Du côté de Méhatché.

Nous voilà maintenant arrivés au 4 décembre, avec un grand beau temps prévu et bien présent, bonne occasion pour nous rendre jusqu’au col de Méhatché autour duquel il nous manque encore quelques bornes, ainsi que quelques croix et stèles anciennes correspondant elles aussi à la frontière.

En grimpant le dernier tronçon de route avant d’arriver au col, nous apercevons soudain une foule de vautours fauves, sans doute regroupés là pour quelque festin autour d’une carcasse de bétail, ils sont à une quinzaine de mètres de la route à peine. On s’arrête, j’arme le gros zoom sur l’appareil, Daniel prend d’abord quelques photos par la fenêtre de la voiture, puis je sors et m’approche doucement pour essayer de les photographier de plus près, mais ils s’éloignent les uns après les autres, se mettant hors de ma vue, ou prennent leur envol.

les vauours fauves

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au col de Méhatché où nous garons la voiture ; comme d’habitude, les pottoks y sont nombreux, on nous observe avec curiosité

pottoks au col de Méhatché

On enfile les chaussures de marche, Daniel inaugure celles de sa retraite

les chaussures neuves

De l’autre côté de la route, tout près, nous retrouvons la borne 80 que nous connaissons déjà

la borne 80

Mais ce n’est pas pour elle que nous sommes venus, nous allons commencer par chercher la borne 79, qui se trouve au sommet du pic Iguzki juste à côté du col, il va falloir grimper là-haut

le pic Iguzki

Pas de problème, c’est herbeux et pas trop raide, et la montée n’est pas très longue. En se retournant, on aperçoit la voiture en bas au col, et de l’autre côté l’Artzamendi avec à son sommet la boule du radar de l’aviation civile, comme un gros champignon.

l'Artzamendi

Parvenus au sommet, la borne 79 est bien là

sommet du pic Iguzki

En tournant le dos à l'Artzamendi, on est au-dessus du col des Veaux. On aperçoit un peu plus loin les grands bâtiments de la ferme Esteben borda, qui sert aussi de gîte sur le GR10, et un peu au-dessus le col du Gorospil où on a déjà recensé la borne 76 lors d'une précédente expédition.

En tournant le dos à l’Artzamendi, on est au-dessus du col des Veaux. On aperçoit un peu plus loin les grands bâtiments de la ferme Esteben borda, qui sert aussi de gîte sur le GR10, et au-dessus le col du Gorospil où on a déjà recensé la borne 76 lors d’une précédente expédition.

Après cette première visite, il nous faut maintenant redescendre au col de Méhatché, mais comme il est encore trop tôt pour se rendre à la venta du col des Veaux où nous comptons déjeuner, nous décidons de repartir de l’autre côté, en direction des bornes suivantes, pour essayer de trouver quelques marques anciennes de la frontière que nous n’avions pas encore recensées lors de nos dernières visites.

Sur notre droite, le terrain n'est pas très accidenté, tout au moins jusqu'aux falaises appelées "peñas de Itsusi" dans lesquelles nichent de nombreux vautours fauves.

Sur notre droite, le terrain n’est pas très accidenté, tout au moins jusqu’aux falaises appelées « peñas de Itsusi » dans lesquelles nichent de nombreux vautours fauves.

Un peu plus loin que la borne 81, nous trouvons un rocher avec deux anciennes croix gravées.

Un peu plus loin que la borne 81, nous trouvons un rocher avec deux anciennes croix gravées, que nous n’avions jamais vues.

Nous poursuivons ensuite en direction des bornes suivantes, en suivant le tracé du GR10

L'endroit est magnifique, tapissé d'un beau gazon bien tondu par les pottoks, et avec une vue très dégagée vers l'Est de la chaîne.

L’endroit est magnifique, tapissé d’un beau gazon bien tondu par les pottoks, et avec une vue très dégagée vers l’Est de la chaîne.

Nous dépassons la borne 82 et poursuivons notre chemin.

Nous dépassons la borne 82 et poursuivons notre chemin.

Nous apercevons maintenant devant nous le haut des peñas et le plateau en pente douce qui les prolonge, plus loin c'est le massif du Baigura.

Nous apercevons maintenant devant nous le haut des peñas et le plateau en pente douce qui les prolonge, plus loin c’est le massif du Baigura.

Mais nos recherches d’une stèle ancienne marquée sur sa face supérieure restent infructueuses, quoiqu’il semble finalement et après comparaison de photos sur internet que l’une des pierres que nous avions regardées serait peut-être la bonne, mais ce n’est pas bien convaincant. Nous remontons jusqu’à la voiture, car il va bientôt être l’heure d’aller déjeuner.

Peu de pleurs à cette saison, mais les ajoncs ne semblent jamais en être complètement dépourvus !

Peu de fleurs à cette saison, mais les ajoncs ne semblent jamais en être complètement dépourvus !

