Le temps des travaux.

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Lever de Lune sur la mer le 23 septembre au soir. Et petit jeu de perspective.
Les visiteurs du weekend sont maintenant tous repartis. Et on va se mettre au boulot.

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Nous voilà lundi matin, et il fait beau, mais zut : la tramontane souffle bon train, d’ailleurs on peut le voir sur la photo : il y a plein de petits traits blancs dans le grand bleu. Voilà qui commence mal, pour les travaux en extérieur !

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Mais ça ne fait rien, l’équipe est reconstituée et se met rapidement au travail. On gratte, on enduit…

Le soir, les tricots rayés ont droit à leur séance de câlinothérapie.

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Le lendemain, aussitôt l’enduit achevé, on se met au bétonnage de la voirie, pas le temps de souffler.

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Ce n’est qu’en fin de journée que l’on a le droit de descendre au village. Les touristes ont déserté les lieux, et nos amis les sangliers ont bien labouré les massifs du front de mer.

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La plage est déserte, et le vent marin qui a commencé à souffler a fait monter la mer jusqu’aux murs.

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Changement de décor le matin suivant : le vent marin a forci. La houle qui s’est formée a remué du sable et les couleurs de la mer sont complètement différentes.

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La matinée s’est passée à la peinture, il est beau, le mur !

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Alors, youpi, on a droit à notre demi-journée ! Le figuier de Barbarie nous fait au revoir de la main. A bientôt !

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Une quinquagénaire bien entourée.

Nous voilà maintenant le 22 septembre … 2018 !….
2018, c’est cinquante de plus que 1968. Et que s’est-il passé en 1968 ? Beaucoup de choses, c’est sûr, certains d’entre nous s’en souviennent encore, parfois avec émotion ; et aussi un petit événement dans un endroit que je connais bien et dans une famille qui n’était pas encore la mienne : la maison de vacances de ceux qui allaient devenir mes beaux-parents, bientôt baptisée « maison de la vigne » ou « casa de la vinya », venait d’être achevée.
Aussi, ce 22 septembre, nous étions un certain nombre d’amoureux de cet endroit unique encore tout imprégné des esprits d’Anita et Sauveur à nous y réunir pour célébrer son cinquantenaire.

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Champagne !…

… retrouvailles et discussions, alors que nous bénéficions d’une splendide journée d’automne (le 22 septembre…)

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On a aligné toutes les tables disponibles pour caser tout le monde, et on y est arrivé !

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Brie, Livarot, Bethmale,… pour le plateau de fromage, la France reste incontournable, et on ne l’a pas contournée !

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L’après-midi, beaucoup prennent la route de la plage, à pied pour la plupart. Mais qui a vu ce petit bout de nature sur le bord du chemin ?

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Les toulousains ont suivi le mouvement.

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Et Gabriel a bien voulu prendre la pose pour garder un souvenir d’une période spéciale dans la vie d’un enfant 🙂

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Pour notre part, nous remontons à pied jusqu’à la maison ; cela permet un choix d’angles différents pour ces beaux nuages lenticulaires.

A peine de retour, incroyable, voilà nos visiteurs de l’été qui s’invitent à leur tour à la fête ! Pas du tout effrayés par notre présence, d’ailleurs…
Franc succès auprès des invités, évidemment.

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Et la belle journée s’achève, dans la splendeur du soir qui vient.

Un dimanche sans tramontane.

Voilà qui est en soi une sorte d’événement ! Et comme, en même temps (pour employer une expression à la mode), nous attendions la visite de Manu et sa famille, ce 22 juillet fut carrément exceptionnel.

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Maintenant que le petit pin de la terrasse est devenu grand, on peut profiter de son ombre à l’endroit où la vue est la plus agréable. La plus époustouflante, même, pour être plus exacte.

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Les filles…

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… les mecs (une partie)…

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…et finalement, tout le monde bulle plus ou moins.
Mais… où sont passés Gabriel et Jérémy ? On ne les voit nulle part !

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Les coquins sont partis jouer avec la tablette de Maman !

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Qu’est-ce qu’elle en pense, Louise ? Qu’elle aime bien être avec son papa, je crois.
Une bonne journée, à renouveler… avec ou sans la tramontane ?

Le retour.

Une fois atteint le redoutable sommet du Puig del Claper 🙂 , il nous reste encore à longer la crête avant de redescendre chez nous par la route.

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Et encore des antennes ! On doit pouvoir devenir riche en revendant à prix d’or aux télécommunicants des morceaux de crête balayés par la tramontane et où seuls les figuiers de Barbarie arrivent à prospérer.

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Ceux-ci sont magnifiques !

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Et les abeilles se régalent de bains de pollen au fond de leurs fleurs. Je me demande comment une plante aussi agressive peut développer des fleurs aussi fragiles et délicates…

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Difficiles à voir et surtout à photographier, les oiseaux sont tout de même bien présents, tel ce rouge-queue noir qui observe la situation depuis son perchoir.

