Parenthèse hivernale.

Premier départ vers l’Ariège le 10 janvier, en 2019, on n’est pas en retard ! Les conditions sont normales pour la saison, hivernales, tout simplement.

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Le départ de la route annonce qu’il va faire bien frais, on s’y attendait.

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Un petit manteau neigeux bien mince recouvre le paysage. Il suffit à donner une bonne ambiance de saison.

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Le froid est bien là, mais les manœuvres ne nécessitent ni pelle à neige pour déblayer le parking,  ni chaînes pour la voiture.

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On est les premiers à fouler la neige fraîche, sur l’escalier !

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Mais ce n’est pas le cas partout. C’est un moment où les promeneurs laissent des traces partout où ils sont passés. Je pense qu’ici il devait s’agir d’un blaireau !

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Les plus présents, bien qu’ils ne laissent que peu de traces au sol, ce sont bien sûr les oiseaux, toujours ravis qu’on leur amène des graines de tournesol.

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Les plus petites, et aussi les plus assidues à la mangeoire, ce sont les mésanges nonnettes, avec leur bonnet noir.

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Pas d’intempéries depuis notre arrivée, en quelques jours le Mirabat a perdu presque toute sa neige.

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Et les mésanges bleues tentent vainement de monopoliser l’accès à la mangeoire.

En Juin, naturellement.

Le mois de juin se poursuit sans autres visites ou expéditions particulières, notre temps se partageant classiquement entre l’Ariège et le Pays Basque.

Commençons par quelques images de la nature ariégeoise, toujours généreuse et inventive.

Les hémérocalles s’adaptent bien, la floraison 2017 est nettement plus importante que la précédente.

Trop voyante sur la voiture, l’araignée verte ! Une tenue camouflée, c’est bien, mais il faut choisir ses lieux de promenade avec soin…

C’est la saison des orchis, il y en a tout un parterre le long du chemin.

Une gesse, me semble-t-il.

D’autres fleurs au bord du ruisseau, mais je ne suis pas capable de les identifier pour le moment.

Peut-être que quelqu’un pourra m’aider ?

Les hortensias sont en avance ! Déjà en fleurs début juin, ce n’est pas courant à Estours.

Au jardin, les haricots sortent de terre, pour une récolte au mois d’août en principe.

Et les coquelicots profitent d’un désherbage sélectif en leur faveur.

Encore et toujours les souris, il n’y a même pas besoin de se cacher pour les photographier !

Quelques pommes sur les arbres, bien éprouvés par les gelées tardives. Première production de « reinettes d’Angleterre », mais les chevreuils ne nous en ont même pas laissé une seule…

Le séquoia continue à pousser tranquillement. J’aime le vert tendre des pousses nouvelles.

Quant aux mésanges, elles se ravitaillent toutes seules désormais, avec sûrement toute une progéniture à nourrir.

Vacances d’hiver.

Nous avançons comme tout le monde en âge, et en ce qui nous concerne dans les années de retraite ; malgré tout nous voici encore concernés par les congés scolaires ! Ceux de l’Académie de Toulouse maintenant, et ce n’est pas le meilleur plan pour profiter de l’éventuelle neige ariégeoise, mais il faut bien faire avec, puisqu’on ne peut pas délocaliser Estours.

Pour ces congés 2017, qui commençaient le samedi 4 février, nous avions donc un droit de garde des enfants d’une semaine à partir de cette date, avant que toute la famille toulousaine s’en aille vers les Alpes comme elle en a maintenant l’habitude. Il était donc prévu que les petits s’en aillent avec Papy dévaler les pentes enneigées de Guzet, mais c’était sans compter sur une malencontreuse glissade au pied des falaises de Zumaia, avec pour conséquence un pauvre Papy avec une côte cassée, et pour lequel il n’était plus question d’aller faire le malin avec les jeunes sur les pistes.

Sans solution de rechange pour les petits, nous voici donc tout de même partis pour l’Ariège avec quelques jours d’avance sur les vacanciers, histoire de rendre les lieux confortablement habitables pour nos hôtes.

