Saint-Malo

La nuit n’est plus bien loin lorsque nous arrivons à Saint-Malo le dimanche soir. Elle arrive vite début novembre.

Nous logeons dans la vieille ville. Une fois la voiture garée, il nous reste quand même un peu de temps et de jour pour aller nous promener, et bien sûr nous choisissons les remparts. C’est Dinard que l’on aperçoit au loin, de l’autre côté de l’estuaire de la Rance.

Les remparts cernent de près les grands bâtiments austères, qui forment un ensemble caractéristique et remarquable.

On profite de la belle lumière du soir qui transforme la mer en argent liquide.

Prêt pour repousser les attaquants !

Une piscine ! Avec un plongeoir !
La piscine de Bon Secours se remplit à marée haute. Derrière elle, le fort est sur l’île du Petit Bé, et à sa droite c’est celle du Grand Bé, qui ici à marée basse est accessible à pied et où se trouve la tombe de Chateaubriand.

Zoom sur le fort du Petit Bé.

Les toilettes ? C’est par là !
C’est le malouin Surcouf qui vous le dit. (Bon, d’accord, c’est pas très malouin).

Un peu plus loin, c’est le fort National sur son îlot, accessible lui aussi à marée basse.

L’environnement en est plutôt inhospitalier.

Il fait maintenant presque nuit, nous ne finirons pas le tour de la cité ce soir.

C’est dans le château que se trouve l’Hôtel de Ville. Un beau bâtiment !
Et c’est la fin de la promenade pour ce soir. A demain !

Rennes

Dimanche 3 novembre (toujours en 2019). C’est la veille de la rentrée de Toussaint, et il est temps pour nous de laisser les jeunes se préparer à cette dure réalité, nous voilà donc partis pour un petit tour en Bretagne, région que je ne connais pas du tout. C’est l’aventure, alors ! Et on dirait même qu’il va faire beau, quelle chance !

Premier stop : Rennes. Et c’est l’heure du déjeuner. Pas facile de trouver un endroit pour cela, un dimanche de novembre. Bien sûr, j’ignore tout de ce qui se passe le reste de l’année, mais là, les rares établissements ouverts sont pris d’assaut et affichent complet. On finit tout de même par trouver une crêperie qui veut bien de nous, avant de refuser les clients suivants faute de place. Premières galettes, première bouteille de cidre : nous voilà en Bretagne !

Ces misérables contingences matérielles une fois écartées, nous voilà à la rue. Comme on peut le voir, ce n’est pas la foule des grands jours. Il faut dire que le beau ciel bleu du matin a laissé la place aux nuages, qui ont amené la pluie. Mais si les bretons restent confinés chez eux à chaque épisode pluvieux, leurs sorties doivent être rares.

Nous déambulons au gré des recommandations touristiques ou de nos intuitions. De belles vieilles maisons à colombages, superbement restaurées, c’est fait pour me plaire.

Hébin ! C’est que ça penche sérieusement, ici ! On pourrait croire que l’architecte Numérobis (celui de Cléopâtre dans Astérix) a exercé dans le coin. Et pourtant, les fenêtres semblent à peu près verticales, c’est étonnant.

Nous voici devant le Parlement de Bretagne. Il a été restauré après l’incendie de 1994. Moi, je préfère les colombages, en fait.

Sur certaines maisons, ils sont même ornés de jolies sculptures. On dirait que les vêtements du personnage l’attendent un peu plus bas, peut-être qu’il sort de la douche ?

La vedette du commerce local…

Nous voilà maintenant devant l’Hôtel de Ville. Plutôt imposant, à vrai dire. Il date du XVIIIe siècle.

Et de l’autre côté de la place, c’est l’opéra de Rennes. Sa construction date du XIXe siècle, il fait face à l’Hôtel de Ville.

Au hasard de la promenade, une enseigne originale.

Ici c’est la chapelle Saint-Yves, du XVe siècle, de style gothique flamboyant.

Encore une belle maison au coin des rues du Chapitre et de la Psalette.

Couscous, tagines : cette fois ce n’est pas une crêperie.

Ici la partie à colombages surmonte un soubassement de pierre. C’est bien aussi.

Allons, nous avons encore un bout de chemin pour rejoindre Saint-Malo ce soir. Alors, salut les pigeons !

Le moulin de Villeneuve.

