Le chemin de croix de Zubizia.

Nouvelle sortie-frontière début juin (le 3, exactement), du côté de la venta Yasola, à la recherche de deux croix situées entre les bornes 21 et 22 au pied de la Rhune. Avec un avantage intéressant procuré par le voisinage de la venta : pas besoin d’emporter le pique-nique !

Après s’être garés au parking des rhunatiques, on traverse le ruisseau au niveau de la ferme Manttu Baita pour prendre le chemin de Yasola, qui est d’ailleurs rien de moins que le GR10, à cet endroit.

Le panneau "yasola" est en partie caché par les feuilles du platane qui le porte.

Le panneau « yasola » est en partie caché par les feuilles du platane qui le porte.

Voici le balisage rouge et blanc du GR10, près de la clôture typique en pierres levées.

Voici le balisage rouge et blanc du GR10, près de la clôture typique en pierres levées.

Le gîte de groupe d'Olhette est au bord du chemin.

Le gîte de groupe d’Olhette est au bord du chemin.

Le départ du sentier, clairement balisé.

Le départ du sentier est clairement balisé.

La venta Yasola organise sa propre signalisation.

La venta Yasola organise aussi sa propre signalisation.

Le chemin traverse plusieurs ruisseaux, dans des ravins boisés.

Le chemin traverse plusieurs ruisseaux, dans des ravins boisés.

Des osmondes royales au bord du sentier !

Des osmondes royales au bord du sentier !

Nous voici arrivés au col Deskargahandiko, où notre chemin va quitter le GR10 pour monter vers Yasola et le petit sommet de Zubizia.

Nous voici arrivés au col Deskargahandiko, où notre chemin va quitter le GR10 pour monter vers Yasola et le petit sommet de Zubizia.

Nous y découvrons une pierre gravée d’une croix latine, elle fait partie d’un dolmen et a été relevée très récemment. nous ne l’avions jamais vue ainsi.

A côté du sureau en fleurs, c'est le GR10 qui continue, et nous bifurquons vers la gauche.

A côté du sureau en fleurs, c’est le GR10 qui continue, et nous bifurquons vers la gauche…

...en passant près de ce groupe de digitales pourpres.

…en passant près de ce groupe de digitales pourpres.

Après le casse-croûte accompagné de cidre basque à Yasola...

Après le casse-croûte accompagné de cidre basque à Yasola…

...je continue la montée directement vers Zubizia tandis que Daniel furète plus à gauche, GPS à la main, à la recherche de la première croix. Je découvre une digitale blanche, je ne crois pas en avoir jamais vu dans les Pyrénées, seulement lors de notre périple en Patagonie l'an dernier.

…je continue la montée directement vers Zubizia tandis que Daniel furète plus à gauche, GPS à la main, à la recherche de la première croix. Je découvre une digitale blanche, je ne crois pas en avoir jamais vu dans les Pyrénées, seulement lors de notre périple en Patagonie l’an dernier. Une première, donc.

La montée est rude, en bordure du joli bois de mélèzes.

La montée est rude, en bordure du joli bois de mélèzes.

Des euphorbes des bois, sous les mélèzes.

Des euphorbes des bois, sous les mélèzes.

Arrivée au col, je bifurque à gauche pour monter vers Zubizia et ses rochers de poudingues.

Arrivée au col, je bifurque à gauche pour monter vers Zubizia et ses rochers de poudingues.

Dans les creux de rochers, je découvre quelques "nombril de Vénus", sur le point de fleurir.

Dans les creux de rochers, je découvre quelques « nombril de Vénus », sur le point de fleurir.

Et enfin, mais seulement avec l'aide de mon guide retrouvé, je découvre, tout en haut du premier grand rocher, la croix gravée que nous cherchions, ma foi bien peu visible par ce temps gris et couvert. Heureusement que la craie est toujours dans le sac à dos !

Et enfin, mais seulement avec l’aide de mon guide retrouvé, je découvre, tout en haut du premier grand rocher, la croix gravée que nous cherchions, ma foi bien peu visible par ce temps gris et couvert. Heureusement que la craie est toujours dans le sac à dos !

Au-dessous de nous, le ravin qui descend de la Rhune est parfaitement vert, pas de doute, on est bien au Pays Basque.

Au-dessous de nous, le ravin qui descend de la Rhune est parfaitement vert, pas de doute, on est bien au Pays Basque.

