Autour du lac d’Irabia (2)

Après une halte réparatrice, nous reprenons notre chemin.

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Le barrage est maintenant tout proche et il y a un accès pour les véhicules, depuis l’Espagne. Nous avons d’ailleurs croisé nos premiers promeneurs.
Après avoir contourné les bâtiments, nous prenons la route qui descend jusqu’au mur du barrage.

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Il faut passer dessus pour continuer le tour du lac, bien sûr. C’est l’occasion d’observer un peu les installations de production électrique.

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Les mécanismes qui doivent permettre d’actionner des vannes pour réguler les sorties d’eau.

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Au-dessous, c’est l’usine hydro-électrique elle-même.

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Sur l’autre berge, deux constructions en assez mauvais état qui pourraient servir de trop-plein au lac, (en fait je n’en sais absolument rien, j’avoue), accessibles par des petites passerelles souples, bien sûr interdites aux promeneurs curieux. A vrai dire, pour ma part, je n’étais pas vraiment tentée…

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Nous suivons maintenant un sentier plus étroit, à travers une hêtraie qui semble encore plus jeune que celle du matin.

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« Prohibido el paso » ! Bah, tant pis…

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Une feuille morte, parmi tant d’autres… mais celle-ci n’est pas de hêtre, c’est bizarre.

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Par ici, le chemin est du côté de l’ombre, et c’est la berge éclairée qui se reflète dans l’eau du lac.

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Il y a plus de mousses sur les troncs, aussi.

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Une échappée entre les arbres permet de saisir les reflets sur l’eau tranquille.

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Nous arrivons à une passerelle qui permet de franchir un autre ruisseau qui vient alimenter le lac.

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Le niveau est bas mais il y a quand même un peu d’eau au fond du ravin.

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Changement de couleurs : nous avons retrouvé le soleil, tandis que la rive d’en face est maintenant à l’ombre. Il reste le bleu de l’eau, entre les deux.

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Et là, c’est un arbuste qui n’a pas encore perdu toutes ses feuilles qui vient apporter une touche dorée dans le tableau.

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Le sentier, pour finir, rejoint un chemin plus large, carrossable, au bord duquel ce double panneau nous indique, moyennant un calcul pas trop compliqué, que le tour complet du lac doit faire 10 km .

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La dernière partie de la balade ressemble assez à la première, mais la lumière n’est plus la même maintenant.

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Avant de retrouver la voiture, au bord du ruisseau, nous traversons une plantation de thuyas, on se met un peu au vert.

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Retour vers la côte à travers les pâturages et les cabanes de bergers de la montagne basque…

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… en profitant encore un peu d’une splendide vue panoramique sur notre bout de Pyrénées avant de plonger vers la vallée de la Nive qui nous ramènera jusque chez nous.

Autour du lac d’Irabia (1)

En route pour un tour de lac, comme promis.

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Suivons la flèche ! 4 kilomètres jusqu’au barrage, si elle dit vrai. Quant au panneau supérieur, dont la partie en espagnol signale que là est la limite d’accès des véhicules, mes minces connaissances de la langue basque ne me permettent pas de vous dire s’il signale la présence de champignons, le seul mot que j’y reconnais étant « ez » qui veut dire non.

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A première vue, les hêtres semblent très majoritaires dans le boisement. Ils ont maintenant perdu presque toutes leurs feuilles, laissant passer les rayons filtrés du soleil du matin.

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Sur la droite, une montagne dont je n’ai pas réussi à déterminer le nom avec certitude. Les curieux resteront donc encore un peu sur leur faim.

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Les brumes matinales ont déposé partout de fines gouttelettes, qui alourdissent, en les rendant aussi bien visibles, les toiles d’araignées.

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Mon poisson pilote chemine devant moi, comme toujours.

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Tandis qu’il trace la route, j’en profite pour admirer les effets des rayons de soleil sur les fines branches des arbres toutes chargées de gouttes d’eau.

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En avançant, on peut maintenant découvrir le bras du lac que nous longeons sur notre chemin.

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L’eau est turquoise, dans le soleil.

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Deux hêtres jumeaux, serrés l’un contre l’autre pour affronter ensemble les intempéries.