Nous reprenons la route pour redescendre au col des Veaux, sur notre droite nous pouvons voir le Mondarrain avec ses rochers caractéristiques

le Mondarrain

Il n’est plus très tôt lorsque nous arrivons à la venta Burkaitz, un peu au-dessous du col des Veaux. Nous avons la surprise d’y trouver tout un groupe de français en train de déguster des palombes dans une joyeuse ambiance, on se contente d’un repas plus modeste pour notre part.

Sur l'appui de fenêtre, le patxaran de l'année prochaine est en train de macérer.

Sur l’appui de fenêtre, le patxaran de l’année prochaine est en train de macérer dans sa bonbonne.

Après cela, il nous reste assez de temps pour visiter nos deux bornes encore manquantes de chaque côté du col.

Nous bifurquons d'abord bers la gauche pour aller en direction d'Esteben borda.

Nous bifurquons d’abord bers la gauche pour aller en direction d’Esteben borda.

C'est à peu près depuis la borne 77 que cette photo a été prise, le frontière passe ici entre les deux clôtures, et c'est le pic Iguzki que nous revoyons ici, celui que nous avons gravi ce matin.

C’est à peu près depuis la borne 77 que cette photo a été prise, la frontière passe ici entre les deux clôtures, et c’est le pic Iguzki que nous revoyons ici, celui que nous avons gravi ce matin.

Nous retournons ensuite jusqu’au col des Veaux, depuis lequel il faut prendre une piste pour retrouver les dernières marques de la frontière :

Tout d'abord ce menhir, à la forme originale, et qui fait partie des marques frontières répertoriées.

Tout d’abord ce menhir, à la forme originale, et qui fait partie des marques frontières répertoriées.

Quant à la borne 78, elle se trouve un peu plus loin, et elle aussi est accessible par une sorte de couloir frontière entre deux clôtures…

...d'où il nous faudra d'abord laisser sortir une troupe de pottoks poussée par un berger et son chien...

…d’où il nous faudra d’abord laisser sortir une troupe de pottoks poussée par un berger et son chien…

...avant que ceux-ci n'aillent se regrouper un peu plus bas autour du menhir, avant d'être obligés de reprendre la piste pour rejoindre la ferme un peu plus loin.

…avant que ceux-ci n’aillent se regrouper un peu plus bas autour du menhir, pour être ensuite obligés de reprendre la piste pour rejoindre la ferme un peu plus loin.

Au final, une journée bien remplie malgré les courtes durées de jour à cette saison. Magnifique montagne basque, quand le beau temps est au rendez-vous !

Les bornes Est de la Rhune et le printemps basque.

Nous voilà arrivés au 10 avril (oui, je suis très en retard). C’est un jeudi, mais comme il fait beau et que le pas-encore-retraité en a presque fini avec les contraintes horaires, on peut s’en aller visiter quelques bornes qui manquent à notre collection, du côté Est de la Rhune. Pour cela, c’est par Sare que nous allons passer, où nous laissons la voiture près d’un château d’eau sur une petite route à flanc de montagne.

Dès le départ, les branches de ce châtaignier au-dessus de la voiture donnent le ton : le printemps est là, même si les bogues de l'année dernière sont encore accrochées aux branches.

Dès le départ, les branches de ce châtaignier au-dessus de la voiture donnent le ton : le printemps est là, même si les bogues de l’année dernière sont encore accrochées aux branches.

On en mangerait !

Les belles feuilles vertes… On en mangerait ! (Allons, on n’est pas des lapins…)

Nous commençons à suivre l'ancien chemin qui monte à flanc de montagne, on y retrouve ces petites fleurs dont le bleu vif attire le regard, mais je ne les ai toujours pas identifiées.

Nous commençons à suivre l’ancien chemin qui monte à flanc de montagne, on y retrouve ces petites fleurs dont le bleu vif attire le regard, et que je n’ai toujours pas identifiées.

Les clochettes sont un peu grosses, mais çà a l'air d'une sorte de bruyère.

Les clochettes sont un peu grosses, mais çà a l’air d’une sorte de bruyère.

Le chemin offre une belle vue sur le village de Sare.

Le chemin offre une belle vue sur le village de Sare.

A cette saison, les ajoncs sont bien plus fleuris, ce sont les fameux "chachis" basques.

A cette saison, les ajoncs sont bien plus fleuris, ce sont les fameux « chachis » basques, qui s’y frotte s’y pique.

Comme notre chemin n'est pas très officiel, il est un peu négligé, et cet arbre tombé en travers a commencé à se former en "harpe", avec de jeunes branches poussant à la verticale à partir des bourgeons dormants du tronc, réveillés par leur position.

Comme notre chemin n’est pas très officiel, il est un peu négligé, et cet arbre tombé en travers a commencé à se former en « harpe », avec de jeunes branches poussant à la verticale à partir des bourgeons dormants du tronc, réveillés par leur position inhabituelle.

Sur le talus qui borde le chemin, les premières fleurs de grassette ; attention, c'est une plante carnivore...