Nous y voilà !

Pas de neige à notre arrivée, si ce n’est le reste de l’avalanche au bas du toit de la Mairie, que les employés municipaux n’ont pas jugé utile de déblayer.

Il faut donc franchir ou contourner l’obstacle pour se rendre jusqu’aux quartiers Sud.

On peut aussi emprunter la rocade Est, bien dégagée.

Le ruisseau de Fonta, comme d’habitude à cette saison, coule abondamment en jolies petites cascades.

Les perce-neige sont au rendez-vous des premières fleurs de l’année.

Le Chat, gardien du village, profite d’un rayon de soleil fugitif pour réchauffer son épaisse fourrure. On notera qu’il s’est installé sur la plancha, peu utile à cette saison, mais que nous ne l’avons pas fait cuire.

Il fait un temps bien de saison…

… et les oiseaux s’approchent, attirés par la mangeoire et ses graines de tournesol : les mésanges charbonnières

les petites mésanges nonnettes

des mésanges noires, pas souvent vues par ici

…et un superbe bouvreuil gourmand, et pas trop farouche !

Première montée à Guzet le lundi, les petits ont leur cours ! Après avoir envisagé de s’occuper à la lecture du Canard, Papy-handicapé se laisse tenter pour se joindre aux racketteurs (oh pardon, aux raquetteurs !), à savoir Nanou, Serge et la blogueuse de service. Il ne fait pas bien beau, mais la neige ne manque pas, et ça fait du bien de s’aérer un peu.

Le mercredi, la perturbation neigeuse atteint notre fond de vallée, et ça peut être amusant quand on se couvre bien.

Jeux de société de rigueur !

Le temps change vraiment vite en montagne ! Regardez ce beau ciel bleu à Guzet le lendemain !

Et regardez qui dépoussière sa planche de surf et le matériel qui va avec !

On récupère Jérémy aux pioupious, qui n’a pas l’air de trouver ça fantastique…

On lui donnera quand même son flocon, et à Gabriel son étoile.

Vacances d’hiver, en effet, mais on voit déjà les signes qui annoncent le printemps…

Vagabondages de mai.

Le mois de mai s’est ensuite achevé sans grande ni petite expédition, hormis les allées et venues entre l’Ariège et le Pays Basque. Il a été accompagné de son habituel cortège de soleil, de pluies et de brumes, de fleurs et même de bestioles.

Premier passage par l’Ariège au retour du Roussillon :

Le Mirabat apparaît entre les brumes

apparition du Mirabat entre les écharpes de brumes tandis que le soleil perce à travers les nuages.

une pervenche

Quelques fleurs de pervenches sur le rocher du fond de la terrasse.

les jardins

Dans les jardins côté Nord, les pommes de terre commencent à montrer leurs feuilles, et les courges essayent de s’adapter à leur vie en pleine terre. Il est loin, le vieux temps où tout cela n’était qu’un grand champ de ronces !

les arctothèques

Autres lieux, nouvelles fleurs à découvrir : celles-ci s’avèrent originaires d’Afrique du Sud, l’époque est aux migrations. Ce sont des arctothèques, qu’on se le dise.

le jardin de Michou

C’est aussi la grande saison des fleurs dans le jardin de Michou à Anglet.

Biriatou

Une petite virée gastronomique à Biriatou, là aussi les fleurs apparaissent, mais il faut laisser la place du chat.

les iris d'Estours

De retour en Ariège, les iris sont au sommet de leur floraison, une période que j’apprécie particulièrement. Les grosses limaces noires les adorent aussi, mais je ne les laisse pas faire. Enfin… je fais ce que je peux.

fleur de lamier

Moins appréciés des mollusques, les lamiers tapissent les bords du chemin dit « la pierre plate » qui permet de monter au hameau depuis la route.

les ancolies

C’est aussi la pleine saison des ancolies, qui bleuissent abondamment les bords des chemins et des routes en mai et juin.