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En ce mois de décembre 2018, les ajoncs aussi ont mis leurs gilets jaunes, mais c’est juste pour attirer l’attention des insectes pollinisateurs.

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En regardant vers le haut, on est surpris par la taille de ces arbres, dont les troncs sont encore bien minces.

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Sur le bord du chemin, un panneau présente les 5 sortes de pics que l’on peut rencontrer ici.

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On peut d’ailleurs observer leurs travaux sur les arbres proches.

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On arrive maintenant à un belvédère aménagé, où une belle rampe toute neuve a été placée.

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De là, on a une vue dégagée sur le lac, dont le niveau est bien bas.

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Une carte installée près du barrage nous permet de découvrir le chemin parcouru, ainsi que ce qu’il nous reste à parcourir. C’est la petite flèche verte qui montre la position de la carte. Elle me permet aussi de supposer que ma précédente photo de montagne sans nom pourrait être le Mozoloandi. Mais je n’en ai pas trouvé de confirmation par ailleurs.

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De là, en direction du nord-est, nous découvrons les pentes légèrement enneigées du pic d’Orhy, première montagne à dépasser 2000 mètres d’altitude à partir de l’Océan.

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Nous découvrons aussi qu’il faudrait une permission écrite de la commissaire des eaux pour naviguer sur cette retenue, et que nous avons bien fait de ne pas amener d’embarcation avec nous 😉

Et maintenant, une petite pause avant de poursuivre la balade.

Biarritz sans l’Océan.

Moins connus que le célébrissime front de mer avec ses plages et ses bâtiments emblématiques, la commune de Biarritz recèle en son sein pas moins de trois lacs naturels : le lac Marion, où je vous ai déjà emmenés, le lac privé de Brindos où je ne suis pas sûre de vous emmener un jour, car le château de Brindos, propriété de Serge Blanco, et son restaurant gastronomique, n’est pas un lieu que je fréquente régulièrement, et enfin celui que nous allons visiter aujourd’hui, à savoir le lac Mouriscot. Remarque, on ne peut pas dire que je fréquente ce dernier régulièrement non plus, car depuis toutes ces années c’est en avril 2017 que se fait ma première visite ! Allons-y.

Nous abordons le site par le Nord-Est, où une belle moquette verte agrémentée d’akènes de pissenlit nous accueille, avec le soleil.

Pour s’approcher du lac, on passe sous le couvert des arbres, où quelques arums sauvages (arum maculatum, pour les botanistes) profitent de la situation à l’ombre pour s’épanouir. Une plante facétieuse, qui, d’après wikipédia, « diffuse des odeurs d’excréments pour attirer de petites mouches qui assurent la pollinisation ». Amusant, non ?

Nous atteignons ensuite le lac lui-même, et prenons un chemin qui suit la rive côté Nord, on va essayer de faire le tour.

Notre chemin traverse une zone humide où prospèrent ce que nous appelons faussement des arums, mais qui sont en fait des zantedeschias, c’est pourtant facile à retenir ! 😉

On longe la rive Nord pendant un bon moment. Il fait beau.

Puis, comme nous atteignons la zone marécageuse en bout de lac, la température chute brusquement, la brume cache le soleil et envahit tout : c’est le phénomène typiquement basque de l’arrivée du brouillarta, qui nous rappelle que nous sommes vraiment très près de l’Océan.

Nous poursuivons tout de même sous le couvert des arbres, et on traverse le petit ruisseau de la Moulie, déversoir du lac. Notons que ce petit ruisseau est en fait un fleuve, puisqu’il rejoint directement l’Océan 1500m plus loin !

L’endroit, pourtant sauvage, prend un petit côté jardin japonais lorsqu’on se retourne vers l’aval où le cours d’eau passe à travers des bambous.

Poursuivant notre chemin, nous rejoignons une petite route goudronnée qui nous ramènera sans problème, quoique de façon moins agréable, jusqu’à notre point de départ. Dans les bas-côtés, de jolies clochettes blanches que je ne reconnais pas. Renseignements pris, il s’agit d’ail triquêtre, une jolie fleur de printemps avec une curieuse tige triangulaire.

Pour finir, le vilain brouillarta se déchire un peu côté Océan pour laisser filtrer un rayon de soleil bienvenu, qui donne un joli coup de projecteur sur la berge Sud du lac que borde notre petite route.

