En Juin, naturellement.

Le mois de juin se poursuit sans autres visites ou expéditions particulières, notre temps se partageant classiquement entre l’Ariège et le Pays Basque.

Commençons par quelques images de la nature ariégeoise, toujours généreuse et inventive.

Les hémérocalles s’adaptent bien, la floraison 2017 est nettement plus importante que la précédente.

Trop voyante sur la voiture, l’araignée verte ! Une tenue camouflée, c’est bien, mais il faut choisir ses lieux de promenade avec soin…

C’est la saison des orchis, il y en a tout un parterre le long du chemin.

Une gesse, me semble-t-il.

D’autres fleurs au bord du ruisseau, mais je ne suis pas capable de les identifier pour le moment.

Peut-être que quelqu’un pourra m’aider ?

Les hortensias sont en avance ! Déjà en fleurs début juin, ce n’est pas courant à Estours.

Au jardin, les haricots sortent de terre, pour une récolte au mois d’août en principe.

Et les coquelicots profitent d’un désherbage sélectif en leur faveur.

Encore et toujours les souris, il n’y a même pas besoin de se cacher pour les photographier !

Quelques pommes sur les arbres, bien éprouvés par les gelées tardives. Première production de « reinettes d’Angleterre », mais les chevreuils ne nous en ont même pas laissé une seule…

Le séquoia continue à pousser tranquillement. J’aime le vert tendre des pousses nouvelles.

Quant aux mésanges, elles se ravitaillent toutes seules désormais, avec sûrement toute une progéniture à nourrir.

L’Ariège dans le vert.

Toutes les nuances y sont, au mois d’avril. Premières feuilles, premières fleurs, encore menacées par d’éventuelles gelées ou chutes de neige, pas si rares à cette saison. Lorsqu’il fait beau et qu’un vent chaud souffle sur la vallée, on peut parfois repérer les morilles à l’odeur qu’elles répandent ! Elles n’ont pas été bien nombreuses, cette année, malheureusement. Trop doux, puis trop froid, ou la Lune qui ne correspond pas bien, allez savoir…

le poirier en fleurs

Le petit poirier transplanté à l’automne nous fait une belle floraison, c’est encourageant pour la suite. Se plaira-t-il à son nouvel emplacement ? On verra bien.

montagnes

A cette saison, la neige est encore abondante sur les sommets, et le Valier est encore bien blanc.

au bord du ruisseau

Au bord du ruisseau, tous les arbres sont couverts de mousses ou de lichens. En avril, le soleil est déjà assez haut pour que ses rayons arrivent jusque là.

le chemin vert

« Notre » chemin avec sa parure printanière.

étoile pâle

Qui a remarqué qu’après avoir soufflé les aigrettes d’une boule de pissenlit, il nous reste encore une petite étoile dans la main ? Celle-ci vous portera bonheur, j’espère.

Avril, gare aux morilles !

Après la ville, la montagne ! Après la fin de mars, c’est le début avril, et comme chacun sait, avril, c’est le mois des poissons, et dans les Pyrénées c’est aussi le mois des morilles.

Comme toujours à cette saison, on guette les signes du réveil de la Nature, et ils ne manquent pas.

bourgeons à fleurs

Sur le vieux cerisier, les bourgeons à fleurs sont tout ronds et prêts à s’ouvrir.

fleur de pêcher

Un peu au-dessous, le petit pêcher a ses toutes premières fleurs. Portera-t’il des fruits ? Au moment où j’écris ceci, l’arbre porte encore deux petites pêches…

pissenlits

Le jaune éclatant des pissenlits attire déjà les premiers papillons.

violettes

Les violettes, connues pour leur timidité, sont en effet plus discrètes.

le jardin

Le potager numéro 3 se prépare à accueillir les patates de l’année, bientôt la plantation !

les fèves

Les fèves, elles, semées en hiver, commencent à pousser.

mésange bleue

Les oiseaux sont nombreux à venir nous visiter, attirés par les graines de tournesol dont je remplis leur mangeoire : mésanges bleues…

mésange nonnette

mésanges nonnettes, toutes petites…

mésange charbonnière

…mésanges charbonnières (celle-ci a dû laisser échapper sa graine)…

pinson des arbres

…et pinsons des arbres incapables de s’accrocher au perchoir de la mangeoire, mais qui viennent picorer au sol les graines tombées.

la morille

Et tout de même, fidèle au rendez-vous d’avril, la voilà, la morille tant espérée !

le Mirabat

Salut à toi, ô pic du Mirabat, continue à veiller sur notre vallée !

L’automne en Couserans.

De retour de Corse à Toulouse le 25 octobre, le 26 nous voilà déjà à Estours pour profiter un peu des couleurs de l’automne, spectacle incomparable dans cette vallée encaissée où la richesse et la variété des coloris s’étale sur tous les versants de la montagne, jusqu’au ciel. Le temps est au beau, nous ne sommes pas déçus dès l’arrivée :

automne ariégeois

Vite un tour au jardin, et dans la serre où nous n’avons pas encore arraché les tomates.

la serre fin octobre

Évidemment, ce n’est plus l’été, mais elles n’ont pas encore gelé et il reste même quelques tomates à ramasser.

fleurs de tomates

Et même… il y en a qui font encore des fleurs, pauvres innocentes.

tomates d'octobre

La récolte n’est pas si ridicule que ça, il y a même encore eu une courgette !

le cerisier de Lardenne

Faisons maintenant le tour des arbres : le cerisier de Lardenne, arrivé en catastrophe au printemps sur le toit de la voiture de Jérôme, semble décidé à passer une nouvelle vie à la montagne. Espérons que les éventuelles cerises ne seront pas véreuses comme elles l’étaient là-bas !

le chêne étranglé

Me rendant ensuite dans notre verger rive droite pour l’inspection des pommiers, je découvre que la corde qui tient l’un des piquets de l’enclos anti-chevaux, attachée à l’un des deux chênes, n’a pas été desserrée depuis plusieurs années et qu’elle est maintenant profondément enfoncée dans le tronc. Il a drôlement grossi, notre chêne ! Pas facile d’extraire la corde enserrée par le bois.

