Vals.

21 septembre 2018, nous quittons l’Ariège pour la côte catalane. Mais nous avons prévu de nous y rendre via un petit détour amical par le Minervois, ce qui fait que nous allons passer très près du village de Vals et de son église. Certes, il y a de nombreuses églises intéressantes dans tout le Sud-Ouest et bien au-delà, mais celle-ci mérite bien un petit détour, suivez-moi donc !

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Bâtie sur et en partie dans le rocher, elle est dite « semi-rupestre ». Le site très particulier de ces amas de « poudingues » découpés par de larges fentes semble avoir été occupé depuis fort longtemps, puisque des fouilles ont révélé une sépulture collective datant de la fin du néolithique, soit 2500 ans avant notre ère. Quant au bâtiment actuel, ses parties les plus anciennes remontent sans doute au Xe siècle, ce qui leur donne plus d’un millier d’années d’occupation, pas mal déjà !

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Commençons par inspecter les extérieurs : un terre-plein permet, par la gauche, d’accéder au cimetière. Le rocher y est soutenu par des contreforts maçonnés.

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Un passage dans la masse rocheuse est bouché au fond par un grand mur de pierre.

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Et au bout, c’est la porte du cimetière.

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Revenons maintenant à la porte d’entrée. On y accède par quelques marches…

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…bientôt suivies d’une vingtaine d’autres, aménagées dans un étroit passage entre deux parois naturelles…

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…qui nous amènent jusqu’à une deuxième porte, celle de l’église proprement dite.

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On pénètre dans la partie la plus ancienne, très sombre, où se trouve une cuve taillée dans la pierre qui doit ou a dû servir pour les baptêmes.

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Puis on monte jusqu’à l’abside, du XIe siècle (au centre de la photo). C’est là que des fresques romanes, du début du XIIe siècle, ont été mises à jour et restaurées.

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Les couleurs ne sont pas très fidèles, mais cela donne une idée de la beauté et de la finesse des tracés.

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Je crois bien que celui-ci est l’ange Gabriel pendant l’Annonciation. N’a t’il pas un petit air sarcastique ??? Pauvre Saint Joseph…

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Tout en haut, au troisième niveau, il y a encore une chapelle dédiée à Saint-Michel (encore un archange…), avec une porte donnant sur une terrasse, au pied de la tour.

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Et sur la tour, savez-vous ce qu’il y a ? Il y a une stèle discoïdale en provenance du cimetière, qui ressemble beaucoup à celles que l’on voit au Pays Basque… et je me demande bien pourquoi elle se trouve à cet endroit.

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De l’autre côté, on a une jolie vue sur les toits de tuiles du village, dont on profite un petit moment avant de reprendre la route.

Et pour ceux qui voudraient profiter encore un peu de ce lieu fascinant, je recommande une petite vidéo de quelques minutes en compagnie de notre conteur ariégeois Olivier de Robert :  Vals

 

 

Une journée en Aragon. Suite et fin.

On sait bien que tout a une fin (sauf le saucisson qui en a deux).
Il fallut donc quitter Agüero, Murillo et leur petit pays pour retourner vers le Pays Basque.

On jette un dernier regard sur le fascinant village de Riglos, de l’autre côté de la rivière.
Notre chemin de retour prend la route du nord, avant de s’arrêter une première fois.

Au niveau de la retenue de la Peña, avant de prendre le pont qui permet de la traverser, garons-nous sur le côté pour aller voir à quoi ressemble le barrage.

C’est un bel ouvrage arrondi qui a la particularité d’être formé de deux parties rattachées à un piton rocheux central. On peut passer dessus à pied, et même en voiture.

Voilà la vue d’ensemble.

Les eaux du déversoir traversent le rocher central avant de dévaler dans un fracas impressionnant et d’aller reformer le rio Gállego

tandis que de l’autre côté du barrage le lac s’étale paisiblement, avec une belle couleur de fonte des neiges.

Continuant notre route, on s’écarte un peu pour une incursion dans la vallée du rio Asabón

avant de poursuivre encore vers le nord. Quand la vue se dégage, on peut alors profiter d’un panorama magnifique sur la chaîne des Pyrénées, avec le pic du Midi d’Ossau qui se détache du lot comme il en a l’habitude. Mais dans l’autre sens.

Il faut alors poursuivre un peu plus à l’est, par une petite route sauvage et sinueuse, pour rejoindre l’antique monastère (lui aussi roman) de San Juan de la Peña. Les lieux sont quasiment déserts, et la neige de la nuit n’a pas encore fondu, ici. On s’attarde un moment à contempler cet étrange site, blotti sous sa falaise en surplomb qui sert en partie de toit à l’édifice.

En continuant encore la route, on finit par arriver au nouveau monastère de San Juan, construit à partir du XVIIe siècle à la suite d’un incendie dans les vieux bâtiments. Les lieux, qui accueillent habituellement des foules de visiteurs, sont déserts. Un vent glacial souffle, et il est temps de reprendre la route pour rejoindre tranquillement nos pénates après cette journée vraiment bien remplie.

