Quelques jours au Pays Basque.

Un petit album éclectique de la fin du mois de juin au Pays Basque, une période marquée par un épisode de forte chaleur pendant laquelle le mieux était de rester aux abris pendant la journée, circonstance peu propice pour la photographie…

Nos visiteurs américains n’ont donc pas pu profiter pleinement de la plage à cause d’une chaleur excessive, qui les obligeait à attendre la fin de la journée pour rejoindre la sable, mais ils ont bien apprécié les ombrages du jardin.

Promenade jusqu’au phare. Les hortensias sont en pleine floraison, et les vieux tamaris aux troncs tortueux toujours aussi beaux.

L’un d’entre eux nous regarde d’un drôle d’œil.

Les retraités profitent des bancs publics.

Côté sud, les falaises et le Regina.

Le port des pêcheurs et le rocher de la Vierge, et le Jaizkibel dans le lointain.

Côté nord, la falaise attaquée par l’Océan…

…et le bâtiment de l’ancien VVF, désormais club Belambra.

Promenade du côté du col d’Ibardin cette fois, un peu plus tard. La forêt de mélèzes, bien verte.

Les brebis ont été tondues récemment, elles semblent bien maigrichonnes sans leur gros pull-over en pure laine.

Les pins sur la crête ont bien souffert des dernières tempêtes.

Et ce poulain est encore un peu timide.

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Hou ! Tout ça donne soif !

Il n’y a pas trop de fleurs au jardin, si ce n’est les habituels hortensias, mais cette gaillarde est un vrai soleil végétal ! Normal, c’est le début de l’été, après tout…

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En juin, naturellement (suite).

Restons encore un peu en Ariège, où Dame Nature, en ce mois de juin, est en pleine activité.

Les quelques cerises du jardin d’en haut feront le bonheur des geais… deux jours d’absence et il n’en restait plus une seule !

Les premières ipomées s’offrent en un spectacle éphémère mais souvent renouvelé.

Les hémérocalles, encore.

Après la pluie, les plantes les plus insignifiantes se parent de perles somptueuses.

Ce visiteur ailé porte le prénom de tristan, et il a de bien beaux yeux sur ses ailes.

Une butineuse rescapée, les ruches ayant été décimées pendant l’hiver.

Les délicates étoiles bleues des campanules s’épanouissent le long des chemins.

Le chemin a retrouvé sa nef de verdure, comme on dit à Combelongue. Pas de marronniers ici, frênes et noisetiers forment l’essentiel de l’architecture végétale.

Certaines fleurs sont presque à visage humain, si l’on s’approche vraiment.

Tout comme les abeilles, les papillons se font maintenant rares, alors que notre vallée était jusqu’à maintenant une zone très riche de ce point de vue.

Seulement quelques individus, même pour les espèces autrefois très présentes comme ce tabac d’Espagne…

…ou ce Robert-le-diable.

Toujours aussi belles quoique moins envahies par les insectes butineurs, les ombelles blanches des berces.

Et, comme toujours, au milieu coule une rivière…

En Juin, naturellement.

Le mois de juin se poursuit sans autres visites ou expéditions particulières, notre temps se partageant classiquement entre l’Ariège et le Pays Basque.

Commençons par quelques images de la nature ariégeoise, toujours généreuse et inventive.

Les hémérocalles s’adaptent bien, la floraison 2017 est nettement plus importante que la précédente.

Trop voyante sur la voiture, l’araignée verte ! Une tenue camouflée, c’est bien, mais il faut choisir ses lieux de promenade avec soin…

C’est la saison des orchis, il y en a tout un parterre le long du chemin.

Une gesse, me semble-t-il.

D’autres fleurs au bord du ruisseau, mais je ne suis pas capable de les identifier pour le moment.

Peut-être que quelqu’un pourra m’aider ?

Les hortensias sont en avance ! Déjà en fleurs début juin, ce n’est pas courant à Estours.

Au jardin, les haricots sortent de terre, pour une récolte au mois d’août en principe.

Et les coquelicots profitent d’un désherbage sélectif en leur faveur.

Encore et toujours les souris, il n’y a même pas besoin de se cacher pour les photographier !

Quelques pommes sur les arbres, bien éprouvés par les gelées tardives. Première production de « reinettes d’Angleterre », mais les chevreuils ne nous en ont même pas laissé une seule…

Le séquoia continue à pousser tranquillement. J’aime le vert tendre des pousses nouvelles.

Quant aux mésanges, elles se ravitaillent toutes seules désormais, avec sûrement toute une progéniture à nourrir.

Les jardins de l’abbaye de Combelongue.

Nous sommes le 3 juin 2017, jour de notre voyage retour de la côte méditerranéenne vers l’Ariège. C’est la période de la manifestation « rendez-vous aux jardins », et j’ai repéré sur Internet (avant de partir) que sur notre trajet se trouve le village de Rimont, et que sur la commune de Rimont se trouve la très ancienne abbaye de Combelongue, fondée au XIIe siècle pour des chanoines prémontrés, qui l’ont ensuite occupée 7 siècles durant. Cette abbaye se trouve entourée d’un jardin, et ce jardin est justement ouvert aux visiteurs pour la circonstance, voilà donc une bonne occasion pour aller voir à quoi ressemblent à la fois le monument et son jardin.

