Vacances d’hiver (II)

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Retour au bord du torrent, où l’eau dévale joyeusement, et où règne une luminosité inconnue jusque là en raison de la présence des buis, désormais réduits par les pyrales à des squelettes moussus.

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Les rayons du soleil arrivent même à se frayer un chemin jusqu’à l’eau, par endroits !

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Les premières anémones hépatiques éclairent les sous-bois humides de leurs corolles blanches, ou même parfois bleues.

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De nouveaux visiteurs sont maintenant arrivés, pour le plus grand plaisir des petits toulousains qui adorent jouer aux cartes avec Caroline.

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Contents, les garçons !

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Les premiers contacts de Julie avec la neige n’ayant pas été exactement idylliques, on est aussi bien à se promener dans la vallée, hein ?

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En plus, il fait plutôt beau, ce qui ne gâte rien.

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Les perce-neige forment de véritables tapis, par endroits.

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Papy en profite pour finaliser la récupération des anciens poteaux de la ligne à haute tension désormais enterrée (merci Joël).

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Observons au passage qu’ici aussi, même loin du Pays Basque réputé pour son climat humide, les fougères prospèrent sur les troncs des arbres dans ce fond de vallée…

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…car ici, et pour longtemps encore je l’espère, coule une rivière.

Vacances d’hiver.

Nous avançons comme tout le monde en âge, et en ce qui nous concerne dans les années de retraite ; malgré tout nous voici encore concernés par les congés scolaires ! Ceux de l’Académie de Toulouse maintenant, et ce n’est pas le meilleur plan pour profiter de l’éventuelle neige ariégeoise, mais il faut bien faire avec, puisqu’on ne peut pas délocaliser Estours.

Pour ces congés 2017, qui commençaient le samedi 4 février, nous avions donc un droit de garde des enfants d’une semaine à partir de cette date, avant que toute la famille toulousaine s’en aille vers les Alpes comme elle en a maintenant l’habitude. Il était donc prévu que les petits s’en aillent avec Papy dévaler les pentes enneigées de Guzet, mais c’était sans compter sur une malencontreuse glissade au pied des falaises de Zumaia, avec pour conséquence un pauvre Papy avec une côte cassée, et pour lequel il n’était plus question d’aller faire le malin avec les jeunes sur les pistes.

Sans solution de rechange pour les petits, nous voici donc tout de même partis pour l’Ariège avec quelques jours d’avance sur les vacanciers, histoire de rendre les lieux confortablement habitables pour nos hôtes.

Nous y voilà !

Pas de neige à notre arrivée, si ce n’est le reste de l’avalanche au bas du toit de la Mairie, que les employés municipaux n’ont pas jugé utile de déblayer.

Il faut donc franchir ou contourner l’obstacle pour se rendre jusqu’aux quartiers Sud.

On peut aussi emprunter la rocade Est, bien dégagée.

Le ruisseau de Fonta, comme d’habitude à cette saison, coule abondamment en jolies petites cascades.

Les perce-neige sont au rendez-vous des premières fleurs de l’année.

Le Chat, gardien du village, profite d’un rayon de soleil fugitif pour réchauffer son épaisse fourrure. On notera qu’il s’est installé sur la plancha, peu utile à cette saison, mais que nous ne l’avons pas fait cuire.

Il fait un temps bien de saison…

… et les oiseaux s’approchent, attirés par la mangeoire et ses graines de tournesol : les mésanges charbonnières

les petites mésanges nonnettes

des mésanges noires, pas souvent vues par ici

…et un superbe bouvreuil gourmand, et pas trop farouche !

Première montée à Guzet le lundi, les petits ont leur cours ! Après avoir envisagé de s’occuper à la lecture du Canard, Papy-handicapé se laisse tenter pour se joindre aux racketteurs (oh pardon, aux raquetteurs !), à savoir Nanou, Serge et la blogueuse de service. Il ne fait pas bien beau, mais la neige ne manque pas, et ça fait du bien de s’aérer un peu.

Le mercredi, la perturbation neigeuse atteint notre fond de vallée, et ça peut être amusant quand on se couvre bien.

Jeux de société de rigueur !

Le temps change vraiment vite en montagne ! Regardez ce beau ciel bleu à Guzet le lendemain !

Et regardez qui dépoussière sa planche de surf et le matériel qui va avec !

On récupère Jérémy aux pioupious, qui n’a pas l’air de trouver ça fantastique…

On lui donnera quand même son flocon, et à Gabriel son étoile.

Vacances d’hiver, en effet, mais on voit déjà les signes qui annoncent le printemps…

Le début du printemps en Ariège.

Le 20 mars dernier, c’était le retour officiel du printemps. Cette année encore, les premiers signes du réveil de la nature étaient bien présents, même dans notre vallée sauvage.

Quelques petites brumes s'accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s'annonce.

Quelques petites brumes s’accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s’annonce.

Les côtés du chemin d'accès au hameau (la "pierre plate") sont tout émaillés du rose des corydales.

Les côtés du chemin d’accès au hameau (dit « la pierre plate ») sont tout émaillés du rose des corydales.

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une "petite tortue", cherchez la ressemblance...

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une « petite tortue », cherchez la ressemblance…

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

"Il suffit de passer le pont..." ...et c'est tout de suite l'anémone, ces charmantes anémones hépatiques dont les talus sont tapissés à cette saison.

« Il suffit de passer le pont… »
…c’est tout de suite l’anémone, ces charmantes et délicates anémones hépatiques bleues ou blanches dont les talus sont tapissés à cette saison.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l'arrivée du printemps, c'est la fin des floraisons.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l’arrivée du printemps, c’est la fin des floraisons.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c'est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d'un nom pareil !

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c’est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d’un nom pareil !

L'herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille...

L’herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille…

Mais l’hiver ne s’en va pas si facilement, et après une première journée de pluie, petite surprise le surlendemain matin :

Il a neigé la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

Il a neigé pendant la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

En regardant vers l’Est, même genre de décor :

le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

et le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

Encore une journée bien maussade, consacrée aux bricolages intérieurs, et nouveau décor le lendemain matin :

cette fois, la limite pluie-neige s'était bien abaissée ! Décidément, l'hiver n'a pas envie de s'en aller si vite...

cette fois, la limite pluie-neige s’est bien abaissée ! Décidément, l’hiver n’a pas envie de s’en aller si vite…

un beau décor éphémère...

un beau décor éphémère…

inévitablement suivi d'une forte montée des eaux : ici c'est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d'eau impressionnante.

inévitablement suivi d’une forte montée des eaux : ici c’est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d’eau impressionnante.

à la grande joie des canards qui s'amusent comme des fous dans le courant !

à la grande joie des canards qui s’amusent comme des fous dans le courant !

Allons, un peu de patience, on sait bien que le printemps finira encore par l’emporter 🙂