Jaizkibel, le sentier littoral.

Revenons maintenant à l’extrémité occidentale des Pyrénées, pour aller y explorer une frontière un peu différente de celle qui nous occupe habituellement, à savoir la frontière entre terre et mer.

Après la première petite ville espagnole de Fontarrabie s’étend sur une longueur de plus de 10km le massif montagneux du Jaizkibel, avec sa longue arête globalement orientée du Sud-Ouest (où se trouve Pasaia et son port) vers le Nord-Est (où se trouve Fontarrabie). Côté Océan, il présente son flanc Nord-Ouest aux assauts des intempéries et des tempêtes, qui en ont façonné le relief. C’est un endroit particulier, sauvage et encore très préservé, car peu accessible (une seule petite route, bien mal indiquée) et recevant de plein fouet les colères de l’Atlantique.

Pour notre part, notre seule tentative de balade ayant été peu concluante, nous avions renoncé à en faire un but de promenade jusqu’à la récente découverte, sur le net, de quelques photos plutôt alléchantes, et après des recherches un peu plus poussées voici quelques images de notre première véritable découverte de ce lieu assez exceptionnel.

Après un repas sympathique au merendero Justiz, nous descendons la petite route jusqu'à son terminus et prenons le chemin qui descend vers l'Océan. Nous sommes le 21 avril, la floraison des ajoncs est à son apogée, ils sont somptueux.

Après un repas sympathique au merendero Justiz, nous descendons la petite route jusqu’à son terminus et prenons le chemin qui descend vers l’Océan. Nous sommes le 21 avril, la floraison des ajoncs est à son apogée, ils sont somptueux.

Tout de même, il faut bien que quelque chose nous rappelle que nous sommes ici en terre basque !

Tout de même, il faut bien que quelque chose nous rappelle que nous sommes ici en terre basque !

Le chemin descend rapidement jusqu'au littoral, et nous commençons à découvrir le socle rocheux entre les banquettes herbeuses.

Le chemin descend rapidement jusqu’au littoral, et nous commençons à découvrir le socle rocheux entre les banquettes herbeuses.

On découvre déjà quelques sculptures d'érosion dans le socle rocheux.

On découvre déjà quelques sculptures par érosion dans les bancs de grès.

Nous avons de la compagnie, cette fois ! Père et fils...

Nous avons de la compagnie, cette fois ! Père et fils…

L'univers est en pente, par ici. Ce n'est pas si mal, pour s'asseoir, apparemment.

L’univers est en pente, par ici. Ce n’est pas si mal, pour s’asseoir, apparemment.

Derrière nous, on voit les pâturages, les chevaux qui paissent en liberté, et la maison près de laquelle nous avons garé les voitures.

Derrière nous, on voit les pâturages, les chevaux qui paissent en liberté, et la maison près de laquelle nous avons garé les voitures.

De l'autre côté du ruisseau, au bord de la falaise, il y a un cheval qui broute dont Fanny dirait qu'il a la même coiffure que le cousin Machin (cf famille Adams).

De l’autre côté du ruisseau, au bord de la falaise, il y a un cheval qui broute et dont Fanny dirait qu’il a la même coiffure que le cousin Machin (cf famille Adams).

Voilà la falaise en question, la coupe me fait penser à un plat de lasagnes.

Voilà la falaise en question, la coupe me fait penser à un plat de lasagnes.

On arrive maintenant à un replat herbeux avec une belle perspective sur la côte vers l'Ouest.

On arrive maintenant à un replat herbeux avec une belle perspective sur la côte vers l’Ouest.

En cet endroit se trouve un panneau didactique qui commémore une aventure de l’aviateur Roland Garros (hé non, ce n’était pas un joueur de tennis !) Le 23 mai 1911, ce dernier, qui participait à la course Paris-Madrid, se trouva à court de carburant avant l’arrivée prévue à Saint-Sébastien. Il réussit à atterrir sur cette plate-forme, puis à obtenir de l’essence en sollicitant l’assistance locale, y compris celle de frères capucins, en latin ! Et il réussit enfin à rallier Saint-Sébastien après avoir lancé son avion au-dessus de la mer au bout d’un roulage d’une centaine de mètres…

En tous cas, l'endroit est magnifique, et les falaises cachent des merveilles réalisées par l'érosion.