Une journée en Aragon (suite).

Si on apprécie l’art roman, l’Aragon est une destination de choix. Nous en avons déjà vu un bel échantillon dans la visite du château de Loarre.
Pour notre deuxième journée, on restera dans un registre plus classique avec du roman religieux. Nous avons aperçu le joli village d’Agüero au pied de ses propres Mallos. Voyons un peu plus en détail les deux églises romanes (au moins en partie) de cette métropole de 166 habitants.

église San Salvador d'Agüero

Celle-ci, c’est l’église San Salvador. C’est celle du village, placée au centre, et dont le clocher (du XVIe-XVIIe) domine la situation. Bien qu’elle ait été maintes fois remaniée, ses parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle.

portail de l'église San Salvador d'Agüero

Le plus remarquable étant son portail d’entrée avec ses pilastres et ses arcades sculptées,

christ en majesté

et dont le tympan représente un Christ en majesté entouré des quatre évangélistes représentés par leurs symboles, ange, lion, taureau et aigle.
Visiblement, à Agüero, il y a un millier d’années, le sculpteur de service (el Maestro  de Agüero) n’avait jamais vu de lion (en bas à gauche). Peut-être pas d’ange non plus, mais là comme c’est également mon cas je ne juge pas.

Santiago de Agüero

Quittant le bourg, nous arrivons maintenant, quelques centaines de mètres plus loin, à l’église Santiago, solitaire, et restée inachevée. De ce qui aurait dû être une église en forme de croix latine n’existe que la croisée et les trois absides semi-circulaires, du XIIe siècle, le tout limité par le mur que nous voyons ici en arrivant. Et qui ne lui donne guère l’aspect d’une église, à vrai dire.

Santiago de Agüero, façade

Sur le côté droit, c’est la façade et le portail, abondamment décorés.

portail de Santiago de Agüero

De chaque côté, quatre pilastres avec des chapiteaux sculptés.

chapiteaux sculptés

Des sculptures remarquables, d’ailleurs.

tympan de Santiago

Le bas-relief du tympan représente la visite des Rois Mages à l’enfant Jésus. J’aime bien la tête de Saint Joseph, qui attend patiemment que ces trois casse-pieds s’en aillent.

monstre mangeur de femme

Du côté droit de la porte, il y a un monstre mangeur de femme…

monstre mangeur d'homme

tandis que celui de gauche mange plutôt un homme, qui essaie de se défendre avec une épée.

marque du tailleur

Le chantier a dû employer beaucoup de monde, car les marques laissées par les tailleurs sur leurs pierres sont nombreuses, plus de cinquante différentes.

une des absides de Santiago

Et voici pour finir l’une des trois absides du côté Est de l’édifice.
Trois absides, pas de nef, pas de clocher… que s’est-il passé pour que ce grand projet soudain s’arrête ?
Les mystères de cette construction inachevée semblent bien définitivement enfouis dans le temps.

Un château en Espagne.

Voici venu le mois de mars. Les signes précurseurs de l’arrivée du printemps officiel commencent à se multiplier. Ne serait-il pas temps de partir voir du côté de l’Aragon si les champs d’amandiers sont déjà en fleurs ? Après une enquête approfondie sur les dates auxquelles se produit le phénomène, c’est à dire finalement sur un créneau assez large, c’est le 6 mars 2018 que nous partons vers la région des Mallos, pas très loin de Huesca.

embalse de Yesa

Après avoir affronté des éléments déchaînés pour rejoindre Pampelune, le ciel se dégage soudain et c’est entre soleil et nuages que nous longeons la grande retenue de Yesa.

château de Loarre

Arrivés à destination, il est encore temps de se rendre au château de Loarre tout proche, pour essayer de le visiter. Il ne faudra pas trop traîner, mais c’est encore possible, chouette ! On ne tergiverse pas, et c’est sous l’averse de neige (on aperçoit quelques flocons en train de traverser la photo) que l’on rejoint les lieux.

l'escalier de l'entrée

L’entrée se fait par un grand escalier couvert aux marches bien humides, sombre et inquiétant.

chapiteau sculpté

Pourtant l’entrée en est bien décorée de motifs finement sculptés, comme par exemple ce beau chapiteau sur son côté gauche.

l'enceinte

Le temps de visiter la salle de garde, la crypte, l’église, le tout très sombre et donc pas très photogénique, le nuage de neige s’en est allé et le soleil est revenu. Il éclaire l’enceinte du château avec ses tours incomplètes (je n’oserai pas les appeler des demi-tours !).

le haut du donjon

Au sommet du donjon principal flotte le drapeau de l’Aragon.

autour de la place d'armes

Depuis la place d’armes, on peut voir le donjon de la reine et à droite le toit qui abrite la coupole de l’église.

serrure

Loquet et serrure ne sont sûrement pas d’origine, mais sans doute pas non plus « made in China » !