Nous voilà arrivés ! Le temps est gris, mais il ne pleut pas, heureusement. A Combelongue, ce n’est pas la foule, et nous serons d’ailleurs les seuls à visiter à ce moment-là, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Du coup, le maître des lieux est très disponible et nous accueille avec beaucoup de gentillesse, il nous explique ses difficultés avec la pyrale du buis et la constante surveillance qu’il est obligé d’exercer pour la conservation de ces arbustes, très présents dans le jardin comme nous pouvons déjà le voir sur la photo ci-dessus. Je vous invite donc à nous suivre dans notre visite des lieux.

Sans doute plus pour la déco que pour l’utilité, les instruments du jardinier traditionnel sont disposés à des endroits stratégiques.

Près de l’entrée, nous commençons par le jardin médiéval, avec ses plantes médicinales et ici, au centre d’un buisson bien taillé, la coupe d’eau qui symbolise la fontaine du paradis.

On y trouve aussi des phlomis de Russel, dont je n’ai pas vu trace d’une possible utilisation médicinale, mais bien jolis en tous cas.

Les bâtiments occupant presque le centre du jardin, notre visite se poursuit en contournant l’ancienne église de l’abbaye, une rare (pour la région) construction de briques, romane de style mudéjar, c’est-à-dire d’influence arabe.

C’est là que nous découvrons le jardin Renaissance, jardin du savoir et de la pensée, carré au centre duquel une sphère armillaire représente le système solaire.

Une vue, en perspective, de la façade sud des bâtiments.

En vis-à-vis, la nef de verdure, un ensemble de marronniers et tilleuls centenaires habillés de manchons de lierre, j’ai trouvé ça très chic et retenu le concept.

En passant, nous découvrons en enfilade la perspective de la cour intérieure s’ouvrant sur un arbre situé de l’autre côté de la route sur les terres du domaine, et dont la présence isolée à cet endroit ne doit rien au hasard.

Nous sommes maintenant devant l’ancien logis abbatial.

Là aussi, un point d’eau et des accessoires de jardinage.

Puis la terrasse des buis, dans le prolongement ouest des bâtiments.

A l’angle sud-ouest du jardin, le verger, agencé en forme de croix et qui servait de cimetière à l’époque médiévale, s’ouvre sur la campagne environnante. Il est limité par un petit ruisseau.

Les « arums », en réalité des Zantedeschias (!) se plaisent dans les endroits humides… Une fleur très utilisée dans la décoration des églises. Pas sûr cependant que leur présence ici remonte à l’époque des chanoines.

De jolis champignons un peu translucides poussent sur un vieux tronc.

En sortant du verger, la perspective des buis taillés en direction de la façade ouest de l’abbaye est très réussie.

Notre visite s’achève en bouclant le tour de la propriété. Une chaise a été placée là pour assouvir un éventuel besoin de solitude ou de méditation, pour lequel ces lieux semblent très favorables.

Il est alors temps pour nous de prendre congé pour rejoindre notre retraite estoursienne, avec ses jardins escarpés et sauvages, tellement différents de ceux que nous venons de parcourir.

Mai 2017…

Cette fois encore, nos allées et venues se poursuivent le long des Pyrénées. Images printanières…

A Estours, les œillets de poète commencent à fleurir.

Les lupins s’épanouissent. On les avait vus en boutons, précédemment.

De près, ce sont des fleurs bleues avec des oreilles blanches.

Ceux qui l’apprécient peuvent désormais déguster le nectar de ciboulette …

Les feuillages des arbres ont pris leur couleur si particulière, douce et éclatante à la fois.

A Portbou, les fleurs d’agave ont au moins triplé de hauteur.

Le figuier, une bouture ramenée du Pays Basque il y a déjà de nombreuses années, tente ses premières figues.

C’est le moment où le petit coussin de cactus devant la maison se couvre de somptueuses et éphémères étoiles rouges.

    

Les méchants figuiers de Barbarie épanouissent leurs fleurs jaunes très appréciées des abeilles.

Et un pauvre papillon en plein vagabondage s’est fait emprisonner dans le salon.

 

Balade culturelle.

Avoir des visiteurs, c’est vraiment formidable, car ça oblige à s’extraire un peu du bricolage pour leur proposer des activités plus ciblées localement, sous peine de ne plus les revoir. Du coup, on découvre des lieux que l’on ne s’est jamais donné la peine d’aller voir. Merci donc à Nanou et Serge grâce à qui, le 13 mai, nous avons enfin découvert le charmant village médiéval de Castelló, avant de les emmener découvrir Sant Quirze, où nous n’étions pas revenus depuis quelques années.

Castelló, c’est la plaine de l’Ampurdán. Et à côté coule une rivière, la Muga. Elle doit pouvoir devenir vraiment énorme , en cas de fortes précipitations, car le Pont Vell (le pont vieux) possède pas moins de 7 arches, alors qu’en temps ordinaire la seule arche centrale suffit très largement à enjamber le petit cours d’eau. D’ailleurs les archives locales mentionnent divers remaniements apportés à cet ouvrage au fil du temps, pour réparer les dégâts causés par les inondations successives.