Estours en automne

En poussant jusqu’à la Coume de Mède, je profite du spectacle du hameau à travers les branches déjà un peu dénudées.

feuillages dorés

Sur place, les feuillages sont bien dorés, surtout que le soleil est là pour les éclairer.

pieds d'alouette

De retour à la grange, séance photo-fleurs avec celles qui ornent encore à cette saison le devant de porte, les pieds d’alouettes obtenus avec des graines ramassées à Argelès

rose d'Inde

et les roses d’Inde issues d’un sachet de graines joint en cadeau à une commande, elles ont fleuri tard mais en très jolis pompons jaunes et oranges.

mon jardin

Mon jardin, lui, n’a plus grand-chose à donner à cette saison, en dehors des habituelles herbes aromatiques.

la palette de l'automne

En face, sur l’autre versant, c’est la palette complète des couleurs de l’automne qui éblouit le regard

le Mirabat

tandis que vers le Nord-Est, le Mirabat au soleil occupe son poste immuable de sentinelle de la vallée.

Le début du printemps en Ariège.

Le 20 mars dernier, c’était le retour officiel du printemps. Cette année encore, les premiers signes du réveil de la nature étaient bien présents, même dans notre vallée sauvage.

Quelques petites brumes s'accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s'annonce.

Quelques petites brumes s’accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s’annonce.

Les côtés du chemin d'accès au hameau (la "pierre plate") sont tout émaillés du rose des corydales.

Les côtés du chemin d’accès au hameau (dit « la pierre plate ») sont tout émaillés du rose des corydales.

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une "petite tortue", cherchez la ressemblance...

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une « petite tortue », cherchez la ressemblance…

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

"Il suffit de passer le pont..." ...et c'est tout de suite l'anémone, ces charmantes anémones hépatiques dont les talus sont tapissés à cette saison.

« Il suffit de passer le pont… »
…c’est tout de suite l’anémone, ces charmantes et délicates anémones hépatiques bleues ou blanches dont les talus sont tapissés à cette saison.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l'arrivée du printemps, c'est la fin des floraisons.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l’arrivée du printemps, c’est la fin des floraisons.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c'est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d'un nom pareil !

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c’est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d’un nom pareil !

L'herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille...

L’herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille…

Mais l’hiver ne s’en va pas si facilement, et après une première journée de pluie, petite surprise le surlendemain matin :

Il a neigé la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

Il a neigé pendant la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

En regardant vers l’Est, même genre de décor :

le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

et le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

Encore une journée bien maussade, consacrée aux bricolages intérieurs, et nouveau décor le lendemain matin :

cette fois, la limite pluie-neige s'était bien abaissée ! Décidément, l'hiver n'a pas envie de s'en aller si vite...

cette fois, la limite pluie-neige s’est bien abaissée ! Décidément, l’hiver n’a pas envie de s’en aller si vite…

un beau décor éphémère...

un beau décor éphémère…

inévitablement suivi d'une forte montée des eaux : ici c'est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d'eau impressionnante.

inévitablement suivi d’une forte montée des eaux : ici c’est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d’eau impressionnante.

à la grande joie des canards qui s'amusent comme des fous dans le courant !

à la grande joie des canards qui s’amusent comme des fous dans le courant !

Allons, un peu de patience, on sait bien que le printemps finira encore par l’emporter 🙂

Aunac et fin de séjour.

Avant-dernier jour avant le départ, un petit passage côté cave, un oeil qui tombe sur les bouteilles d’anis especial pour Patxaran, et nous voilà bravant le mauvais temps pour partir à la recherche de quelques éventuelles prunelles épargnées par les oiseaux et les intempéries. Premier essai le long de la route de Mède, où manifestement c’était terminé depuis longtemps, puis deuxième tentative (tout aussi infructueuse) à Aunac, où je me souvenais en avoir vu le long du chemin.

Pas de photos des trois sangliers qui ont traversé la route à la queue leu leu juste devant nous, mais quelques images d’Aunac tout de même, et du départ du lundi matin.

« Reliefs accrochés » autour de Seix, comme ils disent à la météo.

Vers Aunac, ce n’est pas bien différent.

Une belle grange et toujours les nuages.

On sort bien couverts, par ce temps.

Aunac s’organise autour de cette petite place bien tondue. Nous sommes les seuls à traîner nos guêtres dehors.

Le lendemain matin, le temps s’annonce plus clément. Le soleil joue avec les nuages.

Vers Fonta, il fait carrément beau.

La voiture n’apprécie ni le froid ni l’humidité, elle consent à démarrer mais se venge en fumant copieusement.

Avant de partir il faut faire le plein d’eau de la source. Nombreux arrêts en perspective, …

Et voilà la ligne de départ, Bérenger en pôle position, la Volvo encore au stand. Bon retour au pays du mistral !