De retour à Beco do Batman

Balade presque rituelle désormais dans notre quartier de Vila Madalena, la promenade à pied jusqu’à « Beco do Batman » et ses graffitis sans cesse renouvelés. Nous sommes le 20 juin 2019 !

On commence par passer devant le mini marché bio où Fanny se ravitaille

…puis on rentre dans la ruelle pour aller regarder les nouvelles peintures. Il semble que pas mal de visiteurs soient venus en vélo !

Fanny nous avait prévenus : de nombreux marchands ambulants s’installent désormais sur place pour profiter de la présence des visiteurs et tenter de leur vendre des bricoles. Malheureusement, leur présence gêne la vision de certains graffitis. Bref, c’est la rançon de la gloire !

Seule une partie des décors reste encore accessible pour une vue d’ensemble. Ici je crois reconnaître Spiderman, peut-être ?

On attend patiemment Mamie qui traîne à faire des photos et regarder les étalages, rien de bien nouveau, quoi.

Hum, on dirait qu’on nous regarde…

Une évocation des cultures du monde ?

Ciel, une Batminette qui reluque mes garçons !…

J’ai bien aimé ces deux êtres fusionnels. Chacun d’eux correspond à un battant de la porte…

Et deux promeneurs qui grimpent.

Attention à ne pas se faire manger par le gros poisson, quand même !

Mais qu’est-ce qu’elle regarde donc là-haut ?

Le ciel par-dessus les immeubles, sans doute.

Paramoudras, la galerie.

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Nous voici donc arrivés sur la plateforme « playa de los fósiles « , sur les rivages du massif du Jaizkibel (voir l’épisode précédent). Nous cherchions les paramoudras, ils sont là ! ZOOOOOM !

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Celui-ci est presque sphérique, mais les formes à l’arrière-plan sont bien différentes.

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Un modèle avec bouche.

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Des formes mamelonnées.

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Un œuf dans un nid !

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Une tête avec un gros nez.

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Mais on peut y voir une tête de tortue.

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Une partie de pétanque fossilisée.

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Des formes cylindriques, aussi. L’orifice central est le logement du ver bâtisseur, si j’ai bien compris.

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Encore un œuf, avec deux petits yeux celui-ci.

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Un cylindre et une sphère, voisins.

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Et encore des centaines d’autres, rien que sur cette plateforme rocheuse qui plonge dans l’Océan. Après avoir fureté un peu partout, on se regroupe pour le casse-croûte.

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L’apéro est servi !

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Pique-nique avec vue, pour cette fois. La côte espagnole s’étend vers l’ouest à perte de vue.

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Et un rocher voisin, coloré et sculpté par l’érosion, nous rappelle que les paramoudras ne sont pas les seules merveilles de cette côte exceptionnelle.

 

En route vers les paramoudras.

Haha ! Qui connaît les paramoudras ? C’est qu’on n’en croise pas à tous les coins de rue, des paramoudras. Moi-même, je ne les ai rencontrés pour la première fois que ce 1er juin 2019, il y a presque une année maintenant, où après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de rallye automobile ni aucune raison pour que la route soit coupée, nous avons fini par aller jusqu’à eux.

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Nous voilà partis. Nous sommes quatre, puisque Danielle et Michel se sont joints à nous, et certains auront peut-être reconnu les pentes verdoyantes du massif du Jaizkibel au Pays Basque espagnol. Nous commençons notre descente, car c’est sur le littoral que nous nous rendons.

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Une fois rejoint le sentier côtier, il faut évidemment suivre les aléas du terrain, avec les passages à gué suivis de grimpettes.

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Une belle orchidée en passant.

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On approche, visiblement. En effet, on peut déjà constater que la roche contient des inclusions ovoïdes qui ressemblent bien à ce que nous cherchons.

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En regardant vers l’amont, c’est la même chose.

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Ici il reste les emplacements vides.

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Et là les reliefs sont plus accentués.

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Certaines formes font penser à… c’est comme vous voulez, suivant votre imagination, ou votre état d’esprit.

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Par endroit, on retrouve les formations de la « vallée des couleurs », qui n’est pas bien loin.

