La Haute-Corse, suite de nos aventures.

Il me restait ensuite une journée et demie pour me balader autour de Corte, et je les consacrai à poursuivre mon exploration de la proche région du Bozio, ses villages et ses minuscules routes pleines de virages où, heureusement, peu de monde circule, du moins à cette saison.

L'eau ne semble pas manquer dans ces villages de la montagne corse, les fontaines sont nombreuses, il me semble que celle-ci est à Santa-Lucia. La plaque semble confirmer l'existence de familles de politiciens sur l'île, car il me semble que le nom du maire de l'époque est encore bien connu aujourd'hui...

L’eau ne semble pas manquer dans ces villages de la montagne corse, les fontaines sont nombreuses, je crois que celle-ci est à Santa-Lucia. La plaque semble confirmer l’existence de familles de politiciens sur l’île, car  le nom du maire de l’époque est encore bien connu aujourd’hui…

Ici le soleil peut jouer à l'infini sur le relief.

Ici le soleil peut jouer à l’infini sur le relief.

Beaucoup de culturel pour la suite de mes visites du Bozio, avec l'achat d'un nouveau guide Gallimard de la Haute-Corse ; cap donc sur la chapelle San Pantaleo à Gavignano, dont le guide décrit les fresques du XVe. Mais voilà : la chapelle est en travaux et tout à fait fermée, et tant pis pour les fresques, ce sera peut-être pour une autre fois. Je ne découvrirai que plus tard les quelques pages à la fin du guide où toutes les indications sont données pour les éventuelles visites...

Beaucoup de culturel pour la suite de mes visites du Bozio, avec l’achat d’un nouveau guide Gallimard de la Haute-Corse ; cap donc sur la chapelle San Pantaleo à Gavignano, dont le guide décrit les superbes fresques du XVe. Mais voilà : la chapelle est en travaux et tout à fait fermée, et tant pis pour les fresques, ce sera peut-être pour une autre fois. Je ne découvrirai que plus tard les quelques pages à la fin du guide où toutes les indications sont données pour les éventuelles visites…

Ma route traverse ensuite le joli village de Saliceto.

Ma route traverse ensuite le joli village de Saliceto.

Quelques kilomètres plus loin, je gare la voiture et monte à pied le chemin vers la chapelle Santa Maria de Cambia, un peu inquiète de ne trouver aucune indication de durée. Heureusement, la marche n'est pas trop longue et je découvre, à côté de la chapelle, la statue-menhir de Petra Frigiata et les ruines d'un ancient couvent.

Quelques kilomètres plus loin, je gare la voiture et monte à pied le chemin vers la chapelle Santa Maria de Cambia, un peu inquiète de ne trouver aucune indication de durée. Heureusement, la marche n’est pas trop longue et je découvre, à côté de la chapelle, la statue-menhir de Petra Frigiata et les ruines d’un ancient couvent.

La chapelle, qui est bien dissimulée par les arbres, est ouverte et renferme un autel roman primitif en dalles monolithes.

La chapelle, qui est bien dissimulée par les arbres, est ouverte et renferme un autel roman primitif en dalles monolithes.

Un peu plus loin, c'est depuis le hameau de San Quilicu que l'on se rend (à pied aussi) à la chapelle du même nom ; elle est très ressemblante à Santa Maria avec ses pierres taillées, mais beaucoup plus ornée que cette dernière.

Un peu plus loin, c’est depuis le hameau de San Quilicu que l’on se rend (à pied aussi) à la chapelle du même nom ; elle est très ressemblante à Santa Maria avec ses pierres taillées, mais beaucoup plus ornée que cette dernière.

Un homme en train de tuer un dragon.

Un homme est en train de tuer un dragon.

Un modillon grimaçant.

Un modillon grimaçant, bouh !

Quittons maintenant le Bozio avec ce dernier village perché (je pense qu'il s'agit de Sermano mais je n'en suis pas certaine), car la vacation est maintenant terminée et en route direction Calvi et Calenzana.

Quittons maintenant le Bozio avec ce dernier village perché (je pense qu’il s’agit de Sermano mais je n’en suis pas certaine), car nous arrivons maintenant au jeudi, et en route direction Calvi et Calenzana.

Il y a beaucoup de vaches le long de notre route, on ne sait pas trop de quoi elles survivent car on ne voit pas un brin d'herbe, l'été a dû être particulièrement sec cette année. Certaines sont d'une maigreur impressionnante.

Il y a beaucoup de vaches le long de notre route, on ne sait pas trop de quoi elles survivent car on ne voit pas un brin d’herbe, l’été a dû être particulièrement sec cette année. Certaines sont d’une maigreur impressionnante.

Arrivés au col de San Colombano, on découvre la mer. Les touffes de chardons desséchés ne sont pas du goût des vaches, elles sont intactes.

