De l’hiver brésilien à l’été catalan.

Et voilà, le lendemain 4 juillet c’était déjà pour nous l’heure du départ : aéroport de Guarulhos, puis aéroport de Madrid de longues heures plus tard, et pour (presque) finir aéroport de Fontarrabie où José nous attendait pour nous ramener chez nous.

Abbadia vu du ciel

Le temps n’est pas bien terrible à l’arrivée, mais on peut quand même se repérer, et comme l’avion a préparé son atterrissage en faisant un grand virage au-dessus de l’Océan, cela nous permet de découvrir le domaine d’Abbadia depuis le ciella baie de Txingudi

…puis la baie de Txingudi parsemée de petits bateaux, juste avant l’atterrissage.

Quelques jours à Anglet pour se remettre du voyage, et du décalage horaire (5h à cette période de l’année). Mais l’été est là, par chez nous, et nous ne tardons pas trop à commencer notre migration saisonnière en direction de l’Est.

Apolline

Premier arrêt à Serres-Castet où l’on fête le premier anniversaire d’Apolline ; elle est un peu intimidée, mais elle finit par oser toucher la barbe de Daniel.

les groseilles

Deuxième arrêt à Estours où les tâches agricoles sont nombreuses, après cette longue absence. Et d’abord, le ramassage des groseilles de l’éclipse pour la gelée. Elles sont mûres à point.

les pensées

Le ciel a subvenu aux besoins en eau cette année. Les petites pensées bleues qui repoussent dans les pots d’une année à l’autre sont bien fleuries.

fougères

Les fougères ont beaucoup grandi, elles se plaisent là.

rose trémière

Quant aux roses trémières, c’est vraiment leur grand moment début juillet. Comme d’habitude, celles que j’ai plantées sont minables, et celles qui ont poussé toutes seules sont magnifiques.

le château de Foix

Je m’échappe un soir pour aller assister à une réunion à Foix avec Dany et Gérard. On trouve le stationnement au pied du château (mais on est toujours plus ou moins au pied du château, dans cette ville).

abbatiale Saint-Volusien

Comme nous sommes un peu en avance, on trouve le temps d’aller jeter un œil à l’abbatiale Saint-Volusien toute proche. Il y a un bel orgue !

sculpture

Mais ce que j’ai le plus aimé, ce sont les stalles en bois sculpté, avec des visages très variés et très expressifs. J’ai lu qu’elles provenaient de Saint-Sernin à Toulouse, et qu’elle dataient de 1670.

Portbou

C’est le 16 juillet que nous arrivons finalement à Portbou, où nous allons nous poser pour les deux semaines à venir.

la maison

J’aime bien monter le chemin à pied lorsque nous arrivons.

la pomme de pin

J’inspecte les arbres, ont-ils bien poussé, souffrent-ils de sécheresse ? C’est souvent le cas… mais pas trop cette année !

les agaves

L’état des agaves témoigne de la violence de la tramontane, tellement habituelle ici.

figuier de Barbarie

Les figuiers de Barbarie s’adaptent très bien, eux. Si le vent casse une raquette, elle repousse un peu plus loin !

le port

Au-dessous de nous, au port, il y a toujours un peu d’activité. Et bien peu de places libres.

le Claper

Mais quand on veut surveiller ce qui se passe au large, c’est d’abord le Claper qui arrête le regard. D’ici, on devine à peine le haut des impressionnantes falaises noires qui tombent à la verticale depuis la crête dans la mer.

le bateau

Cette année, grande innovation, et génial cadeau de Jérôme : ce frêle esquif qui va nous permettre de nous évader de la plage, et même, peut-être, de nous rendre à la cova foradada où se trouve la dernière croix frontière des Pyrénées…

le village

Les premiers essais me permettent déjà de faire quelques photos avec un point de vue original, comme celle-ci, prise depuis la baie.

1er avril à Getaria.

Quoi de plus normal pour un premier avril que d’aller dans un endroit où on mange du poisson ? Et pour manger du poisson, le petit port basque de Getaria est un endroit tout à fait recommandable, d’autant plus que l’on produit sur les collines environnantes un petit vin blanc perlé et acidulé, le Txakoli (on prononce tchakoli) qui l’accompagne parfaitement. De plus, le site est particulièrement agréable, et si le vieux village est fortement fréquenté, surtout en ces jours de semaine Sainte, fériés en Espagne, la presqu’île, accessible à pied exclusivement, l’est beaucoup moins.

Nous commençons par faire un tour dans le vieux village, avant d'aller manger. L'église San Salvador a la particularité d'avoir un sol en pente, il faut monter pour accéder à l'autel, on peut le voir ici à la base des piliers qui, eux, sont bien verticaux.

