? Interesting !

LA photo carte postale avant de s’en aller, dans le cadre offert par la municipalité. Je ne pouvais pas la manquer, encore une fois.

Sur le chemin du retour, il reste un peu de temps pour s’arrêter à Port-Vendres et aller y acheter poissons ou fruits de mer, pour ceux qui aiment ( 😉 David).
Ceci est l’obélisque de la place du même nom, elle fut réalisée en l’honneur de ce pauvre Louis XVI, en 1780.

L’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, le quai et l’alignement des maisons : ma vue préférée du village, en tournant le dos à la zone portuaire, bien différente.

Et pour une version un peu différente des mêmes lieux et visites : https://anenglishmaninlatranche.blogspot.com/2019/10/collioure-port-vendres.html

Athos.

Ce mois de juillet 2019, il se passe un événement qui n’a pas de précédent, pour nous, ici à Portbou.

Nous avons de la visite. Mais pas une visite tout à fait ordinaire…

Nos visiteurs sont venus en bateau. Ils sont venus avec Athos.

Avec Tine et David, qui ont des mœurs plus simples et sont venus comme nous par la route, nous avons été invités à déjeuner à bord.

La personne à qui nous devons cette visite et cette invitation, c’est Jean-Marie. Le voici devant vous, avec sa moustache et son chapeau à fleurs. Avec son ami Philippe, nonchalamment allongé derrière lui, ils viennent de devenir copropriétaires d’Athos. Et Athos, parti de Sète et en route pour Saint-Nazaire, nous fait l’honneur de sa première escale, ici à Portbou.

Incroyable, il y a des quantités de poissons dans les eaux claires du port ! Des oblades, peut-être, ils sont beaux et affamés.

Ils se précipitent voracement sur tout ce qu’on leur jette.

Après le repas, visite du bateau.

Le poste de pilotage…

La chambre à coucher ! Athos a longtemps servi de demeure à un couple…

J’ai ordre de me mettre au poste de commande. Et me voilà en louve de mer, la bonne blague !…

Le soir, repas avec les marins sur la terrasse de la maison. Nous avons droit à une belle éclipse de Lune !

Et le lendemain matin…

…nous assistons au départ d’Athos et de ses deux copropriétaires.

En route pour Gibraltar, le Portugal, l’Atlantique, et finalement Saint-Nazaire. Non sans de nombreuses aventures…

Mais ceci est leur propre histoire, et notre partie s’arrête ici.

An englishman in Portbou.

Et oui, c’est bien lui, vous ne rêvez pas. Houlala, combien d’années depuis la dernière fois ? Nous étions alors tous les quatre de jeunes parents modernes et dynamiques 😉 et nous voici désormais devenus des papys et des mamies, évidemment toujours modernes et dynamiques, mais nettement moins jeunes tout de même !
En tous cas, l’amitié et le plaisir de se retrouver sont toujours là, et c’était évidemment le cas ce mois de juillet 2019.

Pas d’englishman sans sa french girl, vous pensez bien, et c’est heureux. Quant à l’interdiction de marcher sur l’esplanade du Clapé (anciennement « des ordures ») sera-t’elle respectée ? Vous n’en saurez rien, car ce blog n’est pas délateur.

Pour la visite culturelle, c’est Castello d’Empuries qui fut choisie pour cette fois. C’est une petite ville riche d’une longue histoire (elle est citée pour la première fois au IXe siècle) dont elle a conservé de nombreux vestiges. Derrière les remparts, c’est la silhouette imposante de l’église Santa Maria et son clocher-tour de style lombard.

Nous entrons dans l’enceinte par le « Portal de la Gallarda », ancienne entrée Est de la ville.

Elle est d’architecture gothique, ai-je lu, mais ça ne m’avait pas sauté aux yeux.

Avez-vous vu l’oiseau ? Il se confond dans les vieilles pierres des murs, mais n’est pas trop difficile à photographier : il fait partie des décors du restaurant qui occupe les lieux.

Il y a même des poissons ! Ils nagent dans le paysage.

Et nous, on s’installe. D & D sont en grande conversation !
Et pour voir l’autre angle de la scène, c’est ici : https://anenglishmaninlatranche.blogspot.com/2019/10/castello-dempuries.html

C’est joli, et c’était même très bon, mais impossible de me souvenir de ce que c’était !

Après le bon repas, il est temps d’arpenter les rues de la petite cité.