Te Anau et la route de Milford Sound.

De nouveau une petite carte pour montrer le trajet dont il va être question ici :

Pour aller de Dunedin à Milford Sound, il faut traverser (en largeur) toute l’île du Sud, puisque la première est sur la côte est alors que le second est du côté ouest sur la mer de Tasman. Il n’est pas bien difficile, sur la carte, de deviner le chemin que nous avons suivi. Départ le 28 février, et première étape le soir à Te Anau.

Te Anau, c’est une petite ville au bord du gigantesque lac qui porte son nom, nous voilà donc, après avoir pris nos quartiers à l’hôtel voisin, en train d’aller faire une promenade lacustre et familiale.

On découvre au passage un bouquet de « mountain beech », une espèce autochtone de hêtre. Tawhai Rauriki, c’est son nom maori…

Autre local de l’étape, le « paradise duck » ou tadorne de Paradis, une espèce où la femelle a la particularité, contrairement à un usage bien répandu chez les oiseaux, d’être plus voyante que le mâle, comme nous la voyons ici, avec la tête et le cou entièrement blancs.

Le lendemain matin, au petit déjeuner…

Dehors, la brume semble annoncer le beau temps, avec un pâle soleil que l’on aperçoit en train de commencer à percer.

Chez les canards, c’est l’heure de la toilette.

Et en route vers Milford Sound ! Le temps semble plutôt favorable, mais que trouverons-nous là-bas ???

Premier arrêt près de l’embarcadère de Te Anau Downs, après une trentaine de kilomètres. Nous sommes toujours au bord du même lac !

La végétation est dense au bord du lac !

Continuant la route, nous entrons dans la zone du parc national de Fiordland, et atteignons la superbe vallée glaciaire d’Eglinton, avec son fond complètement plat, entourée de montagnes.

Tout le monde s’arrête pour admirer le panorama, et faire quelques selfies.

Encore quelques kilomètres et ce sont les « mirror lakes » (lacs miroirs).

L’eau y a tout de même quelques petites rides…

Après la vallée, la route commence à monter et pénètre dans les montagnes. Il y a plus de nuages, que le soleil arrive encore à traverser par endroits.

On commence à s’inquiéter au sujet du temps à l’arrivée : éviterons-nous la pluie ?

Encore une belle vallée sur la droite de notre route ; au fond, la neige est encore bien présente, ce qui est surprenant vu les altitudes (tout est au-dessous de 2500 m par ici).

Nous voilà près de l’entrée du tunnel de Homer, on est vraiment en montagne ! J’aimais imaginer la présence d’un lac derrière le mur des cascades, mais je ne crois pas que ce soit le cas 😦

Dernier arrêt avant la destination, « the chasm » (le gouffre), où un petit chemin dans la forêt nous amène jusqu’à la rivière Cleddau.

J’adore les fougères arborescentes, peut-être pour leur don de symétrie naturelle.

Nous arrivons à la rivière. Vers l’amont, on remarque déjà les formes particulières des rochers.

Et au-dessous de la passerelle où nous nous trouvons, l’eau disparaît entre des fissures aux formes compliquées, nées du travail des fragments de roches particulièrement dures, portés et propulsés par la force de l’eau descendant des montagnes environnantes.

Autre souvenir de ce bel endroit, c’est là que nous avons fait connaissance avec les « sandflies », un genre de mini moustique tout petit mais extrêmement méchant, heureusement repoussé par les produits vendus pour cet usage. Animal natif ou pas ? Mais oui, bien sûr ! Piopiotahi, c’est son nom maori, mignon, n’est-ce-pas ?

Bien enduits de « repellent spray », nous pouvons maintenant achever notre route et rejoindre Milford Sound : ce sera notre prochaine étape !

 

 

 

Les visiteurs venus de l’Est.

Mais oui, Lyon, la Provence, pour nous ce sont des pays de l’Est ! On pourra facilement me faire remarquer que je suis un peu à l’ouest, mais ça ne fait rien. Voyons donc quelques images de cette semaine estivale où nous avons eu le plaisir et l’honneur d’accueillir cette belle jeunesse dans notre repère d’Ariège.

