…et après Noël.

Quelques jours en famille, le plaisir de se retrouver, ou de se découvrir et d’apprendre à se connaître pour les plus petits…

Tout le monde adore la panthère rose 🙂

Une petite main posée sur son bras, Mamy se régale.

Theo et Daddy, séquence tablette.

Père et fils, la génération d’avant.

Il fait beau, petite sortie… forcément à proximité de la Rhune.

On monte jusqu’aux cromlechs au-dessus des ventas d’Ibardin.

Les pins sur la crête, de plus en plus abîmés par les vents.

Il y a tant de branches cassées que des promeneurs en ont fait une cabane.

Les deux « grands » y trouvent tout de suite un terrain de jeux.

Les parents ne sont pas bien loin.

Superbe vue sur Saint Jean de Luz côté nord.

Theo a son moyen de transport personnel.

Arrêt à la venta après cette mini balade. Bonne occasion pour faire un peu le pitre…

Les artistes ne perdent pas de temps.

Même Theo teste les coloriages.

Le soir tombe vite à cette saison, on peut aller admirer le phare bien éclairé, ce n’est pas bien loin.

Les couchers de soleil sont souvent somptueux les soirs d’hiver, et le phare y tient bien son rôle.

Mais le plus beau, c’est le soir du lâcher des « lanternes célestes » à Biarritz, dans le cadre de la manifestation « Biarritz en lumière ».  Pas facile à photographier, mais superbe à voir. Merci Fanny et Isaac pour cette photo, et quelques autres un peu plus haut.

 

C’était Noël.

Un petit sapin bien touffu, une belle guirlande lumineuse, il n’en faut pas plus pour attirer immanquablement le Père Noël le 24 décembre au soir, et c’est ce qui se produisit encore une fois.

Quant aux différents acteurs de cette fête familiale, un petit album-photos souvenir en dira plus que tous les commentaires…

 

Errance gersoise.

Bien que née dans le Gers et y ayant passé toute ma jeunesse, je connais très peu les monuments et les curiosités du département, les balades dominicales de mon enfance nous ayant amenés la plupart du temps vers des endroits de cueillettes sauvages ou vers les Pyrénées qui fascinaient tant mon père. Aussi, le 14 décembre, après avoir déjeuné dans un restaurant de Gimont avec notre ancien voisin du Tapis Vert, nous avons profité du beau temps de l’après-midi pour découvrir un peu le village, puis faire un arrêt un peu plus loin à l’Isle-Jourdain.

Pour commencer par ce que j’ai toujours connu à Gimont, voici la halle, traversée par la rue principale et ancienne route de Toulouse à Auch, ce qui n’est pas une configuration très fréquente à ma connaissance. Elle date du XIVe siècle, et depuis cette époque elle a dû en voir passer, des clients et des marchandises .

Les dates gravées sur ce pilier doivent correspondre à des dates clés du bâtiment, et je suppose donc que 1331 (haha ! Une année palindrome !) doit être celle de sa construction.

Un peu plus loin, c’est l’ancienne halle aux blés qui abrite maintenant la Poste. Le bâtiment est bien plus récent mais il a un certain cachet.

Enfin il faut bien sûr aller voir l’église Notre-Dame, de famille toulousaine avec ses briques et son clocher octogonal.

Une belle nef spacieuse de style gothique méridional.

Et la vue vers le haut n’est pas mal non plus…

Repartant vers Toulouse, nous nous arrêtons à l’Isle-Jourdain, où bien que son nom l’indique il n’y a ni île ni Jourdain, le cours d’eau local étant simplement la Save.

L’idée, c’est de visiter la maison Claude Augé, qui possède paraît-il de remarquables vitraux Art Nouveau. Mais la maison est fermée, ce n’est pas aujourd’hui que nous la visiterons.

Nous remarquons en passant la collégiale Saint-Martin, bâtisse imposante datant de juste avant la Révolution, construite sur l’emplacement de plusieurs églises plus anciennes, dont elle conserve encore le clocher-tour du XIVe.

C’est vraiment tout à fait différent de l’église de Gimont !

La toiture sert de base aérienne à une escadrille de pigeons qui soudain prennent leur envol…

…puis reviennent se poser tous ensemble.

Quant à nous, il est temps de repartir nous poser à Toulouse ce soir encore.

La frontière dans les Albères.