En tous cas, l’endroit est magnifique, et les falaises cachent des merveilles réalisées par l’érosion.

Me voici attendue par le reste de la troupe.

Me voici attendue par le reste de la troupe.

Le sentier est régulièrement bordé de falaises aux formes étranges.

Le sentier est régulièrement bordé de falaises aux formes étranges.

Les rochers qui subsistent des couches anciennes emportées par l'érosion semblent prêts à se précipiter dans le vide.

Les rochers qui subsistent des couches anciennes emportées par l’érosion semblent prêts à se précipiter dans l’océan.

Au ras du sol, les discrètes fleurs de grémil attirent l’œil par leur bleu intense.

Au ras du sol, les discrètes fleurs de grémil attirent l’œil par leur bleu intense.

Encore des sculptures sur grès, la variété est infinie.

Encore des sculptures sur grès, la variété est infinie.

Ici nous découvrons les variations de couleurs de la roche, due à des éléments étrangers.

Ici nous découvrons les variations de couleurs de la roche, dues à des éléments étrangers certainement.

Les panneaux nous permettent de nous situer par rapport aux extrémités du sentier.

Les panneaux nous permettent de nous situer par rapport aux extrémités du sentier.

Au retour, nous retrouvons le cousin Machin, avec un collègue, ou un autre cousin.

Au retour, nous retrouvons le cousin Machin, avec un collègue, ou un autre cousin.

Le sentier franchit plusieurs ruisseaux sur le parcours que nous avons suivi. A cette saison, tous avaient de l'eau.

Le sentier franchit plusieurs ruisseaux sur le parcours que nous avons suivi. A cette saison, tous avaient de l’eau, qui coulait claire sur le fond sableux.

Dernière image de ces beaux pâturages avant de remonter vers le parking retrouver la voiture.

Dernière image de ces beaux pâturages avant de remonter vers le parking retrouver la voiture.

La presqu’île de la Parata.

Nous voici arrivés au 24 octobre, dernière journée en Corse avant le retour sur le continent, nous quittons le matin la sympathique maison d’Hélène et Marco (merci pour l’accueil !) dans le petit village de Balogna pour rejoindre Ajaccio d’où nous nous envolerons le lendemain matin. Le temps est beau et le vent est bien tombé, ce qui a permis de maîtriser les multiples départs de feu des derniers jours. Nous avons la journée devant nous et décidons à Ajaccio de reprendre la route des Sanguinaires (un nom un peu inquiétant, mais c’est seulement celui du petit archipel qui termine la côte Nord du golfe d’Ajaccio, dont les roches prennent une couleur rouge dans le soleil couchant). Là-bas, nous pourrons aller rendre visite à la tour génoise de la presqu’île de la Parata, que nous n’avons encore pas approchée.

La route est un cul de sac, elle se termine par un immense parking destiné à accueillir la foule des promeneurs. Nous sommes déjà aux vacances scolaires de Toussaint, bien loin de la saison estivale, mais il y a quand même un peu de monde par cette belle journée. Nous voyons déjà la tour de la Parata, et plus loin l'archipel des Sanguinaires avec son phare.

La route est un cul de sac, elle se termine par un immense parking destiné à accueillir la foule des promeneurs. Nous sommes déjà aux vacances scolaires de Toussaint, bien loin de la saison estivale, mais il y a quand même un peu de monde par cette belle journée. Nous voyons déjà la tour de la Parata, et plus loin l’archipel des Sanguinaires avec son sémaphore.

En nous retournant, nous embrassons le golfe d'Ajaccio.

En nous retournant, nous embrassons le golfe d’Ajaccio.

Pour aller faire le tour de la presqu'île, nous suivons le chemin  qui longe le littoral sur lequel s'accumulent les banquettes d'algues mortes, les fameuses posidonies connues pour oxygéner l'eau et favoriser la présence de poissons.

Pour aller faire le tour de la presqu’île, nous suivons le chemin qui longe le littoral sur lequel s’accumulent les banquettes d’algues mortes, les fameuses posidonies connues pour oxygéner l’eau et favoriser la présence de poissons.

Le sentier, qui fait le tour de la presqu'île, a été aménagé en parcours botanique avec de nombreuses bornes et panneaux didactiques, voici la borne "lentisque"...

Le sentier, qui fait le tour de la presqu’île, a été aménagé en parcours botanique avec de nombreuses bornes et panneaux didactiques, voici la borne « lentisque »…

...puis le panneau lentisques...