Programme à la carte pour nos invités, Bérenger s’étant blessé en début d’été en faisant le malin en vélo, et ne pouvant prétendre à effectuer de grandes balades, tandis que Tiphaine et J-Ed allaient se laisser tenter par l’appel des cimes, et donc par la balade incontournable de la région, à savoir l’ascension du Mont Valier, qui domine notre vallée de ses 2838m.

Mais pour se dégourdir un peu les jambes, commençons par une petite balade familiale : en suivant l’itinéraire qui conduit au Port de Salau (je jure que c’est le vrai nom !), et en s’en écartant juste un peu à la fin, rendons-nous tous ensemble jusqu’à la cascade de Bégé.

les marcheurs

Voici l’équipe du jour, à l’exception, évidemment, du photographe (ou peut-être faut-il dire la photographe ?)

le chardon

Nous constatons très vite la présence d’animaux sauvages, ici une abeille très poilue, peut-être issue du croisement d’une abeille ariégeoise avec un ours slovène ?

sous-bois de sapins

Une plantation d’épicéas au bord du chemin, il fait sombre là-dedans !

rencontre

Un peu plus loin, une petite troupe d’ânes derrière une clôture électrique, Tiphaine tente d’engager la conversation.

intéressé

Mais celui qui fouille dans son sac à dos a l’air plus intéressant, voyons un peu ce qu’il va en sortir ?

cascade de Léziou

Comme on n’est pas parti de très bonne heure, on s’arrête pour le pique-nique près de la cascade de Léziou, où l’on est loin d’être les premiers. Il y a même un courageux qui s’apprête à prendre sa douche ! En l’absence de Jean-Marie, personne dans notre équipe n’a envie de le rejoindre.

la cascade

Après notre repas, le baigneur est parti, et un rayon de soleil éclaire joliment le bas de la cascade.

la cascade de Bégé

Poursuivant notre route sans beaucoup de soleil, car les nuages venus d’Espagne débordent un peu par-dessus les crêtes, nous parvenons à la cascade de Bégé, elle est très haute, mais partagée en une succession de chutes.

fatigue

Tout le monde est un peu fatigué, à l’exception de Gabriel qui ramasse et lance des bâtons en direction du torrent, mais il n’a pas la permission de s’approcher très près du bord en pente.

éclairée

Un léger rayon de soleil traverse fugacement les nuages et éclaire un peu plus la cascade, mais nous n’aurons pas mieux pour cette fois. Il est temps de redescendre.

le gué

Un gué à traverser, voilà une bonne occasion de jeter quelques cailloux, et si on pouvait éclabousser un peu papy, ce serait vraiment rigolo !

le chemin du retour

En s’éloignant du pied des montagnes et des vilains nuages espagnols, on récupère quelques rayons de soleil bienvenus.

Titi et J-Ed

Photo-souvenir….

depuis le col de Pause

Pendant que les montagnards sont partis pour le Valier, opération myrtilles pour le reste de l’équipe, au col de Pause, d’où l’on peut en même temps admirer la célèbre et splendide montagne. Gabriel, lui, est reparti avec ses parents, tout triste de quitter le gentil Bérenger.

le lac de Bethmale

Ils sont rentrés bien fatigués, les deux pyrénéistes ! Il faut dire qu’ils ont rajouté un petit supplément aux 1800m de dénivelé du Valier, en allant faire la via ferrata, à la descente. Alors le lendemain, les jambes sont raides, et on se contente de les emmener au lac de Bethmale, où on peut accéder en voiture et faire le tour bien à plat. Mais les couleurs de ce petit lac sont comme toujours somptueuses…

le lac

…particulièrement à travers les arbres qui l’entourent.

hêtre têtard

Ici c’est un hêtre « têtard », de petites pancartes les signalent.

maison Souquet

Et un peu de culture pour finir la journée, avec la visite du musée des colporteurs à Soueix, établi dans la maison Souquet, dont la boutique est restée dans l’état où elle était au moment de sa fermeture, dans les années 1960. Souquet était le fournisseur attitré des colporteurs issus des environs dès le XIXe siècle, à une époque où le moindre aléa de la vie plongeait rapidement une famille d’agriculteurs dans la misère, obligeant certains d’entre eux à prendre la route.

caisse de colporteur

Ici une caisse de colporteur (ou de colporteuse, il y avait aussi des femmes) ; les objets de piété étaient souvent la base de leur commerce.

sur la place

Un peu de bricolage (difficile, pour moi) pour cette dernière image d’un pot familial sur la place du village. Mais non, pas tout à fait la dernière, car en fouillant dans mes archives j’ai retrouvé des photos datant de 1990, où les plus perspicaces retrouveront peut-être deux des personnages ci-dessus…

la balançoire

la terrasse

Congost de Mont Rebei (II)

Comme promis, voici maintenant la suite et fin de cette superbe balade.