C'est en redescendant que Daniel me conduit à l'autre croix que nous recherchions, en passant par un petit passage étroit à travers les chachis, jusqu'à la grande dalle dans laquelle elle est gravée.

C’est en redescendant que Daniel me conduit à l’autre croix que nous recherchions, en passant par un petit passage étroit à travers les chachis, jusqu’à la grande dalle dans laquelle elle est gravée.

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La rose.

Mercredi, un bouton de rose semble commencer à s'ouvrir.

Mercredi, un bouton de rose semble commencer à s’ouvrir.

Jeudi, les pétales extérieur commencent à se retrousser.

Jeudi, les pétales extérieurs commencent à se retrousser.

Vendredi, les pétales extérieurs sont encore les seuls à se déplier.

Vendredi, les pétales extérieurs sont encore les seuls à se déplier.

Samedi matin, la pluie de la nuit a fait plier la tige sous le poids des gouttes d'eau.

Samedi matin, la pluie de la nuit a fait plier la tige sous le poids des gouttes d’eau, qui ont alourdi le bouton.

Samedi après-midi, le soleil a séché les gouttes, mais la tige est restée courbée. Les pétales s'écartent rapidement.

Samedi après-midi, le soleil a séché les gouttes, mais la tige est restée courbée. Les pétales s’écartent rapidement.

Dimanche matin, la nouvelle pluie de la nuit a courbé encore plus la tige.

Dimanche matin, la nouvelle pluie de la nuit a courbé encore plus la tige.

Dimanche après-midi, ça y est, la rose est épanouie dans toute sa splendeur.

Dimanche après-midi, ça y est, la rose est épanouie dans toute sa splendeur.

Il était temps, car dimanche, le 31 mai, c’était le jour de mon départ ! Adieu, mon amie la rose…

Eureka !

On a fini par le trouver, et cela en valait la peine. Le Zientzia Museoa de Donastia (comprenez le Musée des Sciences de Saint-Sébastien), qui s’appelle donc « EUREKA ! », fut enfin l’objet d’une visite familiale le 2 mai dernier, en compagnie de Sandra et Gabriel. Entre le film sur les dinosaures (en français, chouette !) et les nombreuses activités du musée, pas le temps de s’ennuyer, même à quatre ans et demi.

Avant d'entrer dans le bâtiment, Gabriel et Papy s'asseyent un moment avec Albert.

Avant d’entrer dans le bâtiment, Gabriel et Papy s’asseyent un moment avec Albert.

Près de l'entrée, les aquariums renferment des poissons bizarres, mais ceux que l'on voit ici sont juste des espèces tropicales multicolores, ils ont l'air de former un bouquet aquatique mouvant.

Près de l’entrée, les aquariums renferment des poissons bizarres, mais ceux que l’on voit ici sont juste des espèces tropicales multicolores, ils ont l’air de former un bouquet aquatique mouvant.

Celui-ci a un air bien revêche !

Celui-ci a un air bien revêche !

Un peu plus loin, les terrariums, avec aussi des bestioles bizarres, ici je pense qu'il s'agit d'un iguane.

Un peu plus loin, les terrariums, avec aussi des bestioles bizarres, ici je pense qu’il s’agit d’un iguane.

Côté optique, lentilles et miroirs convexes ou concaves, ici Gabriel rigole en voyant Mamy à travers la lentille.

Côté optique, lentilles et miroirs convexes ou concaves, ici Gabriel rigole en voyant Mamy à travers la lentille.

Ce qu'il a le plus aimé : le labyrinthe de glaces, mais il s'y est cogné, aussi, bien sûr.

Ce qu’il a le plus aimé : le labyrinthe de glaces, mais il s’y est cogné, aussi, bien sûr.

Quelle drôle d'allure on a, dans une caméra thermique !

Quelle drôle d’allure on a, dans une caméra thermique !

Une vis d'Archimède, très vieil outil, et très ingénieux, pour faire monter de l'eau.

Une vis d’Archimède, très vieil outil, et très ingénieux, pour faire monter de l’eau.

En partant, je m'attarde un peu à regarder les maquettes de quelques monuments régionaux, disposées dans le gazon alentour.

En partant, je m’attarde un peu à regarder les maquettes de quelques monuments régionaux, disposées dans le gazon alentour.

Jaizkibel, le sentier littoral.