De la Méditerranée à l’Océan, puis de l’Océan à la Méditerranée, le 11 décembre nous sommes de retour à Argelès, non plus pour cause de signature mais pour cause de déménagement cette fois. Alors, autant en profiter pour faire une expédition à la frontière et ajouter quelques bornes à notre collection des pays de l’Est.

Un superbe horizon Canigou pour commencer cette journée, qui s’annonce sous de bons auspices. Les premières neiges ont revêtu de blanc les sommets du massif, et c’est ainsi que je le préfère.

Nous avons pris la route du Perthus, puis tourné à gauche en direction du col de l’Ullat. Depuis la route, on bénéficie de quelques superbes échappées sur la plaine du Roussillon, où l’on peut constater l’importance grandissante de l’urbanisation.

Quelques centaines de mètres après le col de l’Ullat, nous quittons la route pour prendre une piste sur la gauche, dont nous espérons qu’elle pourra nous amener au-delà du pic Neulos, qu’elle contourne par le flanc nord, mais… nous voilà prévenus !

Après des débuts faciles, nous voici confrontés à l’incertitude de la viabilité annoncée sur le panneau. Pour effectuer les sondages de terrain nécessaires, il faut se chausser en conséquence, avant même le début de la balade.

On est passé ! Nous voilà donc parvenus au pied du pic Neulos, côté Sud-Est, on se stationne au pied d’un réservoir d’eau, au lieu dit « pla de la Tanyareda ».

A notre droite, le puig Neulós, 1256m, point culminant du massif de l’Albère, et son inévitable pylône émetteur TDF de 67 m de haut. Je laisse à mes lecteurs curieux le petit exercice de calcul mental qui leur donnera l’altitude au sommet de ce joli pylône.

Pas besoin d’aller bien loin pour trouver notre première croix frontière, gravée sur un rocher et portant le numéro 583.

Ici, la frontière suit la crête, ce qui est la configuration que je préfère du point de vue de la balade. Après avoir admiré la vue aérienne sur le Roussillon vers le Nord, nous profitons donc de la même situation côté Sud avec, au-dessous de nous, la mer de nuages qui recouvre la plaine de l’Ampurdán.

Nous suivons ici le GR10 transpyrénéen, comme l’indique la marque rouge et blanche. Nous passons près du refuge de la Tanyarède, sur lequel le soleil du matin projette les ombres des arbres environnants.

En direction de la mer, les derniers contreforts pyrénéens s’offrent à notre regard en plans successifs émergeant des nuages, du grand spectacle !

Nous trouvons la croix 584 au « coll del faig », c’est-à-dire au col du hêtre, où se trouve également cet énorme spécimen. J’ignore si c’est lui qui a donné son nom, mais il semble désormais en mauvais état, sans doute trop fragilisé par l’âge pour résister encore à la violence de la tramontane.

Plus loin sur la crête, ce sont je pense des aubépines qui nous indiquent très clairement par leur coiffure la direction du vent dominant.

Encore deux croix frontière et nous arrivons au « coll de l’Estaca », notre dernière croix (gravée 586) de la journée s’en trouve d’ailleurs très près. La clôture qui grimpe tout droit depuis le col en direction du puig de Pradets marque très probablement elle aussi la limite entre les deux pays.

La piste sur laquelle nous sommes garés arrive elle aussi au coll de l’Estaca, nous choisissons donc l’option piste, qui n’a pas l’air beaucoup plus longue, pour l’itinéraire de retour. Ce sera donc nettement plus boisé, et attention car certains arbres nous ont à l’œil !

On s’écarte un peu de la piste pour casser la croûte, car le parcours en forêt nous fait découvrir que les chasseurs ont investi le territoire, la viabilité de la piste étant bien suffisante pour leurs gros 4×4.

Un arbre au féminin ?

Au bord du chemin, une source captée et signalée, mais quel scandale ! Deux fautes en trois mots sur ce panneau ! On ressent bien l’énervement du correcteur !

Les hêtres sont l’essence dominante ici, et comme ils ont déjà perdu leurs feuilles le soleil peut pénétrer dans le sous-bois, c’est beau.

Quelques vaches paissent tranquillement dans une petite clairière. Ce sont des massanaises, une race locale dont il ne reste que quelques dizaines de spécimen. Prévenus qu’elles avaient une tendance avérée à s’attaquer aux promeneurs, nous passons notre chemin sans faire les malins.

