Ansot de chevreuil.

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Nous voici début février 2019. Quelques belles journées, pas de grosses précipitations sur le Pays Basque intérieur, bonne occasion pour aller se promener à Bayonne à la plaine d’Ansot, ce qui n’est pas toujours faisable, surtout en hiver.
Je vous y ai déjà emmené par le passé, c’était ici : https://coxigrue.wordpress.com/2017/05/29/un-petit-saut-plaine-dansot/
je ne reviens donc pas sur le système des barthes qui se remplissent et se vident ici au rythme des marées. Contentons-nous de nous promener et d’observer, et même de tenter de photographier les bestioles aperçues… hum, pas toujours facile !

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Nous arrivons visiblement à marée basse ! Il n’y a plus qu’un petit filet d’eau dans le ruisseau.

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Cet objet bizarre disposé là est un piège à ragondin. Cette espèce importée et invasive a tendance à faire disparaître les espèces locales, on cherche donc ici à l’éliminer pour favoriser ces dernières.

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Les platanes sont nombreux, particulièrement le long de la Nive. Celui-ci a une drôle de tête avec ses petits yeux et son nez creux tubulaire !

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Nous voilà à la « maison des Barthes », grande bâtisse rénovée au rez-de-chaussée de laquelle se trouvent les espaces dédiés au public.

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Pas facile de saisir les oiseaux, ils s’enfuient ou se cachent dans les branchages dès que l’on s’approche un peu trop d’eux. Les corbeaux (ou corneilles?) quoique méfiants, sont plus visibles que les autres à cause de leur taille.

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Sur l’autre rive, un ponton privé.

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Un reflet presque parfait…

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La marée basse découvre des dépôts limoneux.

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Voilà maintenant un adepte de l’Aviron Bayonnais qui passe dans un léger bruissement d’eau.

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Au-delà de la limite de la zone protégée, on retrouve les champs cultivés ; du maïs, ici.

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Quelques fanes qui traînent …

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La ligne à haute tension n’est pas beaucoup plus loin.49341647258_3a25c6036d_z

Gare au pêcheur imprudent !

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Comme le soir approche, en revenant vers la maison des Barthes, on découvre des habitants nouveaux.

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La marée s’est inversée pendant notre promenade ! Il est temps de rejoindre la sortie pour ne pas se faire enfermer !

Un petit saut plaine d’Ansot.

La plaine d’Ansot, c’est un espace naturel protégé aménagé dans les barthes de la Nive à l’entrée de Bayonne. L’entrée de la Nive, bien sûr, pas celle des gens, qui n’empruntent plus beaucoup les rivières pour se déplacer. Mais c’est quoi,  les barthes ? Il y en a le long de la Nive, de l’Adour, de la Nivelle à Saint-Jean-de-Luz ; ce sont, en Gascogne et au Pays Basque, les zones inondables qui longent les cours d’eau. Connectées à la rivière, elles sont soumises aux variations des niveaux d’eau qui dépendent à la fois de la pluviométrie et éventuellement, comme c’est le cas ici, du battement des marées, car la plaine d’Ansot se trouve dans la partie maritime de la Nive.
Autant dire que ce n’est pas toujours facile d’aller se promener là-bas, car le site reste parfois fermé durant de longues périodes en raison des pluies sur le Pays Basque intérieur, qui font monter le niveau de l’eau et rendent le lieu impraticable sauf peut-être en barque. Mais le 25 octobre, il n’y avait pas de problème, et voici quelques photos de notre petite promenade.

Pour y accéder, il y a un grand parking au lieu dit La Floride sur la rive gauche, et une passerelle (le pont Blanc) construite en utilisant les piles d’un ancien pont ferroviaire autrefois démoli et vendu à la ferraille.

Limité par la Nive d’un côté et par l’autoroute de l’autre, le lieu couvre une centaine d’hectares.

Même lorsque ce n’est pas inondé, l’eau est partout, drainée par fossés et ruisseaux.

De nombreux sentiers parcourent le sous-bois.

Les ruisseaux se remplissent ou se vident au rythme des pluies et des marées.