iris après la pluie

Les perles de pluie se posent sur les iris et leur font courber la tête, elles brillent dans le soleil.

les mésanges

Un couple de mésanges bleues s’est installé dans le mur nord, l’entrée du logis se trouve au-dessous de l’extrémité d’une poutre. Je les ai repérées aux piaillements de la marmaille lorsqu’un des parents arrive avec le ravitaillement. Mais il a fallu attendre longtemps avant de réussir à fixer la scène…

géranium livide

Plus discrets que les ancolies, les géraniums livides sont de plus en plus nombreux chaque année. J’aime leur délicatesse.

la rose rouge

L’une des roses rouges, jamais très nombreuses, a capté des centaines de gouttes, ça brille dans le soleil.

le lézard vert

C’est l’époque où les lézards verts, préoccupés par leur reproduction, deviennent un peu bleus (les mâles uniquement, paraît-il), et surtout bien moins farouches car leur attention se concentre sur la course à la lézarde.

encore le Mirabat

Dernier salut au Seigneur Mirabat avant de repartir vers l’Ouest…

couchant sur l'Océan

…et dernier salut au Soleil qui s’en va éclairer au-delà de l’Océan avant de revenir par l’Est le lendemain matin.

Avril, gare aux morilles !

Après la ville, la montagne ! Après la fin de mars, c’est le début avril, et comme chacun sait, avril, c’est le mois des poissons, et dans les Pyrénées c’est aussi le mois des morilles.

Comme toujours à cette saison, on guette les signes du réveil de la Nature, et ils ne manquent pas.

bourgeons à fleurs

Sur le vieux cerisier, les bourgeons à fleurs sont tout ronds et prêts à s’ouvrir.

fleur de pêcher

Un peu au-dessous, le petit pêcher a ses toutes premières fleurs. Portera-t’il des fruits ? Au moment où j’écris ceci, l’arbre porte encore deux petites pêches…

pissenlits

Le jaune éclatant des pissenlits attire déjà les premiers papillons.

violettes

Les violettes, connues pour leur timidité, sont en effet plus discrètes.

le jardin

Le potager numéro 3 se prépare à accueillir les patates de l’année, bientôt la plantation !

les fèves

Les fèves, elles, semées en hiver, commencent à pousser.

mésange bleue

Les oiseaux sont nombreux à venir nous visiter, attirés par les graines de tournesol dont je remplis leur mangeoire : mésanges bleues…

mésange nonnette

mésanges nonnettes, toutes petites…

mésange charbonnière

…mésanges charbonnières (celle-ci a dû laisser échapper sa graine)…

pinson des arbres

…et pinsons des arbres incapables de s’accrocher au perchoir de la mangeoire, mais qui viennent picorer au sol les graines tombées.

la morille

Et tout de même, fidèle au rendez-vous d’avril, la voilà, la morille tant espérée !

le Mirabat

Salut à toi, ô pic du Mirabat, continue à veiller sur notre vallée !

Le printemps s’installe en Ariège.

Quelques images prises entre le 7 et le 11 avril, où on voit que le printemps est vraiment là !

arbre en fleurs

floraison

 

un Vulcain

un vulcain

un pissenlit

une fleur de pissenlit

une aigrette

un pappus de pissenlit

Hihihihihihihiiiiii !!!!!

Hihihihihihihiiiiii !!!!!

anémones des bois

anémones des bois

coccinelle

coccinelle (à 6 points !)

le sentier d'Esteiches

le sentier d’Esteiches

graines de lierre

les fruits du lierre

prélèvement

prélèvement à la seringue

fleur de cerisier

le cerisier est en fleurs

mésange

la mésange chante

butineuse en manteau de fourrure

« En avril, ne te découvre pas d’un fil ! »

Cette abeille sauvage respecte bien ce conseil : elle a mis son beau manteau de fourrure pour sortir butiner. Pas folle, l’abeille…