…puis le panneau lentisques…

...et enfin les lentisques eux-mêmes, largement présent et repérables bien qu'ils n'aient à cette saison ni fleurs ni fruits.

…et enfin les lentisques eux-mêmes, largement présent et repérables bien qu’ils n’aient à cette saison ni fleurs ni fruits.

Au-dessus de nous, la tour génoise, édifiée en 1550-1551 par Giacomo Lombardo.

Au-dessus de nous, la tour génoise, édifiée en 1550-1551 par Giacomo Lombardo.

L'archipel des Sanguinaires n'est vraiment plus très loin. Alphonse Daudet y avait effectué un séjour, logé dans le phare avec les gardiens.

L’archipel des Sanguinaires n’est vraiment plus très loin. Alphonse Daudet y avait effectué un séjour, logé dans le phare avec les gardiens.

Nous quittons maintenant le sentier littoral pour prendre celui, un peu raide, qui monte jusqu'à la tour, à 55m d'altitude, ce n'est pas l'Himalaya.

Nous quittons maintenant le sentier littoral pour prendre celui, un peu raide, qui monte jusqu’à la tour, à 55m d’altitude, ce n’est pas l’Himalaya.

Nous voici parvenus au pied de la tour, que nous contournons pour chercher un endroit un peu isolé où casser la croûte.

Nous voici parvenus au pied de la tour, que nous contournons pour chercher un endroit un peu isolé où casser la croûte.

C'est le moment que choisit un magnifique milan royal pour venir tourner au-dessus de nos têtes. Un adepte du thon à la catalane, lui aussi ? J'entreprends le changement d'objectif sur l'appareil, avec la conviction qu'il sera allé voir ailleurs entre temps, mais non, le voilà qui revient et tourne de nouveau autour de nous, se laissant photographier avec complaisance...

C’est le moment que choisit un magnifique milan royal pour venir tourner au-dessus de nos têtes. Un adepte du thon à la catalane, lui aussi ? J’entreprends le changement d’objectif sur l’appareil, avec la conviction qu’il sera allé voir ailleurs entre temps, mais non, le voilà qui revient et tourne de nouveau autour de nous, se laissant photographier avec complaisance…

Puisque le zoom est sur l'appareil, j'en profite pour viser vers Ajaccio.

Puisque le zoom est sur l’appareil, j’en profite pour viser vers Ajaccio.

D'ici, on voit bien les traces de l'incendie de la veille, sur la côte nord.

D’ici, on voit bien les traces de l’incendie de la veille, sur la côte nord.

En zoomant, on peut même s'apercevoir que les pompiers s'activent encore dans le bâtiment de droite, qui semble être une de ces paillotes caractéristiques du paysage touristique de Corse.

En zoomant, on peut même s’apercevoir que les pompiers s’activent encore dans le bâtiment de droite, qui semble être une de ces paillotes caractéristiques du paysage touristique de Corse.

Un peu de gym pour poser l'appareil quelque part, un peu de recherche pour le système du retardateur, et nous voilà immortalisés tous les deux grâce aux merveilles de la technologie.

Un peu de gym pour poser l’appareil quelque part, un peu de recherche pour le système du retardateur, et nous voilà immortalisés tous les deux grâce aux merveilles de la technologie.

Puis nous redescendons jusqu'au sentier littoral pour achever le tour de la presqu'île.

Puis nous redescendons jusqu’au sentier littoral pour achever le tour de la presqu’île.

Le parcours est très joli, entre mer et maquis.

Le parcours est très joli, entre mer et maquis.

Nous renonçons à poursuivre le sentier sur la côte nord pour rejoindre la voiture. Ce sera pour l'année prochaine, peut-être ? Un dernier demi à l'établissement de la Parata pour profiter encore un peu du spectacle, avant de rejoindre notre chambre d'hôtes à Porticcio et de reprendre notre envol le lendemain.

Nous renonçons à poursuivre le sentier sur la côte nord pour rejoindre la voiture. Ce sera pour l’année prochaine, peut-être ? Nous nous arrêtons pour siroter un dernier demi à l’établissement de la Parata en profitant encore un peu du spectacle, avant de rejoindre notre chambre d’hôtes à Porticcio et de reprendre notre envol le lendemain.