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Les papillons ne manquent pas non plus. Cet amaryllis n’était pas trop farouche ! J’aime les deux points blancs dans le rond noir de l’aile, leur raison d’être me semble très mystérieuse.

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Ce n’est plus un sentier, mais une vraie piste, qui suit maintenant la crête. Grâce aux antennes, bien sûr !

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Malgré la sécheresse estivale, quelques plantes réussissent encore à développer des fleurs, et pas seulement les figuiers de Barbarie. Là c’est une clématite sauvage avec ses grappes blanches.

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Tout le trajet en crête nous permet encore de profiter de la vue vers la côte Sud, où Llançà étale ses maisons blanches qui escaladent la montagne. Les Pyrénées plongeant dans la mer…

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Une dernière antenne, encore bien chargée en engins de télécommunication. Une balade à déconseiller aux électrosensibles, absolument.

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On profite là-haut d’une vue d’ensemble de la gare internationale de Portbou, dont l’activité s’est considérablement réduite depuis que l’Espagne fait partie de l’Europe économique. C’est ce monstre incongru qui a fait la richesse du village, en son temps.

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Une nouvelle page pour la rubrique des choses qui piquent avec ce joli chardon vert où se promène une bête noire (enfin presque noire). Je ne sais pas si la bête pique, mais le chardon, oui, c’est sûr, j’ai vérifié.

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Encore un chardon ? N’ayant pas ma flore sous la main, je ne peux pas identifier cette sorte de plante-dinosaure rencontrée ce jour-là. Bizarre, non ?

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D’ici, on voit bien la différence entre les deux routes, la vieille et la nouvelle, la sinueuse et la rectiligne qui perce la montagne.

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Autre chardon, autre papillon. Satyre ou Mégère ? Tels sont les noms charmants qui lui ont été attribués, le premier pour le mâle et l’autre pour la femelle. Si j’ai bien compris le critère d’identification, je dirais qu’il s’agit ici d’un mâle, un Satyre par conséquent.

Promeneurs, soyez méfiants. Il y a des Satyres dans la garrigue catalane  ! J’en ai rencontré !

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C’est en rejoignant la route goudronnée (la vieille, donc) que nous trouvons ce panneau. J’imagine qu’il signale la fontière entre la commune de Portbou et celle de Colera… En regardant attentivement, on apercevra aussi en arrière-plan le coll dels Belitres, où se trouve la frontière entre la France et l’Espagne.

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Redescendons maintenant par la route. C’est un trajet agréable car presque plus personne ne passe par là en voiture, et les habitants du village en profitent pour venir s’y promener à pied. Si on coupe la partie gare, on a une jolie vue du village, avec au premier plan les terrasses agricoles réhabilitées récemment.

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Depuis le grand virage, on a une vue d’ensemble de « chez nous ». Les terrasses n’y sont pas passées au glyphosate, juste à la débroussailleuse 😉

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Le long du trajet, un promeneur facétieux a un peu transformé l’inscription « coto local » (réserve de chasse ou quelque chose comme ça) en « coito colocad » dont je vous laisse imaginer la signification…

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Nous passons finalement devant la propriété voisine de « can Tunicus », maintenant très entretenue.

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Le propiétaire se réserve désormais l’usage de l’eau que l’on pouvait autrefois aller puiser au fond de la grotte. Il a même replanté quelques pieds de vigne !

Notre petite boucle matinale s’achève là dans la chaleur de la journée. Vive les vacances !

Un peu plus à l’Ouest…

Notre chantier une fois terminé, le 2 octobre était prévue une sortie familiale et mémorielle vers les lieux de prédilection de l’oncle Gaby du côté de la Massane, et nous étions donc chez notre cousin Charles à Argelès. Mais dès le matin, la pluie avait fait son apparition, et la sortie était annulée pour cause d’intempéries.

Un petit tour dans le parc du château, où les grenades se mouillent, puis un petit tour dans le village, avec le parapluie, et après le repas nous reprenons la route vers notre Far-Ouest ariégeois.

En traversant Perpignan on découvre, sur la place de Catalogne, une statue de Dali plutôt rigolote, que nous n’avions encore jamais vue.

Et en arrivant à Estours on découvre que Le Chat n’est pas mécontent de nous revoir !

En ce début octobre, les fleurs de l’été n’ont pas encore fini de s’épanouir.

Et les pommes nous semblent prêtes à être récoltées. Ici, ce sont les Belchard, c’est clairement le pommier le plus productif de tous ceux que nous avons plantés, pour le moment. En 2017, elles constituaient pratiquement la seule production.

A la serre, c’est le moment des meilleures récoltes de tomates. Des tomates poilues, c’est sur la photo que je l’ai remarqué !