Comme je traverse à mon tour la passerelle qui permet de changer de rive, deux embarcations approchent et passent finalement au-dessous de moi !
les canoes jaunes
Deux canoës jaunes perdus sur cet immense lac ! Bizarre…
Le chemin se poursuit maintenant sur l’autre rive, et on s’élève de nouveau bien au-dessus du lac.
l'escalier et la passerelle

En se retournant, on aperçoit à la fois le dernier escalier qui zigzague le long de sa falaise, puis la descente jusqu’au lac, et enfin la passerelle.

passerelle à travers les arbres
On traverse de nouveau une partie boisée, en apercevant encore la passerelle à travers les arbres.

entrée du défilé
Nous approchons maintenant de l’entrée du « congost », le défilé, la partie la plus étroite où le rio Noguera Ribagorzana a creusé son chemin entre les parois rocheuses de la Sierra de Montsec. On aperçoit notre chemin creusé dans la paroi de droite !
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Nous continuons à longer ce lac magnifique, où les couches de roches inclinées plongent en face de nous dans l’eau turquoise.
le bateau à moteur
Un étrange bruit de moteur trouble le calme du lieu : c’est un bateau qui arrive du bout du lac et passe près de nous, on n’avait pas imaginé qu’il soit possible de visiter l’endroit de cette façon !
entrée du défilé
Nous abordons maintenant la partie la plus étroite de l’itinéraire, le « congost ».
le sentier du congost
Le chemin, nettement visible dans la paroi de droite, a été creusé après la mise en eau du barrage de Canelles dans les années 60, qui avait englouti l’itinéraire initial.
le sentier creusé dans la paroi

Encore une fois, il ne faut pas trop craindre le vertige : du côté gauche, c’est raide et il n’y a pas de garde-fou.

le banc le long du sentier

Il y a même de temps en temps un banc, scellé au bord du vide. On doit pouvoir y pique-niquer, mais il ne faut pas laisser échapper son couteau !

la sortie nord de la gorge

Nous sortons maintenant de la partie la plus étroite de la gorge. Devant nous, le lac serpente encore loin, épousant le tracé de la rivière.

l'autre passerelle

Nous arrivons maintenant à une autre passerelle, qui permet de franchir un petit ravin latéral. Comme la précédente, elle bouge pas mal quand on passe dessus.

le bras de lac sous la passerelle

Le bras de lac que nous franchissons a la même couleur que le reste.

mon ombre

Au passage, je peux m’amuser à photographier mon ombre et celle de la passerelle, sur la paroi verticale qui plonge dans le bras de lac.

le papillon

Le chemin est facile et bien tracé, heureusement, car mes genoux sont bien fatigués maintenant. Un papillon provocateur se pose sur une fleur d’ail, tout près du chemin.

herbes ondulantes

J’observe aussi des herbes formant de longs plumets ondulants très légers, je ne peux pas dire de quelle espèce il s’agit.

le bout du lac

Enfin, nous parvenons au bout du lac. Le niveau doit être relativement haut, puisque des arbres vivants dépassent de la surface, pourtant on voit bien que cela peut monter davantage. Il ne nous reste plus qu’à remonter dans les voitures qui nous attendent sagement depuis le matin, et à reprendre la route en direction de la Sierra de Guara, où nous attendent d’autres découvertes.

Le lac de Creno.

Nous voici maintenant le 23 octobre, balade prévue jusqu’au lac de Creno, et…

randonneurs

mais oui, nous sommes bien en Corse, et on va faire la balade entre ariégeois, figurez-vous ! Voici nos voisins estoursiens en train de découvrir à leur tour l’île de Beauté, et c’est avec eux que nous nous rendons au village d’Orto d’où nous allons rejoindre le lac de Creno à 1310m d’altitude.