Nous commençons par faire un tour dans le vieux village, avant d’aller manger. L’église San Salvador a la particularité d’avoir un sol en pente, il faut monter pour accéder à l’autel, on peut le voir ici à la base des piliers qui, eux, sont bien verticaux.

Ici, comme souvent sur la côte basque, un bateau ex-voto évoque la vie dangereuse des marins.

Ici, comme souvent sur la côte basque, un bateau ex-voto évoque la vie dangereuse des marins.

Sur le port, c'est jour de grand nettoyage sur tous les bateaux. Peut-être quelque cérémonie religieuse au programme, pour eux aussi ?

Sur le port, c’est jour de grand nettoyage sur tous les bateaux. Peut-être quelque cérémonie religieuse au programme, pour eux aussi ?

Trois promeneurs...

Trois promeneurs…

Après le repas (les anchois frais étaient délicieux), nous voilà partis vers la presqu'île et son mont San Anton. On commence par quelques marches.

Après le repas (les anchois frais étaient délicieux), nous voilà partis vers la presqu’île et son mont San Anton. On commence par quelques marches.

Nous rejoignons une route, interdite à la circulation, dont nous gravissons les quelques lacets avant de continuer vers le phare. Les parois de grès qui la bordent sont magnifiquement travaillées par l'érosion.

Nous rejoignons une route, interdite à la circulation, dont nous gravissons les quelques lacets avant de continuer vers le phare. Les parois de grès qui la bordent sont magnifiquement travaillées par l’érosion…

...et aussi, par endroits, par un artiste inspiré par le lieu.

…et aussi, par endroits, par un artiste inspiré par le lieu.

L'accès au phare est interdit, mais au-dessous de celui-ci le haut de la falaise est aménagé et on a une belle vue vers l'Ouest, et la route qui continue en corniche après le village.

L’accès au phare est interdit, mais au-dessous de celui-ci le haut de la falaise est aménagé et on a une belle vue vers l’Ouest, et la route qui continue en corniche après le village.

Autour, dans les falaises, il y a des logements pour les goélands.

Autour, dans les falaises, il y a des logements pour les goélands.

Le cormoran, lui, préfère être plus près de l'eau, semble-t-il.

Le cormoran, lui, préfère être plus près de l’eau, semble-t-il.

Nombreux sont les goélands qui longent, en planant, les falaises. En voici un qui, pour une fois, n'est ni flou, ni minuscule, ni hors du cadre : l'exploit photographique, en somme !

Nombreux sont les goélands qui longent, en planant, les falaises. En voici un qui, pour une fois, n’est ni flou, ni minuscule, ni hors du cadre : l’exploit photographique, en somme !

Mais il faut encore monter un peu jusqu'au sommet du mont. Nous passons près d'un arbre qui ressemble bien à un mimosa, mais d'une espèce inhabituelle.

Mais il faut encore monter un peu jusqu’au sommet du mont. Nous passons près d’un arbre qui ressemble bien à un mimosa, mais d’une espèce inhabituelle.

De là-haut, nous dominons maintenant le phare.

De là-haut, nous dominons maintenant le phare.

Et en redescendant de l'autre côté, on a de belles vues sur le village de Getaria, dont on voit bien l'ensemble du site.

Et en redescendant de l’autre côté, on a de belles vues sur le village de Getaria, dont on voit bien l’ensemble du site.

Je m'amuse à zoomer sur une troupe de goélands posés sur le toit d'un entrepôt.

Je m’amuse à zoomer sur une troupe de goélands posés sur le toit d’un entrepôt.

On observe le retour d'un petit bateau de pêche, juste au-dessous de nous.

On observe le retour d’un petit bateau de pêche, juste au-dessous de nous.

En redescendant, la lumière a changé et je remarque une sculpture que je n'avais pas vue en montant.

En redescendant, la lumière a changé et je remarque une sculpture que je n’avais pas vue en montant.

Le long de la route, il y a quelques patxaran (prunelliers) en fleurs. Les prunelles sont très recherchées au Pays Basque, où on les fait macérer dans une liqueur anisée pour confectionner, justement, le patxaran.

Le long de la route, il y a quelques patxaran (prunelliers) en fleurs. Les prunelles sont très recherchées au Pays Basque, où on les fait macérer dans une liqueur anisée pour confectionner, justement, le patxaran.

Il faut encore longer le bassin du port pour aller rejoindre la voiture au parking, on profite encore un peu des belles couleurs et des reflets de l'eau avant de reprendre la route et de rentrer chez nous.

Il faut encore longer le bassin du port pour aller rejoindre la voiture au parking, on profite encore un peu des belles couleurs et des reflets de l’eau avant de reprendre la route et de rentrer chez nous.