Comme les tomates de montagne sont d’un naturel optimiste, même en octobre elles continuent à fleurir, au cas où les beaux jours se poursuivraient indéfiniment.

Quant aux balsamines, elles ne sont plus très exubérantes, mais continuent à offrir quelques fleurs à la gourmandise des gros bourdons.

Pour ce qui nous concerne, un petit tour de l’autre côté du ruisseau nous permettra de ramener de quoi garnir quelques crêpes bien méritées.

 

Le Belvédère de Cerbère.

Le Belvédère du Rayon-Vert, c’est LE monument de Cerbère. Cet ancien hôtel en forme de paquebot, inauguré en 1932, dresse sa haute silhouette entre route et chemin de fer, difficile donc de le manquer lorsqu’on arrive de France, à moins que ce ne soit par la mer.
Principalement destiné à accueillir les voyageurs à destination de l’Espagne lors de leur changement de train et pendant leurs formalités administratives, il leur proposait, outre le logement, de profiter d’un restaurant, un casino, une salle de bal et de spectacle, et même d’un court de tennis sur le toit en terrasse.
Il fait également partie de l’histoire familiale pour avoir été le théâtre de la réception, le 25 septembre 1947, du mariage des parents de Daniel, ainsi que de celui de sa tante Maïthé avec son oncle, célébrés simultanément (les mariées étaient sœurs !)
Mes enfants, ce jour-là, votre future existence avait fait un grand bond en avant !

Désormais classé monument historique, et en cours de rénovation, il accueillait à l’automne 2017 les Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou, qui utilisent sa salle de spectacle.

C’est un étrange bateau de béton, amarré au sol entre la route et le rail.

Nous accédons à la salle de spectacle en empruntant les escaliers, superbement restaurés.

Au sol, les carreaux de ciment, somptueux et bien conservés.

La salle à manger, avec vue sur la mer. Sol, fenêtres, peintures et moulures du plafond, tout a été conservé précieusement.
Si la projection que j’ai vue ce jour-là ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, j’ai beaucoup apprécié la visite de ce superbe bâtiment. Un grand merci à son propriétaire (et ami de Maïthé) Jean-Charles pour son accueil et ses explications.

L’ascension du Puig del Claper (236m)

Nouvelle RTT spéciale filles le jeudi après-midi ! Je leur propose de faire à pied le tour de la maison en passant par les antennes là-haut, et elles acceptent avec enthousiasme.

Regardez comme elles ont l’air contentes !

La balade est agréable, il faut bien le dire. Il faut commencer par descendre par la route presque jusqu’au grand virage que nous appelons toujours « des ordures » en souvenir des temps anciens. Puis quitter celle-ci au démarrage du sentier, pas très visible, qui serpente dans la garrigue jusqu’au sommet du Puig del Claper, où se trouvent les abominables antennes qui défigurent le site depuis de nombreuses années. L’itinéraire offre quelques vues saisissantes sur les falaises en contrebas, comme ici sur celles de la pointe Claper qui ferme la baie de Portbou.

On chemine souvent sur le haut des falaises, non loin de la rupture de pente, ce qui permet également de profiter de la vue vers le Sud de la côte, le cap Creus et le village de Port de la Selva que nous apercevons ici, poussière blanche au pied de la montagne.

Sur cette frange de terre à la limite de la mer, la végétation prend une allure bien particulière, nettement distincte de celle qui entoure la maison quelques dizaines de mètres plus loin. Les figuiers de Barbarie, venus du lointain Mexique, s’y taillent la part du lion.

On dit que les figues sont comestibles, mais je n’ai jamais osé y goûter à cause des innombrables petits harpons tout fins qui hérissent toute la plante et pénètrent dans la peau où ils se cassent et torturent leur victime pendant des jours et des jours.

Nous arrivons maintenant au sommet, où poussent les vilaines antennes, tandis qu’un vilain nuage passe dans le ciel, pour compléter ma vilaine photo.

On découvre alors l’autre côté du Puig, avec le village tout proche de Colera, où se situe une autre branche de la famille de Daniel et Maïthé, côté grand-père maternel cette fois (Cadaqués, c’était côté grand-mère !) ; plus loin, c’est le village de Llansá.

Nous suivons maintenant, le long de la crête, la piste d’accès aux vilaines antennes. A la verticale de la maison, on peut surveiller les mecs en train de travailler, ou même de boire des bières…

Nous redescendons maintenant par la vieille route, bien moins fréquentée par les véhicules à moteur depuis le percement du tunnel, ce qui rend la promenade nettement plus agréable qu’aux temps anciens. Vue d’en haut, l’immensité de la gare reste toujours surprenante !

Dernière vue sur la maison depuis le virage des voyeurs, d’où l’on peut observer à loisir les éventuels adeptes du bronzage intégral sur le toit en terrasse. Mais à l’époque des drones, tout cela a perdu un peu de son charme…