Sur la crête du Mandalé.

Une petite balade avec vue et pas trop loin de chez nous, ce 4 novembre 2018 ? En route pour le col d’Ibardin, où l’on rejoint le parking tout en haut. De là, il ne reste plus qu’à suivre plus ou moins la crête jusqu’au sommet (modeste, c’est vrai, 573m) du Mandalé. Mais… au-dessus du monde, quand même !

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Premier replat, celui des cromlechs. Debouts sur la crête, et visiblement éprouvés par les vents, la série de pins se découpe sur le ciel.

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Il est beau, le ciel, tout strié de nuages !

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En regardant vers le nord, c’est la côte basque qui s’étend à nos pieds, puis la côte des Landes, au-delà de la pointe Saint-Martin où se trouve le phare de Biarritz.

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On monte en longeant pratiquement la ligne frontière, avec sur notre gauche une plantation de mélèzes, dont les aiguilles sont bien rousses à cette période de l’année : le mélèze, c’est le sapin qui perd ses aiguilles en hiver !

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Comme on monte encore, la Rhune dépasse maintenant au-dessus des sommets des arbres.

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Vers la gauche, on aperçoit maintenant la baie de Txingudi, et une partie de la chaîne du Jaizkibel.

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La Rhune, encore…

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Vers le sud, on reconnaît la silhouette des Peñas de Haya (les Trois Couronnes, en français).

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Les voilà toutes seules, avec leurs sommets multiples caractéristiques.

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Et nous voilà au sommet, youpi !

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En redescendant, nous croisons d’autres promeneurs, le nez au sol.

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Ici, c’est les fougères que l’on met en rouleaux.

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Un dernier rayon de soleil jette un coup de projecteur sur Biarritz, alors que nous rejoignons la voiture.

Chemin de croix.

Avant de finir le mois de février, le 27 exactement, une petite fenêtre météo pour retourner encore une fois vers notre frontière pyrénéenne. Quand la fenêtre est petite, on ne peut pas s’en aller bien loin, et près de chez nous toutes les bornes officielles ont déjà eu notre visite. Mais en vérifiant bien dans les documents des autres chercheurs de bornes, on peut toujours trouver quelque signe qui nous a encore échappé. Nous partons donc aujourd’hui à la recherche de deux croix anciennes, situées respectivement près des bornes 7 et 8, et qui ne figurent pas encore à notre tableau de chasse.

En route pour le col d’Ibardin, où nous allons nous garer au parking le plus haut, histoire de ne pas rajouter de dénivelé inutile.

la côte basque

De là, vue imprenable sur la côte basque et la côte landaise, c’est toujours aussi fascinant.

le sentier qui monte

Allez, en route, ça grimpe un peu au début, et attention aux feuilles de houx, elles ont du piquant.

On a presque l'impression de sentir la peinture fraîche !

On a presque l’impression de sentir la peinture fraîche !

Le rouge et blanc nous dit que nous sommes sur le GR10 transpyrénéen, les autres je ne sais pas.

la forêt

Nous suivons maintenant une piste peu accidentée, au-dessous de laquelle, à notre droite, se trouve une forêt de pins bien alignés.

la descente des fous

Lorsque nous arrivons à la fin de la forêt, nous voyons sur notre droite un balisage VTT qui signale « la descente des fous » dont j’ai pris la photo ci-dessus : une piste qui descend tout droit le long de la forêt, on imagine bien ce que cela peut donner en VTT, bouh ! Passons notre chemin…

vers la frontière

Ce n’est pas beaucoup plus loin que nous quittons le GR10 pour prendre un sentier sur la gauche, en direction de la frontière.

vers la borne 8

Il ne faut pas aller bien loin pour apercevoir déjà la borne 8, sur la droite du mamelon. C’est près d’elle que nous devons chercher notre première croix, et on voit que Daniel est pressé de la découvrir.