Dernière curiosité le long de notre parcours, nous découvrons ici un de ces puits à glace où l’on stockait autrefois la neige pendant l’hiver pour l’utiliser ensuite pendant la période chaude. Une glacière géante pour pouvoir mettre un glaçon dans son pastis du soir, déjà au XVIIe siècle !

Nous n’avons plus beaucoup de chemin à faire pour rejoindre la voiture et retourner à Argelès pour passer à la maison notre avant-dernière nuit… c’est la fin d’une longue et heureuse époque.

 

Aux confins du Pays Quint.

C’est qui qui connaît le Pays Quint ? Pas grand monde sans doute parmi mes lecteurs habituels ou occasionnels. Je ne vais pas me lancer dans le résumé d’une histoire qui remonte à plusieurs siècles, sachez juste qu’il s’agit là d’un petit bout d’Espagne collé à la France à l’extrémité de la vallée des Aldudes (au Sud de Baïgorry), et qui est cédé à perpétuité à la France moyennant le paiement d’une redevance annuelle. Il est habité par quelques dizaines de français qui payent la taxe d’habitation en France et les impôts fonciers en Espagne.

Et nous voilà donc le 4 décembre 2016, pour notre première expédition frontière aux limites du Pays Quint, aussi appelé Quinto Real en espagnol, et Kintoa en basque. Nous continuons donc tout simplement notre petit inventaire des marques frontières entre la France et l’Espagne, mais cette fois ce sont les premières qui limitent cette partie de l’Espagne occupée à perpétuité par la France.

Un géoglyphe sur le flanc de la montagne nous indique que nous ne sommes plus très loin.

Même en ce bout du monde, on peut trouver un restaurant ouvert le 4 décembre. En sortant, nous constatons que le chat de la maison est une sorte de sosie de la Miss de Raphaël.

Pour aller à l’endroit d’où nous allons rejoindre nos deux premières bornes, il faut bien sûr suivre des routes minuscules et ondulantes, et on peut en profiter pour admirer le paysage.

Le vert intense des prairies ne connaît pas de saison, nous sommes au Pays Basque, tout de même !

Il se partage le décor avec le roux des fougères sèches.

A l’entrée de ce pré, une barrière métallique à l’épreuve des intempéries, mais je préfère quand même les vieilles barrières de bois, qui se font rares désormais.

Au-dessus de nous, une autre pâture, avec les tondeuses en action.

Il faut grimper un peu pour rejoindre la première borne, derrière nous ce sont les pentes douces de la vallée des Aldudes.

Soleil et nuages se partagent le ciel, et la lumière change continuellement autour de nous.

Notre première trouvaille du jour est la borne 132, elle est en bordure d’un bois et presque au pied d’une palombière. Celle-ci est inoccupée, car en décembre les dernières palombes ont déjà rejoint leurs quartiers d’hiver depuis un certain temps. Enfin, les rescapées du moins, car j’avoue que ce même jour le salmis de palombe du restaurant Saint-Sylvestre m’avait bien plu.

Il a fallu marcher encore plus que je ne le pensais pour trouver la borne 133. Je l’imaginais plutôt vers la crête, et ce n’était pas du tout ça en réalité.

Nous redescendons vers la voiture par un autre chemin, plus accidenté.

Pour aller voir notre dernière borne du jour, nous reprenons la route jusqu’au passage de la frontière. Bizarre bizarre, ce panneau qui a l’air de dire que Baigorri c’est St Jean Pied de Port et que Garazi c’est St Etienne de Baigorri, alors que c’est évidemment le contraire. Est-ce pour cette raison que les passants armés et indignés ont fusillé le malheureux panneau ? Ou s’agit-il simplement d’une parenté culturelle avec la Corse ?

En tous cas, le panneau d’entrée au Pays Quint est indemne, lui.

Et voici le chat Quint qui traverse la route!

C’est au-dessous de la venta de la frontière que se trouve la borne 137, mais elle n’est pas au bord de la route. Je suppose qu’elle était là avant la route, d’ailleurs.

Bien que les jours soient très courts à cette saison, il nous reste encore le temps de faire un petit tour par Urepel avant de rejoindre les Aldudes et Baïgorry, et enfin nos pénates à Anglet.

Avis de tempête en Méditerranée.