la vue alentour

Un vrai château fort, ça doit dominer la situation. Celui-ci est vraiment parfait. Vous voyez les champs d’amandiers fleuris, en contrebas ?

les fenêtres de la reine

Les plus jolies fenêtres sont celles de la tour de la reine. Le roi bâtisseur s’appelait Sancho III de Navarre, mais j’ignore le nom de la reine. Dommage…

la tour flanquante

En ressortant nous retrouvons encore le soleil malgré les nombreux nuages qui encombrent le ciel. Il éclaire la tour extérieure que Wikipédia appelle « tour flanquante ».

vers la plaine

Là-bas loin sur la plaine, il n’a pas l’air de faire beau du tout.

vue d'ensemble du château de Loarre

Comme nous regagnons le parking, le ciel s’est maintenant complètement dégagé et fait bien ressortir la silhouette de ce bel ensemble médiéval.

Le prieuré de Marcevol.

Après le retour à Anglet, nous voilà hélas de nouveau à Argelès le 17 octobre pour l’adieu à Gaby.

Comme il n’est pas question de faire un aller-retour trop rapide, et qu’il y a encore de l’occupation dans la maison d’Argelès pour Daniel, j’étudie la carte de la région pour me trouver une petite balade culturelle le lendemain après-midi. Mon choix se porte sur un monument dont je n’ai même jamais entendu parler, le prieuré de Marcevol, sur les hauteurs de la vallée de la Têt, à peu près à mi-chemin entre Ille-sur-Têt et Prades. En route !

Le prieuré se trouve sur la commune d’Arboussols, un joli village que voici, et que je dois traverser avant de poursuivre vers mon but. La route, le village, les montagnes alentour où s’accrochent des nuages potentiellement menaçants, et même la lumière qui baigne le tout, cela n’est pas sans me rappeler mes vagabondages en Corse autour de Corte, pendant que Daniel tentait d’apporter la bonne parole statistique à des étudiants bien peu motivés. Mais poursuivons notre chemin.

Me voilà arrivée ! Une seule autre voiture sur le grand parking, ce n’est pas la foule des grands jours, et pourtant c’est bien ouvert. Mais je commence par m’intéresser à cette étonnante façade de l’église, que l’on peut approcher en pénétrant dans le petit cimetière.

Vraiment incroyable, ce portail de marbre rose ! Il est dit qu’il provient de la carrière de Villefranche-de-Conflent, c’est à 6km de Prades, soit à une douzaine de km d’ici. Le contraste entre les pierres qui forment ce portail ainsi que la fenêtre qui le surplombe et le reste de l’appareillage du mur est saisissant.

Juste au-dessus du portail, la fenêtre est de la même facture, surmontée d’une archivolte ornée de dents d’engrenage. Le décalage du campanile vers la droite serait dû à sa reconstruction à la suite du tremblement de terre de 1428, ayant occasionné ici comme en beaucoup d’autres endroits de Catalogne d’importants dégâts.

La porte, avec ses pentures ornées de spirales, est elle aussi étonnante.

L’ensemble, comme les détails, est très sobre et très géométrique, et met en valeur la beauté de la pierre.

Ce n’est pas seulement une différence de couleur !

Mais entrons maintenant à l’intérieur du prieuré ; pour cela, il faut faire assez vite, car la tramontane s’engouffre vivement dans la porte ouverte dans la façade ouest. L’accès permet surtout d’entrer à l’intérieur de l’église, le reste des constructions étant d’une époque plus récente, rien ne subsiste des anciens bâtiments du prieuré.

L’église, romane, a été bâtie entre 1129 et 1160 par les chanoines du Saint-Sépulcre. On voit ici la nef centrale, couverte d’une voûte en plein cintre, et ouverte sur l’abside.

La nef latérale côté Nord : elle aurait été reconstruite elle aussi à la suite du tremblement de terre.

Ultime témoignage du décor ancien de peintures qui recouvrait l’église, un Christ Pantocrator entouré d’anges a été restauré dans l’absidiole sud, on voit ici son visage que j’ai trouvé d’une grande beauté.

Après cette visite, finalement assez rapide, je ressors dans la tramontane pour faire le tour des bâtiments.

Il me reste encore le temps d’aller jeter un œil au hameau de Marcevol tout proche.

Il est dominé par la petite église romane Nostra Senyora de las Grades (Notre-Dame des Escaliers), datant des XIe et XIIe siècles.

Pour y accéder, il faudrait passer derrière le mur, mais la porte est fermée et le panneau bleu indique que la restauration est en cours ; mais il n’y a pas de restaurateur à l’horizon.

Dépitée, je redescend les marches qui m’ont permis d’accéder à la porte fermée. Est-ce là l’escalier de Nostra Senyora ?

Pas facile d’avoir une vue d’ensemble du bâtiment, avec la végétation environnante.

Un passage entre deux vieux murs me permet de rejoindre la route. Une grande vigne vierge le pare de ses couleurs d’automne.

Un dernier regard vers Arboussols avant de reprendre la voiture…

…et aussi vers la vallée de la Têt, juste en contrebas, où le soleil porte un coup de projecteur sur un village que j’imagine être Vinça.