Sur le talus qui borde le chemin, les premières fleurs de grassette ; attention, c’est une plante carnivore…

Salut le pottok !

Salut le pottok !

En se retournant, on voit d'autres chemins possibles, dont celui du retour.

En se retournant, on voit d’autres chemins possibles, nous passerons par ce plateau au retour.

Ce bosquet de hêtres est encore en hiver, lui.

Un bosquet de hêtres qui est encore en hiver, lui.

Les rochers, par ici, c'est du poudingue, puddingstone en anglais !

Les rochers, par ici, c’est du poudingue, puddingstone en anglais !

On n'est plus bien loin de la frontière, on peut déjà commencer à chercher s'il existe des bornes sans numéros, plus anciennes. Le chemin longe un ancien enclos de pierres levées.

On n’est plus bien loin de la frontière, et on peut déjà commencer à chercher s’il existe des bornes sans numéros, plus anciennes que les autres, c’est ce que fait Daniel avec son GPS. Le chemin, que je suis sagement, longe un ancien enclos de pierres levées.

Pas de cadavres en décomposition dans ces montagnes basques, les colonies de vautours fauves se chargent de les débarrasser rapidement. Mais non, ce n'était pas un promeneur !

Pas de cadavres en décomposition dans ces montagnes basques, les colonies de vautours fauves se chargent de les débarrasser rapidement. Mais non voyons, ce n’était pas un promeneur !

La borne 28 est dans la cheminée d'accès au plateau sommital de la Rhune, une belle croix pattée ancienne est gravée dans un rocher voisin.

La borne 28 est dans la cheminée d’accès au plateau sommital de la Rhune, une belle croix pattée ancienne est gravée dans un rocher voisin.

En arrivant au début du plateau, on trouve la borne 27 et aussi quelques narcisses "bulbocodium", que l'on appelle aussi trompette de Méduse, c'est bizarre ce nom.

En arrivant au début du plateau, on trouve la borne 27 et aussi quelques narcisses « bulbocodium », que l’on appelle aussi trompette de Méduse, c’est bizarre ce nom. A mon tour de me mettre à plat ventre pour le photographier…

Maintenant on peut découvrir la côte basque Nord avec Saint Jean-de-Luz et sa baie.

Maintenant on peut découvrir la côte basque Nord avec Saint Jean-de-Luz et sa baie.

Lorsque nous parvenons près de la venta Udako etxea, où nous allons casser la croûte, nous découvrons une nouvelle installation, c'est un golf miniature, mais il faut amener sa balle !

Lorsque nous parvenons près de la venta Udako etxea, où nous allons casser la croûte, nous découvrons une nouvelle installation, c’est un golf miniature figurez-vous, mais il faut amener sa balle !

Nous irons tout de même jusqu'au sommet à la recherche des marques de la frontière (pas de borne à numéro dans cette zone). Ici c'est une borne sans numéro, avec une croix gravée sur sa face supérieure, que nous n'avions encore jamais remarquée. Il y en a une autre tout près de la venta Udako, aussi.

Nous irons tout de même jusqu’au sommet à la recherche des marques de la frontière (pas de borne à numéro dans cette zone). Ici c’est une borne sans numéro, avec une croix gravée sur sa face supérieure, que nous n’avions encore jamais remarquée. Il y en a une autre tout près de la venta Udako, aussi.

Cette belle stèle commémore l'ascension de l'impératrice Eugénie, elle avait dû avoir un peu de mal, sans doute.

Cette belle stèle commémore l’ascension de l’impératrice Eugénie, elle avait dû avoir un peu de mal, sans doute.

Encore une pierre gravée, mais ce n'est pas sur la frontière ; les Trois Couronnes ou peñas de Haya dans le lointain.

Encore une pierre gravée, mais ce n’est pas sur la frontière ; symbole féminin ? On reconnaît les Trois Couronnes ou peñas de Haya dans le lointain.

En redescendant nous rencontrons nos premiers moutons de la journée, il y en a un qui a dû se coincer la corne à un moment de sa vie, elle est toute tordue !

En redescendant nous rencontrons nos premiers moutons de la journée, il y en a un qui a dû se coincer la corne à un moment de sa vie, elle est toute tordue !

Un arbre solitaire dans la descente, je me suis longtemps demandée ce qu'il y avait accroché dans sa branche, finalement on dirait une mâchoire de cheval, mais pour savoir comment elle est arrivée là...

Un arbre solitaire dans la descente, je me suis longtemps demandée ce qu’il y avait accroché dans sa branche, finalement on dirait une mâchoire de cheval, mais pour savoir comment elle est arrivée là…

Avant de finir la descente, nous avons rencontré et aimé cette source fraîche, alors que dans nos gourdes il ne restait plus que des fonds d'eau tiédasse.

Avant de finir la descente, nous avons rencontré et aimé cette source fraîche, alors que dans nos gourdes il ne restait plus que des fonds d’eau tiédasse.