Revenons maintenant à l’extrémité occidentale des Pyrénées, pour aller y explorer une frontière un peu différente de celle qui nous occupe habituellement, à savoir la frontière entre terre et mer.

Après la première petite ville espagnole de Fontarrabie s’étend sur une longueur de plus de 10km le massif montagneux du Jaizkibel, avec sa longue arête globalement orientée du Sud-Ouest (où se trouve Pasaia et son port) vers le Nord-Est (où se trouve Fontarrabie). Côté Océan, il présente son flanc Nord-Ouest aux assauts des intempéries et des tempêtes, qui en ont façonné le relief. C’est un endroit particulier, sauvage et encore très préservé, car peu accessible (une seule petite route, bien mal indiquée) et recevant de plein fouet les colères de l’Atlantique.

Pour notre part, notre seule tentative de balade ayant été peu concluante, nous avions renoncé à en faire un but de promenade jusqu’à la récente découverte, sur le net, de quelques photos plutôt alléchantes, et après des recherches un peu plus poussées voici quelques images de notre première véritable découverte de ce lieu assez exceptionnel.

Après un repas sympathique au merendero Justiz, nous descendons la petite route jusqu'à son terminus et prenons le chemin qui descend vers l'Océan. Nous sommes le 21 avril, la floraison des ajoncs est à son apogée, ils sont somptueux.

Après un repas sympathique au merendero Justiz, nous descendons la petite route jusqu’à son terminus et prenons le chemin qui descend vers l’Océan. Nous sommes le 21 avril, la floraison des ajoncs est à son apogée, ils sont somptueux.

Tout de même, il faut bien que quelque chose nous rappelle que nous sommes ici en terre basque !

Tout de même, il faut bien que quelque chose nous rappelle que nous sommes ici en terre basque !

Le chemin descend rapidement jusqu'au littoral, et nous commençons à découvrir le socle rocheux entre les banquettes herbeuses.

Le chemin descend rapidement jusqu’au littoral, et nous commençons à découvrir le socle rocheux entre les banquettes herbeuses.

On découvre déjà quelques sculptures d'érosion dans le socle rocheux.

On découvre déjà quelques sculptures par érosion dans les bancs de grès.

Nous avons de la compagnie, cette fois ! Père et fils...

Nous avons de la compagnie, cette fois ! Père et fils…

L'univers est en pente, par ici. Ce n'est pas si mal, pour s'asseoir, apparemment.

L’univers est en pente, par ici. Ce n’est pas si mal, pour s’asseoir, apparemment.

Derrière nous, on voit les pâturages, les chevaux qui paissent en liberté, et la maison près de laquelle nous avons garé les voitures.

Derrière nous, on voit les pâturages, les chevaux qui paissent en liberté, et la maison près de laquelle nous avons garé les voitures.

De l'autre côté du ruisseau, au bord de la falaise, il y a un cheval qui broute dont Fanny dirait qu'il a la même coiffure que le cousin Machin (cf famille Adams).

De l’autre côté du ruisseau, au bord de la falaise, il y a un cheval qui broute et dont Fanny dirait qu’il a la même coiffure que le cousin Machin (cf famille Adams).

Voilà la falaise en question, la coupe me fait penser à un plat de lasagnes.

Voilà la falaise en question, la coupe me fait penser à un plat de lasagnes.

On arrive maintenant à un replat herbeux avec une belle perspective sur la côte vers l'Ouest.

On arrive maintenant à un replat herbeux avec une belle perspective sur la côte vers l’Ouest.

En cet endroit se trouve un panneau didactique qui commémore une aventure de l’aviateur Roland Garros (hé non, ce n’était pas un joueur de tennis !) Le 23 mai 1911, ce dernier, qui participait à la course Paris-Madrid, se trouva à court de carburant avant l’arrivée prévue à Saint-Sébastien. Il réussit à atterrir sur cette plate-forme, puis à obtenir de l’essence en sollicitant l’assistance locale, y compris celle de frères capucins, en latin ! Et il réussit enfin à rallier Saint-Sébastien après avoir lancé son avion au-dessus de la mer au bout d’un roulage d’une centaine de mètres…

En tous cas, l'endroit est magnifique, et les falaises cachent des merveilles réalisées par l'érosion.

En tous cas, l’endroit est magnifique, et les falaises cachent des merveilles réalisées par l’érosion.