Sant Llorenç del Munt.

Rencontre familiale à Argelès, le 12 mai, et petite promenade familiale à la découverte du patrimoine argelésien.

Le temps est maussade, beaucoup de nuages ; mais j’ai repéré sur la carte TOP 25 une « chapelle Saint Laurent » au Sud-Ouest du château de Valmy, facilement accessible dans le genre promenade digestive, et que nous ne connaissons pas. Maïthé, toujours prête pour une petite marche, se joint à nous pour l’occasion.

fleur rose

Le printemps est là, et malgré les nuages menaçants de jolis petits soleils roses s’épanouissent au bord du chemin.

église Sant Llorenç del Munt

Un bout de piste, un bout de sentier forestier, et nous y voilà ! Nous avons la surprise de reconnaître un bâtiment déjà vu parmi les dessins de Sauveur, sans que nous sachions le situer. Peu d’indications sur place, mais un petit tour sur wikipédia nous apprend qu’il s’agit d’un édifice roman (ça, on l’avait bien vu, avec les beaux arcs plein cintre) construit au XIIe siècle, et même consacré le 8 mai 1164 !

abside

« Le chevet est orné d’un rang d’arcatures lombardes sur modillons, d’un rang de dents d’engrenage et d’une corniche à gorge. »

…je n’aurais pas pu mieux l’exprimer 🙂

la fenêtre

La fenêtre est bien jolie, mais ne doit pas donner beaucoup de lumière à l’intérieur.

Le site de l’office du tourisme d’Argelès nous apprend aussi que l’endroit servit d’abri aux réfugiés espagnols.

fraternité

Une petite photo de famille avant de redescendre.

le château de Valmy

Dans ce sens, le chemin offre une belle vue sur le château Art nouveau de Valmy, construit à la fin du XIXe siècle pour l’industriel perpignanais Pierre Bardou (les papiers à cigarette JOB) par l’architecte danois Dorph-Petersen.

orobanche

Des fleurs un peu étrange le long du chemin, on dirait presque des orchidées, mais il s’agit d’orobanches, plantes parasites et qui possèdent la curieuse propriété d’être dépourvues de chlorophylle.

un p'tit coin de parapluie

Expédition vers le nord-est.

20 octobre 2015, nous sommes mardi et demain nous quittons Corte, définitivement cette fois. Alors je me décide à partir pour la journée du côté de Bastia, dont l’aéroport est proche de la plus grande zone humide de l’île, c’est elle qui m’intéresse. Mon itinéraire me conduit d’abord vers le nord, pour rejoindre la vallée du Golo et la suivre ensuite jusqu’au bout, alors qu’elle s’en va vers l’est où le fleuve finit par se jeter dans la mer Tyrrhénienne. J’imagine d’ailleurs que ce sont en grande partie les alluvions du Golo qui ont contribué à former la vaste plaine qui borde la partie Est de l’île au sud de Bastia, et où se trouve l’aéroport de la ville.

Si on se rappelle les événements de début octobre, la pluie était revenue sur la Corse de façon très intense après plusieurs mois de sécheresse, et mon itinéraire le long du Golo en porte encore les stigmates

le Golo après la crue

On voit bien ici que le lit du fleuve était revenu à des dimensions bien plus imposantes, sans parler des nombreuses zones de travaux pour réparer les dégâts causés à la route à cette occasion.

Arrivée dans la plaine, j’abandonne la route de Bastia pour prendre la direction du littoral. Premier arrêt :

signalisation

Je me gare au bord de la route et prends à pied le chemin indiqué par le panneau. Pas besoin d’aller bien loin, quelques centaines de mètres à peine me séparent de l’édifice signalé.

San Parteo

Une étonnante église romane des 11e et 12e siècles en pierres de taille bien ajustées, de différentes couleurs, dotée d’une abside (la partie arrondie) décorée de colonnes qui supportent des chapiteaux sculptés reliés par des arcs.

la porte sud

Au-dessus de la porte sud, ce sont des lions paraît-il. Je me demande bien quelle idée un sculpteur du 11e siècle pouvait avoir de ces animaux, à ma connaissance il n’y en avait pas en Corse !

le laboureur

Un peu plus loin, un tracteur laboure la terre assouplie par les récentes pluies, escorté par un nuages d’oiseaux marins. Une image plutôt étonnante pour la Corse, on pourrait aussi bien se croire dans les plaines agricoles des pays de l’Adour !