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Nous voilà arrivés à la « playa de los fósiles », qui est cette plateforme rocheuse couverte de centaines de « paramoudras ».

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On prend le temps de poser les sacs, de se désaltérer un peu et d’une petite halte contemplative avant d’aller farfouiller dans les détails de cet étrange décor.
Les paramoudras sont des concrétions qui se sont faites autour de terriers de vers dans les fonds marins, il y a plus de 45 millions d’années.

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Certaines ont disparu, laissant parfois quelques traces, comme celle-ci en forme de cœur. Quant à la galerie des paramoudras eux-mêmes, je vous en montrerai un échantillon… mais ce sera pour la prochaine fois.

Note : pour ceux qui voudraient voir ou revoir la merveilleuse vallée des couleurs, c’est ici : https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/

Le jour d’après…

…nous étions le 31 mars et il faisait ENCORE beau ! Et en plus, on pouvait en profiter pour aller se balader n’importe où comme on voulait, quelle chance !
Pas trop loin le matin, petite promenade apéritive jusqu’à la pointe Saint-Martin, où se trouve le phare de Biarritz. Pour profiter de la vue sur l’Océan et la côte, l’endroit est idéal.

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Vers le nord, les plages d’Anglet, et les « épis » construits pour briser les courants. Il y a de belles vagues.

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Les espaces verts autour du phare sont plantés de vieux tamaris aux troncs torturés par les intempéries. Avec le temps, ils font comme les vieux oliviers, les troncs se séparent en plusieurs parties, comme si le tronc principal se trouvait entièrement sous le niveau du sol.

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Héhé… bientôt 50 ans d’amitié, si les virus nous prêtent vie !

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Anglet plages, ses surfeurs attendant la vague, et ses remparts contre l’Atlantique.

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Sur le chemin du retour, une belle sculpture qui orne la villa « Christmas ». Le sculpteur, Paul Manaut, était né en 1882 à Lavelanet, ai-je découvert ! Un ariégeois sculpteur de sirènes, voilà qui est original. J’ai cru comprendre qu’il avait habité là, à une époque.

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Autre balade après le repas, à la grande digue de Tarnos, celle qui protège l’embouchure de l’Adour que nous voyons ici, et qui est aussi l’entrée du port de Bayonne.

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Ici, les enrochements ont des poignées !

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On peut se promener en bas ou en haut, suivant l’envie.

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Si on choisit le bas, on peut profiter à la fois de la mer et de l’espace d’expression libre !

Balade improvisée.

Autour du thème récurrent du repas en cidrerie, nous voici maintenant le samedi 30 mars (2019, bien évidemment, je respecte la chronologie, moi).
Au programme, pour bien commencer, une jolie balade, à savoir la visite, sur les flancs du Jaizkibel, de la « vallée des couleurs », déjà présentée précédemment dans ce blog (https://coxigrue.wordpress.com/2016/09/15/les-couleurs-du-val/).
Départ matinal, bonne météo, pas de virus à l’horizon, tout s’annonce formidablement bien. Dernier rond-point à Fontarrabie, on s’engage sur la petite route du Jaizkibel.
« Dis donc, qu’est-ce qu’il y avait marqué sur le panneau ? »
« Bah, où ça un panneau, j’ai pas vu ! »
Hé bien, je vais vous le dire, moi, ce qu’il y avait sur le panneau. La route, notre route, la chouette petite route qui parcourt le massif du Jaizkibel côté Océan, allait être coupée tout le reste de la journée pour un rallye automobile. Finie la balade des couleurs ! Bravo les organisateurs !
Nous voilà donc tous les sept en train de réfléchir à un plan B comme Balade Bis, pas trop loin, pas trop à l’aventure. Comme Daniel et moi sommes les seuls à habiter la région, et gravement responsables de l’organisation défaillante, c’est vers nous que se tournent les regards. On se souvient alors d’avoir visité le secteur des anciennes mines près d’Irun, celles qui ont autrefois alimenté l’ancienne forge où nous devons aller manger et boire du cidre ce soir. En route pour la cidrerie, donc.
Mais quoi ! Arrivés au niveau de l’établissement, voilà que ça recommence : impossible de nouveau de poursuivre notre route plus loin ! Que se passe-t-il ? C’est à peine croyable, il y a ici aussi un rallye organisé, et défense de continuer.
Après concertation, on se décide donc à poser les voitures sur place et à faire une petite balade en circuit à partir de là, et espérons qu’on ne trouvera pas une course pédestre sur notre chemin !