La Rhune

La Rhune se trouve maintenant sur notre gauche, et on aperçoit aussi la ligne pointillée des palombières le long de la ligne de crête au soleil, mais ce n’est plus la saison des migrations, et elles resteront inutilisées jusqu’à l’automne prochain.

la première croix

Voici maintenant la borne 8, et gravée dans le rocher sur la droite l’ancienne croix frontière que nous recherchions, déjà soulignée à la craie par mon collaborateur prévoyant : désormais, toute promenade le long de la frontière se fait avec sécateur (pour dégager les ronces et autres buissons intempestifs), brosse métallique (pour dégager la mousse et les lichens qui cachent les parties gravées) et craie pour souligner les lignes en creux.

un rayon de soleil

Il faut encore continuer à descendre un peu pour rejoindre maintenant la borne 7, près de laquelle se trouve la deuxième croix que nous recherchons aujourd’hui, le soleil nous montre le chemin.

borne 7 et la croix

Pas facile de faire rentrer la borne et la croix dans la même photo, ici elles sont un peu plus éloignées, et le terrain ne s’y prête pas trop. Il faut jouer du grand angle, au maximum.

l'enclos

Nous allons passer par le versant espagnol pour le chemin du retour, on y trouve une grande bâtisse démolie transformée en enclos pour le bétail.

la source

Puis on passe près d’une source captée, certainement ferrugineuse, vu la coloration alentour.

le chemin et la flaque

Les pluies des derniers jours ont laissé quelques beaux miroirs sur le chemin.

la Rhune et la Lune

et la Lune apparaît un instant entre les nuages, juste au-dessus de la Rhune, tandis que nous arrivons à la fin de la balade.

Depuis le col d’Ibardin, le tour du lac du Choldocogagna.

Ciel bleu ce matin, on peut aller marcher un peu. De préférence du côté d’Ibardin, ce qui permettra en même temps de refaire les stocks de xistorras, épaules d’agneau et autres mejillones en escabeche. C’est dimanche, beaucoup de monde avec ce beau temps, tout le monde a eu l’idée de refaire les stocks après les vacances, à croire. Même au parking de la venta tout en haut, il ne reste plus de place, il faut aller sur le petit parking derrière, un peu caché.

On ne croise pas que des touristes ou des randonneurs sur ce parking !

La Rhune de l’autre côté du col.

On prend le chemin qui descend en direction du lac. En se retournant, on voit encore les antennes d’Ibardin.

Le chemin traverse la forêt, essentiellement ce sont des pins et des mélèzes.

On voit le lac vers lequel on descend.

Nous passons à côté d’une source.

Voilà le lac ! On passe de l’autre côté en empruntant le passage au sommet du barrage.

Depuis le barrage, on aperçoit l’Océan, mais qui a vu le troupeau de chèvres dans la falaise toute proche ?

On continue de l’autre côté du lac, le chemin monte vers le col des poiriers.

De ce côté-ci ce sont plutôt des feuillus, surtout des chênes.

On va éviter…

Après le col des poiriers, on prend le chemin qui monte jusqu’à un autre col ; en bas, le lac, et dans le lointain on devine la côte landaise avec sa bordure de sable blanc.

Les bruyères sont encore fleuries.

En montant on découvre la baie de Txingudi, sur la gauche du Choldocogagna.

On peut être presque aussi grand que sa mère et continuer à la téter !

Sur le flanc du Choldocogagna, une forme étrange… Daniel y voit un genre de cerf ou de renne. L’oeuvre d’un artiste basque, peut-être ?

Chercheur en train de méditer. On aperçoit quelques idées fumeuses en train de prendre naissance dans son cerveau.

La rangée de pins rescapés de la coupe forestière. On redescend vers les ventas d’Ibardin.

Un cromlech au pied des pins, il y en a plusieurs mais celui-ci est le seul qui reste bien visible.

Une dernière photo de la Rhune, les nuages sont très photogéniques aujourd’hui.

L’omelette au jambon était excellente, et la bière bien fraîche, superbe promenade, et qui finit bien.

De la douane d’Herboure au col d’Ibardin

… et jusqu’à la venta Elzaurdia où les côtes d’agneau sont toujours aussi bonnes.

Vite au début, le chemin monte raide entre les fougères, et comme le temps est gris (on est au Pays Basque…) on est plongé dans le bain de verdure

Il y a malgré tout quelques fleurs le long du chemin

La Rhune sur notre gauche n’arrive pas à se débarrasser de son nuage

et quelques abricots secs font le régal de Marie, après cette montée

puis le chemin redescend en passant sous des chênes magnifiques

 

avant de remonter rejoindre la piste forestière qui passe sous les constructions du col d’Ibardin, où plusieurs camions attendent leur tour pour être chargés de billes de pin récemment coupées

le long du chemin, les sureaux et les cardères sauvages

puis les prairies des nombreux chevaux au-dessus d’Elzaurdia

Après le repas, son cidre basque et sa bouteille de Rioja, Amalric commence à se sentir une âme d’artiste, il apprécie les abreuvoirs de récupération destinés aux chevaux

et nous redescendons jusqu’à la deuxième voiture au col des abeilles, toujours sous le même ciel gris.