Vacances d’hiver (III) – Les bestioles.

En hiver, dans la vallée d’Estours, il fait le plus souvent sombre, froid et humide. A l’époque du solstice, on a droit dans le meilleur des cas à une demi-heure de soleil par jour. Alors, la plupart des animaux se trouvent une bonne planque et passent l’hiver à roupiller en attendant le retour des beaux jours et des touristes. C’est le cas des loirs, des chauve-souris, des papillons, des marmottes, des taons, des moustiques, et bien sûr aussi des ours (qui pullulent en été dans les parages, paraît-il, bien que je n’en aie jamais vu la queue d’un).
Cependant, bravant les intempéries, il reste encore du beau monde à voir dans le petit peuple animal, avec bien sûr une large place pour les oiseaux qui non seulement n’ont pas plus que moi la faculté d’entrer en hibernation, mais deviennent bien plus visibles lorsqu’il n’y a pas de feuilles aux arbres.

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Pour changer un peu des habituelles mésanges bleues, nonnettes et charbonnières, voyez un peu qui se rapproche aujourd’hui des mangeoires pleines de tournesol.

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C’est un bouvreuil pivoine ! Un mâle, très coloré.

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Hello, Pyrrhula pyrrhula ! (C’est son nom scientifique, je ne suis pas sûre qu’il imite son chant, mais ce n’est pas impossible).

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Fin février, nous sommes déjà loin du solstice, et nous avons droit à quelques heures quotidiennes de soleil, en cas de beau temps. Voici donc notre ami Bernard le lézard sorti momentanément de sa torpeur hivernale pour se réchauffer agréablement.

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Et voilà même que la première fleur de cette pulmonaire, annonciatrice du printemps, a réussi à attirer à elle le premier papillon Citron.

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Tiens ! Une mésange noire, je n’en voyais presque jamais les années précédentes, les voilà plus présentes cette année. La pullulation de chenilles de pyrales les a peut-être aidées à se multiplier ?

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Hola ! Qui va là dans la neige ? Un prince charmant ?

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Mais non, pas du tout ! Il y a un grand rassemblement de grenouilles rousses près de la résurgence dont l’eau s’étale sur le parking en amont d’Estours. Elles sont là en nombre pour s’occuper de la perpétuation de l’espèce, mais ce sont bien des grenouilles amoureuses, et pas des crapauds.

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Regardez bien, derrière l’œil, il y a une forme ronde à peu près de la même taille, et c’est son tympan, son oreille quoi.

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Et lui, vous l’avez reconnu, le siffleur noir à bec jaune ? Quasi invisible en été, on peut maintenant l’apercevoir sur les branches dénudées.

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Le plus difficile, je l’ai gardé pour la fin : un oiseau se cache dans cette photo ! Je vous laisse chercher…

Vacances d’hiver.

Nous avançons comme tout le monde en âge, et en ce qui nous concerne dans les années de retraite ; malgré tout nous voici encore concernés par les congés scolaires ! Ceux de l’Académie de Toulouse maintenant, et ce n’est pas le meilleur plan pour profiter de l’éventuelle neige ariégeoise, mais il faut bien faire avec, puisqu’on ne peut pas délocaliser Estours.

Pour ces congés 2017, qui commençaient le samedi 4 février, nous avions donc un droit de garde des enfants d’une semaine à partir de cette date, avant que toute la famille toulousaine s’en aille vers les Alpes comme elle en a maintenant l’habitude. Il était donc prévu que les petits s’en aillent avec Papy dévaler les pentes enneigées de Guzet, mais c’était sans compter sur une malencontreuse glissade au pied des falaises de Zumaia, avec pour conséquence un pauvre Papy avec une côte cassée, et pour lequel il n’était plus question d’aller faire le malin avec les jeunes sur les pistes.

Sans solution de rechange pour les petits, nous voici donc tout de même partis pour l’Ariège avec quelques jours d’avance sur les vacanciers, histoire de rendre les lieux confortablement habitables pour nos hôtes.

Nous y voilà !

Pas de neige à notre arrivée, si ce n’est le reste de l’avalanche au bas du toit de la Mairie, que les employés municipaux n’ont pas jugé utile de déblayer.

Il faut donc franchir ou contourner l’obstacle pour se rendre jusqu’aux quartiers Sud.

On peut aussi emprunter la rocade Est, bien dégagée.

Le ruisseau de Fonta, comme d’habitude à cette saison, coule abondamment en jolies petites cascades.

Les perce-neige sont au rendez-vous des premières fleurs de l’année.

Le Chat, gardien du village, profite d’un rayon de soleil fugitif pour réchauffer son épaisse fourrure. On notera qu’il s’est installé sur la plancha, peu utile à cette saison, mais que nous ne l’avons pas fait cuire.

Il fait un temps bien de saison…

… et les oiseaux s’approchent, attirés par la mangeoire et ses graines de tournesol : les mésanges charbonnières

les petites mésanges nonnettes

des mésanges noires, pas souvent vues par ici

…et un superbe bouvreuil gourmand, et pas trop farouche !

Première montée à Guzet le lundi, les petits ont leur cours ! Après avoir envisagé de s’occuper à la lecture du Canard, Papy-handicapé se laisse tenter pour se joindre aux racketteurs (oh pardon, aux raquetteurs !), à savoir Nanou, Serge et la blogueuse de service. Il ne fait pas bien beau, mais la neige ne manque pas, et ça fait du bien de s’aérer un peu.

Le mercredi, la perturbation neigeuse atteint notre fond de vallée, et ça peut être amusant quand on se couvre bien.

Jeux de société de rigueur !

Le temps change vraiment vite en montagne ! Regardez ce beau ciel bleu à Guzet le lendemain !

Et regardez qui dépoussière sa planche de surf et le matériel qui va avec !

On récupère Jérémy aux pioupious, qui n’a pas l’air de trouver ça fantastique…

On lui donnera quand même son flocon, et à Gabriel son étoile.

Vacances d’hiver, en effet, mais on voit déjà les signes qui annoncent le printemps…