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Le départ se fait en longeant par le haut la série des fours d’Irugurutzeta autrefois utilisés pour calciner le minerai de carbonate de fer, afin de le transformer en oxyde et d’augmenter ainsi sa teneur métallique.

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Nous empruntons alors un chemin très raide, sur le tracé d’un chemin de fer sur lequel descendaient les wagonnets de minerai.

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Sur le bord du chemin, des euphorbes attirent le regard, avec leur couleur si particulière.

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Pendant que je photographie, mes compagnons ont fini la grimpette et m’attendent en haut, et c’est sacrément raide !

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Après cette première partie où les wagonnets étaient manifestement actionnés par des câbles, le chemin devient presque plat. Toute cette zone est désormais un parc naturel et a été entièrement reboisée.

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Un bois mort un peu rigolo, sur le bord du chemin. C’est un garçon, apparemment !

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Le débourrage printanier touche certaines espèces avant les autres, ce qui donne cet aspect si particulier aux forêts.

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Après une nouvelle grimpette, nous rejoignons un nouveau chemin presque à plat, qui nous offre quelques beaux aperçus sur le paysage environnant, et jusqu’à l’Océan.

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Il est temps de casser la croûte !

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Les impressionnantes falaises des Peñas de Haya (Aiako Harria en basque) ne sont pas bien loin de nous.

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On reprend notre itinéraire, qui passe maintenant dans des zones d’habitation et de pâturages.

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Et de cerisiers, aussi : on connaît la célèbre confiture de cerises noires qui accompagne agréablement le fromage de brebis, dans la région.

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Puis on retraverse une zone boisée pour terminer notre boucle. Il y a là sur le talus des fleurs jaunes que je ne saurai pas vous nommer malheureusement, des composées en tous cas.

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Puis on passe devant une entrée de galerie condamnée. Ici les rails n’ont pas été enlevés.

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Petite halte en face des fours, que nous longeons cette fois par en bas.

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Ils sont de formes et de matériaux divers, mais tous possédaient les mêmes fonctions et caractéristiques : un vaste foyer de calcination, une alimentation par le sommet et des bouches inférieures pour le déchargement.

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Pour le potager, c’est de l’autre côté du ruisseau !

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Aaaah ! C’était le bon temps, quand on pouvait encore se faire des câlins, sans masque ni distance de sécurité…

Balade printanière.

Hé oui, c’était le 16 mars 2019 seulement, mais comme le printemps météorologique commence déjà le 1er mars, ai-je appris en écoutant la miss météo dans le poste, je peux donc sans mentir parler d’une balade printanière.

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Qui a reconnu le début de la balade ? Quand « il suffit de passer le pont » ?

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Nous revoilà au Pays Basque, au pied de la Rhune, en train de profiter de cette belle journée pour grimper jusqu’à Yasola et aller y prendre notre casse-croûte avec vue.

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Et en effet, les signes du printemps sont là !

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Les violettes…

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…les premières asphodèles…

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…les ajoncs en grande floraison.

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Même les mélèzes commencent à retrouver leur couleur verte.

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Nous y voilà ! Et pas seuls, comme vous voyez.

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Le 16 mars était un samedi, bien calculé !

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Un houx et un roux, mais pas de hibou ni de chou.

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On salue le pottok avant de redescendre.

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La Rhune a encore ses couleurs rousses, elle aussi. Elle attend sûrement le printemps astronomique pour se rhabiller de vert !

Tree hunting en Pays Basque.