Le voyageur de passage à Saint-Arnoult pourra passer un agréable moment en se rendant au moulin de Villeneuve. Ancien moulin à eau construit au XIIe siècle sur la Rémarde, il devint au XXe siècle résidence campagnarde, et singulièrement à partir de 1951 celle du couple Elsa Triolet-Louis Aragon qui façonnèrent les lieux à leur goût.

Dans le parc environnant, de nombreuses œuvres d’art sont disséminées.

Des fossés sont creusés autour des bâtiments, pour éviter une trop forte montée des eaux en période de crue.

La partie habitation a été transformée en musée, les appartements du couple étant conservés dans l’état où ils se trouvaient à la mort d’Aragon en 1982. Malheureusement, étant arrivés peu avant l’heure de fermeture, nous n’avons pas pu faire cette visite.

Les autres parties bâties servent pour les expositions, ou de boutique.

Un peu plus loin, un vieux pigeonnier, et un hangar, sans doute destiné à accueillir des ateliers pédagogiques pour les scolaires.

En parcourant le parc, nous découvrons la tombe d’Elsa Triolet et Louis Aragon. Une dalle toute simple sur la quelle ont été gravés les mots suivants : « Quand côte à côte nous serons enfin des gisants, l’alliance de nos livres nous réunira pour le meilleur et pour le pire dans cet avenir qui était notre rêve et notre souci majeur, à toi et à moi. La mort aidant, on aurait peut-être essayé, et réussi à nous séparer plus sûrement que la guerre de notre vivant, les morts sont sans défense. Alors nos livres croisés viendront, noir sur blanc la main dans la main s’opposer à ce qu’on nous arrache l’un à l’autre. ELSA »
Un magnétophone diffuse la Sarabande de Bach et le chant du rossignol à côté de la tombe.

On presse le pas pour faire le tour du parc avant la nuit. Les sculptures disséminées agrémentent le trajet.

On finit le long du bief d’amenée d’eau au moulin, alors qu’il fait déjà bien sombre.

Avant de repartir, nous longeons le bassin où d’étranges animaux crachent de l’eau en permanence.

Saint-Arnoult-en-Yvelines

Fin octobre, vacances de Toussaint. Drôle d’idée, pour des retraités sans contraintes, de partir en vadrouille à cette période !
Et oui, c’est bien vrai, ce n’est pas bien de grossir la foule des vacanciers contraints par les dates scolaires, mais voilà : pour rendre visite à un prof, c’est mieux quand il est en vacances. Nous voici donc, ce mois d’octobre 2019, au péage de Saint-Arnoult, pour aller faire une petite visite à Raphaël, Caroline et Julie.

Voilà donc Julie toute contente de nous revoir…

…avec Papy Daniel qui lui raconte des histoires.

Nous découvrons un peu les environs avec Raphaël, qui a déjà bien arpenté les forêts environnantes. Ici nous passons près de la fontaine Sainte Anne, sur la commune de Bullion.

Une statue y représente Sainte Anne portant en son sein la Vierge enfant symbolisée par un vide.

Pour se promener, il y a aussi le parc, à quelques centaines de mètres de l’appartement.

Les canards y arpentent la pièce d’eau ; ce sont des colverts, on reconnaît bien les mâles avec leur beau plumage.

Pour une fin d’octobre, je trouve qu’il y a encore beaucoup de feuilles vertes.

Le sol en est copieusement jonché, aussi.

Derrière le parking de l’appartement, c’est déjà la forêt, avec un joli chemin qui a dû être une voie de chemin de fer dans le passé.

Il n’y a plus beaucoup de cèpes, mais quelques jolies et dangereuses amanites tue-mouches attirent l’œil par leur couleur éclatante. Champignons de sorcières, ils ont la réputation d’être hallucinogènes, et en tous cas très toxiques.

Tiens ! À propos de sorcière, en voilà une qui s’apprête à sortir terroriser le voisinage pour obtenir des bonbons !

Étrange nature

Fin octobre, on peut parfois voir, dans la vallée d’Estours, une belle et grande famille de coprins chevelus, dont nous voyons ici un beau spécimen déjà un peu dégoulinant du bas de la chevelure. Pas de souci pour le consommer, paraît-il, car contrairement à son cousin le coprin noir d’encre, celui-ci ne génère pas de réaction avec la consommation d’alcool.

Deuxième étrangeté mais sans doute plus connue, en cette même période, une visiteuse « mante religieuse » que voici près de la fenêtre en train de chercher une proie à se mettre sous la mandibule.

C’est une femelle sur le point de pondre, vu la taille du ventre. Messieurs les mâles n’ont pas intérêt à trop s’approcher…