L’église Santa Maria…

…et son extraordinaire tympan sculpté.

Encore un oiseau sur la place adjacente. Celui-ci est un albatros.

Une croix de pierre très décorée, en face de l’église aussi.

Étape vers Compostelle, peut-être ? Nombreux sont les chemins, dans toutes les Pyrénées.

Dernière halte avant de quitter les lieux, au « Pont Vell » (le Pont Vieux). Initialement bâti au XIVe siècle, et maintes fois remanié depuis, il franchit la petite rivière de la Muga, qui peut devenir redoutable lors de fortes intempéries. Ce jour-là, sous un soleil de plomb, elle se donnait son air habituel de petit fleuve anodin bordé de roseaux.

Intermittente.

12 juillet 2019 : nous voilà en route pour la Méditerranée. Nous allons comme d’habitude suivre la route du piémont pyrénéen, mais cette fois nous nous permettrons une petite digression.

Avant de quitter le département de l’Ariège, juste avant d’entrer dans la coquette (et trop méconnue) cité de Lavelanet, nous bifurquons vers la droite en direction de Montségur. Et oui, LE Montségur des cathares, de la sainte Inquisition et du bûcher des parfaits, sujet ou objet de nombreuses histoires et légendes. Nous passons donc au pied du « pog » sur lequel se dresse encore le château, largement remanié après le siège de 1244.

Pas de montée au château, puisque nous manquons de temps évidemment, ce sera pour une autre fois. Continuant sur la petite route qui traverse aussi le village de Montségur, nous redescendons en suivant la D9 en direction de Bélesta. Mais avant de rejoindre la route, nous voici parvenus au but principal de notre petit détour : la source de Fontestorbes.

Nous découvrons là non pas un petit filet d’eau jaillissant sous une pierre mais un joyeux torrent sortant d’une grotte creusée dans la falaise. Il est 16h33.

Intermittente ? Vraiment ? En tous cas, pour le moment, ça coule comme il faut.

Pourtant, on commence a avoir l’impression que le niveau de l’eau baisse progressivement. Et à 16h51 (soit 18 minutes plus tard), voilà que les plots ne sont plus immergés et permettent d’aller de l’autre côté à pied sec !!!

Et oui, la source est maintenant quasiment arrêtée ! Bizarre, bizarre…

Mais… tout s’explique, ou du moins tout tente de s’expliquer. Voici donc ci-dessus les explications livrées sur place : pas de bon ni de mauvais génie s’amusant à ouvrir ou fermer des vannes, pas de monstre préhistorique coincé là-dedans, pas d’humain trop curieux ou trop méchant condamné à des travaux perpétuels, quoique… sait-on jamais ? Après tout, personne n’est jamais allé voir, dans ce prétendu réservoir. Alors…

Le drone.

Le Père Noël a apporté un drone à Daniel. Il a pensé que ça l’amuserait. Après des premiers essais peu concluants à Anglet, nous voici maintenant à Estours pour essayer l’engin…

Il fait tourner ses quatre petites hélices et décolle !

Après les premiers essais, on s’en va un peu plus loin poursuivre les explorations. L’animal monte, s’éloigne, puis signale que sa batterie devient faible, mais voilà que … catastrophe, il ne revient pas, malgré la commande de retour ! Que se passe-t’il donc ?

On cherche, alentour, dans les buissons, les arbres, on évalue les 42 mètres, on mesure avec une corde, mais rien ! Puis on finit par repérer la série de chiffres en bas de l’écran. Ce ne seraient pas des coordonnées géographiques, par hasard ? Latitude, longitude ? On a un GPS, après tout !

Et oui, c’était bien ça ! Avec les coordonnées et pas mal de patience, on a fini par retrouver cet andouille de drone pendu dans un arbre au bord du chemin ! Hum, mais c’est qu’il est haut, le bougre ! Comment faire pour le récupérer ? On s’en va chercher l’échelle, la chenille, Gérard, des perches…

Pas moyen d’y arriver !

Alors on déplie l’échelle au maximum, on la rehausse avec la chenille, et c’est Daniel, qui doit mesurer quelques centimètres de plus que Gérard, qui grimpe avec la grande perche… et voilà que de l’extrême bout de il réussit à décrocher l’engin qui tombe dans la bâche tendue au-dessous de lui, avant de rouler au sol. Miracle, il n’est pas cassé. Et il nous a fait passer un sale quart d’heure, et même largement plus !