Nous voilà encore au mois de février, et encore en 2019. Il fait beau, et nous sommes au Pays Basque.
Mes lecteurs fidèles auront sans doute remarqué, à travers les choix de photos qui illustrent ce blog, que j’aime bien les arbres. Ce jour-là, ayant cherché sur le site « les têtards arboricoles » s’il se trouvait des arbres remarquables dans notre coin des Pyrénées, j’y avais trouvé mention d’un certain nombre des spécimens intéressants du côté de Saint-Jean-Pied-de-Port. Et si on allait y regarder de plus près ?

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Nous voilà au village d’Hosta. Ce n’est pas une métropole, mais il y a tout de même une église, comme il se doit.

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Des maisons basques, aussi, avec une belle porte d’entrée, celle-ci.

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On arpente des petites routes à la recherche de nos arbres. Pour les moutons, il semble que ce soit l’heure de la sieste.

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Voilà notre premier spécimen ! D’après mon site de référence, il s’agit d’un érable champêtre très gros (plus de 5m de tour si je me souviens bien), mais nous n’avons pas sauté la clôture pour aller le mesurer.

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Il partage son pré avec des brebis basques Manech aux cornes exceptionnelles.

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Nous sommes sur la petite route qui mène au pic de Belchou. Mais en allant plus loin, nous finissons par nous trouver très près des écobuages en cours, et donc dans un nuage épais de fumée, et nous faisons demi-tour pour retrouver un endroit respirable pour pique-niquer. On s’arrête au pied d’un gros hêtre dans lequel est bâtie une palombière.

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4,36m, pas mal !

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Février, c’est encore l’hiver, mais les jours allongent déjà sérieusement, et les hellébores sont déjà en fleurs.

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Il fait beau, mais ça fume de partout !

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Autour de nous, les vieux hêtres têtards sont nombreux. On va les mesurer !

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Combien, celui-ci ?

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Haha ! Il dépasse les 5m !

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Le cyclope est magnifique, mais un peu moins gros.

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En redescendant vers la vallée, on voit des feux de tous les côtés !

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Il y même des panneaux. Une pratique ancestrale, ouais… légèrement polluante, peut-être ?

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Nous voici maintenant sur le chemin du retour, en passant par le col des palombières où se trouve un autre arbre signalé sur le site. Encore un hêtre.

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Ah oui, c’est un bel arbre !

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En 2012, son tour de taille était de 5,20m…

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Et pour finir, retour vers la côte dans des paysages bien enfumés…
Le lendemain, la presse racontait que les pompiers avaient dû intervenir à plusieurs endroits pour sécuriser des bâtiments menacés par les flammes…

Aaaah, les pratiques ancestrales !

Balade autour du phare.

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Hé oui, le revoilà, le phare de Biarritz, vigie fidèle à son poste de la pointe Saint-Martin. Il fait encore un beau soleil vers 17h ce 13 février, et c’est l’heure de la balade.

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L’équipe de surveillance est bien là à son poste, en toute discrétion. Chuuuuut !…

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Depuis l’esplanade dédiée à sa Majesté Elizabeth II (!), les falaises biarrotes sont toujours impressionnantes. Le Régina, avec ses cinq étages, domine la scène.

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On voit aussi toujours, bien sûr, sur la plage, les restes de l’éboulement du 2 janvier 2000 … Au-delà, c’est la plage Miramar, avec le Sofitel.

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Il reste encore dans ce quartier quelques-une des maisons bourgeoises de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle, bien qu’elles soient nombreuses à avoir été détruites pour l’édification de ce que l’on voit en arrière-plan. Que voulez-vous, c’est le progrès…

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Pour se diriger vers le centre ville, on n’est pas dans l’obligation de suivre la route, on peut descendre le long des petits chemins bien agréables aménagés dans les espaces verts en haut des falaises. Mais certains passages sont désormais interdits à cause des risques d’éboulement.

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Une échappée entre les arbres permet soudain d’apercevoir une vire dans la falaise du cap Saint Martin, occupée par trois personnes qui ont sûrement emprunté des passages interdits pour y parvenir.

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Sur ce petit belvédère, un arbre bousculé par les tempêtes a trouvé un appui contre la balustrade.

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De là, on aperçoit encore le sommet du phare au-dessus des tamaris dénudés.