Arrivés au col de San Colombano, on découvre la mer. Les touffes de chardons desséchés ne sont pas du goût des vaches, elles sont intactes.

Moi qui n'ai jamais pu photographier un éclair...

Moi qui n’ai jamais pu photographier un éclair… 🙂

Nous descendons vers le village de Belgodère, précédé de son cimetière.

Nous descendons vers le village de Belgodère, précédé de son cimetière.

Ici les chardons sont encore vivants !

Ici les chardons sont encore vivants !

Après avoir rejoint la côte, nous tournons vers la droite pour rejoindre le site de l'embouchure de l'Ostricone, avec l'intention d'y faire une petite balade, car les douleurs de Daniel, après s'être déplacées, se sont finalement bien calmées.

Après avoir rejoint la côte, nous tournons vers la droite pour rejoindre le site de l’embouchure de l’Ostricone, avec l’intention d’y faire une petite balade, car les douleurs de Daniel, après s’être déplacées, se sont finalement bien calmées.

Pour arriver à la plage, il faut marcher un peu, et pour finir prendre les chaussures à la main pour la grande traversée !

Pour arriver à la plage, il faut marcher un peu, et pour finir prendre les chaussures à la main pour la grande traversée !

La plage est magnifique, très peu de monde et une eau turquoise et juste bonne, on se décide pour un petit bain et le pique-nique sur place, pour la balade on verra après.

La plage est magnifique, très peu de monde et une eau turquoise et juste bonne, on se décide pour un petit bain et le pique-nique sur place, pour la balade on verra après.

Finalement, on s'est décidé pour la balade, malgré la chaleur. En montant, il y avait un trou où l'on pouvait se reposer à l'ombre, le luxe quoi.

Finalement, on s’est décidé pour la balade, malgré la chaleur. En montant, il y avait un trou où l’on pouvait se reposer à l’ombre, le luxe quoi.

Finalement, on s'est décidé pour la balade, mais sans aller jusqu'au sommet, on s'est arrêté avant la partie rocheuse qui semblait délicate pour mon genou, la vue était quand même chouette de là, sur la plage et la côte vers l'Ile-Rousse.

On s’est arrêté avant la partie rocheuse qui semblait délicate pour mon genou, la vue était quand même chouette depuis là, sur la plage et la côte vers l’Ile-Rousse.

Une fois redescendus et prêts à repartir vers le Sud en direction de Calvi, un dernier coup d'oeil à ce superbe endroit depuis l'ancienne route qui sert désormais de parking.

Une fois redescendus et prêts à repartir vers le Sud en direction de Calvi, un dernier coup d’oeil à ce superbe endroit depuis l’ancienne route qui sert désormais de parking.

La Haute-Corse, première partie.

Après ces festivités, et les départs successifs des uns et des autres, il ne restait plus que quelques jours pour se préparer vraiment à notre premier séjour automnal en Corse. Et même plus précisément en Haute-Corse, puisque quelques vieux souvenirs nous incitaient à retourner traîner nos baskets du côté du Cap Corse, ce que nous avions déjà fait il y a bien longtemps avec Chipie (la chienne plutôt bien nommée) et les trois enfants. Cap donc sur Bastia et son aéroport, pas forcément une bonne idée puisqu’il a fallu transiter par Marseille à l’aller, Paris au retour, et donc perdre pas mal de temps en transports alors qu’il y a des vols directs de Toulouse à Ajaccio.
Comme chacun sait (ou pas), Bastia est la deuxième « grande » ville de Corse, sur la côte Est de l’île, et à la base de ce « doigt » pointant vers le Nord encore appelé Cap Corse. Et si Bastia est juste au pied de la montagne, une vaste zone de plaine côtière s’étend juste au Sud de la ville, avec l’étang de Biguglia et l’aéroport de Poretta.

Samedi 28 septembre au matin, nous découvrons la ville de Bastia depuis notre lieu d'hébergement, Alzeto, sur les hauteurs.

Samedi 28 septembre au matin, nous découvrons la ville de Bastia depuis notre lieu d’hébergement, Alzeto, sur les hauteurs. Deux ferries sont à quai, tout près de la vieille ville, et on aperçoit l’étang de Biguglia qui brille dans le lointain.

Pas de marche au programme ce jour car Daniel s'est blessé en attachant son lacet (çà ne s'invente pas) et souffre d'une douleur à l'aine. Nous choisissons donc d'explorer la côte Est du cap, en suivant la route côtière avec quelques incursions vers la montagne.

Pas de marche au programme ce jour car Daniel s’est blessé en attachant son lacet (çà ne s’invente pas) et souffre d’une douleur à l’aine. Nous choisissons donc d’explorer la côte Est du cap, en suivant la route côtière, avec quelques incursions vers la montagne. Premier arrêt à la marine d’Erbalunga.