C’est l’automne, la saison préférée des champignons, qui envahissent les souches mortes en rangs serrés !

Le long du chemin d’Ansot poussent des cardères sauvages qui me paraissent encore bien vertes pour la saison.

Évidemment, le site ne ferme pas très tard, et il faut presser le pas pour rejoindre la sortie et ne pas se faire enfermer ! Nous reviendrons, c’est sûr…

Els Aiguamolls de l’Empordà.

Une autre belle découverte cette année en Ampurdan, et dont l’ami Pol nous avait maintes fois parlé, c’est le parc naturel des Aiguamolls. Nos difficultés techniques à la maison nous ayant amenés plusieurs fois jusqu’à Figueras, il devenait possible de réclamer un petit détour pour aller voir sur place. Découverte en deux temps, après avoir d’abord suivi un itinéraire en partie extérieur au parc, et repéré une meilleure option pour la fois suivante.

les canards à la toilette

La plupart de ces photos ont été prises depuis des postes d’observation aménagés, il y en a beaucoup dans le parc. Mais, bien sûr, la présence des animaux n’y est pas assurée. Ici, notre premier poste visité l’est à l’heure de la toilette des canards. A cette saison, fin juillet, qui n’est plus celle des nids, on les trouve souvent réunis par grands groupes de la même espèce, se déplaçant le matin et le soir vers le lieu de repos nocturne.

avec le héron

Un peu plus loin, il y a un héron cendré en train de chasser.

boeufs et garde-boeufs

De l’autre côté du chemin suivi le premier jour, il y a un important troupeau de bovins, bien gardés par des hérons garde-bœufs, justement.

fleurs mauves

De jolies touffes de fleurs mauves, je ne peux pas dire de quoi il s’agit.

attroupement de canards

L’après-midi est déjà bien avancée, et nous découvrons un rassemblement de canards, déjà regroupés pour la nuit dans les champs alentours.

canard herbivore

Mais il en reste encore quelques-uns dans l’eau, en train de brouter les herbes aquatiques.

 

Empuriabrava

Au-delà des champs et de la rivière, Empuriabrava et ses immeubles, et la colline de Rosas.

au couchant

Dans la lumière du couchant, l’eau ressemble à de l’or liquide.

l'écrevisse

Il fait tout à fait nuit lorsque nous rejoignons la voiture ; à cette heure-là, le chemin est envahi d’écrevisses que nous avons du mal à distinguer, mais qui nous montrent leurs pinces lorsque nous les approchons !

l'arbre aux cigognes

De retour le lendemain pour en découvrir un peu plus, en suivant un itinéraire entièrement à l’intérieur de la réserve intégrale, nous commençons par longer le secteur d’habitat des cigognes blanches, dont la réintroduction s’avère un grand succès.

les daims

Il y a aussi un important troupeau de daims, qui semblent faire bon voisinage avec les cigognes.

héron et cigogne

On partage le même terrain de chasse…

les anciens silos

Au bout du chemin que nous parcourons aujourd’hui, il y a d’anciens silos à riz aménagés en miradors, qui offrent une vue intéressante sur l’ensemble du site.

les aiguamolls et la mer

On aperçoit la mer, là-bas, au bout des marais.

les chevaux

Plus à gauche, il y a un troupeau de chevaux, eux aussi avec les garde-bœufs, qui osent même se jucher sur leur dos !

bisous de cigognes

Certains postes sont placés très près des nids de cigognes, et permettent de surprendre quelques petits bisous.

le petit oiseau

Avec un peu de patience, on peut arriver à surprendre des habitants bien moins spectaculaires…

cigogne à la pêche

Mais les cigognes sont bien jolies et plus facile à attraper, avec leur grande taille.

envol de goélands

Il se fait tard de nouveau, les oiseaux doivent commencer à se regrouper dans les champs voisins comme la veille, mais ce n’est pas sur notre chemin aujourd’hui.

la vigie

En quittant les lieux, nous pouvons apercevoir, telle une sentinelle, l’une des cigognes du parc juchée au sommet d’un grand pylône électrique, étrange rencontre de la nature et de la technologie, aux frontières de cet espace préservé… pour longtemps encore, on espère.