Me voici attendue par le reste de la troupe.

Me voici attendue par le reste de la troupe.

Le sentier est régulièrement bordé de falaises aux formes étranges.

Le sentier est régulièrement bordé de falaises aux formes étranges.

Les rochers qui subsistent des couches anciennes emportées par l'érosion semblent prêts à se précipiter dans le vide.

Les rochers qui subsistent des couches anciennes emportées par l’érosion semblent prêts à se précipiter dans l’océan.

Au ras du sol, les discrètes fleurs de grémil attirent l’œil par leur bleu intense.

Au ras du sol, les discrètes fleurs de grémil attirent l’œil par leur bleu intense.

Encore des sculptures sur grès, la variété est infinie.

Encore des sculptures sur grès, la variété est infinie.

Ici nous découvrons les variations de couleurs de la roche, due à des éléments étrangers.

Ici nous découvrons les variations de couleurs de la roche, dues à des éléments étrangers certainement.

Les panneaux nous permettent de nous situer par rapport aux extrémités du sentier.

Les panneaux nous permettent de nous situer par rapport aux extrémités du sentier.

Au retour, nous retrouvons le cousin Machin, avec un collègue, ou un autre cousin.

Au retour, nous retrouvons le cousin Machin, avec un collègue, ou un autre cousin.

Le sentier franchit plusieurs ruisseaux sur le parcours que nous avons suivi. A cette saison, tous avaient de l'eau.

Le sentier franchit plusieurs ruisseaux sur le parcours que nous avons suivi. A cette saison, tous avaient de l’eau, qui coulait claire sur le fond sableux.

Dernière image de ces beaux pâturages avant de remonter vers le parking retrouver la voiture.

Dernière image de ces beaux pâturages avant de remonter vers le parking retrouver la voiture.

Le printemps s’installe en Ariège.

Quelques images prises entre le 7 et le 11 avril, où on voit que le printemps est vraiment là !

arbre en fleurs

floraison

 

un Vulcain

un vulcain

un pissenlit

une fleur de pissenlit

une aigrette

un pappus de pissenlit

Hihihihihihihiiiiii !!!!!

Hihihihihihihiiiiii !!!!!

anémones des bois

anémones des bois

coccinelle

coccinelle (à 6 points !)

le sentier d'Esteiches

le sentier d’Esteiches

graines de lierre

les fruits du lierre

prélèvement

prélèvement à la seringue

fleur de cerisier

le cerisier est en fleurs

mésange

la mésange chante

butineuse en manteau de fourrure

« En avril, ne te découvre pas d’un fil ! »

Cette abeille sauvage respecte bien ce conseil : elle a mis son beau manteau de fourrure pour sortir butiner. Pas folle, l’abeille…

Easter in Estours.

D’accord, mon jeu de mots ne vaut pas grand chose, mais comme il me trotte dans la tête depuis un bon moment, en faire le titre de cet article réussira peut-être à m’en débarrasser. Pour mes lecteurs innocents n’ayant pas eu la chance (ou peut-être la malchance) d’étudier l’anglais, je signale qu’Easter signifie « Pâques » et qu’il va donc être ici question du week-end de Pâques, en Ariège.

La cabane de Gabriel est toujours là, elle a bien résisté à l'hiver. Ici, le propriétaire reprend possession des lieux.

La cabane de Gabriel est toujours là, elle a bien résisté à l’hiver. Ici, nous apercevons le propriétaire qui reprend possession des lieux.

Les cloches sont passées ! Et aussi, les deux ans de Jérémy, qui était soudain tombé malade et n'a pas pu venir manger son premier gâteau. Alors, Mamy en a fait un autre, un roulé cette fois, plus léger en chocolat pour éviter l'overdose avec la consommation des œufs. Mais... il a moins de succès !

Les cloches sont passées ! Et aussi, les deux ans de Jérémy, qui était soudain tombé malade et n’a pas pu venir manger son premier gâteau. Alors, Mamy en a fait un autre, un roulé cette fois, plus léger en chocolat pour éviter l’overdose avec la consommation des œufs. Mais… il a moins de succès !

La photo n'était pas encore prise que les bougies étaient déjà soufflées, wouf !

La photo n’était pas encore prise que les bougies étaient déjà soufflées, wouf !

Mamy est vraiment nulle avec la tablette, il faut tout lui expliquer !