Après avoir laissé la voiture en bas du village, nous prenons la direction du lac, en passant devant une jolie fontaine

Après avoir laissé la voiture en bas du village, nous prenons la direction du lac, en passant devant une jolie fontaine

dans laquelle une tête est sculptée au-dessus de l'arrivée d'eau.

dans laquelle une tête est sculptée au-dessus de l’arrivée d’eau.

Voici le départ du chemin, près de cette croix noire.

Voici le départ du chemin, près de cette croix noire.

Le chemin grimpe fort à travers une vieille châtaigneraie.

Le chemin grimpe fort à travers une vieille châtaigneraie.

Bientôt, on peut apercevoir le village d'Orto à travers une trouée.

Bientôt, on peut apercevoir le village d’Orto à travers une trouée.

En haut de la pente, c'est une croix blanche cette fois.

En haut de la pente, c’est une croix blanche cette fois.

A partir de là, le chemin ne monte presque plus, et en se retournant on peut voir la mer dans le lointain.

A partir de là, le chemin ne monte presque plus, et en se retournant on peut voir la mer dans le lointain.

Voilà le lac de Creno ! Il y a déjà du monde, mais on va bien trouver un coin pour pique-niquer.

Voilà le lac de Creno ! Il y a déjà du monde, mais on va bien trouver un coin tranquille pour pique-niquer.

Pendant que nous cassons la croûte (délicieux saucisson corse !) les vaches passent près de nous, l'une d'elles va se désaltérer.

Pendant que nous cassons la croûte (délicieux saucisson corse !) les vaches passent près de nous, l’une d’elles va se désaltérer.

Lorsque nous nous remettons en marche pour achever le tour du lac, nous pouvons constater qu'ici les vaches ne savent pas lire.

Lorsque nous nous remettons en marche pour achever le tour du lac, nous pouvons constater qu’ici les vaches ne savent pas lire.

Le lac de Creno est le seul lac naturel d'altitude de l'île qui soit entouré de pins Laricio, ce qui lui donne un charme particulier.

Le lac de Creno est le seul lac naturel d’altitude de l’île qui soit entouré de pins Laricio, ce qui lui donne un charme particulier.

Ce bout du lac est même une sorte de pépinière naturelle. C'est par ici que nous devrions trouver les fameuses et rares drosera indiquées à Daniel par sa collègue France. on se met tous à prospecter, le nez au ras du sol ou presque...

Ce bout du lac est même une sorte de pépinière naturelle. C’est par ici que nous devrions trouver les fameuses et rares drosera indiquées à Daniel par sa collègue France. On se met tous à prospecter, le nez au ras du sol ou presque…

Hourrah ! Les voilà ! Ces minuscules plantes carnivores sont en effet présentes ici comme annoncé, c'est moi qui ai réussi à les voir, avantagée par le fait que j'en avais déjà rencontré dans les Pyrénées.

Hourrah ! Les voilà ! Ces minuscules plantes carnivores sont en effet présentes ici comme annoncé, c’est moi qui ai réussi à les voir, avantagée par le fait que j’en avais déjà rencontré dans les Pyrénées.

Pour la descente, Dany et moi choisissons de continuer le chemin vers le village de Soccia, tandis que les hommes reprennent l'itinéraire aller pour récupérer la voiture à Orto et nous rejoindre ensuite. Le chemin descend à flans de montagne et offre une belle vue sur la vallée glaciaire un peu au-dessous.

Pour la descente, Dany et moi choisissons de continuer le chemin vers le village de Soccia, tandis que les hommes reprennent l’itinéraire aller pour récupérer la voiture à Orto et nous rejoindre ensuite. Le chemin descend à flanc de montagne et offre une belle vue sur la vallée glaciaire un peu au-dessous.

Et c'est encore avec une croix, flanquée d'une table d'orientation cette fois,  que nous finissons la balade, elle est juste au-dessus du parking où nous ne tardons pas à voir arriver notre voiture avec ces messieurs, ils n'ont pas traîné !

Et c’est encore avec une croix, flanquée d’une table d’orientation cette fois, que nous finissons la balade, elle est juste au-dessus du parking où nous ne tardons pas à voir arriver notre voiture avec ces messieurs, ils n’ont pas traîné en route !