Je reprends la voiture, mais pas pour bien longtemps : quelques centaines de mètres à peine, et nouvel arrêt

la canonica

De la même époque et de la même facture que San Parteo, c’est un peu la grande sœur de celle-ci : la Canonica, église-cathédrale des 11e et 12e siècles, même construction en pierres taillées polychromes, et dédiée à Santa Maria Assunta (ND de l’Assomption). Elle bénéficie d’un parking et de quelques panneaux didactiques, et sur sa droite se trouvent les restes mis à jour par des fouilles de la ville romaine de Mariana, ainsi que ceux d’une basilique paléo-chrétienne du 5e siècle.

détails des sculptures

Au-dessus de la porte principale, les pierres de l’arc sont sculptées d’animaux assez grossiers, alors que les entrelacs et les motifs du linteau sont beaucoup plus fins .

les poignées

Pas de visite en octobre, c’est bien fermé ! Un peu l’inconvénient du tourisme hors-saison…

sculptures mur sud

Sur le mur sud, je remarque trois dalles sculptées de motifs géométriques creusés dans la pierre. Après quelques recherches dans mes guides, j’ai fini par trouver l’explication suivante sur le site « corse-romane.eu » :

Il s’agit là d’un décor fréquent en Toscane, où des pâtes de couleurs variées remplissaient les alvéoles. On en trouve sur des murs, des devants d’autels, des ambons, etc.
Cependant à Mariana, l’emplacement de ce décor demeure énigmatique. Même s’il s’agissait, comme on l’a supposé, du chef d’œuvre d’un tailleur de pierres, pourquoi serait-il placé en cet endroit du mur?

Mais laissons là ce petit mystère et continuons vers mon vrai but du jour, l’étang de Biguglia. Premier arrêt au départ d’un chemin de terre qui s’enfonce dans l’étang entre deux rangées de roseaux.

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Il y a là de jolies fleurs mauves, ce sont des asters maritimes, de ces plantes dites « halophiles » qui aiment pousser dans les terres salées. J’ai lu qu’on les appelait aussi « oreille de cochon », et je me demande bien pourquoi.

la libellule

Une gentille libellule se laisse photographier. Quelles couleurs !

Mais ma piste mène à une presqu’île où tout est clôturé et interdit ! Je reprends donc la route jusqu’à la Marana, au nord de l’étang, où un parking  permet de laisser la voiture au départ du sentier aménagé.

l'étang et Biguglia

Le départ du sentier se trouve en face de l’ancien fort, aménagé en écomusée ces dernières années, et du village de Biguglia qui donne son nom à l’étang.

étang de Biguglia

Puis il suit l’étang au plus près en direction du sud, mais l’étendue d’eau est souvent dissimulée par les roseaux ou les arbres.

le lézard

Ce lézard a trouvé une bonne cachette dans un vieux pneu à moitié enterré. Comme il est noir, ça doit bien chauffer dedans avec le soleil.

les flamants

Youpi ! Il y a des flamants roses ! Ils sont loin, mais avec le zoom ça les rapproche quand même un peu. J’adore…

le papillon sur l'aster

Plus près de moi, un petit papillon butine un des fameux asters maritimes. Le nectar est-il sucré-salé ?

un trou de pic

Rien de tout à fait certain, mais ceci ressemble fort à un trou de pic, des as de la sculpture sur bois ! Ils utilisent leur talent pour se creuser un logement à l’intérieur d’un tronc.

cinq oiseaux

Quatre cormorans et une mouette : David, crois-tu qu’on pourrait en faire le nom d’un groupe ?

l'île d'Elbe

Ma balade terminée, je traverse la route et m’en vais jeter un œil côté mer avant de repartir. Au loin, la silhouette bleutée de l’île d’Elbe flotte sur l’horizon. Le spectacle d’une île dans le lointain me fait nettement ressentir l’envie qu’ont toujours eue les hommes d’aller plus loin voir ce qui se passe.

Pour le moment, il faut se contenter de rentrer à Corte…

Alquézar

Revenons une fois encore au mois de juin dernier et à nos tribulations en Espagne ; après la découverte du « congost » de Mont Rebei, notre programme nous ramenait vers la belle région de la Sierra de Guara où nous devions refaire une balade autour du village d’Alquézar. Arrivée en fin d’après-midi à l’appartement, qui s’avère fort agréable, nous inaugurons la terrasse extérieure :

terrasse alquézar

avant de nous rendre pour le dîner à l’un des restaurants en terrasse un peu plus loin, d’où nous profitons de la vue sur l’ensemble château-collégiale bien illuminé

collégiale éclairée

Le lendemain matin, c’est le départ pour la balade prévue :

les randonneurs

Mais je ne vais pas me joindre au reste de la troupe, car l’état de mes genoux ne me permet pas d’envisager une troisième balade consécutive, et je vais donc me contenter de me promener un peu dans le vieux village, et d’aller visiter la collégiale. Si vous voulez bien me suivre…

ruelle d'Alquézar

Ici, les principales ruelles ont toutes été refaites proprement, avec une rigole centrale bien cimentée.

banc escamotable

Les gens aiment bien s’asseoir devant chez eux, et comme c’est très étroit, il faut parfois prévoir des sièges escamotables.

la place d'Alquézar

Ici c’est la vieille place, la plupart des petits commerces n’en sont pas bien loin.

balcon végétalisé

On voit bien que le village reste habité, il y a beaucoup de balcons bien décorés de plantes.

l'hirondelle

Ici, les hirondelles ont encore le droit de nicher en construisant leurs nids sous les balcons ou les avancées des maisons. Celle-ci s’est posée sur un banc près de son nid, peut-être un jeune qui apprend seulement à voler ?

chapelle Na Sa de las Nieves

Entre deux maisons, c’est l’entrée d’une petite chapelle, dédiée à Nuestra Señora de las Nieves. Elle date du XVIe siècle.

collégiale1

Me voici maintenant au pied de la collégiale.

collégiale2

Après avoir franchi la première porte, je gravis une rampe qui m’amène à la deuxième…

collégiale3

…avant de me retrouver devant l’entrée du cloître, où commence la visite.