Mamy est vraiment nulle avec la tablette, il faut tout lui expliquer !

C'est le moment de la pose annuelle près du sequoia millénaire (un jour peut-être) et déjà supersonique ; pour Jérémy c'est la première fois, l'année dernière il ne savait pas encore marcher ! Une image d'archive, par conséquent.

C’est le moment de la pose annuelle près du sequoia millénaire (un jour peut-être) et déjà supersonique ; pour Jérémy c’est la première fois, l’année dernière il ne savait pas encore marcher ! Une image d’archive, par conséquent.

Joyeuses Pâques, les lapins, les poules et les cloches !

La borne 71 et les brebis.

Les expéditions le long de la ligne frontière, visant à recenser les bornes numérotées, nous ont désormais amenés au-delà de la centième. Mais il reste encore des trous ! Et la première manquant à l’appel, c’était la 71, tout près de Dancharia, impossible à rejoindre depuis la venta Panta où on nous avait signifié fermement le refus de passage. La 70 n’avait pas été très facile à trouver, avec des passages barrés de ronciers infranchissables et de nombreux détours pour chercher un itinéraire, mais maintenant que le terrain avait été reconnu, l’expédition jusqu’à la 71 s’annonçait assez simple.

Nous voilà donc de retour sur la petite route qui mène à la superbe et très accueillante « ferme aux piments ». La bâtisse est imposante (aménagée pour recevoir mariages et réunions de groupes), nous stationnons un peu plus bas près de l’entrée du pré que nous devons traverser.

la ferme aux piments

Pour aller trouver la borne 71, il faut d’abord passer par la borne 70, que nous connaissons déjà. Nous la retrouvons sans peine en reprenant l’itinéraire plus facile que nous avions suivi à notre retour.

borne 70

Elle n’a pas bougé, près du ruisseau, et même d’un confluent de deux ruisseaux, et flanquée de sa voisine triangulaire de séparation de communes. Nous franchissons l’obstacle et passons près de la venta abandonnée, bâtisse plutôt sinistre dans ce sous-bois sombre et humide. Il faut ensuite escalader un talus, puis un pré, avant de traverser un petit bois pour ressortir dans une prairie où, enfin, de l’autre côté d’un barbelé agressif, se trouve la fameuse borne 71 !

borne 71

Pas seule, comme on peut voir ! Près d’elle , une autre borne communale, à deux faces gravées celle-ci (nous apercevons ici le « S » qui signifie « Sare »), et une ancienne borne frontière avec la ligne gravée sur sa face supérieure. Daniel, toujours intrépide (je devrais peut-être dire « encore »), franchit la barrière pour aller photographier les faces cachées, tandis que je reste sagement en France.

Objectif atteint, il ne nous reste plus qu’à retourner tranquillement jusqu’à la voiture par le même itinéraire, en regardant un peu plus aux alentours cette fois.

les violettes

Comme c’est bien le printemps (nous sommes le 3 avril), un parterre de violettes tapisse le haut du pré, de ce côté-ci.

côté espagnol

Côté espagnol, la première maison n’est pas très loin, et la même moquette verte recouvre les pentes environnantes.

Descente du talus (attention aux genoux…), traversée des deux ruisseaux, remontée vers la route de la ferme.

Tiens donc, il y a du monde qui est arrivé en haut du pré que nous sommes en train de remonter :

observation

On nous observe, dans un premier temps.

fuite

Au bout d’un moment, on finit par nous trouver bien trop près et bien trop moches : tout le monde tourne les talons et s’enfuit !

regroupement

Ayant franchi le sommet de la butte, nous revoyons la petite troupe regroupée un peu plus bas. En regardant bien, on peut s’apercevoir qu’il y a une chèvre au milieu des brebis, elle semble bien intégrée.

devant la ferme

On pose devant la ferme…

photo de famille

…puis pour une dernière photo de famille avant de se quitter. Il y a même le mouton noir, sur celle-ci !

Mais pourquoi cette belle pose plutôt que la fuite qui la précédait ? Espoir de se voir à la une de Brebis Magazine ?

Après avoir ouvert, puis soigneusement refermé derrière nous la barrière pour sortir du pré, la réponse devenait évidente : tout le troupeau tournait de nouveau le dos et s’éloignait rapidement vers une herbe plus verte. Ils avaient juste attendu de voir si nous allions les laisser sortir !