Voici venue la fin du mois de novembre, et nous voilà repartis encore une fois vers la Catalogne, pour cause de transaction immobilière cette fois. On en profite pour pousser jusqu’à Portbou, où les aménagements du solaire nécessitent quelques travaux préliminaires.

De passage (obligé !) à Cerbère, nous constatons que les piliers qui soutiennent la route sont en chantier, aux couleurs de la région bien sûr.

L’arrêt photo permet aussi de constater que le mur de la plage affiche maintenant une mystérieuse inscription ; il semble qu’il s’agisse en fait d’une oeuvre réalisée en 2015 lors d’une manifestation artistique locale, mais cela nous avait échappé à l’époque.

Arrivée à la maison, nous gravissons la rampe des agaves. Le temps n’est pas trop mal, il n’y a pas de tramontane en tous cas.

Il fait tout gris le lendemain, et il y a du vent marin, mais pas de pluie, et sur le toit du salon le chantier avance bien.

Depuis là, on a une vue imprenable sur la »punta del frare », toute ourlée de blanc car la mer s’est formée avec ce vent persistant.

En zoomant vers le village, on peut se rendre compte que la mer monte jusqu’en haut de la plage, et coupe le passage même vers la première plagette. Du jamais vu, en ce qui me concerne.

Un petit arrêt au moment de repartir nous permet d’admirer un déchaînement exceptionnel d’une mer d’habitude si tranquille au fond de cette baie. Hé oui, la mer paisible de Portbou peut faire des vagues comme celles de l’Océan, quand elle se fâche !

Publié dans Cat.

La Bastide Clairence, village basque.

Promenade familiale au Pays basque, le 12 novembre, avec Stéphanie et Philippe venus se faire thalassothérapier par ici. Malgré le temps maussade de novembre, nous optons pour le petit village de La Bastide Clairence où il pluviote un petit peu, nous y voilà.

On essaie de repérer les principales curiosités sur ce joli plan paysagé. A noter, le nom en basque est Bastida, remarquablement simple et facile à retenir, ce n’est pas si fréquent !

On s’est garé dans la rue principale, qui traverse le village dans sa longueur. Les bastides, dont il existe plusieurs centaines dans tout le Sud-Ouest de la France, furent des villes nouvelles créées de toutes pièces entre 1250 et 1350 à peu près. Ici, la charte de fondation date de juillet 1312, ses 700 ans ont été célébrés il y a peu.

Toutes les portes racontent un peu d’histoire, et celle-ci semble avoir un rapport avec le pélerinage de Compostelle, si l’on considère la coquille représentée sur l’enseigne qui la surmonte. Mes faibles connaissances en basque me permettent aussi de vous informer qu’il s’agit ici de l’entrée de la Maison Blanche (bordaxuri).

Beaucoup de maisons sont à encorbellements (l’étage avance par rapport au rez de chaussée) ce qui tend à prouver qu’elles ne datent pas d’hier. Avec en plus l’avancée du toit, et une orientation favorable, cela doit pouvoir suffire à protéger le banc des petites intempéries.

Au centre de la Bastide, il y a forcément une place (une seule exception  répertoriée), et celle-ci ne fait donc pas exception. Les maisons y comportent une partie couverte.

A un angle de rues, le salon de thé d’une amatrice de plantes.

Il y en a une belle collection tout le long du trottoir.

Une autre porte un peu plus loin. Celle-ci aussi doit raconter une histoire, mais je ne la connais pas.

Nous voilà à l’entrée du cimetière juif que nous avons vu signalé sur le plan.

Certaines pierres tombales sont très abîmées, et les inscriptions souvent illisibles.

Il ne se trouve pas bien loin de l’église, qui a la particularité d’être entourée de galeries couvertes abritant les tombes de nombreuses familles du village. En ce début novembre, l’ensemble est évidemment abondamment fleuri.

Un coup d’œil à l’intérieur : l’église, bâtie semble-t-il un peu vite aux débuts de la Bastide, a dû être presque entièrement reconstruite au XVIIIe siècle, car elle menaçait ruine. Nous voyons ici le retable.

Et pour terminer, les trois étages de tribunes de bois qui entourent la nef. Réservées aux hommes, elles étaient destinées à augmenter la capacité d’accueil des églises lors de l’augmentation de la population au XVIIIe siècle.