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L’intérieur est très bien restauré et très bien entretenu.

chapiteau

Sur l’un des côtés ont été regroupés des chapiteaux très anciens, et donc très intéressants. Celui-ci montre en haut le sacrifice d’Isaac, et en bas l’accouchement d’une ânesse…

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Du côté opposé à l’entrée, une porte décorée dans le style arabe donne accès à l’escalier qui mène au deuxième niveau du cloître.

fresque

Des fresques anciennes décorent les murs intérieurs, représentant des scènes bibliques.

l'orgue

Dans l’église attenante se trouve un orgue remarquable ; il date du XVIIe siècle.

Christ roman

Il y a aussi un étonnant Christ roman en bois sculpté.

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Un petit passage au deuxième niveau du cloître, plus sobre et aussi très restauré.

le campanile

On y accède par un escalier qui passe dans la tour du campanile.

sortie de la collégiale

La visite terminée, je redescends par le même chemin, en sens contraire, la vue est bien différente.

les mojitos

Mais ne quittons pas Alquézar sans avoir dégusté un excellent « mojito » avec les randonneurs de retour, enchantés de leur balade dans le rio Vero !

Balade en pays catalan (suite).

La suite de la balade, après un arrêt pique-nique non loin de la belle terrasse du parador, devait nous amener jusqu’à Sant Miquel del Fai, après avoir renoncé à pousser jusqu’à Sant Pere de Casseres pour cause de timing trop serré, sachant que notre guide et tour opérator, bien renseigné, nous annonçait une fermeture à 18h30 pour le site de Sant Miquel…
Nous prenons donc la direction du sud, et arrivés à Sant Feliu de Codines nous prenons vers la gauche une petite route sinueuse qui en quelques kilomètres va nous amener à notre but. Surprise en découvrant les lieux à distance…

Nous découvrons depuis la route ce site incroyable, avec le prieuré posé sur son étagère rocheuse en surplomb au-dessus du vide.

Nous découvrons depuis la route ce site incroyable, avec le prieuré posé sur son étagère rocheuse en surplomb au-dessus du vide.

Pour accéder aux lieux, après s'être stationné sur un immense parking désert à cette époque, il faut franchir un pont de pierre (mais on peut aussi passer en bas car il n'y a pas d'eau qui coule dessous), puis le chemin passe dans une faille rocheuse, sous un arc de pierre que l'on aperçoit ici, un peu plus loin.

Pour accéder à l’abbaye, après s’être stationné sur un immense parking, désert à cette époque, il faut franchir un pont de pierre (mais on peut aussi passer en bas car il n’y a pas d’eau qui coule ), puis le chemin passe dans une faille taillée dans le rocher, sous un arc de pierre que l’on aperçoit ici, un peu plus loin.

Le chemin descend ensuite le long de la falaise, au bout d'un moment il est longé par une rigole qui canalise les eaux qui suintent de la falaise.

Le chemin descend ensuite le long de la falaise, au bout d’un moment il tourne vers la droite et est longé par une rigole qui canalise les eaux qui suintent de la falaise.

Il y a même une source captée avec un filet d'eau continu.

Il y a même une source captée avec un filet d’eau continu.

Le chemin et la rigole, qui s'est maintenant élargie, suivent un replat certainement creusé au fil des millénaires par l'érosion d'une couche de roche tendre entre deux couches plus dures.

Le chemin et la rigole, qui s’est maintenant élargie, suivent un replat creusé au fil des millénaires par l’érosion d’une couche de roche tendre entre deux couches plus dures.

La rigole alimente des bassins qui agrémentent l'entrée.

La rigole alimente des bassins qui agrémentent l’entrée.

Serge a trouvé quelque chose à dire, mais je ne m'en rappelle pas, bizarre...

Serge a trouvé quelque chose à dire, mais je ne m’en rappelle pas, bizarre…

Sans nous attarder à la maison du Prieuré qui abrite diverses salles dédiées à des fêtes, séminaires ou réunions de toute nature, nous poursuivons le chemin qui passe maintenant carrément sous la falaise qui lui sert de toit, ainsi qu'à la très vieille église Sant Miquel, du Xème siècle, seule église romane d'Espagne entièrement construite sous une grotte.