Regardez ce petit cours d’eau innocent capable de se muer pour quelques heures en fleuve redoutable.

Nous allons maintenant visiter le vieux village, dont la pièce maîtresse est sans nul doute l’église Santa Maria, deuxième de la province par sa taille après celle de Gérone. Sa construction a débuté au XIIIe siècle, sur l’emplacement de l’ancienne église romane.

Le tympan de son porche est vraiment admirable, malgré les dégradations subies au fil du temps.

De chaque côté, les statues des apôtres. Enfin, c’est ce que j’ai lu, ne croyez pas que je sois capable de les reconnaître.

A l’intérieur, c’est la hauteur qui impressionne. Et l’architecture aussi, bien sûr.

Filtrant à travers les vitraux, un rayon de soleil vient éclairer singulièrement ce que j’imagine être une statue de Saint Pierre, à cause de la clé qu’il a l’habitude de trimballer.

Impressionnants, ces fonts baptismaux taillés dans un seul bloc de roche !!!! J’ai lu qu’ils avaient été récupérés de l’ancienne église romane, ils ont donc largement plus d’un millier d’années sans doute.

Pfiou ! Tout ça est bien fatigant, les amis.

L’église est gothique, mais le clocher roman de l’édifice précédent a été conservé, et il est magnifique avec ses colonnes blanches.

Une petite place sympathique, en se promenant dans la vieille ville.

Après ça, en route pour Espolla où nous cherchons en vain le restau que l’on nous avait indiqué, pour finir par en adopter un autre, pas mal quand même.

On n’est plus très loin du monastère de Sant Quirze, désormais bien restauré. Sur la gauche, c’est la façade de l’église, avec son campanile cassé.

Vu dans l’autre sens, avec une tour défensive et les enceintes.

Tout près, la petite chapelle romane Santa Maria, comme sa grande sœur de Castelló. Superbe voûte !

De retour à la maison, et à l’esclavage domestique. Ils sont résignés…

Pendant ce temps, je peux aller traîner dehors et étudier les meilleurs angles pour capter la nature environnante.

Et réussir finalement à surprendre le chanteur que j’entendais depuis un moment sans réussir à le localiser.

Dernier matin, je me glisse dehors doucement pour surprendre le lever du soleil sur la mer, petit instant magique suspendu entre la nuit et le jour.

Retour vers l’Ampurdán.

Nous sommes maintenant au mois de mai, toujours 2017, et il est temps de repartir en direction de l’Est, car les travaux à la maison de Portbou ne sont pas encore achevés.
Bien sûr, le déplacement ne se fait que rarement sans un arrêt en Ariège, surtout à la belle saison, et celui-ci ne manque pas à la tradition.
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En fait de belle saison, le temps est plutôt à la pluie, comme on peut le constater, mais on peut quand même profiter de la floraison des iris tout près de la porte-fenêtre.
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Et même surveiller la poussée des lupins, pas faciles à préserver de la voracité des limaces et des campagnols, qui aiment bien leurs racines.
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Nous voici donc le soir même à Portbou. Pas de pluie ici ;  le petit monde de la garrigue a encore son allure printanière, avec les genêts fleuris maintenant.
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Surprise rare, au bout de la terrasse, une asperge géante est en train de commencer sa croissance : l’un des gros agaves va cette année fleurir, avant de mourir de sa belle mort. Un événement rare, qui nécessite plusieurs dizaines d’années de patience avant de se produire. On m’avait dit 100 ans, mais c’était un peu exagéré.
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Surprise le lendemain matin : les vents marins ont amené leur cortège de brumes, ce qui donne un spectacle assez inhabituel ; même le pigeon de service va voir ce qui se passe vers la mer.
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La première « plagette  » est déjà toute floue. Mais…
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…cela ne dure pas bien longtemps. Déjà, l’après-midi, le décor a repris son aspect usuel.
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On en profite pour rendre une petite visite amicale aux ancêtres de Daniel qui reposent ici au cimetière, et leur présenter nos invités du jour. Le mauvais chemin que nous voyons ci-dessus, creusé dans le rocher, était celui qu’empruntaient à une époque pas si lointaine les convois funéraires des « mécréants », dont le carré, disjoint par un mur continu de celui des bons chrétiens, n’était accessible que par une petite porte donnant sur la montagne, que rejoignait ce chemin.
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Nous rejoignons ensuite un autre endroit bien peu fréquenté, en suivant la mauvaise route qui serpente au fond de la vallée : c’est là que se trouve le barrage construit il y a quelques dizaines d’années et qui sert de réservoir d’eau pour le village. Ici, c’est son côté « lac de montagne », on s’y croirait, non ?
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Il y a le côté biodiversité, aussi…
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Et les visiteurs :
« Pas moyen d’être tranquilles, décidément ! »
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Quant au barrage lui-même, c’est un bel ouvrage en béton. Efficace, visiblement.
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Il ne nous reste qu’à repartir vers de nouvelles aventures. Salut, les piafs !