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Pour continuer vers Biarritz, il faut ensuite rejoindre un moment la route avant de prendre sur la droite la descente de l’Océan dont les escaliers nous amènent jusqu’à la plage Miramar. En face de nous, c’est la Roche Ronde, zone Natura 2000 pour la protection des oiseaux.

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Inattendu au vu du lieu et de la saison, ce petit lézard gris qui tire le nez à la fenêtre de son bunker !

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Tandis que nous parcourons l’allée Winston Churchill qui longe la plage, on peut admirer au passage la splendide villa Bégonia.

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Mais zut ! Interdit de poursuivre par le bord de mer jusqu’à la Grande Plage ! Il y a des travaux ! Il faut rejoindre la rue où on peut admirer au passage l’église orthodoxe dans les rayons dorés du soleil couchant.

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Nous remontons maintenant vers le phare, car la nuit va venir vite. A la bifurcation, voilà la villa « le Cap » (que l’on trouve aussi sous d’autres noms, villa Martine par exemple). Je crois bien que c’est ma préférée, parmi toutes ces vieilles bâtisses, avec son enchevêtrement de toitures.

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L’éclairage public est déjà activé, ce qui donne au phare un aspect assez différent.

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A cette saison, c’est derrière les montagnes espagnoles que le soleil va se coucher. Un instant à déguster pour finir en beauté la petite balade !

Autour du lac d’Irabia (2)

Après une halte réparatrice, nous reprenons notre chemin.

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Le barrage est maintenant tout proche et il y a un accès pour les véhicules, depuis l’Espagne. Nous avons d’ailleurs croisé nos premiers promeneurs.
Après avoir contourné les bâtiments, nous prenons la route qui descend jusqu’au mur du barrage.

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Il faut passer dessus pour continuer le tour du lac, bien sûr. C’est l’occasion d’observer un peu les installations de production électrique.

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Les mécanismes qui doivent permettre d’actionner des vannes pour réguler les sorties d’eau.

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Au-dessous, c’est l’usine hydro-électrique elle-même.

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Sur l’autre berge, deux constructions en assez mauvais état qui pourraient servir de trop-plein au lac, (en fait je n’en sais absolument rien, j’avoue), accessibles par des petites passerelles souples, bien sûr interdites aux promeneurs curieux. A vrai dire, pour ma part, je n’étais pas vraiment tentée…

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Nous suivons maintenant un sentier plus étroit, à travers une hêtraie qui semble encore plus jeune que celle du matin.

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« Prohibido el paso » ! Bah, tant pis…

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Une feuille morte, parmi tant d’autres… mais celle-ci n’est pas de hêtre, c’est bizarre.

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Par ici, le chemin est du côté de l’ombre, et c’est la berge éclairée qui se reflète dans l’eau du lac.

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Il y a plus de mousses sur les troncs, aussi.

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Une échappée entre les arbres permet de saisir les reflets sur l’eau tranquille.

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Nous arrivons à une passerelle qui permet de franchir un autre ruisseau qui vient alimenter le lac.

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Le niveau est bas mais il y a quand même un peu d’eau au fond du ravin.

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Changement de couleurs : nous avons retrouvé le soleil, tandis que la rive d’en face est maintenant à l’ombre. Il reste le bleu de l’eau, entre les deux.

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Et là, c’est un arbuste qui n’a pas encore perdu toutes ses feuilles qui vient apporter une touche dorée dans le tableau.

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Le sentier, pour finir, rejoint un chemin plus large, carrossable, au bord duquel ce double panneau nous indique, moyennant un calcul pas trop compliqué, que le tour complet du lac doit faire 10 km .

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La dernière partie de la balade ressemble assez à la première, mais la lumière n’est plus la même maintenant.

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Avant de retrouver la voiture, au bord du ruisseau, nous traversons une plantation de thuyas, on se met un peu au vert.

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Retour vers la côte à travers les pâturages et les cabanes de bergers de la montagne basque…

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… en profitant encore un peu d’une splendide vue panoramique sur notre bout de Pyrénées avant de plonger vers la vallée de la Nive qui nous ramènera jusque chez nous.