Sans nous attarder à la maison du Prieuré qui abrite diverses salles dédiées à des fêtes, séminaires ou événements de toute sorte, nous poursuivons le chemin qui passe maintenant carrément sous la falaise, qui lui sert de toit, ainsi qu’à la très vieille église Sant Miquel, du Xème siècle, seule église romane d’Espagne entièrement construite sous une grotte.

A notre gauche, le campanile a simplement été bâti en joignant le sol au plafond naturel, les deux cloches en sont malheureusement cassées.

A notre gauche, le campanile a simplement été bâti en joignant le sol au plafond naturel, les deux cloches en sont malheureusement cassées.

A l'intérieur de l'église, dont le plafond est celui de la grotte.

L’intérieur de l’église, aménagée dans la grotte.

On peut y voir la statue gothique de la "Virgen del Fai", ou tout au moins une réplique, car l'originale est conservée dans un musée à Barcelone.

On peut y voir la statue gothique de la « Virgen del Fai », ou tout au moins une réplique, car l’originale est conservée dans un musée à Barcelone.

Le parcours continue en descendant après avoir longé un plan d'eau aménagé un peu plus loin. Derrière nous, on voit maintenant très bien la configuration des lieux.

Le parcours continue en descendant après avoir longé un petit plan d’eau aménagé. Derrière nous, on voit maintenant très bien la configuration des lieux.

Sur notre gauche, un grand escalier descend le long de la falaise, offrant une belle vue sur la partie basse de la grande cascade de la Tenes, toute tapissée d'une abondante végétation.

Sur notre gauche, un grand escalier descend le long de la falaise, offrant une belle vue sur la partie basse de la grande cascade de la Tenes, toute tapissée d’une abondante végétation.

Il nous permet d'accéder à la grotte de Sant Miquel, découverte en 1847, fermée du côté du vide par les concrétions calcaires formant un rideau de colonnes.

Il nous permet d’accéder à la grotte de Sant Miquel, découverte en 1847, fermée du côté du vide par les concrétions calcaires formant un rideau de colonnes.

Après le retour en haut de l'escalier, nous reprenons notre trajet en continuant à suivre la corniche. Au bas de la falaise, sur notre droite, s'ouvre l'accès à un lac souterrain appelé "lac des nonnes" (llac de les monges), dans lequel on peut apercevoir que des poissons ont élu domicile ; la légende dit qu'en guise de châtiment divin pour avoir succombé aux tentations charnelles, les nonnes furent maudites et obligées à demeurer sous une forme animale dans ce mini-lac froid et obscur.

Après le retour en haut de l’escalier, nous reprenons notre trajet en continuant à suivre la corniche. Au bas de la falaise, sur notre droite, s’ouvre l’accès à un lac souterrain appelé « lac des nonnes » (llac de les monges), dans lequel on peut apercevoir que nagent des poissons ; la légende dit qu’en guise de châtiment divin pour avoir succombé aux tentations charnelles, les nonnes furent maudites et obligées à demeurer sous une forme animale dans ce mini-lac froid et obscur. Brrrrrr…..

Puis c'est la place du repos, avec la statue de l'écrivain et journaliste catalan Josep Pla, assis sur son banc.

Puis c’est la place du repos, avec la statue de l’écrivain et journaliste catalan Josep Pla, assis sur son banc.

Toujours en suivant la corniche rocheuse, on passe ensuite derrière la cascade de la Tenes, avec une petite pensée pour Tintin dans "le temple du soleil".

Toujours en suivant la corniche rocheuse, on passe ensuite derrière la cascade de la Tenes, avec une petite pensée pour Tintin dans « le temple du soleil ».

Au bout de la corniche, nous parvenons finalement à l'ermitage Sant Marti, le plus ancien bâtiment du site (IXe siècle). On en voit ici l'entrée...

Au bout de la corniche, nous parvenons finalement à l’ermitage Sant Marti, le plus ancien bâtiment du site (IXe siècle). On en voit ici l’entrée…

...et là l'intérieur, très dépouillé, avec sa belle abside romane.

…et là l’intérieur, très dépouillé, avec sa belle abside romane.

Un dernier coup d’œil sur la cascade derrière laquelle nous sommes passés tout à l'heure, avant de quitter le site un peu contraints par la limite horaire.

Un dernier coup d’œil sur la cascade derrière laquelle nous sommes passés tout à l’heure, avant de quitter les lieux un peu contraints par la limite horaire.

Il ne nous reste plus qu'à rejoindre notre logis du soir à San Salvador de Guardiola, en s'accordant juste un petit arrêt pour immortaliser cet extraordinaire champ de coquelicots !

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre notre logis du soir à San Salvador de Guardiola, en s’accordant juste un petit arrêt pour immortaliser ces extraordinaires champs de coquelicots !

Elne.

Alors vint l’époque des vacances de printemps. Les vents d’Ouest nous ayant poussés jusqu’à Argelès, l’occasion se présenta de retourner une fois jusqu’à Elne pour une petite visite culturelle autour de son célèbre cloître roman.
Peu de visiteurs à cette époque (nous sommes le 16 avril), il n’est donc pas difficile de trouver une place sur le vaste parking aménagé, et le circuit pédestre qui mène à l’ancienne cathédrale flanquée de son cloître est presque désert.