Sur les hauteurs de Sisco, un chat bavard et sympathique près d'une "maison d'américain" difficile à apercevoir...

Sur les hauteurs de Sisco, un chat bavard et sympathique près d’une « maison d’américain » difficile à apercevoir…

...et surveillée par un mulet bien coiffé au sourire avenant.

…et surveillée par un mulet bien coiffé au sourire avenant.

Nous reprenons ensuite la route littorale qui passe tout près de la tour génoise de l'Osse

Nous reprenons ensuite la route littorale qui passe tout près de la tour génoise de l’Osse

et ce n'est plus très loin de Macinaggio que nous trouvons la petite plage qu'il nous faut pour pique-niquer (et ramasser des micro-coquillages pour Gabriel)

et ce n’est plus très loin de Macinaggio que nous trouvons la petite plage qu’il nous faut pour pique-niquer (et ramasser des micro-coquillages pour Gabriel)

Nous irons ainsi jusqu'au petit port de Barcaggio, à l'extrémité nord de l'île, d'où l'on peut voir l'île de la Giraglia et son phare.

Nous irons ainsi en flânant jusqu’au petit port de Barcaggio, à l’extrémité nord du Cap, d’où l’on peut voir l’île de la Giraglia et son phare.

Au retour, Alzeto et notre gîte sont déjà dans les nuages.

Au retour, Alzeto et notre gîte sont déjà dans les nuages.

Le lendemain matin les chats de la maison nous tiennent compagnie au petit déjeuner, sous la tonnelle.

Le lendemain matin les chats de la maison nous tiennent compagnie au petit déjeuner, sous la tonnelle.

La journée est consacrée à la visite de Bastia autour de son superbe vieux port, ici sous le soleil après l'orage.

La journée est consacrée à la visite de Bastia autour de son superbe vieux port, ici sous le soleil après l’orage.

Mais nous voilà au dimanche soir, il est temps de prendre la route pour Corte, il y en a un qui travaille, demain !

J'ai donc quartier libre pour les trois jours à venir, je commence donc par un petit tour dans la ville à la recherche des photos exposées, ici les photos du thème "culture et patrimoine", avec, en haut à droite... une de mes photos (les alignements de menhirs près de Sartène).

J’ai donc quartier libre pour les trois jours à venir, je commence par un petit tour dans la ville à la recherche des photos exposées cet été, ici les photos du thème « culture et patrimoine », avec, en haut à droite… une de mes photos (les alignements de menhirs près de Sartène). Une première !…

puis, l'après-midi, première balade sur les routes étroites et sinueuses du Bozio, à l'Est de Corte. Ici c'est la mairie d'Altiani, je n'en avais jamais vu de pareille ! (Pourtant ol y a bien écrit mairie au-dessus de la porte...)

puis, l’après-midi, première balade sur les routes étroites et sinueuses du Bozio, à l’Est de Corte. Ici c’est la mairie d’Altiani, je n’en avais jamais vu de pareille ! (Pourtant il y a bien écrit mairie au-dessus de la porte…)

En s'éloignant, on a une belle vue sur l'ensemble du village.

En s’éloignant, on a une belle vue sur l’ensemble du village.

Comme souvent en corse, le soleil et les nuages jouent à cache-cache, et les lumières sont magnifiques.

Comme souvent en corse, le soleil et les nuages jouent à cache-cache, et les lumières sont magnifiques.

Ici c'est Tralonca, tout près de Corte, avec en arrière-plan les aiguilles de Popolasca (j'adore ce nom).

Ici c’est Tralonca, tout près de Corte, avec en arrière-plan les aiguilles de Popolasca (j’adore ce nom).

Aller retour jusqu'aux bergeries de Grotelle dans la vallée de la Restonica le mardi matin, mais sans la marche prévue pour diverses raisons techniques (passerelle réduite à deux poutres, oubli de la carte photo...) ; ici un des innombrables pins Laricio de cette superbe vallée.

Aller retour jusqu’aux bergeries de Grotelle dans la vallée de la Restonica le mardi matin, mais sans la marche prévue pour diverses raisons techniques (passerelle réduite à deux poutres, oubli de la carte photo…) ; ici un des innombrables pins Laricio de cette superbe vallée.

Belle luminosité sur les montagnes avoisinantes (le Capo a Chiostro ?)

les bergeries de Grotelle sont encore occupées en ce début d'octobre, et les bidons à lait sont sur leur égouttoir !

Les bergeries sont encore occupées en ce début d’octobre, et les bidons à lait sont sur leur égouttoir !

Allez, je craque, encore quelques pins Laricio avant de retourner arpenter les routes du Bozio la prochaine fois.

Allez, je craque, encore quelques pins Laricio avant de retourner arpenter les routes du Bozio.