Nous abordons l'ensemble par l'arrière de la cathédrale, le chevet, dit-on.

Nous abordons l’ensemble par l’arrière de la cathédrale, le chevet, dit-on.

En se dirigeant vers l'entrée du cloître, on passe devant une plaque qui commémore la destruction d'Elne en 1285 par l'abominable Philippe le Hardi, en détaillant les horreurs commises.

En se dirigeant vers l’entrée du cloître, on passe devant une plaque qui commémore la destruction d’Elne en 1285 par l’abominable Philippe le Hardi, en détaillant les horreurs commises : hommes tués, femmes violées, ….

Notre visite commence par la galerie Est. Ce n'est que le printemps, mais il y a un beau soleil, comme souvent en Roussillon, et on est tout de suite plongé dans une ombre reposante, alors que le centre du cloître est inondé de lumière.

Notre visite commence par la galerie Est. Ce n’est que le printemps, mais il y a un beau soleil, comme souvent en Roussillon, et on est tout de suite plongé dans une ombre reposante, alors que le centre du cloître est inondé de lumière.

Entre deux colonnes de marbre, on aperçoit la tour de briques de l'ancienne cathédrale, à laquelle le cloître est accolé.

Entre deux colonnes de marbre, on aperçoit la tour de briques de l’ancienne cathédrale, à laquelle le cloître est accolé.

Inclus dans le mur, ce gisant est Ferran del Soler, mort en 1203.

Inclus dans le mur, ce gisant est Ferran del Soler, mort en 1203.

Dans le jardin, on cultive des herbes aromatiques et médicinales, comme le faisaient autrefois les chanoines.

Dans le jardin, on cultive des herbes aromatiques et médicinales, comme le faisaient autrefois les chanoines.

La richesse et la variété des sculptures est incroyable. Ici il m'a semblé reconnaître Adam et Eve avec l'histoire de l'arbre et du vilain serpent.

La richesse et la variété des sculptures est incroyable. Ici il m’a semblé reconnaître Adam et Eve avec l’histoire de l’arbre et du vilain serpent.

A l'extrémité de la galerie Sud, une porte permet d'accéder à l'ancienne cathédrale romane Sainte Julie et Sainte Eulalie.

A l’extrémité de la galerie Sud, une porte permet d’accéder à l’ancienne cathédrale romane Sainte Julie et Sainte Eulalie.

Le début de la construction de cette ancienne cathédrale remonte au XIe siècle, elle est presque millénaire.

Le début de sa construction remonte au XIe siècle, elle est presque millénaire !

L'orgue est derrière nous.

L’orgue est derrière nous.

Le retable de Saint Michel, du XIVe siècle, un genre de bédé un peu ancienne.

Le retable de Saint Michel, du XIVe siècle, un genre de bédé un peu ancienne.

Puis nous revenons au cloître et à sa galerie Ouest.

Puis nous revenons au cloître et à sa galerie Ouest.

Beaucoup de colonnes sont joliment sculptées, avec des motifs très variés, ici ce sont des feuilles.

Beaucoup de colonnes sont joliment sculptées, avec des motifs très variés, ici des feuilles.

Un escalier en colimaçon permet d'accéder à une terrasse extérieure, d'où on a une vue d'ensemble du cloître, de la cathédrale, et du massif du Canigou dans le lointain.

Un escalier en colimaçon permet d’accéder à une terrasse extérieure, d’où on a une vue d’ensemble du cloître, de la cathédrale, et du massif du Canigou dans le lointain.

La visite achevée, il nous reste à finir le tour extérieur de l'ensemble, ici c'est le côté sud de l'église, avec la tour de pierre, bien plus grande et ancienne que l'autre...

La visite achevée, il nous reste à finir le tour extérieur de l’ensemble, ici c’est le côté sud de l’église, avec la tour de pierre, bien plus grande et ancienne que l’autre…

Côté Ouest, c'est la façade, avec une porte très simple qui montre encore les traces de l'incendie de la ville par les troupes de Philippe le Hardi (le bas des montants est éclaté).

Côté Ouest, c’est la façade, avec une porte très simple qui montre encore les traces de l’incendie de la ville par les troupes de Philippe le Hardi (le bas des montants est éclaté).

L'ensemble est très austère, mais sans aucune symétrie.

L’ensemble est très austère, mais sans aucune symétrie.

Quant à cette tête grimaçante, elle se trouve dans le cloître mais je l'ai gardée pour la fin, et je me souviens en avoir déjà rencontré sur quelque chapelle corse l'année dernière. Image de la fin, si ce n'est pas de la faim.

Quant à cette tête grimaçante, elle se trouve dans le cloître mais je l’ai gardée pour terminer. Je me souviens en avoir déjà rencontré sur quelque chapelle corse l’année dernière. Image de la fin, si ce n’est pas de la faim.